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samedi, 29 septembre 2007

Roderick Random for Dummies

" He gets into bed with about any woman stupid enough to get into the book." *

(Andrew Varney. References here.)

 

* Il se retrouve au lit avec toutes les femmes qui sont assez idiotes pour se retrouver dans le livre.

(Embarras traductif : comment rendre le jeu de mots, doublé d'une symétrie, que constitue get into ? La traduction ci-dessous est un peu curieuse, gauche. Surtout, ça efface en partie le côté "macho" du narrateur : se retrouver au lit avec une femme n'est pas la même chose que la culbuter, la sauter, etc. J'avais pensé aussi à employer le verbe fourrer, avec une variation actif/pronominal : Il fourre dans son lit toutes celles qui ont été assez idiotes pour se fourrer dans le livre. Mais on ne se fourre pas dans un livre ; on s'y fourvoie, à la rigueur, au sens où l'entendait Varney. J'ajoute que je n'ai pas relu Roderick Random depuis mes années oxoniennes, une poutre.)

Hapax

Sur la trentaine de billets publiés au cours de la dernière quinzaine, un seul n'a reçu aucun commentaire.

Je me demande bien pourquoi.

Ici ou à Espalion, ambitionnons l'impulsion !

Quoique je sache que je devrais me retenir, c'est plus fort que moi : il suffit que je tombe sur le blog d'un homme ou d'une femme politique et que chaque texte soit truffé de fautes de français (orthographe, grammaire, syntaxe) pour que je laisse un petit commentaire moins assassin qu'inutile. Ainsi, ma dernière trouvaille est le site d'un certain Christian Caviale, qui, en un seul billet (le dernier publié), écrit tout de même quelques belles insanités linguistiques. Florilège qui pourrait servir d'assise à un cours de syntaxe française :

  • La presse locale (Centre Presse) titrait deja en 2004 mon appartenance au Parti Radical. (Titrer n'est pas transitif. Oublions les accents passés par pertes et profits.)
  • Je suis un Radical Valoisien appartenant donc à l'UMP. (Usage abusif du participe présent, sans virgule de surcroît.)
  • Je suis un citoyen dans la cité qui réclame toujours plus de transparence. (Là, M. Caviale, c'est la cité qui réclame quelque chose. Espalion personnifiée ?)
  • ... un nouveau souffle, que je veux impulser à Espalion... (Impulser un souffle ???)
  • ... dégager la quintessence même de l'intérêt général... ( !!! )
  • La démocratie à Espalion mérite une meilleure respiration républicaine qui est au bord de l'étouffement.  (Décidément, M. Caviale a une conception très "innovante" de l'usage des propositions relatives. Que serait-ce s'il détenait un quelconque pouvoir ?)
  • ... cette impulsion radicalement républicaine que je veux ambitionner... (Oui, voilà un bon programme & un excellent slogan en bon charabia : ambitionner l'impulsion.)

 

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Petite remarque annexe, au cas où, une fois les fautes corrigées, M. Caviale s'avisait de nier les bourdes innombrables que je lui reproche : j'ai, bien entendu, conservé une copie de son billet dans son état original.

Il fait toujours beau

Soleil sur les vitres, je voulais profiter de la douceur de cette belle après-midi de septembre finissant en ouvrant justement les fenêtres. Le disque qui se lance n'est autre qu'Il fait toujours beau du tentette de Stan Laferrière, musique finement cuivrée et on ne peut plus opportune. Malheureusement, les bricoleurs du samedi (qui sévissent aussi le dimanche, le mercredi, etc.), cette engeance maudite, font résonner dans le quartier, qui les crissements de sa perceuse, qui les raclements de son kärcher. On referme alors les fenêtres.

9ed8c55a6ae18249aa2c19c5ecb15604.jpgL'autre jour, en voiture, je suis retombé dans une cuve de Dexter Gordon (les enregistrements en quartette, avec Bobby Hutcherson au vibraphone en surnuméraire pour certains titres). Grande bouffée de bonheur, non seulement (comme toujours) en me remémorant l'époque où j'écoutais cette musique joyeuse, mais aussi par la grâce même de ces arrangements d'un bop sans complexes, sans pointillisme, sans finasseries, et pourtant diablement beau. Le titre qui me donne le plus envie de m'époumoner, de profiter des heures heureuses ici-bas, est, par bien des côtés, l'un des plus "datés" (Le coiffeur).

Pendant quelques bons moments, au début de cette redécouverte, je ne pouvais m'empêcher de comparer défavorablement, dans mon for, les versions de Dex avec celles de Miles & Trane (un sommet, il faut avouer). Puis, en fin de compte, lentement, langoureusement, Dexter Gordon et ses acolytes m'ont fait oublier les fulgurances de Davis et de Coltrane, et j'ai pu apprécier notamment cette autre vision, lecture, version de Love for sale.

Tandis que j'écris ces lignes, Stan Laferrière se démène au Fender sur Grolomelematch, troisième titre mi-joyeux mi-torturé de l'album cité ci-avant (cela entre l'alto d'Olivier Zanot et le ténor de Thomas Savy). Il fait toujours encore beau. Ah, se promener dans la rue en s'époumonant, sur tant de démesures...

Pan dans les dents !

" I'm not a cultural historian, so you'll have to bear with me, as I'll be prone to say what I want. Or possibly that makes me a cultural historian." *

 

(Andrew Varney.

International conference on Justice hosted by the GRAAT.

Sept. 29, 2007. 9.11. a.m.)

 

* Je ne suis pas historien des cultures ; il faut donc se montrer indulgent à mon égard, car je risque de dire un peu ce qui me passe par la tête... à moins que justement cela ne fasse de moi un historien des cultures !

15:01 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (0)

Cherchez l'erreur

Tout ceci est d'une infinie logique : le président qui veut que les Français "travaillent plus" demande à son ministre de l'Education nationale de mettre en place une réforme grâce à laquelle les enfants apprendront à travailler moins et à ne se lever le matin que 4 jours sur 7 au lieu de 5 précédemment... Cherchez l'erreur... Un gros cadeau aux professionnels du tourisme, peut-être ? Non, je dois rêver...

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Hier soir, après une grosse journée, je me rappelais combien, enfants, nous aimions le samedi matin. Se lever et aller à l'école le samedi matin n'avait pas le même goût ; à la récréation du samedi matin, c'était toujours les meilleures parties de billes ; le samedi après-midi, on jouissait d'avoir tranquillement travaillé le matin et de pouvoir batifoler, jouer, promener.

Le soir même, au dîner, sans que le sujet ait été suggéré par moi ni par ma compagne, Alpha nous disait combien il aimait aussi le samedi matin.

( ... sans compter qu'un tiers des élèves arrivent en sixième sans savoir lire ni écrire, en grande partie parce que leurs parents ne suivent pas leur travail scolaire ... on va peut-être arriver à un taux inégalé de 50% de bacheliers qui ne savent pas écrire une phrase de quatre mots ... tout est possible ... )

06:45 Publié dans Indignations | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Ligérienne