lundi, 05 septembre 2005
Petitesse et décadence des journalistes
Entendu à 10 h 29 sur France Info (au volant de ma voiture) : «On sait pourtant qu’en période électorale les promesses et les amitiés de trente ans ont souvent la vie dure.»
Ce que voulait dire le journaliste, de toute évidence, c’était le contraire de ce qu’il a dit. Avoir la vie dure, cela signifie résister au temps, durer. Or, cette phrase était un petit commentaire ironique qui venait clore un « sujet » relatif à l’affrontement entre Sarkozy et Villepin dans la course à l’Elysée, et même juste après une intervention ô combien perfide du fourbissime Devedjian, dans laquelle ce cauteleux personnage expliquait que Villepin avait déclaré qu’il ne “serait pas candidat”, et que lui, Devedjian, ne pouvait pas imaginer une seconde que le Premier Ministre “mente aux Français”.
Ce que voulait dire le journaliste, c’était que la vérité, justement, au vu de l’expérience, était soluble dans l’ambition présidentielle et qu’elle n’avait pas la vie dure.
Je n’écoute presque jamais la radio, je ne regarde jamais la télévision, et pourtant il suffit que je m’y arrête quelques minutes pour entendre, à tout coup, ce genre d’erreur ahurissante. Le problème, à mon avis, vient de la conjonction de trois éléments :
1) le style journalistique est très friand d’expressions idiomatiques ou imagées (comme « avoir la vie dure », « faire long feu », etc.) ;
2) la majorité des journalistes ne connaissent pas les expressions qu’ils désirent employer ;
3) le travail de journaliste, dont on nous répète à l’envi qu’il se fait dans l’urgence, s’accommode mal, semble-t-il, de la vérification dans un dictionnaire.
18:40 Publié dans Indignations, Moments de Tours, Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (1)
Enigme en images

Où cette photographie a-t-elle été prise?
18:30 Publié dans Sites et lieux d'Indre-et-Loire | Lien permanent | Commentaires (2)
Luynes, suite
Au demeurant, la guide, fort instruite, nous a appris qu’il ne restait de nos jours qu’un seul duché-pairie en France, celui d’Uzès. Je me renseignerai, mais, comme je le lui ai fait remarquer, en l’absence d’un roi ou d’un système monarchique, qui peut bien désigner un pair de France ? Comment cette dignité s’est-elle maintenue à travers plus d’un siècle de République continue ? Un souverain étranger (anglais, danois ou suédois, disons) a-t-il pu maintenir la pairie d’Uzès, au titre d’une quelconque alliance ?
Enfin, cela a surtout confirmé l’inculture crasse dans laquelle je nage en ces matières historiques.
17:15 Publié dans Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (5)
Petitesse et décadence des Luynes
Au château de Luynes, que nous avons visité hier, l’on peut (outre visiter la chapelle, se promener dans un parc sans grand charme et admirer le mobilier et les tapisseries ou tableaux souvent intéressants) constater que, de cette famille, l’une des dernières familles ducales de France, réputée et fameuse, il ne subsiste, hormis le pognon, que le goût de la chasse.
Trophées partout, à tous les murs, et même un trophée d’orignal abattu en Alaska! Sur toutes les tables, pour que s’esbaubisse le badaud, des photographies de la famille, jolies têtes de fin de race, si vous me passez l’expression…
Bref, étant donné l’indigence de la bibliothèque, le peu de goût et de sens de l’harmonie dans l’arrangement général des meubles souvent beaux en eux-mêmes, et ce que nous apprend la guide de leur train de vie, on s’imagine que la famille de Luynes, devenue puissante par l’amitié de Louis XIII, grand chasseur devant l’éternel, n’a jamais été autre chose que cela, cette aristocratie dont la fonction était avant tout militaire, en temps de paix cynégétique, et qui se souciait comme d’une figue de la culture ou de l’art.
C’est désolant, et on aimerait, pour préserver sa propre humanité, se retenir de penser que la guillotine n’a pas nécessairement coupé les bonnes têtes. (Mais où étaient les Luynes pendant la Révolution ? En exil, très certainement…)
16:30 Publié dans Sites et lieux d'Indre-et-Loire | Lien permanent | Commentaires (11)
Pause (suite) : les images
La remarque de Livy sur la taille des images est juste. C’est mon côté radin ou rabioteur qui a encore eu le dessus : pour ne pas me retrouver dans la situation désagréable de voir mon espace disque alloué par H&F saturé au bout de deux ou trois semaines de publication d’images, j’avais eu l’idée de ces petites vignettes. Je vais œuvrer à améliorer le système. Je crois d’ailleurs avoir trouvé la parade, car la fonction « découper l’image » de mon très riche logiciel Ulead Photo Express, réussit à diminuer le nombre de kilo-octets de manière conséquente en ne réduisant pas trop la taille.
15:30 Publié dans Où sont passées les lumières? | Lien permanent | Commentaires (2)
Pause
[Note écrite ce matin vers neuf heures]
Je dois acheter aujourd’hui mon nouvel ordinateur portable. Le temps d’installer les programmes, de mettre en place surtout le pilote de dictée, de me familiariser avec cet outil (qui consomme trop de mémoire active pour avoir pu être installé sur cet ordinateur-ci), etc., je risque d’être peu loquace. Heureusement que j’ai paresseusement mis en ligne, d’avance, une ou deux images pour vous égayer.
14:30 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (1)
Après le déjeuner, lundi
Premiers mots écrits, dans un fichier Word, avec le nouvel ordinateur portable. J’ai installé un certain nombre de logiciels, dont le pilote de l’imprimante qui se trouve au bureau, mais qui, s’il apparaît bien sur le bureau de l’ordinateur, ne semble pas avoir mis en place l’imprimante ; peut-être faut-il la connecter pour achever l’installation. Je verrai cela ultérieurement, car il me reste d’autres tâches à accomplir.
Je suis (afin de vérifier un maximum de programmes) en train de copier l’un de mes disques favoris dans iTunes, l’interprétation de Die schöne Müllerin par Peter Pears, avec Britten lui-même au piano. D’une immense émotion, superbement et subtilement chantés, ces lieder sont aussi parmi les plus beaux que Schubert ait composés.
Il est assez révélateur que je me trouve à enregistrer, comme premier document, sur cet ordinateur, un fichier qui se nommera TS septembre (pour ne pas le confondre avec le Touraine sereine du « vieux » portable).
Bächlein, war es also gemeint ?
13:55 Publié dans Autres gammes | Lien permanent | Commentaires (0)
Elle a dit non

Ce jour-là, sans langue de bois, elle a dit non.
10:20 Publié dans Où sont passées les lumières?, Sites et lieux d'Indre-et-Loire | Lien permanent | Commentaires (0)

