mardi, 01 mars 2016
3777 — Le point sur les chantiers
La majorité des rubriques de ce site (et de l'autre) sont un chantier perpétuel, jamais achevé. Toutefois, après soixante jours en 2016 — nulla dies sine linea, pour l'un comme pour l'autre —, je veux faire le point :
- Aujourd'automne (commencé le 26 août 2015, dernière publication le 25 février)
- centenaire Léo Ferré (commencé le 8 janvier, dernière publication le 13 janvier)
- remémorations du séjour en Artois et Wallonie (commencé le 23 mai 2015, dernière publication le 25 février)
- projet autour de l'œuvre de Christian Garcin (commencé le 5 janvier, dernière publication aujourd'hui)
- 16 en 16 (commencé le 8 janvier, dernière publication aujourd'hui)
- phrases de Nuruddin Farah (commencé le 24 novembre 2015, dernière publication le 20 janvier)
- Untung-untung (commencé le 25 février, dernière publication hier)
- Par les lettres (commencé le 28 novembre 2015, dernière publication le 26 janvier)
- L'Atlas (1 seul billet le 9 janvier)
- stockage (trop) irrégulier des sonnets écrits (désormais) avec le smartphone ici et là
- Vagabondages (1 seul billet le 13 janvier)
- reprise assez soutenue des billets de traductologie
Il y a de nombreux projets que j'aimerais reprendre ou poursuivre, mais enfin, cela fait déjà un joli paquet.
Je propose, histoire de redynamiser la partie “Commentaires” de ce site, à tous les lecteurs (occasionnels, hein, je n'ai pas d'exigences) de voter pour les 3 chantiers sur lesquels je devrais, selon eux, me concentrer. Le vote peut être rédigé de manière télégraphique, par exemple : 1. Atlas 2. Untung 3. Farah.
10:39 Publié dans Ecrit(o)ures, Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (7)
Du dessus
Dans “Cheyennes et Inuits”, la dernière nouvelle du recueil publié par Christian Garcin en 2005, La neige gelée ne permettait que de tout petits pas, le protagoniste rencontre une hermine. Le texte relate d’abord la rencontre du point de vue de l’hermine, en insistant sur la manière dont cet homme est perçu par l’animal : « Elle huma son odeur et la rangea instantanément quelque part au tréfonds de sa mémoire, en compagnie de quelques odeurs inconnues et effrayantes, et d’autres expériences profondes, immédiates, qu’aucun mot ne saurait décrire. » (p. 85)
À la fin de la nouvelle, l’homme parvient à s’imaginer lui-même, comme vu de très haut : « Un grand silence se mit à vibrer très profondément en lui, et il se vit un instant comme du dessus, point minuscule au sein d’un monde immense et nu. » (p. 89)
C’est la confrontation à un autre monde, un monde sauvage radicalement autre, qui lui a permis de se voir ainsi comme du dessus.
08:08 Publié dans Larcins | Lien permanent | Commentaires (0)

