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dimanche, 14 août 2005

Châteaux

Une interlocutrice, ou lectrice, m’a demandé il y a déjà lurette si je n’étais pas, par hasard, nostalgique de l’époque où florissait, en France, l’aristocratie. Cette question venait à la suite de plusieurs notes consacrées à des visites de châteaux. Suis-je un nostalgique de l’Ancien Régime? Nullement, en fait. J’ai reçu une bonne éducation, j’allais écrire “jacobine”, mais on préfèrera “républicaine”… enfin, bref, j’ai toujours été très sensible, dans l’Histoire de France, aux acquis de la Révolution, aux privilèges, aux inégalités entre les Etats, aux servitudes, aux hypocrisies du clergé, aux diverses trahisons de la cause du peuple qui ont émaillé le 19ème siècle, et dont l’usurpation du Second Empire n’est pas la moindre.

En revanche, si je n’ai rien d’un aristocrate, j’ai le goût de l’architecture et des belles choses, aussi suis-je facilement contenté, ou ravi, en visitant des châteaux où se trouvent: du beau mobilier; des tapisseries du XVIIème représentant, dans des couleurs passées mais fortement contrastées cependant et, de ce fait, émouvantes, des scènes mythologiques, guerrières ou champêtres; des toiles, des cabinets, des chambres, et, surtout, de remarquables bibliothèques comme je rêve un jour d’en pouvoir installer une chez moi.

Je ne suis donc pas exempt de la rêverie châtelaine, qui remonte à l’enfance, et à l’occasion de laquelle on se surprend à imaginer sa vie dans un joli manoir, ou un robuste castel, ou une splendide demeure seigneuriale. Mais l’aristocratie, en particulier les générations actuelles, ne me fascine aucunement.

Je repensais à cela, car la lectrice me demande, pour quelque temps, de ne plus lui écrire car elle ne sera plus chez elle. Mais peut-être lira-t- elle mon blog. Je ne joue pas le jeu. Mais je dois admettre que je repensais à cela à la veille d’une probable virée touristique dans le Gers, qui doit enfin nous conduire à Plieux, que nous vîmes il y a cinq ans mais qui était fermé, et ce du fait que Renaud Camus, propriétaire du château de Plieux, fait souvent état de cette puissante rêverie châtelaine, ou de l’attrait sur lui du fantasme immobilier.

Si elle a lieu, ce qui n’est pas certain, cette virée sera le dernier feu de vacances bien sages, car nous passerons ensuite dix jours à Hagetmau, d’où il nous sera impossible de bouger autrement qu’avec A. ou mon beau-père.

18:40 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Elle te lit.

Écrit par : la lectrice | dimanche, 14 août 2005

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