jeudi, 27 septembre 2007
Sustine et abstine

Taillées, sculptées dans le tuffeau, ces inscriptions à la façon de la première Renaissance italienne jaillissent du blanc passé moiré, jamais purement figé dans son latin. (Je classe ce billet dans les Sites et lieux d'Indre-et-Loire, ce qui est indûment annexionniste : Couture, village natal de Ronsard, se trouve dans le Loir-et-Cher.)
On peut aussi admirer, dans l'église, le gisant des parents de Ronsard. C'est tout près de Trôo, Vendôme et Montoire, tous lieux réputés et ronsardiens pas encore visités. (Une carte postale est partie ce jour, mais pas de tissu, pas de couture. J'ai suivi l'enfant qui vole...)
Le corps principal du manoir a été probablement édifié par Olivier Ronsard, grand-père du poète, vers 1480. Du château du quatorzième siècle subsistent les édifices troglodytiques: caves et pigeonnier. (C'est au-dessus de la porte d'entrée d'une des caves que l'on trouve cette formule noire.)
Les sculptures de style Première Renaissance et les inscriptions qui ornent la façade sud du manoir, ainsi que certaines entrées de caves, datent du début du XVIème siècle, époque du père du poète, Loys Ronsard. L'ensemble, à la fois typique d'un style et singulier par sa rareté en l'état, est très marquant. (J'en sais qui ne sont pas d'accord, sont restées sur leur faim.)
On ne visite que deux pièces du rez-de-chaussée, mais il s'y trouve une magnifique cheminée richement sculptée. Les jardins ont été rénovés et entièrement restructurés par un certain Andrè Eve. C'est assez réussi. (Parmi les nombreuses variétés de roses, il en est une qui porte le nom de Philippe Noiret.)
---------------------------- Pour d'autres photographies de La Possonnière, depuis dimanche déjà on peut consulter ci-contre la rubrique Contr'alphabétiquement, qui, elle, ne bouge pas (mais change). ----------------------------
18:23 Publié dans Sites et lieux d'Indre-et-Loire | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Ligérienne, Photographie, Poésie, écriture
L'informatique, parfois, ça m'échappe
Comment se fait-il que la page d'accueil de GMAIL me signale qu'il y a "plus de 2917.895642 Mo d'espace de stockage mis à votre disposition" sur l'un des ordinateurs de l'université, et que, sur mon ordinateur personnel, on m'informe, semblablement, que ce sont "plus de 2906.024862 Mo d'espace de stockage mis à votre disposition" ? Je croyais (naïvement, semble-t-il) que l'espace de stockage (en augmentation constante) dépendait de la pusisance et du nombre des ordinateurs qui "tournent" dans les innombrables relais de la maison Google, et aucunement des caractéristiques individuelles de chaque ordinateur "récepteur"...
(Voyons, vous reprendrez bien une aspirine ?)
16:10 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Ligérienne

