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mardi, 21 novembre 2006

Bobologie, match retour

Depuis un an, j'ai traqué la bobologie et la bonobologie, avec ma trousse à pharmacie et la bosse des mathieus.

(Sinon, je ne sais toujours pas pourquoi Philippe Delerm est censé être pire écrivain qu'Andrée Chedid, qui ne vaut pas grand chose, ni pourquoi Papotine (qui a passé des mois à me casser les pieds de son ton cul-pincé, non sans commettre, d'ailleurs, de nombreuses fautes de français) a fini par me lâcher la grappe. Mystère des trolls.)

En un an, aussi, Dominique a pondu sa note, de biais, sur la bobologie. À la requête "bobologie", la gueuse Google refuse de proposer aux internautes d'aller voir du côté de Touraine sereine si j'y suis.

(Au fait, et la placebobologie ?)

Borée souffle d'autres borborygmes

Pas moribond ! Non ! D'un bond, Melchior (en plein dans la fleur de l'âge) pointe du doigt vers les premiers borborygmes. Un bonobo lui coupe la parole (enclin au vagabondage). Non ! Pas moribond !

Un dieu presque vieux

Une peau de pomme

Etc.

 

Avec le mythe des rois mages, on pleure un bon coup. Les marges sont reines, c'est sûr, that's what Marge said (but The Handmaid's Tale is not selling too well, quoth her publisher). En tout cas, ça y va, ça y va dans les borborygmes !

(Je crève la dalle, oui !)

Prochain & lointain virage : le moment choisi par Borée pour se lancer à l'assaut des zéphyrs. Il neige sur les Alpes. C'est tout ce qu'ils trouvent à dire ??? (Bah, cherchez pas à comprendre...)

Lille aux infos (voici venu le temps, etc.)

Il m'arrive fréquemment d'ironiser tant sur la langue, pauvre voire fautive, des journalistes de France Info que sur l'auditeur imaginaire qui passerait deux heures d'affilée à écouter huit fois de suite la même chose, ou presque.

Toutefois, il y a quelque chose de plus troublant encore : c'est lorsque, dans deux bulletins d'information distants de moins d'une demi-heure, les journalistes se contredisent. Ainsi, ce matin, à onze heures moins le quart, l'équipe de football de Lille (qui reçoit ce soir "l'équipe belge d'Anderlecht" (sic (j'ignorais qu'il y eût une équipe chinoise ou moldave d'Anderlecht, mais enfin...))) n'était pas assurée de sa qualification.         À onze heures et quart, on pouvait entendre que "Lyon et Lille, tous deux qualifiés pour les huitièmes de finale, jou[ai]ent ce soir", etc.

Faut-il comprendre qu'il s'agit d'un rectificatif ? Cela n'est pas annoncé comme tel, en tout cas. Pour l'auditeur qui n'est pas déjà au courant, il en résulte une impression de désinformation au sens le plus neutre : j'écoute France Info et je ne suis pas informé. S'il en est de même pour tous les autres faits annoncés, on tremble...

 

En écoute : "Lille" (Dick Annegarn. Album Adieu verdure, 1999).

Against the Day / Wizard of the Crow

Aujourd'hui paraît aux Etats-Unis le nouveau roman de Thomas Pynchon, Against the Day, un gros pavé très alléchant de plus de mille pages. Le titre, à lui seul, est au confluent de nombreuses références poétiques et philosophiques, sans même évoquer l'influence possible de Seize the Day, à la fois traduction anglaise du carpe diem horatien et titre d'un roman de Saul Bellow.

Je vais le commander, tout en sachant que j'ai d'autres colosses qui peuplent ma table de chevet, dont Wizard of the Crow, le dernier roman de Ngugi wa Thiong'o, dont j'ai commencé la lecture hier soir avant de m'effondrer entre les draps, et qui démarre très fort. J'avais quelques appréhensions, pour diverses raisons, mais il semblerait que les échos mitigés que le roman a reçus, tant auprès de l'éditeur américain, dans un premier temps, que des critiques, par la suite, aient été peu fondés... à moins que le texte ne s'effondre aussi après quelques pages (ou centaines de pages, car Wizard of the Crow avoisine les 800 pages, et l'essoufflement est un risque).

 

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Entre autres chantiers laissés en plan (ou plans laissés en chantier), il y a Le Livre des mines. (You're making a note of it just for yourself, lad !)