mardi, 24 janvier 2017
Fitness & crétinerie
Je ne hais pas le sport, mais beaucoup de sportifs sont irréfléchis (pour rester poli).
Pire que tout, la communication sportive.
En voici encore un exemple brillant. Me connectant à mon Environnement Numérique de Travail, afin d'accéder aux outils de travail que sont la bibliothèque en ligne, la messagerie électronique, les emplois du temps etc., je vois s'afficher, comme à l'ordinaire, les “actualités” (dans lesquelles, soit dit en passant, pas le moindre hommage n'a encore été rendu à mon excellent collègue Philippe Chardin, mort il y a quinze jours et dont on attend encore que l'Université fasse semblant de s'en apercevoir).
Et que vois-je ?
Entre autres idioties mises en avant par le Service Communication de l'Université, cette Nuit du fitness (titre déjà crétin), avec pour “dress code” (!) Tahiti douche.
Ces gens ne sortent-ils jamais les neurones de leurs muscles fessiers, et ne savent-ils pas qu'il y a, ces jours-ci, de fortes intempéries en Polynésie française, de sorte que Tahiti a été ravagé par des inondations ? Outre que l'idée même d'un dress code est inepte, que demander à des étudiants (et à des enseignants) de se déguiser en flacon de gel douche (c'est ce que je comprends, mais je ne garantis pas que je ne fais pas de contresens) est doublement inepte, la simple décence voudrait qu'on n'écrive pas ce genre de chose en ce moment.
16:31 Publié dans Indignations, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
Pincé par le froid...
Pincé par le froid de l’hernie
Sous sa casquette dégarnie,
L’homme à l’œillade racornie
Qui paradait dans Gavarnie
Prend le temps de s’en griller une.
Serait-ce aboyer à la lune ?
Après les oyats, la callune ?
Après Gavarnie, Pampelune ?
Levant les yeux, pas parano,
Au ciel pour y prendre l’anneau
Qu’il préfère de Saturne, au-
Cun risque qu’ici le détrône
Ce souffle noir façon Murnau
Ou d’exorde à la fin du prône.
Il y a seize jours déjà, au détour d'un billet traductologique dans lequel je saluais Lionel-Édouard Martin et m'interrogeais sur les traductions de poèmes écrits en français par Rilke 3 et non sur les traductions françaises des poèmes allemands du même —, j'avais découvert que Papageien-Park était un sonnet au schéma singulier aaaa/bbbb/cc'cc'cc' et promettais de composer un sonnet-perroquet.
En voici donc un, au bout de seize jours.
12:30 Publié dans Sonnets perroquets | Lien permanent | Commentaires (0)
Rondel 16 — Une grande queue traînante
J'ai mis des corsets brodés,
Une grande queue traînante. *
Que ma verve bouillonnante
Frémit au jet de vos dés !
Pas de messages codés
Ni d'équivoque avenante :
J'ai mis des corsets brodés,
Une grande queue traînante.
Va donc te jeter un godet
Dans la lagune, à Bénodet,
Ou entre Montaigu et Nantes :
Le cuir est queer aux gouvernantes
Qui mettent des corsets brodés.
* Le distique répété de ce rondel provient d'une des premières phrases d'un livre très étonnant, les Mémoires de l'abbé de Choisy habillé en femme, dont je salue ainsi la mise en ligne sur le site du Projet Gutenberg (dans l'édition de 1920).
09:49 Publié dans Rondels | Lien permanent | Commentaires (0)


