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samedi, 27 octobre 2018

Marie-Octobre (Duvivier, 1959)

Regardé hier un des derniers films de Julien Duvivier, Marie-Octobre (1959), beau huis-clos en noir et blanc, avec une pléiade d'acteurs comme on dit. Plus que le scénario, c'est la mise en scène (cadrages, accentuation des tensions, mouvements de caméra) qui est très influencée par le Twelve Angry Men de Sidney Lumet (1957).

Tout, dans l'écriture du film, a quelque chose de littéraire, d'un peu archaïque, jusqu'au jeu terriblement empesé et emprunté de Danielle Darrieux. Les dialogues de Jeanson sont savoureux — finement ciselés pour user d'un autre cliché. Mais cela n'est rien, ne saurait faire un film. Heureusement que la mise en scène, justement, sauve la mise.

(L'année précédente, Claude Ollier publiait La Mise en scène, premier tome de sa Règle du jeu.)

J'ai lu quelque part, en pianotant sur le smartphone, que Duvivier avait enfermé les acteurs pendant les trois semaines du tournage, et même qu'il ne leur aurait révélé l'identité du coupable qu'avant de tourner les dernières scènes, afin que, dans leur jeu même, tel ou tel ne se sache pas incarner un innocent ou le coupable. Je ne retrouve pas cette information, mais il ne doit pas être courant que les comédiens ne connaissent pas la fin du film avant le tournage.

 

08:21 Publié dans Tographe | Lien permanent | Commentaires (0)

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