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mercredi, 15 juillet 2026

Suisse, jour 1

Arrivé-es il y a moins d’une demi-heure à l’hôtel, depuis deux heures à peine en Suisse. La première étape, Soleure (Solothurn en allemand) a été choisie car elle permettait de s’approcher des Quatre Cantons et donc de se débarrasser du plus gros du trajet aujourd’hui : en effet, neuf heures de route en comptant les pauses. J’ai préféré quitter l’autoroute après Auxerre ; au final, le trajet total n’a pris qu’une heure de plus, et nous aurons vu l’extrême-nord de la Côte d’Or (moche), et un bout de Franche-Comté que nous ne connaissions pas (craquelée et grêlée par l’agrobusiness).

 

Dès avant le passage de la douane on doit s’acquitter d’une taxe de 40 francs suisses pour pouvoir utiliser les routes du pays. Cela inclut l’accès aux autoroutes, donc pas si mal…

Les villages et bourgades du Jura suisse sont aussi ternes et moches que celles avant la frontière. Dès qu’on arrive en pays germanophone, c’est beaucoup plus joli [mais ça ne durera pas, spoil des journées prochaines], à commencer par cette impressionnante ascension du Weissenstein (1279 m), vraiment très jolie, où on est contents que les freins et le frein-moteur marchent à la perfection (24% en certains endroits, épingles à cheveux incluses), souvenir d’une journée de l’été 1983 avec mes parents et ma sœur : les freins de la R16 avaient lâché pendant la promenade dite des trois cols, et mon père avait fait une des trois descentes entièrement en frein moteur, et heureusement sans la caravane ce jour-là (sinon, je crois que je ne serais pas là pour vous raconter cette anecdote).

 

L’hôtel est un ensemble de six chambres très coquettes installées dans le cloître d’une église. Le couloir est recouvert de peintures à l’huile représentant des sujets pieux et appartenant à l’école universelle dite « des croûtes infâmes ». La fenêtre ouvre sur un vaste champ et sur un clocher rococo, à quelque 400 mètres. Les vacances commencent bien, on peut se laisser aller au cliché complet et fredonner du Mani Matter.