Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 22 septembre 2011

19, 22.

Deux heures moins le quart, jeudi.

————— 19 onglets ouverts dans Google Chrome :

        1. messagerie électronique
        2. la WP anglophone (entrée « John Burnside »)
        3. la WP francophone (entrée « Marc Blanchet »)
        4. poème de Marc Blanchet sur remue.net
        5. fiche bibliographique de Marc Blanchet sur Poezibao
        6. Flickr (image affichée : « Le Jour ni l’Heure 5988 »)
        7. l’Oxford English Dictionary (entrée pinochle)
        8. Gutenberg News
        9. recherche Google dans Gutenberg.org (requête pinochle)
        10. texte intégral de The Aldine, vol. V, dans Gutenberg.org
        11. l’ENT de l’Université de Tours (onglet Bibliothèques)
        12. la WP anglophone (entrée Dittrichia viscosa)
        13. Google
        14. Complete Review (page ‘The Plot Against America’)
        15. Complete Review (page ‘Some Thing Black’)
        16. site de la Philip Roth Society (onglet ‘Research’)
        17. Reuters
        18. La WP Anglophone, encore (catégorie Free Improvisation)
        19. youTube (FormaII de Thomas Ankersmit)

 

Le morceau électroacoustique de Thomas Ankersmit (et Valerio Tricoli) dure neuf minutes pile, soit plus de temps qu’il ne m’en a fallu pour écrire ce billet.

Matière et mêmoire

Rougequeue noir. Châteaux de Lastours (Aude), 17 juillet 2011. Parfois, la photographie, comme l’écriture, se contente de consister.

Parfois, la photographie, comme l’écriture, se contente de consister en un croisement de coïncidences — un rappel vif, aigu, de l’épaisseur du temps.

Parfois, la photographie, comme l’écriture, se contente de constituer, par des rapprochements, cette forme de mémoire que, depuis quelques années, je m’échine à tenter de cerner et que j’ai nommée mêmoire.

Le Rougequeue noir prisonnier, château d'Oiron, 23 mai 2010. III Parfois, la photographie consiste à saisir sur le vif, posé sur un rocher, un rouge-queue noir, puis, en retrouvant l’image (la phrase, dans le cas de l’écriture), à faire immédiatement un lien avec une autre image, pas si ancienne — très précaire ou malhabile celle-là, mais il n’y avait pas le choix : l’oiseau voletait nerveusement, la vitre était sale, le contrejour difficile à éviter. Pourtant, le rapprochement de ces deux images devient essentiel, substantiel, consistantiel. Le lien donne matière à. (Il lie : transitivité indirecte.) Le lien donne matière. (Il s’avère pour lui-même : intransitivité.)

Parfois, la photographie, comme l’écriture, se contente de consister.