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jeudi, 07 juillet 2005

Gisants de Bueil

Bueil-en-Touraine, joli village qui semble s’être arrêté de vivre ou, à tout le moins, de frétiller, vers les années soixante, n’a, au moins, aucun des désagréments de ces communes rurales, qui, pour être paumées, n’en sont pas moins agrémentées de divers panneaux publicitaires, ronds-points hideux, qui n’ont, en bref, que les inconvénients de la civilisation sans en avoir les avantages.

La collégiale est un ensemble assez colossal, qui, sans déparer, se trouve en léger porte-à-faux avec les dimensions actuelles du village. Le plus remarquable, ce sont les quatre gisants de la famille des Bueil, que toutes les sources font remonter au XVIème siècle, mais dont j’ai lu sur un site Web qu’ils avaient été « reconstitués ». Sont-ce des copies, ce qui, après tout, ne serait pas si surprenant étant donné leur exceptionnel état de conservation ? Ou ont-ils été restaurés ? Dans tous les cas, ils méritent, à eux seuls, le détour.

Il y a aussi, dans la collégiale, plusieurs statues admirables, une fresque peinte, un dessus de fonts baptismaux en bois sculpté, très beau.

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En écoute : « Beau bateau » (Dick Annegarn, Plouc, 2005)

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Les mots ont une orthographe : « grez »

Suite à notre visite du château de Champchevrier, il y a une dizaine de jours, le châtelain m’a rappelé, n’ayant pas trouvé mon adresse électronique, pour me donner la définition et l’orthographe du terme technique qu’il avait employé pour parler des défenses supérieures des sangliers, et qu’il empruntait au Traité de vénerie générale de Robert de Salnove, dont la première édition remonte à 1655.

Tout cela sur répondeur, car j’étais absent. Je lui sais gré de m’avoir appris et confirmé ce mot, que j’avais orthographié « graies », me semble-t-il, dans la note relative à notre visite.

Je donne, en suivant, la description, trouvée sur la Toile, d’un exemplaire original de l’ouvrage cité :
SALNOVE (Robert de). La Vénerie royale divisée en IV parties ; qui contiennent les chasses du cerf, du lievre, du chevreüil, du sanglier, du loup, & du renard. Avec le denombrement des forests & grands buissons de France . Paris, Antoine de Sommaville, 1665. 4 parties en un volume petit in-4°, veau, double filet doré encadrant les plats, armoiries au centre, pièce d?armes aux angles, dos à nerfs orné du même motif (reliure de l’époque)

Dolmen de la Grotte-aux-Fées

Si l’on excepte un étron (humain) qui embaumait copieusement la première des deux « chambres », le dolmen de la Grotte-aux-Fées, près Mettray mais sur la commune de Saint-Antoine du Rocher, mérite la visite, d’autant qu’il est à espérer qu’il ne sert pas habituellement de lieu d’aisance.

Entre deux et trois heures de l’après-midi, mercredi, il n’y avait pas un chat à la ronde, quoique la commune ait fait aménager un petit parking à proximité ; je tiens d’ailleurs à saluer le fait que ni le parking ni le chemin ne sont goudronnés, et qu’il n’y a aucune poubelle de métal vert ou autre défiguration du paysage. Pour une fois, la commune, soucieuse certainement d’économie, a fait le choix de la sobriété et de la mise en valeur in absentia du site.

Le dolmen lui-même est assez impressionnant. J’ai lu qu’il s’agissait là du plus grand édifice monolithique préhistorique de Touraine, ce que confirme la taille extrêmement modeste, par contraste, du menhir de La Haute Barde, vu plus tard de la D 766.

Je me suis hissé sur le haut, le toit du dolmen, en gravissant l’une des pierres qui sert de paroi, et y ai hissé ensuite A., qui était ravi de se retrouver à l’abri des feuillages, au plus près de l’aspérité des roches mais aussi de l’horizon fuyant.

Parisnoïa

Ah, tout de même une bonne nouvelle: j'apprends que Paris n'a pas été choisie pour organiser les Jeux Olympiques. Nous échapperons donc à l'hystérie et au gouffre financier. Quand on voit ce que sont devenus les J.O., Pierre de Coubertin doit être content que le mistigri revienne aux Londoniens.

Tombeau de P.M. (sonnet)

---Peiné de cette figure austère,
Il s’accroche aux cordes de sa lyre.
Etonné de n’être cette pierre,
Roulant, fier, des cocards sans collyre,
---Rêve-t-il à ces sons qui le font
Entrer dans l’âge des colophons ?
---Même ne restant sourd aux prières,
Il s’accroche aux cordes de sa voix.
---Comme il, en ces temps de désarroi,
Hâle son front couleur de bruyère,
Etonné de n’être ce pavois,
Lui, de naître aux sursauts vifs du lierre
Où, l’arbre arraché, fier il s’empierre,
Terrible, métamorphosé, froid.