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lundi, 13 février 2017

Posture de regimbe

Un fouillis de vieilles vieilleries. — Je l'ai déjà écrit, je crois, cette rubrique est celle dont je pense depuis longtemps faire un livre. Pas un essai, ni un recueil de proses poétiques, quelque chose qui participerait de tout cela et de rien de ça, et dont j'ai cherché à trouver le ton, dans les deux ou trois années où se sont écrits la majorité des textes qui la composent.

Or, je m'aperçois aujourd'hui, à l'heure d'un bilan provisoire, qu'il n'y a que 64 textes dans ce classeur. Stupeur. J'en entrevoyais la quasi centaine.

Pas grave du tout, mais les reparcourant, je me dis que, quitte à tenter de composer un livre, je devrais partir de cette question du scorpion qui se pique, de la “posture de regimbe”. Pourquoi, au fond, l'œuvre de Dubuffet est-elle si primordiale pour moi ? pas pour le regard seulement, ni même pour l'importance des textures, ni pour le ton — c'est fondamental : le ton de Dubuffet m'a énormément appris —, ni pour la figuration anti-culturelle. Alors, pourquoi ? S'il n'est pas entièrement vain d'envisager un livre, alors il faudra au moins poser la question.

Il a donc fallu 65 textes et près de dix ans pour savoir enfin quelle question poser, et elle est misérable. Misérable renâcle. Un cheval piétinant les embûches n'aurait pas plus de peine que moi, mais c'est que lui-même peinerait aussi à nier. Tricher, ce serait là une ébauche de réponse. De la longue exploration honnête du fouillis émergerait l'idée de tricherie, trop tard venue, mal vue, mal conçue, maladroite, malfaisante quoique inoffensive.

Du nerf !

 

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