samedi, 15 août 2026
Assomption (mais qu'assumer ?)
Réveillé à 5 h, par l’envie de pisser en fait, je me suis installé sur la terrasse, avec une mug de café réchauffé, d’abord à faire le tour des réseaux sociaux puis à faire quelques parties de koï-koï, avant de me décider à allumer l’ordinateur et à écrire quelques mots ici, dans l’obscurité presque totale – presque, étant donné que l’écran de l’ordinateur attire quelques phalènes, et quelques moustiques bien sûr.
C’est notre dernière journée à Cagnotte, chez mes parents. À noter que cette année nous n’aurons pas été tellement embêtés par les moustiques, même si nous avons dû installer la moustiquaire dans la chambre il y a quelques nuits de cela.
Je parlais d’obscurité presque totale, car, de fait, ici à la campagne pas de lampadaires, et de surcroît le ciel, qui a été couvert une bonne partie de la journée d’hier, est encore très voilé, peu d’étoiles. Comme c’est arrivé souvent l’été – et je pense en particulier aux années 2010-2020, quand les enfants étaient encore jeunes, voire très jeunes, et qu’on a profité au maximum d’eux – je n’ai pas foutu grand-chose depuis trois semaines ; j’ai même du retard dans les billets relatifs à la relecture des Misérables. Il faudra s’y remettre petit à petit au retour de Guernesey, tout en préparant la rentrée ; cette année, mes premiers cours (de master et d’agrégation) ont lieu dès le 2 septembre.
Avant-hier soir j’ai commencé un roman pioché presque au hasard dans la bibliothèque de ma mère, Duffy Is Dead de J. M. O’Neill. Ce n’est pas mal, disons que ça se laisse lire, même si, arrivé à la moitié, leurs histoires de semi-poivrots commencent à me saouler. J'en note ici une seule phrase : “He liked to walk, it was no effort on such caisson legs to carry his weight.” (p. 72). La scène dans le cimetière, au chapitre 4, est vraiment très bien.
Je n’avais jamais entendu parler de cet auteur irlandais, qui ne semble pas avoir d’article Wikipédia à son nom (j’ai dû mal chercher) : il a travaillé pour l’administration coloniale, notamment au Ghana, avant de tenir un pub et un théâtre jusque dans les années 80. Il a écrit et publié ses six romans après sa retraite, donc à plus de 65 ans, entre 1987 et 1999. [Je note ici sans rapport, après avoir visualisé mon double autoportrait via BeReal : mes cheveux et ma barbe n'ont jamais poussé aussi vite que depuis trois ou quatre semaines. Don't let this be my epitaph.]
Claire va lire L’Odyssée avec E° et moi, finalement, mais peut-être plus tard – à suivre. Par contre, j’ai téléchargé pour elle les deux traductions dont on avait parlé, celle de Mugler que j’ai achetée avant notre départ pour Cagnotte, et celle de Lascoux qu’elle avait avisée, et j’ai lu la longue introduction de Lascoux à la sienne, ainsi que les 100 premiers vers ; c’est rudement bien. Je songe à lire les deux traductions, plus peut-être celle d’Emily Wilson dont tout le monde avait parlé à sa sortie, et qui a été remise en avant, d’abord par le fait que Nolan a dit s’être inspiré de son texte, ensuite par la polémique née de la tribune – d’assez mauvaise foi, il faut dire) qu’elle a écrite pour dézinguer le film. J’avais lu je ne sais où que l’éditeur de la traduction d’Emily Wilson en avait vendu près d’un million depuis qu’il a été annoncé que Nolan préparait une adaptation de L’Odyssée ; ça me semble énorme. En tout cas, à la librairie La Boîte à livres, à Tours, ils avaient exposé facilement sept ou huit traductions françaises disponibles (Lascoux en cite une bonne vingtaine, dont celle d’Anne Dacier bien sûr).
06:07 Publié dans 2026, Autoportraiture, Hors Touraine, Lect(o)ures | Lien permanent | Commentaires (0)



