dimanche, 29 avril 2007
Le temps des échéances
Dans la chambre obscure l'étendoir vide étend son quadrillage d'ombres ; il y a aussi les franges sombres que trace l'auvent en se balançant à la brise du soir, et le quadrillage des barreaux du balcon. Une chambre dans la pénombre, parcourue de traits...
Aujourd'hui, G. m'a offert, sans raison (ou si, bien sûr : par amitié), trois livres dont La Mise en mots d'Elsa Triolet, que je ne connaissais pas et dont j'ai parcouru les premières pages ce soir. Elle y parle de sa maladie, du terme prochain de son existence : "j'arrive au temps des échéances". Cela résonne aussi, pour moi, de la lecture, fraîche encore, des pages du Journal de Travers dans lesquelles Renaud Camus évoque ses rencontres avec Aragon, qui lui parle des dernières années d'Elsa.
Sans avoir rien perçu encore de ce fil ténu comme il en est tant, je leur ai offert, en retour et impulsivement, à tous les deux (G. et sa femme, P. (parce que ses parents à elle habitent dans le Gers)) mon exemplaire du Département du Gers.
22:40 Publié dans Lect(o)ures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature
Embarras
Quelle ne fut pas ma surprise, en parcourant ce matin l'exemplaire de Libra de Don DeLillo emprunté au cours de la semaine à la bibliothèque d'anglais des Tanneurs, d'y trouver, scotchée sur la troisième de couverture, la photographie d'un ancien étudiant (que je croise encore fréquemment dans les couloirs) et d'une ancienne étudiante (qui suivait, l'an dernier, les cours de L3, dont mon cours d'analyse de textes littéraires, en parallèle de ses cours au conservatoire d'art dramatique), très évidemment en couple face à l'objectif, comme naguère dans les couloirs, quand je les y croisai, et, si je suis, bien sûr, tenté de "rendre" cette image à l'étudiant en question lors de notre prochaine rencontre (pas par moquerie ni persiflage, mais seulement pour lui rendre un bien privé dont je suis devenu par erreur (et temporairement) dépositaire), ce qui m'arrête, c'est aussi qu'il ne semble plus côtoyer la jeune fille en question, et même qu'il semble en côtoyer d'autres (et même, qu'il n'est pas certain qu'il s'intéresse réellement (ou prioritairement) aux jeunes filles). Tout cela est bien embarrassant...
Une hypothèse a été écartée d'emblée, je le signale avant que de mauvais esprits n'en réclament l'application : publier la photographie dans ce carnétoile.
20:40 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Ligérienne
« Le vrai personnage, c’est l’île »
« J’ai entrepris des recherches et mon éditrice m’a incité à mettre davantage l’accent sur le vrai personnage de Robinson/Selkirk. Mais pour moi, le vrai personnage, c’est l’île ! Elle a été un sanctuaire de la flibuste puis, après l’indépendance du Chili, la Bastille du Pacifique. »
(Ricardo Uztarroz, au sujet de son roman La véritable histoire de Robinson Crusoë,
in Atlantica, n° 143, octobre 2006, p.24)
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Ce pont rend un son roman. Le panneau d'interdiction se retrouve dans son roman.
11:40 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Photographie, LIttérature, Ligérienne

