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jeudi, 16 juillet 2026

Suisse, jour 2

Après le petit déjeuner dans la salle à manger de l’hôtel, avec les moyens du bord, nous sommes repartis faire un tour dans les rues de Soleure, décidément une très jolie ville. La ville moderne et les faubourgs sont ternes, voire hideux, mais nous aurons l’occasion de vérifier que c’est le cas de presque toutes les villes, même petites, en Suisse, du canton d’Argovie au canton de Schwyz en passant par celui de Lucerne. La veille au soir, nous avions déjà visité la cathédrale, flâné le long de l’Aar, pris un verre près d’un des deux ponts-passerelles. Ce matin, après avoir emprunté le chemin qui longe la Loretokapelle (avec son néflier, son figuier et son chemin de croix en extérieur), nous avons acheté des timbres à la poste, visité la Jesuitenkirche (avec son buffet d’orgues très beau et juché très haut). Contrairement à la veille dans la cathédrale, les livres d’hymnes ne sont qu’en allemand, pas dans les quatre langues du Bund.

 

Le Kunstmuseum de Soleure n’ouvre qu’à 11 heures. La collection permanente fait la part belle à la création ultra-contemporaine, ainsi qu’à quelques « locaux de l’étape », notamment Cuno Amiet et Félix Vallotton. L’exposition ‘Was sich als Natur zeigt’ organisée par Luzia Hürzeler autour de certaines de ses œuvres avec un vaste ensemble de tableaux, vidéos et dessins allant du début du 19e siècle jusqu’à nos jours, était très intelligente, profonde. Il faudrait une journée entière, ne serait-ce que du fait que, dans la salle où Luzia Hürzeler présente en diptyque des photos des huit loups du Valais naturalisés entre 1998 et 2010 et des photos des huit sites où ils furent abattus, il y a quatre interviews de différents spécialistes de la présence des loups, chacune d’environ 45 minutes... La salle consacrée à la représentation des gorilles dans les collections et les archives du Muséum d’Histoire naturelle de Berne à partir du 19e siècle, assortie de deux interviews, là encore, dont celle du directeur du Parc National du Kahuzi Biega. J’en passe... Hürzeler est originaire de Soleure, mais la commande de cette exposition n’a rien de complaisant : on voit que la question de la représentation de la nature dite sauvage la travaille depuis longtemps.

 

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Sur la route du lac des Quatre Cantons, où nous passerons les prochains jours, nous avons pique-niqué près du château de Hallwyl, avant de nous promener jusqu’aux plages situées sur les bords du lac du même nom (ou presque, le lac s’orthographiant Hallwil (?)). Après une bonne heure de route, nous sommes arrivés à l’hôtel Platten, à Gersau, sur la rive nord du lac des Quatre Cantons (Vierwaldsstätter See). La vue est splendide, l’emplacement de la piscine est exceptionnel, mais il faut bien dire que les deux kilomètres de route pour accéder à l’hôtel, sans gâcher totalement le plaisir, taraudent un peu l’esprit pour les journées suivantes.