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mardi, 12 juin 2012

Péri-urbain

Interrogé ce matin sur France Infos, un spécialiste du FN confirmait, en parlant d'ailleurs de l'évolution dont je livrais il y a un mois et quelque un relevé très partiel, ce que Renaud Camus dit, depuis plusieurs années, de l'enlaidissement du paysage, et surtout de ce qu'il nomme la "banlocalisation généralisée de la France". En effet, cet expert employait, pour parler des nouveaux électeurs du Front National, des "zones péri-urbaines", avant de préciser qu'il entendait par là des zones d'habitation "situées à 60 ou 80 kilomètres des centres villes".

Il va de soi que, pour moi, et, en théorie du moins, dans le paysage français, ce qui se situe à plus de cinq (disons) kilomètres d'un centre ville, c'est la campagne. J'ai grandi près d'une petite sous-préfecture. Quand j'avais six ans, mes parents ont fait construire une maison à la campagne, c'est-à-dire à douze kilomètres du centre ville de Dax. Sur la route qui nous conduisait quotidiennement de la maison à l'école (au collège, au lycée), il y avait plus de bois et de champs que de maisons. Cela a bien changé, depuis, d'ailleurs (et par un effet dont mes parents, dois-je le dire, furent pionniers : toute une génération a souhaité bâtir sa propre maison neuve plutôt que de rester en ville, en proche banlieue, ou retaper une ferme déjà bâtie), de sorte qu'un politologue peut désormais, sans ambages, déclarer que le "péri-urbain" se situe "à 60 ou 80 kilomètres des centres villes".

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