mercredi, 16 mai 2007
M qui signifie les Mines
Dans la glaise je descends.
Réinventant la roue, je me vautre.
Le M qui signifie les Mères (heeeeeeein ?).
Du moment que j'ai toujours, à mon casque, son plumet, je resterai fermement sédentaire dans le territoire du crayon.
23:30 Publié dans Le Livre des mines | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : Littérature, écriture, Fiction
Benoît Hamon II
Décidément, ce Benoît Hamon est une riche découverte. Voici un florilège (non exhaustif, je le crains) de son incapacité absolue à s'exprimer dans un français correct. Un tel florilège pourrait servir à enseigner les rudiments de la grammaire française à tout locuteur étranger désireux de s'exprimer mieux qu'un député européen socialiste :
- Eviter le galimatias : "N'empêche que ce qui est frappant, c'est de voir à quel point les courants sont fragiles sur le socle politique et culturel qu'ils sont censés représenter." ("La divergence de l'éléphanteau", in T.O.C., n° 24, novembre 2006)
- Eviter d'être incohérent quand on parle de confusion : "Toute alliance avec le centre, donc avec la droite, aujourd'hui, supposerait un minimum d'accord programmatique, qui, plutôt que de favoriser la clarté de notre projet, ajouterait à la confusion." (Entretien accordé au Parisien le 10 mai 2007)
- Ne pas changer de sujet en cours de phrase : "Le Premier secrétaire va devoir prendre ses responsabilités et rebondir tous ensemble, collectivement." (Entretien accordé à 20 minutes le 7 mai 2007)
- Eviter le triple génitif (surtout avec accumulation d'épithètes) : "J’ai l’honneur de faire partie des cibles de la dernière saillie argumentaire de la lettre de Rénover Maintenant." (Lettre ouverte aux amis que je conserve à Rénover Maintenant.)
- Connaître les temps et les modes : "Que ça plaise ou non, et même si je n’aurai pas prédit qu’elle fût celle là, j’ai choisi la cohérence avec notre histoire depuis cinq ans." (ibid.)
- Ne pas confondre les points et les virgules : "S’il faut à vos yeux, que je sois de ces archaïques qu’il faut débusquer et combattre. Et bien soit, je relève le gant." (ibid.)
Rétrospectivement, il nous ferait presque regretter les barbarismes et les solécismes de Ségolène Royal !
19:09 Publié dans Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Langue française
Hamoncellements
De Benoît Hamon, député européen du P.S. : "le dernier épisode a pu apparaître confusant".
Du même, au cours du même entretien : "Veut-on ou pas que la gauche soit plus faible et moins en capacité d'exercer des contre-pouvoirs face à la droite?"
Eh bien moi je dis que si Baylet il serait pas été discuter avec Sarkozy de comment il pourrait prendre participation à la majorité présidentielle il y a un gros nullard d'ancien président du M.J.S.* qui aurait resté dans l'anonymat...
* Eh oui, c'est un vivier. Tiens bon, Adrien S. ! Plus on est crasse, mieux ça passe !
17:57 Publié dans Indignations | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : langue française
Seize centième note
17:20 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Ligérienne
Journées dionysiennes, [15] : il y a deux semaines déjà
Minuit.
J’écoute Iphigenia in Brooklyn de Peter Schickele, qui ne parvient pas à me faire hurler de rire ni au génie comme mon ami Éric, de qui je tiens cet enregistrement du double album The Wurst of P.D.Q. Bach et qui s’était montré très enthousiaste. Lisant toujours L’Arrière-pays, je me suis rendu compte que le livre de souvenirs de Bonnefoy, Rue Traversière (que je n’ai pas lu mais, comme le dit Pierre Bayard, ça n’empêche pas d’en parler), fait référence à une rue de Tours,
certes jolie mais plus célèbre de nos jours pour abriter, sur ses trottoirs, les quelques prostituées du centre. Ainsi, la phrase « C’est un grand adepte de la rue Traversière » pourrait avoir deux interprétations divergentes (mais non incompatibles bien sûr) : a) cet homme est très féru de l’œuvre d’Yves Bonnefoy ; b) ce type passe son temps aux putes. On peut imaginer d’autres significations, plus controuvées : c) c’est un flûtiste qui enseigne au Conservatoire (car le conservatoire se trouve non loin de là) ; d) il fait toujours réparer sa voiture au garage du coin de la rue. Etc. *
Blague à part, je trouve aussi dans L’Arrière-pays cette phrase qui pourrait servir d’exergue aux Kleptomanies überurbaines (dont le titre, je l’avoue, est d’inspiration plus thiéfainienne) : « Cessant d’imaginer le surcroît de l’être dans l’intensité de ses apparences, ne faut-il pas exiger, ici presque, dans quelque rue latérale, la plus sordide même, une arrière-cour dans le charbon, une porte : et tout, au-delà du seuil, montagnes et chants d’oiseaux, et la mer, ressuscités, souriants ? » (pp. 18-9).
Il est temps que j’éteigne cet ordinateur ; sinon, je ne vais jamais dormir.
* Ajout du 16 mai 2007, 10 h 10 : bien entendu, aucune de ces propositions n'est incompatible avec les autres, et un Joyce tourangeau pourrait fort bien écrire un épais pavé sur les 24 heures de l'existence d'un flûtiste amateur de Bonnefoy qui va aux putes pendant qu'il fait réparer sa voiture au garage du coin de la rue Traversière. (Réflexion faite, ça ressemble plus à du Roussel. (Pas Albert, Raymond.))
10:40 Publié dans Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : Ligérienne, Littérature, Fiction, Journal


