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vendredi, 26 août 2005

Parc où rêve un pierrot lunaire

Un moineau dort à ma fenêtre,
Une vitre se désembue.
Je n'ai jamais, à ma vie traître,
Vécu tant toute honte bue.

Où était ce pierrot lunaire?
D'où venait ce piaf amoindri?
Nous entrons, ce jour, dans une ère
Où le regard nous attendrit.

Molto piano

"Piano Man", dont on nous a rebattu les oreilles, est une figure suffisamment énigmatique et dérisoire pour inspirer prochainement écrits plus ou moins distancés (comme L'Adversaire de Carrère pour l'affaire Romand) et téléfilms ineptes (attention aux redondances).

Réaux

Le château des Réaux, nous apprend un entrefilet paru dans Libération hier en page 11, vient d'être acheté par un homme d'affaires ukrainien. Nous l'avons visité en avril dernier, et, s'il est vrai que nous y avions été guidés par le souvenir déjà ancien de lectures (paceTallemant), aussi que nous n'y vîmes, hors le parc, rien d'absolument mémorable, je raconterai bientôt cette visite.

Deux débats passionnants

Je participe en ce moment à deux débats, encore timidement amorcés, mais passionnants. Vous les trouverez sur le blog de Gauthier et sur celui de Marione.

Vers les 400 commentaires

Je tiens seulement à signaler à mes lecteurs qu'il y a, à ce moment précis, 395 commentaires enregistrés dans ce carnétoile, et que l'offre faite à l'auteur du 300ème n'ayant pas reçu de réponse, le lot est remis en jeu pour cette nouvelle étape. (Il faut bien compenser l'insuccès des épitrochasmes!)

Addendum à Plieux (II)

J'oubliai de signaler aussi, entre autres désirs brûlants, que la visite du château de Plieux m'a donné l'envie de me replonger dans L'Inauguration de la Salle des Vents (Fayard, 2003), maintenant que j'en connais de visu le principal et éponyme personnage. C'est un roman admirable, qui, de surcroît, fut le premier que je lus lors de notre emménagement dans la maison de Tours, où je viens de revenir.

Le vaillant petit blogueur

Vendredi, 14 heures 25.

Je prends le temps de faire ce que je n'ai pas fait pendant la huitaine qu'a duré (à ce jour) la panne informatique qui m'interdit de rédiger des notes "à l'avance" pour les "poster" ultérieurement au moyen d'un simple "copier-coller", et j'écris à la main, pour recopier ces notes - quand? ce soir peut-être*. J'en ai écrit (ou esquissé) sept ce matin, sur un coin de table, en vitesse ("sept d'un coup!").

Ce que je déplore le plus, dans cette panne qui affecte mon laptop, c'est d'avoir dû cesser la publication, sous la catégorie Ecrits intimes anciens, de courriels reçus entre le 28 mars et le 5 juin, à raison d'un par jour, au miroir du 6 juin, et ce même si une éminente lectrice avait manifesté ses réserves à cet égard.


* Quand recopiée? Une heure et demie plus tard, finalement. Les autres attendront.

15:45 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0)

"Tu peut te garer un peu mieux"

Ce matin, désirant nous inscrire (il serait temps) à la médiathèque de La Riche, nous nous sommes rendus dans cette remarquable ville, très voisine de Tours, où a fleuri la plus pure architecture stalino-auriolienne, cela to no avail, car cette institution culturelle réputée n'ouvre ses portes que parcimonieusement, entre trois et six l'après-midi, soit des horaires d'ouverture très différents de ce à quoi nous avait habitué la médiathèque de Beauvais, où je passais des heures entières, où je passai (plutôt) de nombreux moments, tant pour les ouvrages de philosophie qui s'y trouvaient (malgré tout) et qui sont fort coûteux, que pour les romans, les disques, etc. En deux ans à Tours, nous n'avons pas pris d'inscription à la Bibliothèque municipale, qui ne nous a pas semblé très intéressante (et à moi d'autant moins que je bénéficie de conditions de prêt très favorables à la Bibliothèque universitaire), ni à La Riche. Affaire à suivre.

Du coup, nous nous sommes dirigés vers le Château de Tours, où règne une exposition qui doit s'achever le 28 août, mais c'était sans compter sur le fait que ce haut lieu de culture est également inaccessible le matin. Comme j'avais garé notre voiture sur le parking du Château, nous avons poussé, à pied, jusqu'au Musée des beaux-Arts, histoire qu'A. aille faire un peu de musique, de toboggan, révise la position des planètes, et salue Fritz. A notre retour sur le parking du Château, je trouvai un minuscule fragment de papier quadrillé, sans doute arraché à un calepin, coincé sous l'essuie-glaces de gauche, et où je pus lire, une fois qu'il fut déplié, la phrase suivante "Tu peut te garer un peu mieux", ce qui, outre les deux fautes de français (l'erreur de conjugaison et l'absence d'inversion ou de point d'interrogation), était d'autant plus amusant que l'auteur (à l'écriture chevrotante, dirai-je par un raccourci synesthétique) devait être le propriétaire du véhicule qui, présent à notre arrivée et absent à notre retour, m'avait forcé à me garer légèrement de biais et en débordant sur sa place, car il était, lui, complètement en travers. On peut imaginer que ce n'était pas le conducteur du dit véhicule, mais enfin, l'absence de voiture sur notre droite, alliée à la présence, sur la place de gauche, du même véhicule que précédemment, renforce la présomption.

Il nous faudra retourner, tant à la médiathèque qu'au Château de Tours. Je ne clorai pas cette note sans faire remarquer qu'elle a été écrite "en direct", en un peu moins de sept minutes, et surtout que Tours est l'une des rares grandes villes à ne pas dispenser les usagers des frais de stationnement au mois d'août...