lundi, 30 janvier 2017
Décade 3
- James Agee & Walker Evans. Let Us Now Praise Famous Men. @
- Jacques Réda. La Physique amusante. ‡
- André Markowicz. Le Soleil d'Alexandre. ‡
- Huysmans. Là-bas. @
- Chevillard. L'autofictif à l'assaut des cartels.
- Simon Johannin. L'été des charognes.
- Dominique Meens. Mes langues ocelles.
- Jacques Réda. Les cinq points cardinaux.
- Yaa Gyasi. Homegoing. @
- Dominique Meens. Ornithologie du promeneur. @
- Caryl Phillips. Crossing the River. ▓
En 2017, tous les dix jours, je publierai — espérons que je tiendrai le rythme — la liste de mes livres lus ou en cours de lecture (d'où de possibles doublons d'une décade l'autre). Il ne s'agit pas d'une bibliographie en bonne et due forme, d'où l'absence de date de publication, nom d'éditeur etc.
Symboles utilisés : @ en cours de lecture / ° lu partiellement / ‡ achevé / ▓ repris pour travail
21:19 Publié dans Trente-six décades et demie | Lien permanent | Commentaires (0)
Çamedi çoir çur l'atterre
28 janvier, soir
Shampooing ? Ciboulette ? shampooing à la ciboulette ?
Dans l'Angoumois je suis moi.
Refais passer le côtes-du-rhône, que je prêche un prône.
Avec ce que j'ai déjà mal à la tronche en permanence, pas de risque que je picole.
Écrire jusqu'au 141e signe, écrire jusqu'à ce que la police rapetisse.
Sona Jobarteh, tout de même, quelle voix, quel toucher.
On pond des œufs pour les futurs textes robotiques.
Facebook côté poulailler ou côté poêle à frire ?
Ce truc de vidéo t'a énervé, avoue.
La çoquille prend une cédille.
A-t-on assez commémoré les 940 ans de Canossa ?
La coquille ne prend pas de cédille.
La coquılle , on lui mettrait les poınts sur les “i”.
Pollock soufflerait ses 105 bougies, raison pour faire du dripping sur Facebook ?
Dégoulinure de jaune d'œuf. (Écoutez “Jarabi”.)
Robert Wyatt et Ismaïl Kadaré s'envoient des textos, laissez-moi en dehors.
L'observatoire des gloutons est une bonne affaire.
Comment prononce-t-on “çoquille” ? Je vais écrire à Arnaldur Indriðason.
Un œuf cassé. Sohba saya. Un œuf mangé.
« On ne marque pas un essai sans faire d'omelette. » (Sireli Bobo)
Pénibles, les mecs. Tout ça pour déborder un robot.
C'est SALE dans la machine.
On ne met pas la table en toute impunité.
Notifie : environ 888 résultats.
Villiers de l'Isle-Adam n'est pas né un 28 janvier. Ève de St Roch non plus.
« il importe que je vous notifie la résolution sacrée que j'ai prise touchant votre avenir »
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Je ne suis pas devenu fou, mais j'étais parti dîner.
De quoi John Tavener et Marcel Broodthaers sont-ils le nom ?
On a trop tardé. Le Capra n'est plus sur le cloud.
La chatte est assise à côté du coquetier qui sert de gobelet à anches.
Dan Carter pète un bras lyonnais.
∆ Pluton scandalisé nous fit repasser l'onde. ∆
217.218 textes dans Wikisource.
√ À vrai dire l'ipécacuanha saurait hâter l'heure gente. √
Boire de l'arak avec Michalak ou un pastaga avec Nalaga ?
Au moins on saura pourquoi ça ne trafique pas.
C'est triste, tout de même, qu'on n'ait jamais retrouvé la Riparographie.
¢ Le bouvreuil, le linot, le geai, le hochequeue ¢
Trois poteaux rentrants en une mi-temps pour Frédéric.
37-25. Le LOU est rentré dans Paris.
11:52 Publié dans Chèvre, aucun risque, Gertrude oder Wilhelm, Pynchoniana | Lien permanent | Commentaires (0)
In memoriam Mark Baumer, journal des traductions sans filet
Je viens de faire ma quatre-vingt-huitième vidéo de traduction improvisée.
[Edit de 15 h 45 : TSF #88 + traduction en cours de tout le chapitre 5]
En un peu moins d’onze mois, j’ai eu l’occasion de faire trop long, de faire trop bref, de dire beaucoup de bêtises, d’hésiter, de m’interrompre longuement dans le projet avant de décider de ne plus perdre de temps à faire de montage, etc. Ce qui est intéressant, c’est que cette série déjà assez colossale (à ma modeste échelle) de vidéos ne porte pas seulement témoignage de questions de traduction, mais comment elle vient doublonner les blogs, en quelque sorte, en quoi elle permet d’inscrire — non en creux, puisqu’au contraire ma tronche y est partout convexe — une sorte d’autobiographie par les livres, par les extraits, par les découvertes.
Journal, donc, qui compte ses commémorations tragiques (les attentats de Bruxelles — TSF #15) et ses saluts adressés à des écrivains morts : Bonnefoy [TSF #43], Butor [TSF #62], Gotlib [TSF #60], plus récemment Peter Abrahams [TSF #82]. Journal qui cherche à varier ses lieux : principalement les pièces de ma maison, mais aussi bureau de l’université [TSF #34], maison landaise [TSF #73], parking en sous-sol [TSF #54], parc de la Cousinerie [TSF #32], échafaudages [TSF #87] etc.
Histoire d’ancrer cette pratique, le moment me paraît donc amplement venu de créer ici une rubrique afin de prolonger l’expérience vidéo. (J’avais commencé à le faire pour le projet mort-né de retraversée des Rougon-Macquart.)
Pourquoi aujourd’hui ? Pas vraiment à cause du nombre 88, encore qu’il puisse suggérer un double infini dressé à la verticale (plutôt que le chiffre cryptique des néo-nazis). Plutôt à cause de la vidéo du jour, justement. Après avoir découvert, hier, l’œuvre de Mark Baumer – sa profusion de traces par divers biais non-textuels et surtout non-imprimés, mais aussi sous forme de poèmes et de livres – et la fin tragique (je raconte tout cela, mal, à l’emporte-pièce, dans la vidéo) de ce poète activiste très inspiré par les beatniks et les hippies, j’ai voulu consacrer mon activité de traducteur sans filet à une des pages de son livre de 2016, I Am A Road. *
Je proposerai d’ici demain une traduction française peaufinée du chapitre 5 dans son entier, dans la rubrique Darts on a slate, qu’on ne présente plus bien que son titre demeure peut-être opaque. Il me semble que ce livre serait susceptible d’intéresser certains éditeurs. Dans l’immédiat, se contenter de mes balbutiements et de mes borborygmes tels qu’un appareil photo de piètre qualité les saisit et – provisoirement – les immortalise.
Si l'idée est ici aussi de raconter comment s'est décidée la vidéo, son cadrage etc. — eh bien, justement, j'avais décidé de tourner dans le petit salon de l'étage (où j'ai déjà fait une ou deux vidéos, dont une, très longue, avec les cadres bien visibles), assis au secrétaire, avec l'ordinateur portable bien en vue puisque j'avais besoin de voir l'ebook. Comme je travaille sans aucun matériel, une des contraintes est que je n'ai pas de pied pour poser l'appareil photographique (cette fois-ci, le “vieux” Lumix). Je l'ai donc posé sur un des accoudoirs déplacés puis mis en L vertical du sofa de camelote qui fut neuf (en 1997, à Beauvais) mais ne l'est plus. N'ayant pas (sur le vieux Lumix, donc (il faut suivre)) d'écran rotatif pour contrôler l'image, je ne me suis pas aperçu que j'étais scalpé (ce n'est pas la première fois). De plus, bien entendu, les ouvriers qui ont commencé l'isolation par l'extérieur le 17 janvier (et qui en ont encore pour deux semaines) se sont mis à jouer du marteau vers le milieu de la vidéo, pendant la lecture de l'extrait.
* Le livre est à télécharger en PDF avec les photographies pour la somme dérisoire de cinq dollars ; je n’ai aucun doute sur le fait que ses parents feront bon usage de cet argent et le donneront à des causes justes.
11:35 Publié dans Improviser traduire, Ping-pong | Lien permanent | Commentaires (0)
Trump, ou le leurre de la dispersion
Je parle très peu, ici — contraste avec mon activité ailleurs —, de l'administration Trump.
Je vois passer depuis deux ou trois jours quelques articles sur telle ou telle hypothétique destitution de Trump, pour telle ou telle raison (le 25e amendement, par exemple), ou sur le fait que les patrons des grands groupes de la Silicon Valley feraient part de leurs inquiétudes.
Tout cela, c'est un rideau de fumée pour que la société civile se disperse. Pendant que les patrons des grands groupes font semblant de se désolidariser (haha, Zuckerberg et le patron d'Uber qui font semblant d'être choqués par le décret sur l'immigration, quelle comédie) ou que la “presse” (Yahoo !)* balancent ce genre de choses, les citoyens sont incités à se bercer d'illusions.
Je m'interdis totalement de relayer ce genre de château en Espagne : il faut relayer les vraies infos concernant les décisions antidémocratiques de l'administration Trump (comme le font de nombreux internautes américains et comme l'a notamment fait mon amie Valérie en traduisant la liste des décisions et déclarations antidémocratiques de la première semaine de pouvoir), et les vraies mobilisations populaires ou institutionnelles contre les dites décisions : manifestations dans les aéroports, discours très fort du gouverneur de Washington, mise en œuvre d'une mobilisation des scientifiques américains et du monde entier, etc.
* Au demeurant, every cloud has a silver lining** : l'article de Yahoo! News rappelle que la procédure d'impeachment est réservée aux méfaits commis par un Président au cours de son mandat (“investigating if a president acted illegally while in office”), donc ceux qui parlent d'impeachment pour toutes les casseroles antérieures du Twittler-In-Chief peuvent se mobiliser sur quelque chose d'un peu plus consistant.
** Tout n'est pas tout noir, ni tout blanc. [?] — Je laisse filer ; ceci n'est pas un billet de traductologie.
09:29 Publié dans Indignations, Questions, parenthèses, omissions | Lien permanent | Commentaires (0)

