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samedi, 24 février 2018

66 secondes de lecture, 45 : André Gide à Francis Jammes

Un départ

17 mars 2017

une feuille de laitue

sur le trottoir

les réverbères 

Un à un s'éteignent

 

fenêtres 

des yeux

dans les écoutilles l'accent 

anglais pourri de Jain

 

couleurs de la pharmacie 

mises sous l'éteignoir 

de la mémoire 

pour quelle fatrasie

 

au loin la comète 

son éclat radieux 

comme un rire de fille

à peine

vendredi, 23 février 2018

66 secondes de lecture, 44 : le début du chapitre 3 de EVE'S RANSOM

Ce matin, j'ai emprunté quatre romans de George Gissing, et comme j'ai tendance à tout penser sous format YouTube ces temps-ci j'ai aussitôt embrayé avec une nouvelle série

BOOKS I BORROW

C'est un assez beau titre.

On verra ce qu'il en sortira. Après tout, ce qui a commencé comme un gag, ou presque (les Traductions sans filet), en est à 142 épisodes.

 

Donc, ma mère me force, en quelque sorte, à m'intéresser à Gissing, qui n'est pas du tout l'auteur que je m'étais paresseusement imaginé.

Tout à l'heure, en mangeant mon premier kebab de 2018, j'ai commencé la lecture d'Eve's Ransom. Le moins que l'on puisse dire est que l'écriture et la situation narrative donnent envie d'aller plus avant. Voici donc, pour faire feu de tout bois, le début du chapitre 3, dans le cadre des 66 secondes quotidiennes.

 

Le livre, un reprint déjà ancien, est très agréable à lire : fort volume relié, gros caractères, papier épais. Bien entendu, ce roman de Gissing est disponible sous de nombreux formats dans le Projet Gutenberg, mais aussi comme livre audio, pour ceux qui aiment (moi, je n'y arrive pas).

 

(J'écris ces lignes dans le bureau 38, site Tanneurs, grand soleil dans la poire à travers la vitre. Hors de question que je baisse le volet roulant : le soleil a été trop rare ces dernières semaines. Qu'on fasse, même au grand froid, une cure de soleil.)

jeudi, 22 février 2018

66 secondes de lecture, 43 : Leslie Kaplan (et Sade imaginaire) à 7x+1

mercredi, 21 février 2018

66 secondes de lecture, 42 : macabre vigoureux

 

On a pris le livre presque par hasard chez le libraire, et c'est un beau texte, en fin de compte, un qui, une fois encore, donne envie d'aller plus loin et de lire d'autres livres de

Léon Werth,

qui ici, donc, trouve à l'adjectif macabre quelque chose de vigoureux. Ce n'est pas du tout mon impression, ma sensation pourrais-je dire.

Est-ce à cause de la présence des chevaux, qui, vifs, se cabrent ?

Toute une rêverie très structurée, à la Leiris, s'ensuit.

Et après, toujours pour ce moment de la guerre : relire La Route des Flandres ? (Giono : Le grand troupeau est sur la pile.)

4344 — CorbynSmear

corbyn.PNG

mardi, 20 février 2018

4343 — Qui contrôle les trolls ?

LImerick Russian.PNG

66 secondes de lecture, 41 : étonnamment...

 

Apprise la mort — en lisant plusieurs semaines de L'Autofictif — de Jean-Luc Sarré, dont je ne possède qu'un seul recueil, de sorte que la lecture du jour s'impose.

Pénible que l'image devienne floue, m'empêchant moi-même de voir ce que je dois lire.

Une série à embûches.

 

lundi, 19 février 2018

66 secondes de lecture, 40 : (un lit, un portemanteau)

 

Une amie me demande quels livres de Lobo Antunes je lui conseillerais, moi qui les ai (presque) tous lus. Et voici que je reprends presque tous ces lourds et beaux volumes des éditions Bourgois...

Quelle épreuve de biathlon préférez-vous ?

Quelle épreuve de biathlon préférez-vous ?

  1. Relais 4 × 7,5 km
  2. Relais 6 x 6 km
  3. Sprint 10 km
  4. Sprint 12 km
  5. Sprint 18 km
  6. Sprint 24 km (sponsorisé par la NRA)
  7. Poursuite 12,5 km
  8. Poursuite 800 m
  9. Poursuite 42.195 km (en car Macron)
  10. Départ en ligne 15 km
  11. Départ en ligne 20 km
  12. 20 km en épreuve individuelle
  13. 30 km en épreuve individuelle (mais avec appel à un ami)
  14. 50 km en épreuve individuelle (mais avec smartphone autorisé)
  15. 70 km en épreuve individuelle (mais dans un sofa)
  16. Relais 4 × 6 km
  17. Sprint 7,5 km
  18. Sprint 45 km
  19. Sprint 150 km (avec Blablacar)
  20. Sprint 500 m (avec les skis sur le dos et la carabine aux pieds)
  21. Sprint 2,5 km
  22. Ski-joëring 15 km (avec tir sur le cheval à mi-parcours)
  23. Ski-joëring 30 km (avec carabine confiée au cheval)
  24. Ski-joëring 22 km (avec lancer de crottin sur les adversaires)
  25. Ski-joëring 17 km (avec hennissements obligatoires en steeple-chase)
  26. Ski-joëring 12 km (avec lancer de fléchettes)
  27. Combiné nordique Ski-joëring / boucherie chevaline 45 km
  28. Poursuite 10 km
  29. Poursuite du bonheur
  30. Poursuite de la montagne
  31. Départ en ligne 12,5 km
  32. Départ en ligne 30 km
  33. Départ en ligne 40 km (penser à trouver une ligne droite de 40 km)
  34. Départ en ligne 50 km
  35. Départ en ligne 600 km (avec Blablacar)
  36. 15 km en épreuve individuelle
  37. 25 km en épreuve individuelle (avec appel à chien de traîneau autorisé)
  38. 35 km en épreuve individuelle (avec pose de sabots au chien de traîneau)
  39. 45 km en épreuve individuelle (avec hennissement obligatoire du chien de traîneau)
  40. 55 km en épreuve individuelle (mais en chasse-neige)
  41. Combiné nordique Ski-joëring /chien de traîneau (avec acouphènes)

 

dimanche, 18 février 2018

66 secondes de lecture, 39 : le choucas Kafka de Jane Sautière

Que le nom de Kafka signifie choucas, et que l'enseigne du magasin paternel ait figuré l'oiseau, j'ai dû le savoir vu que j'ai lu (il y a peut-être trente ans, ou pas loin) Le Livre du rire et de l'oubli de Kundera.

En tout cas, ce matin, en commençant ma lecture du nouveau livre de Jane Sautière, je l'ai découvert. Je ne l'avais jamais su, puisque je ne le savais pas.

 

(En revanche, je me rappelle avoir découvert assez tard le verbe anglais crave, et m'être fait la réflexion qu'il était amusant que ce verbe, qui signifie le désir irrépressible, soit homographe du nom français du corbeau le plus rare, celui que déjà à l'époque je regrettais de n'avoir jamais vu, et que je n'ai pas encore vu. (Enfin, l'été 2016, en Cornouailles, il se pourrait qu'on en ait vu un.))

samedi, 17 février 2018

66 secondes de lecture, 38 : “superheavy heaven”

vendredi, 16 février 2018

66 secondes de lecture, 37 : prosélytisme selon Malcolm X

jeudi, 15 février 2018

66 secondes de lecture, 36 : mai 68 avec L.K.

 

Mai 68, avec les célébrations qui ne manquent, et le hasard — déjà indiqué — de découvrir l'œuvre de Leslie Kaplan juste dans ce moment-là.

Pas hasard, là, mais contradiction qu'il y a à lire vite, fort, sans reprendre son souffle, alors que je me traîne une pharyngite de derrière les fagots.

 

(fagots.PNGCe dernier paragraphe ne sera pas passé à la moulinette Google Trad.)

[moulinette.PNGCette dernière parenthèse ne sera pas passée à la moulinette DeepL. ]

 

mercredi, 14 février 2018

66 secondes de lecture, 35 : remarques économiques de Mme Stein

mardi, 13 février 2018

66 secondes de lecture, 34 : quelle automobile folle...

 

Ne pas savoir qui est la personne égarée qui, de loin en loin, met un pouce en l'air à l'une de ces lectures. C'est tellement important pour moi que ces lectures quotidiennes ne soient pas une bouteille jetée à la mer et fracassée contre les récifs. Ne pas savoir. Tant pis. Ne pas savoir.

lundi, 12 février 2018

66 secondes de lecture, 33 : 66² - 33/2 = x

 

Toujours en improvisation, savoir très vite, dès le deuxième vers, qu'on ne pourra lire les formules mathématiques qu'un certain temps, surtout pour rester dans le format imposé de la (grosse) minute : formules trop compliquées mais surtout trop longues.

Toujours pas capable de répondre, près de trente ans après ma première découverte de ce poème, à la question : total nonsense ou désarmement de la logique ?

(Je ne la formulais pas comme ça il y a trente ans.)

 

dimanche, 11 février 2018

66 secondes de lecture, 32 : avec mon italien pourrave

 

Tout ce qui est technologique me pourrit la vie ce matin.

Il faut tenter de ne pas le faire entendre.

Marre, marre.

Traduire “A Humument”

Hier, j'ai donc enregistré, au petit salon à l'étage, ma 137e traduction improvisée, ou traduction sans filet. C'est un chantier qui me tient à cœur et que j'ai relancé en 2018 avec pour principe de ne pas dépasser 10 minutes et d'en enregistrer 3 par semaine en moyenne.

Hier, c'était effectivement la troisième de la semaine, de sorte que, si j'en enregistre une aujourd'hui, ce sera en bonus, ou en prévision de semaines moins fastes. (Il y a ce genre de calcul dans le roman d'Ursula K. Le Guin que je suis en train de lire, The Left Hand of Darkness : le premier ministre déchu et l'Envoyé doivent gagner la frontière de Karhide, et, pour ce faire, couvrir 800 miles en 70 jours en traversant un immense glacier. Les journées où ils ne parcourent que 6 ou 8 miles en raison de la pluie et des ascensions difficiles s'achèvent dans le doute ou la déprime.)

 

Hier, je me suis décidé — mais comment l'idée ne m'en était-elle jamais venue ? — à traduire une page de A Humument. Bien entendu, j'ai choisi une seule page, la page 198, mais “traitée” différemment dans deux éditions différentes. Quand j'enregistrerai le dixième épisode de la série JE RANGE MON BUREAU, je parlerai encore de A Humument. Hier, j'ai tout de même bafouillé cinq minutes avant de traduire à proprement parler, ce qui ex plique un léger dépassement du temps maximal autorisé : la vidéo fait 10 minutes et 56 secondes. Il aurait suffi d'un montage un peu nerveux pour descendre en-dessous des 10 minutes, mais c'est un autre principe : si je procède à un montage, ça me prend entre 30 et 90 minutes, et ce projet ne peut se maintenir s'il devient aussi chronophage.

A Humument — je n'en reparle pas ici ; je l'ai souvent fait ; je renvoie le lecteur égaré ici à la préface de Tom Phillips, disponible sur son site à l'instar de nombreux documents et reproductions de l'œuvre.

Dans la vidéo, je ne suis pas parvenu à traduire de manière satisfaisante la paronomase triple shuttered/ fluttered/ muttered. Je n'y reviens pas ici, mais ce qui m'a frappé, en fait, c'est que le contenu presque arbitraire de certains redécoupages en îlots rendait plutôt aisée la tâche de traduire. En d'autres termes, comme je le dis dans la vidéo, cela fait bientôt treize ans que je connais cette œuvre et la traduire ne m'avait jamais traversé l'esprit. Je songe à le faire avec l'édition la plus courte à ma disposition, The Heart of Humument. Il faudra respecter la disposition et surtout la longueur des phylactères, comme pour une bande dessinée. Si je m'y mets vraiment, ça ne devrait pas prendre beaucoup de temps.

 

(Dans un autre ordre d'idées, si quelque généreux mécène ne sait pas quoi m'offrir pour me remercier de mes blogs et de mes vidéos, voici quelques suggestions. ;) )

samedi, 10 février 2018

66 secondes de lecture, 31 : une page sans E

Le roman, poussif, m'avait un peu déçu, mais il conserve le mérite (et le prestige) d'être le principal précurseur de La Disparition.

 

vendredi, 09 février 2018

Poème de 936

poème.PNG

66 secondes de lecture, 30 : in memoriam Mathieu Riboulet

 

Mathieu Riboulet est mort cette semaine, à 57 ans.

 

jeudi, 08 février 2018

66 secondes de lecture, 29 : Kaplan à (1+7x)

Comme lors du premier jour de cette série, un jeudi, il y a quatre semaines, je lis une page au hasard de Leslie Kaplan : un livre que je n'ai pas lu, à la page “du jour” (8 février → page 82).

 

Si j'écris

66 SECONDES DE LECTURE

ça fait 22 signes espaces comprises.

 

 

Si j'écris

SOIXANTE-SIX SECONDES DE LECTURE

ça en fait 32.

 

Méditez ça.

mercredi, 07 février 2018

66 secondes de lecture, 28 : les écueils du théâtre

Parvenu à la fin de la quatrième semaine de ce projet qui consiste à enregistrer chaque jour une lecture à voix haute, je peux noter quelques récurrences, qui ne sont pas des invariants : depuis 28 jours, j'ai choisi généralement des livres que j'étais en train de lire, et souvent même des livres en cours d'emprunt (que l'on retrouve ensuite dans les vidéos JE RENDS DES LIVRES). 

Une exception, pas la première, aujourd'hui : livre pris au hasard sur une des étagères de la bibliothèque. Je me suis rendu compte, en improvisant ma lecture, de la difficulté de lire un texte dramatique dans ce contexte.

mardi, 06 février 2018

66 secondes de lecture, 27 : les fausses évidences de Tom Phillips

Après avoir reçu, aujourd'hui, dans la boîte à lettres que commençait à recouvrir la neige, l'édition définitive (final edition) de A Humument, il était évident que c'était ce livre qu'il fallait choisir pour la lecture du jour, oubliée le matin faute de temps.

Et n'est-il pas évident, depuis le temps que je tourne autour de ce(s) livre(s), ou que ce projet ferraille en moi, qu'il faudra consacrer une traduction improvisée à une page de A Humument ? Pourquoi pas la même page dans 4 éditions différentes ? (Je ne possède pas, hélas, la première édition.)

lundi, 05 février 2018

66 secondes de lecture, 26