vendredi, 05 octobre 2007
Cogitation
Plaque claque d'accords (sautent tressautent (il fut ballé sauté dansé)), sur ce clavier de ciel... :: :
Cogitation, composition d'Yvan Avice, jouée à quatre saxophones térébrants ce soir de mi-janvier il y a treize bientôt quatorze ans. (Te souviens-tu de nos rires d'alors, sur le beau chemin ou comme je lisais Simmel ou ces poèmes follement appliqués de Biscaye (Klee pour la poésie) en t'attendant dans le froid ?). Non, peu importe, je cogite.
... en cet après-midi d'automne brûlant estival...
Si je féminisais votre swing, ça deviendrait plat sans ambiguïté. (Passez-moi les plats, faites-moi du gringue... pas repassées mes fringues ?!??). La barre d'espace malade grave des clusters inattendus.
"Je te regarde, monsieur Macbeth, et tu voudrais m'entendre juger ton passé et ton avenir sur ta mine ? " (Pierre Senges) Un poème de Dana Gioia. Deux tercets de Dana Gioia. Un vers bascule de Dana Gioia. Où est le présent, perdu dans le temps ? Là, à la virgule même de Dana Gioia.
(On ne va pas tarder à distribuer les jouets. Penser toujours à la pyramide de chaussures, plaque claque d'accords ce spectacle massif dépareillé en cet après-midi d'automne brûlant estival.)
20:00 Publié dans Le Livre des mines | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Poésie, écriture, Ligérienne
" thinkative "
The knowledge of Observation, doth not introduce an understanding into the essential thingliness of a thing, but erecteth only a thinkative knowledge. *
(John CHANDLER. Van Helmont's Oriatrick. 1662.)
* Le savoir que l'on tire de l'Observation ne permet pas de connaître l'objectalité d'un objet (la Réité d'une chose ?) ; il se contente d'instaurer un savoir cogitatif.
(Thinkative : hapax &, en fin de compte, barbarisme. Le traduire par n'importe quel terme relativement répandu en français ancien ou contemporain serait une erreur. Alors, comment ?)
------------------- Edit de 18 h 10 : read this. ----------------------
17:00 Publié dans Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Ligérienne, Anglais, Philosophie
Sisyphe
'Tis dry - 'twill burn -
Ha, ha! how my old Husband crackles there!.
I know him; he'll but whiz, and strait go out.
(Dryden's Aureng-zebe, 1676.)
Tu n'as pas eu d'autre souffle, d'autre recours, d'autre rempart --- sinon cette destination, de la flèche perçant le talon la volute sanglante, la volte tournoyante, la flamme électrique & pourtant millénaire. Tu n'as pas eu d'autre rebut, d'autre rire à dents de chacal, à cette minute même, d'autre but que de faire le mal, de ravir le miroir et grimper au sommet du grand if, ses fruits tentateurs tels des sortilèges. Tu n'as pas sifflé soudain en t'envolant à cent à l'heure, pas cinglé de ta brise les joues fragiles de la Mère. On t'en pardonnera d'autres. Graves sont les sons de nos cloches, lourd le vol des bourdons, sourds à gravir toujours la tige la moins ferme.
14:40 Publié dans Le Livre des mines | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, écriture, Ligérienne
Clic !
12:31 Publié dans Flèche inversée vers les carnétoiles | Lien permanent | Commentaires (2)

