samedi, 30 août 2025
30082025
Agacé d’entendre, depuis plusieurs semaines, la porte qui mène à l’étage battre à bas bruit quand elle est fermée, j’ai fini par confectionner une sorte de cale avec plusieurs feuilles de papier brouillon sommairement repliées – on pourrait dire chiffonnées – en huit ; nous avons la paix. Bien sûr, il me tarde de voir si, avec le retour de l’automne, on peut de nouveau la claquer (ce n’est pas le mot, comme tout à l’heure pour désigner l’espèce de petit cloc cloc qu’elle faisait fermée, même quand toutes les fenêtres étaient fermées et qu’il n’y avait pas de courant d’air : j’ai écrit battre à bas bruit faute de mieux, mais je n’ai pas les mots), c’est-à-dire la coincer en appuyant d’un coup sec une fois qu’elle est rabattue, ou si le bois a fini par travailler et la faire branler de façon définitive. Je me suis dit que peut-être que c’est depuis qu’on ne chauffe plus (dans) la maison.
J’écris ces banalités alors que je viens de voir passer l’article du Canard enchaîné et celui de Contre-Attaque sur le fait – entre autres signes de surmilitarisation – que le gouvernement demande aux hôpitaux de se préparer d’ici mars à une guerre en Europe, dont la France serait, a minima, la base arrière. Plus que jamais, on se demande pourquoi on se lève le matin. On voudrait construire, créer, lutter pour plus de justice et de beauté, au lieu d’être plongé dans la fange par la droite fanatique et les profiteurs du cllimatonégationnisme.
Relisant le premier paragraphe, je me rends compte que j’ai écrit « nous avons la paix ». Je sais que j’ai hésité avant d’écrire une telle phrase dans un contexte aussi trivial, mais je n’avais même pas compris consciemment pourquoi.
07:13 Publié dans 2025 | Lien permanent | Commentaires (0)