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dimanche, 20 janvier 2008

Shown meadow

J'écoute la Sonate n° 1 pour violon et piano de Brahms, dans la version de Jaime Laredo et Jean-Bernard Pommier (qui me semble désormais un peu "agressive"), et ce pour avoir lu avant-hier soir le premier chapitre du Maître du Jugement dernier de Leo Perutz. Ma première envie d'écrire de la journée provient du souvenir, évoqué hier soir en regardant le deuxième épisode des Oubliées (série "française de qualité" manifestement surévaluée), de l'ancienne abbaye de Prémontré, dans l'Aisne, que nous vîmes, sans pouvoir y entrer car il s'agit depuis longtemps d'un asile psychiatrique, le jour des morts de 1997, il y a donc un peu plus de dix ans.

Dans l'album La promenade, il y a deux photographies, dont une représente C. en manteau rouge devant l'entrée, et l'autre capture les deux-tiers de la façade de cette superbe bâtisse du dix-huitième siècle. Deux pages plus loin, comme en écho, prises lors d'une virée du 11 novembre, on peut voir deux images du château de Raray, de ses "fameuses parois aux formes chantournées, et surmontées d'une abondante statuaire à thèmes cynégétiques, qui flanquent de part et d'autre la cour d'honneur" (Renaud Camus. Corée l'absente. Journal 2004, p. 144)

Souvent je repense à la Picardie.

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En cherchant des photographies de Raray sur FlickR (car je renonce à scanner mes anciennes images argentiques), je m'aperçois que Renaud Camus, qui s'y trouvait le 18 mars 2004, ce dont atteste Corée l'absente, y est retourné le 8 juin de l'année suivante. En cliquant sur la photographie ci-contre, vous accèderez à l'original en grand format, ainsi qu'à l'ensemble des photographies de Renaud Camus.

Curieusement, Renaud Camus n'a pas mis en évidence, sur son site de photographies, les "fameuses parois", qui sont, de fait, le souvenir le plus vif que j'aie du château, dont on ne peut voir que les extérieurs (c'est un hôtel). Ce jour du 11 novembre 1997, nous avions passé plusieurs heures à Senlis, avec la grand-mère maternelle de C.

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Souvent, je repense à la Picardie. Je me suis beaucoup éloigné, maintenant, de l'ancienne abbaye de Prémontré, qui était pourtant, sinon le sujet, du moins le point de départ, le punctum de ce billet à vocation mémorielle et photographique. Le 2 novembre 1997, nous avions fait une promenade dans la forêt de Saint-Gobain, après une matinée glaciale dans la belle cité médiévale de Laon.