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lundi, 10 mars 2014

Lettre couverte à Édric Klapisch

Cher Cédric Klapisch,

 

attablé, au grand soleil pré-estival de cet avant-printemps, devant mon assiette kebab, place du Grand-Marché, à Tours (celle qui est désormais connue sous le surnom de “place du Monstre”), je vis passer un jeune homme, probablement coréen, lequel arborait un t-shirt griffé STOCKHOLM tout en conversant dans un espagnol de fortune avec des étudiantes qui avaient l'air américaines.

Je suis disposé à vous laisser les libres droits de cette véridique anecdote en vue de votre prochain film, Le Coussin berlinois, mais à condition, toutefois, que vous puissiez m'arranger un rencard avec Kelly Reilly.

Avec ma considération,

GC

 

mercredi, 12 février 2014

Une mésange

Une mésange à longue queue, le 12 février, fait mille acrobaties dans le néflier au moment où j'écris ces lignes et note qu'il y a vingt-et-un ans que mon arrière-grand-mère mourut.

samedi, 04 janvier 2014

Signets peints

Essayant de rester concentré sur la Deuxième de Mahler (par Abbado, toujours le coffret), je lisais le livre XXXV de l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien (très instructif *), la chatte sur les genoux — et figurez-vous que cette andouille de bestiole, qui semblait profondément assoupie, calée entre mes cuisses et mes genoux, n'a rien trouvé de mieux que de prendre le signet du Pléiade, qui ballait mollement non loin de son museau, pour un fil de pelote et donc de s'y attaquer, elle qui est si peu joueuse. Il va de soi qu'elle s'est coincée une griffe dans le dit signet tout en le lacérant. Après avoir décoincé la griffe de la demoiselle (sur un violent passage cuivré), j'ai repris ma lecture, en veillant à maintenir le signet (en partie effiloché) entre ma main et la couverture du Pléiade.

 

* Il serait tentant (mais cela n'a-t-il pas été tenté ?) de proposer, pour chaque tableau signalé par Pline, la plupart d'entre eux n'étant pas véritablement décrits et beaucoup étant perdus, une version imaginaire, esquissée, dont le titre serait, à chaque fois, et par exemple

ASTYANAX par Callimaque

— (titre imaginaire).

samedi, 28 décembre 2013

Une partie de décembre

Pendant cinq jours, Alpha ne va pas faire de saxophone. Ce sera la première fois, depuis qu'il a commencé les leçons, en septembre 2011, qu'il passera plus de deux jours sans faire son quart d'heure quotidien.

Hier, il a plu et fait gris presque sans discontinuer. 

Avant-hier, il faisait très beau, et nous n'étions pas les seuls à avoir eu la (mauvaise) idée de descendre en centre ville en bagnole pour aller visiter l'exposition (remarquable) de photographies de Vivian Maier. Écrire un billet.

 

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Hier soir, Une partie de campagne de Depardon ; quelques facilités dans le montage, mais le témoignage demeure, très vivant. On s'étonne que VGE ait désavoué “son” cinéaste. Il ne s'attendait pas à ce film, mais à quoi s'attendait-il ? Tout a l'air tellement mis en scène, à commencer par ce candidat (Ministre d'État, tout de même) qui conduit lui-même sa 504 sur les boulevards parisiens et les routes de France ! Depardon a dû refuser de filmer VGE aux commandes des bimoteurs, mais c'est tout juste.

Ce qui frappe particulièrement, c'est le flegme impressionnant du présidentiable, jamais pris en défaut. Que, durant l'annonce des résultats du second tour (et au cours de l'heure entière qui précède), il soit seul en face du téléviseur, voilà qui n'est pas concevable, qui est nécessairement bidonné ; toutefois, la vérité profonde de VGE semble transparaître dans cet homme nonchalant qui n'a, pour autre antienne, à l'heure de son élection, que de répéter à plusieurs reprises à son correspondant téléphonique (Poniatowski) combien il trouve « assommant » que D'Ornano, à qui il l'avait expressément défendu, se soit rendu sur un plateau de télévision.

Les belles images de Paris, dans la dernière scène, m'ont permis de vérifier ce que je ne savais plus, ou n'avais jamais su, à savoir que le Ministère de l'Économie et des Finances avait, jusqu'au début des années 90, son siège au Louvre.

jeudi, 26 décembre 2013

Moments “post”

J'avais cru voir, sur le réveil à aiguilles phosphorescentes, qu'il était six heures et demie, et en fait, c'est cinq.

Toujours ce bruit au niveau de l'aération des toilettes du rez-de-jardin, et qui, dans le placard de la salle d'eau de l'étage, se confirme en bruit de fuite, sans que je comprenne rien aux différents robinets de raccord qui y sont situés, sans déceler surtout la moindre fuite.

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Hier après-midi, promenade dans le quartier, et une maison banale mais jamais remarquée, rue François-Viète, peut-être.

jeudi, 05 décembre 2013

Fioles

2013-12-05 10.28.50.jpgCe matin, afin de marquer la journée de grève qui me permet de passer quelques heures en tête à tête avec Oméga (comme il y a trois semaines — nous étions allés promener, et au restaurant — d'où le caractère particulièrement positif du mot “grève” pour lui), mais aussi de célébrer par un geste domestique anodin le fait que nous ayons fini de rembourser avant-hier notre emprunt immobilier (de sorte que nous sommes propriétaires de notre taudis pavillon), je viens de débarrasser de ses infimes flacons d'épices la minuscule étagère surplombant la hotte aspirante, de la récurer (ce qui n'avait jamais été fait depuis cinq ans, je crois (nous ne sommes ni crades ni bordéliques, mais on n'est pas du genre à passer nos journées chiffon et éponge à la main non plus)) puis de replacer les fioles avec précision, de manière moins anarchique, tout en notant que la date limite est largement dépassée pour certaines d'entre elles, ce qui ne pose aucun problème, le seul risque étant que les épices soient un peu frelatées, passées de goût, et ce qui m'a rappelé aussi le roman de David Markson, Wittgenstein's Mistress, qui est l'un de ceux que m'évoque le plus régulièrement tel ou tel minime geste du quotidien, magnifique roman.

lundi, 25 novembre 2013

╔ la parole des poivrots ╩

la parole des poivrots 
comme tombent leurs pantalons
télé allumée numéro 
17 ▬ hits de Céline Dion

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dimanche, 24 novembre 2013

Lever silences

Mardi dernier, lisant, à la Bibliothèque des Lettres de mon université, un roman rare, introuvable, jamais réédité, emprunté grâce au service du PEB et qu’il était impossible de sortir de l’enceinte de ladite Bibliothèque, je commençai à prendre des notes, mais très vite je fus frappé de lire, ici et là, de loin en loin, un alexandrin. Je notai le premier, qui se trouvait à la première page. Puis il me vint l’idée de noter tous ceux qui pourraient, au moins au jugé – car le résultat final d’une telle opération est difficile à anticiper –, constituer, in fine, un sonnet.

Je me retrouvai donc à lire, à la hâte, de manière particulièrement vigilante, la première moitié de ce roman, tout en fixant une part non négligeable de mon attention sur le sonnet en cours, que j’ai pu achever après moins d’une centaine de pages lues (donc, bien avant que je m’interrompe) et dont je donne ci-dessous la version typographique définitive, qui comporte aussi, en exergue, un envoi et un sonnet de nombres.

Le fragment initialement prévu pour le vers 3 n’offrant pas une rime parfaite, il a été rebuté, au profit d’un emprunt extérieur. Le titre du sonnet est une anagramme du titre du roman

 

 

Lever silences

À mon amie la Colonelle.

 

Sa mise originale me plaît tout à fait :

Un canotier uni, comme les saints leur nimbe.

La reine de la fête nageait dans un limbe ;

Ce corps luxuriant l’étonnait, le déroutait.

 

Par une bonne humeur qui les attendrissait

Ce n’étaient que carquois et que torches flambantes

L’œuvre était d’une écriture alerte, pimpante,

Depuis que sa réputation s’élargissait.

 

Les passants, des êtres légers, ouatés de songe

Et dont les doigts de carabin, fumés sous l’ongle,

Indiquaient que l’Invisible était nul pour elle.

 

Par-dessous la voûte noire des marronniers,

J’ai rarement vu d’auscultation plus belle :

La cape de drap jaune avec le canotier.

 

Blouson, usures — 13-1-X-18-51-12-38-72-43-52-64-78-56-59

samedi, 05 octobre 2013

Rangement

Samedi matin, ranger enfin mon bureau.

Ou plutôt, ce faisant – et c’est pourquoi ça doit toujours prendre du temps – accomplir les menues tâches en suspens qui le laissent en bazar.

Signer et mettre sous enveloppe le TIP des taxes foncières #1.

Signer et mettre sous enveloppe le TIP des taxes foncières #2.

Signer et mettre sous enveloppe le TIP du troisième tiers de l’impôt sur le revenu.

Ranger l’appareil photographique, la carte SD de rechange et les deux clés USB à leur place.

Ranger le volume des sonnets de Mickiewicz et celui, bilingue, récemment, paru, très beau quoique parfois bizarrement traduit, d’Arun Kolatkar. [S’apercevoir qu’il n’y a plus de place sur le rayonnage des « Orphée ».]

Remettre dans le cartable, à destination de mon bureau aux Tanneurs, une petite pile de fiches vierges.

Mettre divers papiers dans le bac du papier à recycler (dont billets de train pour Bordeaux et vieux Courrier international qu’il ne servirait à rien d’archiver).

Ranger deux « Pléiade » à leur place (Michaux III et Jeux et sapience), ainsi que Der Spaziergang, dont je n’aurai décidément pas le temps, d’ici longtemps, d’achever la relecture.

Mettre dans le cartable, afin de les rendre à la B.U., les exemplaires du Livre de corps de policie et de l’Epistre Othea (le premier m’a gonflé, le deuxième – pas lu en entier – est très chouette).

Remettre la batterie dans l’ordinateur portable noir, et ranger dans son tiroir le netbook blanc.

Il reste, sur le bureau, notamment : livres à chroniquer (…), traduction/thèse en cours de relecture/révision, notes manuscrites suite à la réunion avec Manuel.

 

lundi, 01 juillet 2013

1er juillet — Tirelipinpon

Un lundi matin où on se réveille, à 5 h 30, aux cris cauchemardeux du fils cadet, et en ayant presque aussitôt dans la tête – et sans aucune raison à cela – Le Tirelipinpon sur le chihuahua, c'est le genre de lundi dont on se dit, non, joker. Et puis finalement, pas vraiment, à midi on peut toutefois s'enorgueillir d'avoir transvasé, dans un dossier personnel créé sur l'ordinateur du bureau 45bis, la quasi totalité des fichiers qui traînaient sur des clés USB et sur l'ordinateur du bureau 44, mais aussi d'avoir fait du rangement, encore, dans ce fameux bureau 45bis, avec force cartons de ramettes rapportés de l'Imprimerie (au sous-sol), et tout cela non sans avoir préparé les délibérations de L1 LEA. En rentrant chez soi, seulement pour le déjeuner, on a même récupéré un présentoir Furby histoire de faire rire les enfants. Il fait très beau, enfin. Donc on peut oublier Carlos.

 

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(D'autant que – je l'écris avant que quiconque ne l'écrive en commentaire – personne n'a la moindre raison d'avoir Le Tirelipinpon sur le chihuahua dans la tête.)

dimanche, 30 juin 2013

Notes, à la table carrée de métal noir

J'écris dehors. Il fait encore (bien) jour.

J'écris dehors, pour la première fois de la saison, si peu avant de partir, à la table carrée de métal noir.

La ville est un raffût.

La ville (même ici — surtout ici (dehors)) est un chambard. Merles, certes, grenouilles, mais surtout grondement ininterrompu de véhicules dont le son me parvient de la deux fois deux voies.

Vivre en ville me semblait quelque chose d'atroce, enfant ; je ne suis pas certain d'avoir tout à fait changé d'avis.

 

image201306300008.jpgOmissions. Le prunier a beaucoup forci. Quand le réverbère s'allumera, je ne pense pas pouvoir, comme les autres années, lire à sa lumière, sous le prunier.

La ville (même ici) a ses verdures, contraint de faire, autant que possible, pousser arbustes, buissons, arbres.

 

Trille du merle à l'instant, bonsoir.

La ville est un raffût. ——— Questions. Ce matin, en surveillant Oméga cycliste, j'ai lu, sur le rond-point, les quatre premiers chapitres des Lieux-dits.

Bergounioux aussi me raccompagne (ses carnets (: son journal)).

mardi, 28 mai 2013

Momentané instantané mardi (soir) inepte

Images de La Rochelle, d'Angers, de Brive — de Cracovie où je ne suis jamais allé.

 

Epuisement. Il paraît que ça passe, tasse.

Le soir, je ne parviens pas à lire plus de quelques pages d'Atlantis, qui — avec tout ce que je lisais par ailleurs — a fait du surplace. Et je voudrais commencer La Saison des prunes.

 

On n'oublie rien de rien.

Soit.

lundi, 13 mai 2013

La Sainte Trinité

La Sainte Trinité. Site Tanneurs, lundi 13 mai 2013.

En bas : immense radiateur, signalant un système de chauffage éteint depuis début avril (or, il fait 15° dans certaines salles).

En haut à droite : « toile » de Nico Nu.

En haut à gauche : ancien logo de l'Université, qu'il nous est interdit d'utiliser depuis 2007 (au point que nous avons dû jeter des milliers de feuilles à en-tête) mais qui est peint sur ce mur, dans un lieu très fréquenté, sans que personne ne s'en émeuve (et sans aucune espèce de sens, au demeurant).

dimanche, 05 mai 2013

Considérations météorologiques oiseuses

Un billet météorologique, ou saisonnier, c'est de saison, il me semble que jamais comme cette année on n'a parlé, partout, de météo. Peut-être est-ce dû au fait que les effets concrets du « changement climatique » commencent à se faire sentir de manière patente pour tout le monde... [Je me rappelle avoir été frappé, quand j'ai lu les carnets de Claude Ollier (ce devait être en janvier 2012), de lire, sous sa plume, à quel point il lui semblait évident, à lui, qu'il faisait plus froid qu'avant, ou que les hivers étaient de plus en plus froids.]

Aujourd'hui, alors que nous devons aller faire un tour à Saint-Etienne de Chigny le matin, et que j'ai promis à Oméga de l'emmener voir un match de football de premier plan (c'est Notre-Dame d'Oé qui reçoit... qui reçoit... qui reçoit je ne sais plus quelle équipe de quelle commune ligérienne) à trois heures de l'après-midi, on nous promet le retour du maussade, après à peine deux jours, sinon de chaleur, du moins d'assez beau temps. 

Hier, pour la première fois de l'année, j'ai pu lire dehors, sur la terrasse, en chemise, pendant un petit moment (il est donc faux que j'aie peu lu, hier, ce que j'écrivais à neuf heures du soir, et ce d'autant plus que j'ai beaucoup avancé Les Enfances Chino entre dix heures et minuit (Renaud Camus signale dans son journal 2012 que Pierre est un ardent lecteur de Prigent)), alors que l'an dernier (tiens, à la seconde même, passage du beau chat gris et blanc sur la terrasse (celui que je soupçonne de s'être introduit dimanche dernier au sous-sol par la chatière et d'y avoir pissé)) nous avions eu une dizaine de journées tout à fait pré-estivales au mois de mars, ce qui était largement exceptionnel. Je me suis rendu compte, en recherchant des photographies des 4 et 5 mai d'années précédentes, qu'en 2008, par exemple, nous déjeunions pour la première fois de l'année dans le jardin de notre précédente maison.

En 2006, nous étions à Vitré et Combourg, où, bien entendu (on ne change pas la Bretagne (quoiqu'il semble que ma sœur ait, avec les siens, cette semaine, un temps tout à fait agréable à Perros-Guirec)), il faisait frisquet et humide.

Aujourd'hui, en tout cas, à la minute où j'écris ces lignes, cela fait vingt-quatre heures que le chauffage ne s'est pas relancé. Comme on sort d'un hiver curieux où il a semblé faire plus froid en janvier qu'en décembre, puis plus froid encore en mars qu'en janvier, c'était à noter. Que le printemps soit une saison de contrastes et de méchants retours de bâton, en Touraine, ce n'est pas inédit : en avril 2007, il y avait eu de très belles, très chaudes journées (souvenir d'une visite à La Chatonnière le jour du premier tour des élections présidentielles), alors que, fin mai, je devais relancer le chauffage afin qu'Oméga, qui venait de naître, ne transisse pas dans son petit lit à barreaux. (Début mai aussi, je m'en avise, avait été marqué par un vrai beau temps.)

 

(Comme à chaque fois que je manque d'inspiration, ou que ce que j'ai écrit me paraît ennuyeux, même à moi, je peuple a posteriori le texte du billet de liens. Comme si l'hypertexte n'était pas là pour qu'on en abuse...)

samedi, 04 mai 2013

Passade

Finalement, je pensais que c'était encore l'ordinateur portable, et il s'avère que c'est Flickr qui débloque, – ou, comme le veut la traduction habituellement proposée, sur ce site de photographies, de l'expression have the hiccups, qui « est dans les choux ». Bref, je voulais publier ce soir un billet métaphotographique, c'est râpé.

Très belle journée de véritable printemps.

Du ménage (un peu, pas assez) à l'atelier. 

Rien écrit, presque rien lu.

Pris l'air. Comme on disait. Comme on a pu dire. Comme on doit.

vendredi, 03 mai 2013

Le printemps, enfin ?

Qu'y avait-il dans l'air hier ? Etait-ce le contraste avec la veille, si froide et pluvieuse ? En effet, quoiqu'il y ait eu quelques journées plus chaudes ou plus ensoleillées en avril, je me sentais d'humeur quasi estivale, l'après-midi, dans les rues de Tours. De même, Alpha nous a confié qu'il avait infiniment plus de plaisir à jouer du saxophone quand il fait beau (il avait des sensations similaires à celles de l'été dernier, et des étoiles dans les yeux en l'expliquant) – cela ne l'a pas empêché de s'exercer tous les jours, même au creux de cet interminable hiver.

 

Ce matin, toujours dans le vieux Tours, j'ai inauguré, avec le minable appareil photographique de mon smartphone (comment dire autrement ? il doit bien y avoir un québécisme plus ridicule encore que le franglais...), une nouvelle série, qui pourrait se nommer Blue Shoes... mais je vais chercher à compliquer les choses, pour ne pas changer.

mercredi, 01 mai 2013

Mi-printemps (?)

En à peine quatre ans, le terrain côté rue s'est beaucoup bosselé. Sous les deux cognassiers en fleur (de belles fleurs roses qui, avec leurs feuilles, semblent promettre mieux que le lourd fruit jaune et lui-même bosselé), plusieurs repousses, comme je l'ai fait remarquer dimanche à Oméga. Certains de ces jeunes cognaissiers ont peut-être deux ans ; ils finiront par ne plus avoir assez de lumière et par s'étioler, certainement.

Hallebardes ce matin, puis ça s'est calmé, avec toujours ce froid. Mauvaises nuits, je suis parvenu (dans Vue d'œil) au début du mois de mai 2012, précisément quand Renaud Camus souligne l'absence de véritable printemps : on se dirige tout droit, si la présente saison est représentative, vers des années à deux saisons : hivers humides plus ou moins rigoureux (8 mois) suivis d'un été de 3-4 mois plutôt instable. Cela fait déjà plusieurs années (dix, au bas mot) que le printemps et l'automne semblent rétrécir (reculer).

À midi dix, toujours une file régulière devant la boulangerie de la rue de Sapaillé — elle ne semble jamais désemplir, au moins le mercredi et les jours fériés, seuls jours où je peux (moi aussi ?) m'y rendre.

Mai ne promet rien de transcendant.

Le muguet n'a pas encore fleuri (quinze jours de retard ?).

mercredi, 10 avril 2013

Baby-sitting blouse

On en a connu, des baby-sitters. (Jeudi dernier, Stéphane et sa femme me parlaient de leur baby-sitter, un garçon, qu'ils ne paient que 6 euros de l'heure, ce qui m'a scandalisé – même si j'ai tenté – difficilement – de le cacher.) Toutes, à une légère exception (transitionnelle – 2008 peut-être, et la jeune fille n'est venue qu'une fois, du coup), étaient – sont – très bien.

Je salue celles qui me lisent, dont Corinne — et Lucie, qui a passé la nuit chez nous pour garder Alpha quand mon épouse, un dimanche soir, dut être voiturée en urgence à Olympe-de-Gouges, pour y accoucher d'Oméga. (Il ne me semble pas que Lucile ou Pauline risquent de tomber sur ces pages, mais je les y salue toutefois.)

 

Hier soir, N., que j'avais contactée il y a un peu plus d'une semaine, ne pouvant pas venir, finalement, ma femme s'était débrouillée avec une connaissance, liée à son travail, mais cette personne (qui allait nous prendre 15 euros, ce qui pour le coup était excessif dans l'autre sens) n'a pas pu se libérer, on l'a su suffisamment à l'avance, on a essayé de refourguer la place de théâtre, même pour rien, la place de théâtre qui nous restait sur les bras, bref, ma femme est allée seule au théâtre, est revenue dépitée, c'était nul, rien à sauver, et même pis que nul, il paraît que j'aurais détesté encore plus qu'elle, d'où deux conclusions : il faut vraiment arrêter d'aller au Nouvel Olympia (et/ou éviter comme la peste les textes de toute baudruche à la mode chez les théâtreux ou téléramistes (en l'espèce : Henning Mankell)), et on a économisé 45 euros que nous aurions été doublement furieux de devoir débourser. Donc, la vie est belle, et l'art dramatique de plus en plus berne.

Et autre conclusion, Cingal, tu abuses des parenthèses et des tirets.

dimanche, 31 mars 2013

Toujours, le Prieuré

Comme Oméga était venu avec nous dimanche dernier au Prieuré pour son premier concert « de grand » (deux Sérénades de Mozart et l'Octuor de Beethoven — il a beaucoup aimé et s'est très bien tenu), nous y sommes retournés, en ce dimanche de Pâques, afin qu'il puisse visiter pour de bon ce site, dont il se trouve qu'il est parmi les préférés de son frère.

"Avant le concert", v

Peu après notre retour (et un passage par l'île Simon, où sévissait un “contest” de skate et BMX), je  cherchais s'il y avait, dans ma galerie Flickr, des photos de ce foutu mardi il y a quatre ans, et notamment de la manifestation à la suite de laquelle je me suis retrouvé en garde à vue pendant cinq heures. Pas l'once, évidemment... mais, au plus proche, dimanche 29 mars 2009, de nombreuses photographies d'Alpha au prieuré Saint-Cosme, dont celle, que j'aime énormément, où, dans le déambulatoire à ciel ouvert, le programme du Printemps musical entre les mains, il scrute quelque détail hors champ, sans doute une voussure, peut-être la statue d'un des deux saints anargyres.

Il est rare que je cède à la tentation de l'intime, ou tout au moins du familier entre ces pages, mais bon, pour une fois : mes garçons sont beaux et formidables !

 

Prieuré de Saint-Cosme, de nuit. Vendredi 20 mars 2009. Pour ne pas finir sur une note trop sentimentaliste, et plutôt météorologique : il faisait très gris hier pour le dernier jour d'hiver, et un ciel bien dégagé aujourd'hui pour l'avènement de l'heure d'été. Le contraste, pour la luminosité, est saisissant.

samedi, 23 mars 2013

Bilboquet bastringue

Retour, après quelques mois à ne pas en trouver l'envie, le samedi matin, au marché de la place René-Coty. (Celui de l'Europe est plus proche, et a lieu le dimanche.) — Pas d'“horreurs” chez le fromager. Déception. Pas de seiche chez le poissonnier. Normal, ce n'est pas la saison. Pas de chou frisé chez le maraîcher. Là, il déconne. — Retour chez soi. Journée de quatuors.

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Je récupère des phrases d'exercice sur ce site, parce que mon fils aîné a été inscrit au concours. Et je m'aperçois que la majorité de nos étudiants de 1ère année LLCE et LEA feraient des fautes. Même les L3 se planteraient sur certaines phrases. Malheureusement, ça ne signifie que les quiz du site sont trop difficiles.

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In memoriam

There were two superior eels

at the bottom of the tank and they recognized each other like italics.

(Anne Carson - Autobiography in Red, VII)

vendredi, 22 mars 2013

Poignée d’heures

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Déjeuner au BarJu, qui a dû changer de propriétaire (plus classique, moins chichiteux, plus cher aussi – mais avec les insupportables interruptions (« Bonne dégustation » et autres) indissociables des restaurants contemporains), puis achat de nippes (godasses, futals) avant un détour par “Le Cosmographe” (qui ne s’appelle plus Les Amours jaunes depuis trois ans, là encore je semi-débarque), où j’ai acheté un recueil de Fitzgerald que je n’avais pas (mais lu, pourtant : The Diamond as Big as the Ritz), Suicide d’Edouard Levé, La langue maternelle de Vassilis Alexakis, La grammaire en forêt de Josée Lapeyrère, et enfin, in extremis, entr’aperçue sur une étagère, une monographie consacrée à Achille-Etna Michallon, dont je ne cesse de croiser le chemin ces temps-ci et qui, tenez-vous bien, avec son prénom volcanique, a tout de même peint des éruptions de Vésuve !

Contiguïté malencontreuse. Librairie Le Cosmographe, Tours.

Avant un déjeuner au BarJu

J'ai réservé au BarJu

Une table pour deux personnes :

Dans leur décor tu détonnes,

Tout comme un sépia de Franju.

 

À l'école, les daronnes

Et les pères, sans rogntûdju

À Tours pareil qu'à Fouju,

Te croisent sans faire des tonnes.

 

Ainsi passe le vendredi

Au soleil, l'après-midi

Venteux d'une promenade

 

Accompagne chaque regard.

Le soir, thé, whisky, limonade

Te coulent qu'il est bien tard.

 

mardi, 19 mars 2013

Une nouvelle cale

Avec une grande feuille (de format A2, je pense (une antiquité (un objet dont je ne connais même pas le nom français : paper board) se trouve dans la salle, et j'en ai déchiré une feuille))), j'ai confectionné une nouvelle cale, que j'ai reprise, et rangée soigneusement dans mon cartable pour la prochaine fois.

— — — — — — — 

C'est l'après-midi. Avant de repartir à la rencontre du poète castillan (et même valencien) Jaime Siles, j'écoute la Symphonie n° 5 de Per Nørgård. Même l'andante y gagne en férocité, le calme ne saurait durer. Harpe et piano — harpie à nous ? Longs vibratos, un peu d'hystérie, point trop n'en faut, une musique pour les ténèbres, ou par elles ?

lundi, 04 mars 2013

Sept colonnes

Cloîtré dans le bureau – il y fait trop chaud – je poursuis ma trace, mes tâches. Depuis six semaines, la maladie (banale mais défigurante) a creusé l’épuisement, de sorte que je me trouve sans ressort, capable seulement de faire ce que j’ai à faire au coup par coup, et au prix, à chaque fois, d’un effort de volonté qui, le reste du temps, semblerait ridicule et disproportionné. Je dois me dire qu’en écrivant ici ce paragraphe, je tente de reprendre pied – symboliquement ? En tout cas, tout m’épuise.

 

La nuit dernière, j’ai bien dormi. Bien, profondément. Au réveil, vers six heures, je me sentais reposé. Même si cette impression n’a pas duré, il était déjà essentiel de la ressentir. Et, à présent, je dois m’arracher à ce bureau (paperasses, relectures, lettres professionnelles) pour aller marcher au soleil, trouver le soleil.

 

Peut-être qu’après tout – après tout ça (j’en rirai ?) – il ne sera pas tout à fait trop tard pour adopter enfin l’emploi du temps.

 

jeudi, 17 janvier 2013

I'm no Babooshka

J'ai mis un petit moment à choisir la nouvelle épigraphe.

La précédente datait d'il y a au moins un an et demi.

C'était :

« J'ai connu la douceur de ne point connaître » (L'Empreinte)

 

Et j'ai passé un petit moment, aussi, à trouver des expressions figées avec chat et lapin. (Aucun rapport.)

 

dimanche, 13 janvier 2013

Fil brumeux

Matinée de dimanche. Brouillard.

On y voit à 40 mètres ; on distingue des formes à cent mètres — à tout casser.

Un bus de ville passe, toutes lumières éteintes.