samedi, 05 janvier 2008
Leaves of Grass, 1855
Rentrés hier soir, pas très tôt, nous avons découvert dans notre boîte à lettres – entre maintes factures et de non moins nombreux courriers divers – un envoi des éditions José Corti : l’exemplaire, tout fraîchement sorti des presses, des Feuilles d’herbe de Walt Whitman, dans la version de 1855, traduite et postfacée par notre ami Éric Athenot. Quoique le nez et le cerveau ravagés par un rhume rageant, j’ai passé plusieurs heures, hier soir, à découvrir la postface, mais aussi à lire les très belles traductions d’Éric, qui a su rendre avec maestria les ouragans de voix de l’immense poète américain.
J’ai aussi pu constater – comme lors de précédentes lectures d’ouvrages récents (Kubin, Thomas Hardy) – que les éditions José Corti s’enfonçaient plus que jamais, hélas, dans l’amateurisme : coquilles dans la postface et sur la quatrième de couverture, notes de bas de page qui ne figurent pas à la même page que l’appel de notes, incertitude quant à la collection qui accueille le volume (Domaine américain ou Domaine romantique ? les deux peut-être...).
En dépit de ces réserves formelles qui n’entachent nullement le travail impeccable d’Éric, je recommande chaudement cette belle édition, qui propose un Whitman épuré de tout l’habituel bastringue accolé en France à la figure du poète.
15:00 Publié dans Lect(o)ures | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Poésie, Traduction, Anglais, Littérature, Ligérienne
1900 - Décalcopics
..... N'allais-je pas me faire lyncher en chaussures de suède bleues ou à Antogny échouer dans échapper à la britpop façon Gi(o)no ou l'air de rien ?
(Six proses pour un 5 janvier. Cinq déclics pour rien. Deux ans après.)
Illustration : Meule de Florence Lespingal.
11:21 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne, Art, Photographie
Prime jeunesse
1er janvier 2008.
Janvier sera très froid, brouillardeux, ensoleillé entre le 12 et le 17.
Cette première phrase de 2008 ne restera pas dans les annales.
Le monde taiseux des vieilles baraques recrépies bizarrement se terre entre la cime des pommiers et les taupinières. Marpaps, au nom si sûr, m’avait déçu, lors d’un détour (le 2 janvier 2007, je pense (j’avais aussi visité pour la première fois l’église d’Amou)).
Est-ce que ton personnage a un couvre-chef ?
Des âmes perdues dans les bourgs d’autrefois, il ne reste que les figures mortes entre la cime des pruniers et les topinambours. Le crépi tombe des murailles, breloques de sommeil. Malheureusement la nuit débarrasse trop vite le plancher, je voudrais dormir encore.
Il est six heures du soir, tu es levé depuis au moins dix plombes.
On a ramoné la cheminée, coucouroucoucou.
Marnie passe à l’as (repas sans peps) ; Hitchcock débloque, entre le vol des goélands égarés et les embruns fracassés.
05:30 Publié dans Hors Touraine | Lien permanent | Commentaires (0)

