lundi, 24 octobre 2005
Le Vrai Parisien m'envoie une partie de ses oeuvres complètes
Ce matin-là, le Vrai Parisien s'est senti pétri d'euphorie et nourri d'une profonde vénération à l'égard de l'écrivain qu'il admire par-dessus tout. Il s'est levé, et d'un pas fringant, a dirigé ses pas mélancoliques et sa face qu'illuminait un doux soleil automnal vers le bureau de poste le plus proche, afin d'expédier avec la plus infinie célérité la liasse constituée de plusieurs notes écrites au cours des dernières semaines. Il avait enté chaque liasse d'une dédicace de sa main, car il voulait que le génial écrivain prêtât attention à son envoi et lût chaque ligne avec délectation (ce que le génial écrivain fit, nous narrateur omniscient pouvons le dire sans détours). Ah, Vrai Parisien, que tu es heureux, de compter ainsi parmi tes lecteurs cet admirable Tourangeau que nous envie l'humanité!
13:15 Publié dans Flèche inversée vers les carnétoiles | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note



Commentaires
Victor Hugo est tourangeau ??
Ecrit par : Philippe[s] | lundi, 24 octobre 2005
Assurément, puisque il y a, dans la classe de mon fils, un Victor et un Hugo.
Ecrit par : Hugo & Victor | lundi, 24 octobre 2005
"Il avait enté chaque liasse d'une dédicace de sa main" : euh, sauf ton respect, es-tu sûr qu'il soit possible de dire cela ? On peut enter une dédicace à une liasse, encore que l'image soit un peu risquée, mais enter une liasse d'une dédicace est peut-être impossible, à tout le moins impropre. A vérifier. Si d'aventure je me trompais, nul doute que ta largesse d'esprit et ta grandeur d'âme me pardonneraient.
Ecrit par : Jacques Layani | lundi, 24 octobre 2005
Ma grandeur d'âme te pardonne, mais ma grandeur d'âne ne saurait être effacée: tu as bien raison. Si "enter" se construit comme "greffer", c'est
"Il avait enté à chacune des liasses une dédicace de sa main"
qu'il faut écrire (et donc lire ci-dessus).
.....
Que d'erreurs ce jour! Je ne pensais pas que la crève et la quasi-aphonie pouvaient se traduire en mots... et pourtant...
Ecrit par : Guillaume | lundi, 24 octobre 2005
Je suis fier en effet de savoir que le plus grand écrivain français - et même francophone - contemporain m'a fait l'honneur de solliciter quelques uns de mes insignifiants billets dédicacés de ma pauvre main tremblante.
Bonne lecture !
Ecrit par : Vrai Parisien | lundi, 24 octobre 2005
Euh, je ne voudrais pas pinailler, mais tu ne peux pas dire : "Si "enter" se construit comme "greffer"". Un verbe ne se construit pas, il se conjugue. C'est la phrase qui se construit. Tu dois donc dire : "Si "enter" s'emploie comme "greffer"".
Pourquoi tout le monde me menace-t-il du poing ? Quoi ? J'embête tout le monde ? Bon, je m'en vais...
Ecrit par : Jacques Layani | lundi, 24 octobre 2005
Autant je te donnais volontiers raison sur le point précédent, autant il me semble que, dans ce cas-ci, l'on peut parler, comme de la valence, de la construction d'un verbe (transitif, transitif indirect, intransitif).
Ecrit par : Guillaume | mardi, 25 octobre 2005
Exact. Oublie ma remarque (qui était juste destinée à t'embêter, en fait). :-)
Ecrit par : Jacques Layani | mardi, 25 octobre 2005
C'est du propre...!
Ecrit par : Guillaume | mardi, 25 octobre 2005
Ecrire un commentaire