dimanche, 31 août 2025
31082025
Avant-hier, j’ai vu trois personnes différentes – que j’estime – souhaiter, sur Facebook, un joyeux 101e anniversaire à René Depestre.
Je n’ai pas réagi, mais il se trouve que j’avais lu, quelques jours auparavant seulement, la splendide préface de Léonora Miano à sa traduction de Pichon de Carlos Moore, et dans laquelle elle revient entre autres sur la façon dont Depestre assuma d’être, dans les pages de Présence africaine, « le glaive du régime castriste » en achevant de démolir le jeune Moore, déjà marginalisé et persécuté. Un épisode peu glorieux, à vrai dire. Le livre – je n’ai pas encore lu à proprement parler, seulement cette préface époustouflante – ne paraîtra que dans quelques semaines.
Au demeurant, et sans guère de rapport, les sites consultables font naître Depestre soit en 1926 soit en 1924. Il en allait de même pour Nkrumah : 1909 selon tout le monde (dont lui), 1912 selon sa mère. Et pour Beckett, qui a voulu se rajeunir à un moment donné (1907 et non 1906).
10:13 Publié dans 2025 | Lien permanent | Commentaires (0)