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mercredi, 14 novembre 2007

Appel d'un collectif d'étudiants de Tours

A l’attention de tous les étudiants !!!

L'éducation est un droit, on pourrait penser que dans le pays des droits de l'homme, il serait respecté. Ce n'est pas le cas pour tout le monde, surtout quand vous êtes opprimés par une minorité qui soi-disant défend des valeurs démocratiques et vous empêche d’assister à des cours.

 

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (du 10 décembre 1948 en son Article 26) :« Toute personne a droit à l’éducation ».

Ne faisons pas l’amalgame entre anti- LRU et anti-blocage !!! Nous invitons tous les étudiants souhaitant reprendre les cours à se joindre à nous !!!

 

 

Quelle est la légitimité des AG ?

1) Le nombre d’étudiants présents dans un amphi n’est pas représentatif de la totalité des étudiants de l’Université François Rabelais Lettres et Langues. La totalité des étudiants de Tanneurs représente environ 7000 individus ; or il n'y en avait qu’environ 575 le 6 Novembre (soit à peine 10% du nombre total des étudiants)  et environ 900  le 12 Novembre pour la poursuite du blocage (nous disons environ ici, car selon nous, compter des individus  selon le nombre de mains levées est assez approximatif !). 

2) L’autoproclamation des présidents d’AG s’est faite de façon brusque, rapide, ne permettant pas de réagir en conséquence.                                                                                                                                                     

3) Le vote à main levée est facilement trucable !!!

Conclusion : ces AG ne sont ni représentatives ni légitimes, c’est de la pseudo- démocratie !!! 

 

Rattrapage des cours & examens 

1) Suite à la motion votée le 13 Novembre par le Conseil de l’UFR, les enseignants ne donneront pas de cours de rattrapage, et la modalité de contrôle continu sera supprimée ; l’évaluation se fera de façon terminale. Les enseignants sont dans leur bon droit, conformément au Code du Travail : étant empêchés par certains étudiants d’exercer leur profession, ils ne sont aucunement dans l’obligation de rattraper les cours manqués.                                                                                                                                                                                                       

2) Vous êtes boursier ? Sachez que le blocage de l’université, et donc le non accès au savoir, accroît l’échec aux examens étant donné que nous serons évalués comme si nous avions assisté à tous les cours. Or, l’échec aux examens est un motif pour supprimer votre bourse.                         
Conclusion : devons-nous subir bêtement la volonté d’une minorité ? NON !!!

 

Les solutions …

Réagissez ! N’attendez pas simplement que le blocage soit reconduit, car au final nous subirons tous les conséquences (lors des examens) de la volonté d’une minorité de l’Université ! Venez aux Assemblées Générales montrer que NOUS n’acceptons pas ! ! Signez les pétitions qui circulent ou réagissez sur les forums : par exemple  http://pouroucontreleblocage.touraineblogs.com;  
Joignez vous à nous : plus nous serons nombreux, plus nous ferons le poids ! Vous pouvez nous envoyer un mail pour afficher votre soutien et que l’on vous tienne informés : rpdt@hotmail.fr

18:15 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (40)

Blocage des Tanneurs : deux communiqués officiels importants

 Je reproduis ci-après deux communiqués officiels, publiés tous deux hier. Le premier émane de la Présidence et montre à quel point nous sommes tous menacés par une dizaine de hooligans sans foi ni loi. Le second, qui engage l'ensemble de l'UFR Lettres & Langues, rappelle le principe de non rattrapage des cours, que j'ai déjà énoncé ici à plusieurs reprises.

Communiqué de la Présidence 

A l'attention des étudiants et personnels de l'Université François-Rabelais,

La présidence de l'université vient de refuser la demande faite par une délégation de "l'assemblée générale" d'héberger à l'université de Tours, ce week-end, la coordination nationale des étudiants.
Ce refus a été motivé par de nombreuses discussions avec les collègues des Tanneurs et d'autres sites.
Il a été jugé impossible de répondre favorablement à cette demande à la fois pour des raisons de sécurité et de principe. La coordination demandait en effet la mise à disposition d'amphithéâtres pour organiser les débats et assurer le campement d'au moins une centaine de délégués, de samedi midi à dimanche soir. La présidence rappelle qu'elle a toujours refusé l'occupation de nuit des locaux universitaires, occupation qui ne nous permet pas d'assurer la sécurité des personnes et des biens. Il n'y avait donc aucune raison que nous l'acceptions à cette occasion.
Par ailleurs, la présidence a toujours fait état de son opposition au blocage de l'université, quelles que soient les revendications poursuivies. Ce dernier impose aux étudiants et aux personnels des conditions extrêmement difficiles depuis une semaine. Les filtrages et les contrôles d'entrée sont très péniblement ressentis par tous. La présidence ne pouvait donc pas cautionner, en accueillant cette coordination, le blocage de l'université comme outil systématique de revendication politique.
Ce refus peut avoir des conséquences que la délégation étudiante nous a clairement fait entrevoir.
La présidence demande donc à chacun de s'armer de patience et de sérénité pour traverser les prochains jours de tension qui s'annoncent. Elle rappelle qu'elle saura prendre toutes les mesures nécessaires afin de prévenir des débordements inacceptables pour tous.

 


 

MOTION VOTEE PAR LE CONSEIL DE L’UFR LETTRES ET LANGUES
LE 13 NOVEMBRE 2007

Le Conseil de l’UFR Lettres et Langues rappelle son attachement au principe de la démocratie incluant, outre le droit de grève, le dialogue, le respect de l’autre et l’acceptation des règles démocratiques. Il précise que les enseignants ne sont pas grévistes : ils sont dans l’impossibilité d’accomplir leurs tâches d’enseignement en raison du blocage de la Faculté. Dans ces conditions, les cours n’ont pas à être remplacés et les examens auront lieu aux dates et selon les modalités prévues. Il exprime enfin son inquiétude pour l’avenir immédiat des étudiants en Lettres et Langues et son souci de ne pas voir pénalisées des formations qui sont déjà fragiles en raison notamment de la conjoncture et du marché du travail.

09:55 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (24)

Blocage, un texte de Caroline Maidon

Caroline Maidon m'ayant autorisé à reproduire son excellent argumentaire, publié sur le blog Pour ou contre le blocage***, je le fais sans vergogne. Cela fait plaisir de lire la prose d'étudiants intelligents...

Bonjour à tous, pro-bloqueurs et anti-bloqueurs confondus.

Je n'ai pas pu aller à l'AG d'hier, mais ce que dit Anne-Sophie n'est pas très étonnant : quand on se réunit ce week-end pour rejoindre les grèves qui dureront au moins jusqu'au 20, c'est difficile d'accepter que la fac soit débloquée, même si tout le monde ne désire pas la jonction des mouvements : les représentants auto-proclamés de 40 universités lancent un appel à une mobilisation générale contre le gouvernement, en bloquant par exemple les gares.

Cet été, l'Unef avait rendu un avis favorable à la LRU. A présent, c'est une atteinte aux droits des étudiants... Quel dommage que les étudiants ne soient citoyens que par intermitence, qu'ils ne se soucient des lois que lorsqu'elles sont votées et en attente de décrets d'application, un peu avant l'élection des représentants étudiants (n'y voyez surtout aucun lien, pas plus que dans le choix de la date du début du mouvement, les meneurs ne connaissent rien aux soviets...).

Les prétextes du blocage n'ont à mes yeux aucune validité. D'abord, il y a l'épineux problème des bourses : les étudiants boursiers ont le devoir d'assuduité, c'est-à-dire que s'ils manquent des cours on peut leur supprimer la bourse. Seulement, l'échec aux examens est aussi un motif de suppression de bourses, pour les bloqueurs comme pour les non-bloqueurs. De surcroît, même avant le blocage, aucune bourse n'a été supprimé les années précédentes quand il y avait un appel à manifester de la part des syndicats (renseignements pris auprès du CLOUS de Tours, j'essayerai d'obtenir aujourd'hui confirmation auprès du responsable régional que cela ne se produira pas en cas de déblocage de la fac).

Deuxième argument : "depuis qu'on a bloqué, c'est fou le nombre de personnes qui viennent aux AG". Effectivement, c'est une bonne constatation. Les anti-blocage viennent (en vain) aux AG. Seulement les gens sont-ils maintenant dans la rue parce qu'ils ont la profonde conviction que la loi est mauvaise, ou bien simplement parce qu'en bon moutons de Panurge, ils allaient en cours quand la fac était ouverte et qu'ils n'y vont plus comme elle est bloquée ? Le blocage n'a pas permis de convaincre les gens, il n'a pas permis d'informer les étudiants (avec toutes les affiches qu'il y avait à la fac, il était difficile de ne pas être au courant). Il a seulement permis de monter en épingle un mouvement politique et faire grossir les masses d'étudiants dont beaucoup ont abandonné leur sens critique.

Troisième argument : "c'est notre seul moyen de nous faire entendre". Il est vrai qu'on ne parlait pas du mouvement avant le blocage, sans doute parce que quand on défile derrière les syndicats de gauche qui militent contre la réforme des régimes spéciaux, on est assez peu visible. Mais même maintenant qu'ils disposent de la diffusion médiatique, l'université (du moins sur le site Tanneurs) continue d'être bloquée. Pourquoi ne pas bloquer la mairie, la préfecture, le palais de justice, organes du pouvoir que les étudiants entendent contester ?! Réponse d'un des étudiants : "on risque de finir en garde-à-vue". C'est le sentiment d'impunité qui les fait occuper la fac, et non une volonté de défendre leurs droits. Tout le monde est content que le blocage soit aux Tanneurs : les révolutionnaires en herbe savent où se retrouver, les autres facs (droit, science, etc.) continuent de fonctionner normalement (pas une affiche sur la LRU à la fac de sciences), le préfet et le maire savent parfaitement où se situent les troubles-fêtes, et n'ont plus à s'en préoccuper... Bref, seuls les étudiants qui voudraient étudier vont être pénalisés, avoir des examens aux rabais (s'ils arrivent à les avoir), gâcher leur avenir professionnel (déjà si précaire à en croire les manifestants). Faut-il sacrifier nos droits présents pour un bien futur qui nous garantirait un meilleur avenir ? Faut-il se laisser faire par les bloqueurs sous prétexte que, qui sait, peut-être que ce sera bien pour nous ?

Les AG, vaste mascarade pseudo-démocratique, n'ont à mes yeux aucune légitimité, aucune autorité. Cela ne m'a pas empêché d'assister à certaines d'entre elles. Je n'attendrai donc pas qu'on y décide le débloquage des Tanneurs pour agir. Une des pro-blocage que j'ai rencontré hier m'a dit ces quelques mots pleins de bon sens : "nous, on a tous les droits. Enfin, non, mais c'est pas grave, les droits on les prend." Au détriment de nos droits. Je ne laisserai pas une minorité m'empêcher d'avoir cours. On s'est battu pour avoir ces droits, mais on reste les bras ballants en les voyant bafouer. Ce n'est pas ma conception de la démocratie. Avant de céder à la violence (qui a mon sens ne résout rien), sachez que vous pouvez porter plainte contre les étudiants bloqueurs pour atteinte à votre liberté de circulation (c'est ce que je compte faire dès aujourd'hui). Et oui, nous ne sommes pas encore dans une dictature, ni le gouvernement ni les bloqueurs n'ont encore le droit de supprimer nos droits !

P.S. : 1 300 étudiants à l'amphi Thélème (selon certains bloqueurs), c'est contraire à toutes les règles de sécurité : le moindre incident et il y aura des morts. Si l'amphi est fermé, y aura-t-il autant de monde pour défendre dans le froid leurs idées ?

Caroline Maidon

 

*** Soit dit au passage, il y a, à l'heure actuelle, sur ce blog, 87 votes contre le blocage et 13 en faveur du blocage. Cela n'est qu'une indication, mais tout de même...

09:10 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Ligérienne