mardi, 17 avril 2007
Orbe orange offrande

Pourquoi noir, à avoir froid, je vois ici un croissant de lune poussant monstrueusement sur le corps décapité d'une... d'une quoi ? d'une sardine ?
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Sûr, vaut mieux recycler.
23:57 Publié dans Fous d'avril | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Photographie, Ligérienne, Poissons
Mardi craves
À midi tapant, j'ai observé le manège de quatre corbeaux (une corneille, un freux et deux choucas) qui fouaillaient et arpentaient de concert un champ fraîchement retourné le long de l'avenue Daniel-Mayer. Il est rare de voir les trois espèces ainsi réunies, dans un semblant d'harmonie parfaite.
Pendant que je nettoyais les vitres des pièces du premier étage, je voyais, comme dans un cadrage que traversait énergiquement le chiffon vert clair, A. et son ami M., venu pour l'après-midi, vaquer à leurs jeux, dans le jardinet. Les camions benne ne transportent pas tous de la terre ou du gravier. Au déjeuner, on a évoqué les chocards et les craves.
Il y a quinze mois, à vue de mémoire, j'avais publié une série de photographies de l'avenue Maginot. C'était lors de la précédente vidange (j'ai un peu tardé).
15:05 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Ligérienne, écriture, Photographie
Julien Jacob à Jouy-en-Josas

Ce fut un des jours les plus importants de sa vie. Un public enthousiaste, dans la salle des fêtes, très moderne, de Jouy-en-Josas. Des spectateurs et des spectatrices venus le féliciter de son concert, et de sa démarche musicale.
On ne parlera pas de ‘déclic’, car le déclic avait eu lieu bien longtemps avant, quand, humant, fredonnant, éventuellement hurlant, il s’était dit qu’il pourrait un jour faire un disque dans une langue semi-inventée, faite de sons recherchés et d’apparents borborygmes. Un journaliste malin (était-ce des Inrockuptibles ou de L’Echo des Savanes) avait parlé de ‘borborythmes’. C’était un peu idiot, mais assez vrai.
Donc, ce jour-là, dans la salle des fêtes de Jouy-en-Josas, Julien avait fait le plein. Le plein de spectateurs et le plein d’émotions. Un trop-plein, quasiment. Il avait chanté de sa belle voix, plus assurée que jamais, avec Les Messieurs, ses deux acolytes, à ses côtés.
Ce soir-là, il avait choisi de commencer, comme dans le disque (et contrairement aux quelques autres concerts), par l’incantation
Wol wol Wol métil donmé
Ya wol métil don
Wol métil donmé
Il avait commencé sans musique, à voix basse, a capella, dans une quasi obscurité, pour capter l’oreille. Et, de là, tout s’était enchaîné comme par enchantement. La musique avait quelque chose de magique. Il se souvint de son père, qui parlait si bien des rites qu’il avait connus enfant. Jamais pourtant il n’avait trépigné. Pour démentir un peu certains propos exagérés entendus ci et là. Il était resté digne, se cantonnant, pour l’envoûtement, aux seules vibrations, aux seules variations de sa voix.
Il avait pensé au premier cri poussé, il y avait juste trente-six ans de cela.
G.C., 21 mars 2001.
09:00 Publié dans Fous d'avril | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Musique, Afrique, écriture

