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dimanche, 19 juillet 2026

Suisse, jour 5

Ce dimanche, après un solide petit déjeuner, le temps maussade nous a emmenés à Schwyz, jolie bourgade un peu figée dans le temps et où nous avons un peu gagné les hauteurs avant de redescendre par l’impressionnant Kollegium. Le long du lac de Zug, nous avons également fait une petite promenade, histoire de regarder avec les jumelles les grèbes, les foulques et surtout la centaine de cormorans massés de façon grégaire, qui voletant, qui plongeant, qui se laissant porter par l’eau. À Zug, comme le soleil s’était enfin levé, nous nous sommes baignés : l’eau du lac n'est pas du tout froide (c’est cela, la plus grande surprise du séjour) et l’espace aménagé pour les baigneurs tout à fait agréable : pelouses, plateformes de planches... Dans l’après-midi, nous nous sommes rendus presque par hasard à Einsiedeln, pour y découvrir un monde fou, un ensemble abbatial colossal (difficile de dire si c’est beau) où l’on croise sans cesse des moines bénédictins qui s’entretiennent avec les fidèles et qui est un des principaux lieux de pèlerinage du pays, en raison de sa Vierge noire (tout à fait sans intérêt au demeurant, mais je suis un sale incroyant). Comme souvent, le village n’a aucun intérêt.

 

À l’hôtel Platten, pour notre dernier soir en surplomb du lac des Quatre Cantons, nous avons robustement dîné de spätzli, et j’ai enfin goûté l’Appenzeller Weizenbier. (Comme j’avais mal compris ce que m’avait expliqué la serveuse le premier soir, je croyais que c’était de la bière blanche, weißes Bier, alors que c’est de la bière de froment, Weizen.)

 

[Ai-je le droit d'écrire que je regrette de ne pas avoir volé un des hymnaires quadrilingues de la cathédrale de Soleure ? je n'en ai pas retrouvé depuis.]