lundi, 23 janvier 2023
23012023
Aujourd’hui, préparation de cours, réunion de département, puis quelques coups de sonde « amusants » dans ChatGPT, le logiciel d’intelligence artificielle qui épouvante et sème la panique dans les universités, pas que françaises d’ailleurs.
J’ai préparé la brochure avec les 4 premiers textes de traduction de première année, tous tournés vers l’île Maurice, en prévision de la conférence/rencontre avec Mariam Sheik Fareed fin mars.
15:55 Publié dans 2023, Chèvre, aucun risque, La Marquise marquée, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 19 janvier 2023
19012023
Aujourd’hui, jour de grève et de manifestation.
Entre 5 et 7 j’ai traité les mails pros et des questions d’emploi du temps encore en suspens. Entre 8 et 9, avant d’aller manifester, et entre 14 et 17 après être allé manifester j’ai fini mon dernier paquet de copies de la session d’examens de janvier.
Belle manifestation. Il faisait assez froid mais il n’a pas plu. Je n’ai pas retrouvé toutes les personnes que je voulais voir – il y avait beaucoup trop de monde – mais suis tombé sur des personnes perdues de vue et auxquelles je ne pensais pas forcément, dont une ancienne prof d’anglais de collège de A*, avec qui j’ai parlé un long moment (aussi de ce désastre total qu'est Parcoursup).
Cette énième réforme des retraites – après celles de 2003 et de 2010, et après la tout aussi inique et injustifiable Loi Travail de la majorité « de gauche » – est vraiment une saloperie sans nom, qui donne lieu à tous les bobards, tous les embellissements, tous les artifices de rhétorique les plus criants de la part du gouvernement et de ses séides. Une fois encore, et plus que jamais, on va faire trimer – et crever – les pauvres pour qu’ils financent la retraite des riches.
Le cortège, chose devenue plutôt rare, a traversé la Loire, et après le pont Wilson et un bout du quai, nous sommes revenus par le pont Napoléon et les Halles.
Pas lu, ni musique.
18:44 Publié dans 2023, Indignations, Moments de Tours, WAW, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 18 janvier 2023
18012023
Réveillé à 3 h, de concert avec C* aussi enrhumée et toussant autant que moi. Pastille et doliprane, mais n’y faisant rien ou presque : je me suis levé à 4 h 15 pour avancer au moins dans le travail. Mais je sens que ce n’est pas la grande forme du tout.
Le matin, j'ai travaillé aux Tanneurs mais j'y étais allé en voiture (trop froid, trop crevé). L'après-midi, pendant la pause correspondant à la répétition d'orchestre d'O*, je suis allé récupérer les livres d'Amartya Sen commandés via le prêt navette, discuter avec le doyen sur la question des postes d'ATER, et je suis aussi passé rendre les copies de version de mon collègue S° aux agrégatives internes que je ne vais pas revoir avant leurs épreuves écrites d'admissibilité (qui ont lieu dans 15 jours).
En écoute : rien de particulier. Soir : couché avec les poules, à 9 h.
05:03 Publié dans 2023, WAW | Lien permanent | Commentaires (2)
mardi, 17 janvier 2023
17012023
Journée en tunnel de travail, assez monstrueuse. Si, comme semblent le vouloir les étudiant-es de M1, on déplace le séminaire sur une matinée où je n’ai, pour l’instant, pas de cours, je crois que je ne serai pas mécontent d’alléger ce mardi. Avec la gorge très prise, assurer 6 h de cours, certes avec des trous mais en faisant mille autre choses pour le département dans ces trous, entre 8 h et 18 h 30, ce n’est pas idéal.
Les nouveaux cours se sont plutôt bien passés, au demeurant. Je crois qu’il va y avoir une certaine excitation, et un dynamisme réel, à arpenter ensemble des territoires mouvants. En partant du détail des textes.
22:01 Publié dans 2023, WAW | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 12 janvier 2023
12012023
Matinée passée à recevoir les étudiant-es d’échange et à faire leurs emplois du temps individuels en fonction de leurs profils. Cela fait douze ans que j’assume cette tâche, en sus de la signature des contrats – et du suivi pendant et après la mobilité – des étudiant-es qui partent un semestre ou une année à l’étranger, et je crois que je commence à saturer.
Après-midi : conseil d’U.F.R. totalement ubuesque. Sur trois heures, plus d’une heure et demie a été perdue à cause d’un collègue qui s’enferrait dans un faux problème, et qui s’est certainement mis à dos (au détriment de la filière qu’il dirige) la totalité du Conseil pour un bon moment.
Retour : pas la force d’autre chose que de lire vaguement la presse en écoutant des disques (Sel de Julien Jacob et Continuum d’Avishai Cohen). – J’ai découvert une poète allemande que je ne connaissais pas : Gertrud Kolmar, morte à Auschwitz à l’âge de 49 ans ; j’ai acheté son recueil Mondes traduit et postfacé par Jacques Lajarrige en 2001 chez Seghers – si mon libraire ne conservait pas un fonds digne de ce nom, je n’aurais jamais fait cette découverte.
Voici les derniers vers de Die alte Frau :
Selten
Dämmert wieder aus mattem Blick der schwache, fernvergangene Schein
Eines Sommertages,
Da mein leichtes, rieselndes Kleid durch Schaumkrautwiesen floß.
Und meine Sehnsucht Lerchenjubel in den offenen Himmel warf.
Dans la traduction de Jacques Lajarrige :
Rarement
Dans le regard éteint point de nouveau la faible lueur au loin enfuie
D’un jour d’été,
Où ma robe légère, ruisselante, inondait les champs de cardamine
Et ma mélancolie lançait dans le ciel béant
Des cris d’allégresse d’alouette.
20:00 Publié dans 2023, Lect(o)ures, Translatology Snippets, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 10 janvier 2023
10012023
C* m’a offert un plieur de vêtements comme on en a vu il y a quelques mois dans les premières saisons de The Big Bang Theory. C’est d’une utilisation très simple, même pour moi qui n’ai que des pouces, et cela fait des piles parfaitement homogènes.
Journée d’une totale grisaille, pluie ou bruine presque ininterrompue. J’ai commencé à préparer pour de bon mes nouveaux cours de ce semestre. Il ne me reste qu’un paquet de copies de la session de janvier, et je vais essayer de voir tous les étudiants d’échange dont je dois faire l’emploi du temps individuel sur la matinée de jeudi. Ce matin, levé à 5 h du matin, j’en ai profité pour achever mon corrigé du concours blanc de l’agrégation interne.
O* toujours souffrant n’a pu reprendre la classe.
___________________
En écoute : Bedmonster d’I Like To Sleep ; quelques chansons de Brigitte Fontaine conseillées par un mutu sur Twitter (‘Comme à la radio’, par exemple : tout est très bien et n’a pas pris une ride… mais la voix et l’interprétation de BF sont insupportables) ; un live de Franco Battiato en 1973-4 ; l’album référencé CHHE200502 du sextet de jazz Paradigm (2005) ; Stances à Sophie du Art Ensemble of Chicago.
17:55 Publié dans 2023, Autres gammes, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 09 janvier 2023
09012023
Ce matin, j’ai travaillé à la maison un petit moment avant d’aller aux Tanneurs pour une très brève journée de travail : une grosse heure de travail au secrétariat, remise de copies aux L1, déjeuner avec S*. Tôt ce matin, une de nos collègues chargées des séances de remédiation a fait un malaise très inquiétant avant d’être emportée aux urgences ; les informations qu’elle a données ensuite par SMS, pour rassurantes qu’elles soient en un sens, restent énigmatiques. En début d’après-midi, l’assemblée des responsables de département a été l’occasion de clarifier un point très préoccupant qui a accaparé les secrétariats de façon exagérée et disproportionnée en novembre-décembre ; j’espère que mon intervention va permettre de revoir le dispositif et délester tout cela. En milieu d’après-midi, j’avais rendez-vous à la pharmacie du Beffroi pour le second rappel (ou 4e dose) de Pfizer. O*, toujours souffrant, n’a pas pu aller au lycée. C* vient d’en rentrer. Je n’ai pas lu une ligne, et pourtant je n’ai pas non plus fini de rédiger mon corrigé du concours blanc de traductologie d’agrégation interne. Les journées filent…
En écoute : Continuum du Nik Bärtsch’s Mobile [j’aime cet album davantage à chaque nouvelle écoute] ; CD1 de l’anthologie Le nostre anime de Franco Battiato ; Symphonie n° 2 de Brahms [Kurt Masur / New York Philharmonic].
18:38 Publié dans 2023, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 10 novembre 2022
Soirée de lancement de la résidence de Laurent Vannini
Hier soir, très belle conférence de lancement de résidence de Laurent Vannini, avec Canan Marasligil et Mohamed Mbougar Sarr en conversation autour de la traduction et de l’écriture en langues minorées, mes collègues Anna Krykun, Yekaterina Garcia Markina et Michaela Enderle-Ristori pour l’encadrement du point de vue de la recherche et de l’enseignement, plusieurs « locuteurices » qui ont ouvert le bal avec des lectures de textes et poèmes en diverses langues minoritaires ou régionales ou perçues parfois comme « périphériques » (créole mauricien, puular, galicien, valencien, turc…), et avant un très beau concert ney/guitare/voix de Pelin Başar & Mustafa Caner Sezgin.
Je n’en dis pas davantage : Charlotte Matoussowsky, dont j’ignorais qu’elle se trouvait là mais avec qui j’ai pu échanger deux mots lors du vin d’honneur qui suivait, a extrêmement bien live-tweeté tout cela. J'ajoute seulement le grand bonheur que j'ai eu à entendre MMS saluer et souligner le travail d'Alice Chaudemanche.
Hier soir j’ai donc enfin rencontré Canan, avec qui j’échange depuis pas loin de 7 ans sur les réseaux sociaux, et dont j’admire énormément le travail de créatrice, artiste, traductrice et autrice. Ses interventions étaient passionnantes, et nous regrettons qu’elle doive reprendre le train très tôt ce matin – elle est déjà partie à l’heure où j’écris ces lignes – mais j’ai dans l’idée de la faire revenir pour des ateliers avec des étudiants de L.E.A. (dans le cadre du Laboratoire des traducteurs qu’organise Anna Krykun) et de LLCER.
Ce matin, je vais retrouver Laurent et Mohamed, à qui je vais offrir deux livres, en leur laissant le choix de qui prend quoi. Pourquoi, à votre avis, ces deux livres ? (J'avais un cadeau pour Canan, mais ce sera la prochaine fois.)
Je vais faire dédicacer Terre ceinte, histoire de me distinguer (LOL), mais je me suis avisé en le reparcourant ce matin que la dédicace du premier roman de Mohamed Mbougar Sarr, qui se clôt sur l’évocation de sa grand-mère trop tôt disparue et à qui il aurait voulu traduire son roman en séreer, fait écho, de façon poignante même, aux discussions d’hier, vu qu’il a longtemps et fort bien parlé des conversations qu’il a avec sa mère afin de mieux écrire et mieux traduire en séreer, mais aussi vu que Canan a passé une quinzaine en Turquie en octobre suite à la mort de sa grand-mère, dont elle a dit qu’elle était un de ses liens corporels et intimes les plus profonds avec la langue turque.
08:15 Publié dans 2022, Résidence avec Laloux, Translatology Snippets, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 05 novembre 2022
05112022
Le rafraîchissement qui tardait à arriver est enfin là. À mon lever ce matin il faisait 17° dans la maison. Il fait plus froid à l'étage depuis deux jours. Ce sont des signes qui ne trompent pas, et même si l'automne est encore doux et même si le coût de l'énergie risque d'exploser, on relance quand même le chauffage. Nous verrons ce qu'il en est cet hiver mais pour le moment l'idée d'avoir ma plage de travail matutinale couvert de deux robes de chambre et d'un plaid n'est pas très attrayante.
Depuis quatre jours, depuis notre retour de l'escapade bretonne en fait, je m'use les yeux à tenter de finir ma relecture de la traduction d'un recueil de plus de 200 pages par un écrivain/ami. Je n'écris rien à ce sujet sur les réseaux sociaux car nous nous suivons sur les trois réseaux et je ne voudrais pas qu'il voie à quel point ce travail me pèse. (Plus personne, je crois, ne lit ce blog ; c'est bien pratique.) Contrairement à ce que je pensais au départ en acceptant, les traductions sont lourdes, fautives, criblées de contresens. C'est une tâche titanesque.
Hier soir, O* qui participait à sa troisième compétition de tennis de table par équipes de l'année, était dans une forme incroyable ; je ne l'avais jamais vu aussi bien jouer. L'équipe a dû concéder le match nul, suite à un double perdu au 5e set, mais aussi parce que le capitaine d'équipe a perdu ses trois matches. C'était une soirée assez brève, par rapport au déplacement à Saint-Antoine du Rocher il y a un mois (nous étions rentrés à minuit passé...), et très agréable.
06:25 Publié dans 2022, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 21 octobre 2022
21102022
16:55 Publié dans 2022, WAW, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 20 octobre 2022
Traduction par équivalences et variations humoristiques
On parlait tout à l'heure d'expressions imagées figées sur Twitter, et notamment de la difficulté de traduire des expressions sans équivalence stricte usuelle. Il y a un autre cas intéressant : les variations (généralement humoristiques) à partir d'une expression imagée.
Prenons l'expression (hilarante) be up shit creek without a paddle. Littéralement : "devoir remonter un torrent de merde [ou "le Torrent-nommé-Merde] sans pagaie". Métaphoriquement (équivalence qui fonctionnera dans 80% des cas) : être dans la merde jusqu'au cou.
Sur Reverso Context (qui est une ressource très problématique, à manier avec beaucoup de pincettes) voici certains des exemples.
La première variation sur l'expression a donné lieu à une traduction très judicieuse (à l'exception du calque de POTUS) : POTUS va être dans la mouise et je n'attendrai pas de lui servir de bouée de secours. Dans plusieurs des autres exemples, les locuteurices se sont amusé·es à jouer avec l'expression : up piss creek, up the well-known creek, up Beaver creek... et ma préférée (car elle joue avec les paronymes) : up spit creek. On voit que, dans la plupart des cas, la personne (ou le logiciel) qui a traduit n'a pas identifié le jeu de mots, et se contente d'un report/calque qui aboutit à un parfait non-sens : Vous êtes dans le crachat jusqu'au cou. Face à ce genre de feuilleté de signifiance comme disait Barthes, la solution de la sous-traduction est souvent un moindre mal : The Reformers today are up Beaver Creek without a paddle. > Les réformistes sont en mauvaise posture.
J'ajoute que Word Reference est souvent plus fiable, comme dictionnaire bilingue et ressource sur les expressions problématiques, que ce soit avec l'onglet WR ou l'onglet Collins.
Dans les ressources de qualité gratuites, il y a évidemment le site des dictionnaires Larousse.
20:10 Publié dans Translatology Snippets, WAW, Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 19 octobre 2022
D'un relativisme tout relatif
Aujourd’hui, le Projet Gutenberg rend publique la version numérisée, sous différents formats, d’un livre majeur publié en 1778 par un homme ayant exercé le métier de chirurgien sur plusieurs vaisseaux négriers, Alexander Falconbridge : An account of the slave trade on the coast of Africa. Je cite seulement la première phrase de la Préface :
The following sheets are intended to lay before the public the present state of a branch of the British commerce, which, ever since its existence, has been held in detestation by all good men, but at this time more particularly engages the attention of the nation, and is become the object of general reprobation.
Ce texte, comme tant d’autres, est à faire lire à toutes les personnes qui vont répétant qu’ « à l’époque tout le monde était d’accord », que « les mentalités ont changé » etc. C’est faux. Il en va de même de la colonisation. Dans mon troisième cours de L1 d’introduction aux études post-coloniales, je cite un extrait du Voyage à l'isle de France, à l'Isle de Bourbon, au Cap de Bonne-Espérance, &c. de Bernardin de Saint-Pierre (1773) qui explique parfaitement le mécanisme des monocultures commerciales (cash crop colonialism), donc comment l’extermination des Amérindiens d’une part, la déportation de millions d’Africains d’autre part sont toutes deux liées au commerce du café et de la canne à sucre.
Je n’en retrouve pas à présent le texte original (je cite la traduction anglaise dans mon cours), mais en voici un autre :
L’esclavage n’est point nécesse à l'Isle de France pour l'agriculture; lui est contraire, s'oppose à la population. Le code Noir n'est point observé. L'esclavage ne peut se justifier ni par la théologie, ni par la politique. Philosophes devroient le combattre, femmes Européennes devroient s'y opposer.
En d'autres termes, le relativisme et l'universalisme sont des concepts que manient nos défenseurs de l'héritage colonial et des crimes contre l'humanité des nations européennes selon que ça les arrange ou pas.
07:50 Publié dans Affres extatiques, Indignations, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 05 juillet 2022
05072022
Après la réunion de département, pot de fin d’année, avec cadeaux et discours pour les « partants », B. M. qui s’apprête à une reconversion, et E.R. qui prend sa retraite (j’ai fait le malin dans le discours en plaçant ce que j’avais appris en lisant l’entretien de Christiane Fioupou dans e-Rea : en espagnol, on parle de jubilacion). E. a répondu à mon discours en finissant sur deux citations particulièrement rentre-dedans de Cavanna sur la vieillesse, tirées d’un livre que je ne connaissais pas, Stop-crève. Je dis que je ne connaissais pas car, même si j’ai très peu lu Cavanna, il y avait ses œuvres complètes (ou presque, donc) chez mon beau-père.
Déjeuner rapide et sympa au Cafecito, avec, notamment, la nouvelle collègue MCF, qui a l’air très affable, curieuse, outre l’excellence de son CV.
18:18 Publié dans 2022, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 05 mai 2022
05052022
Ce matin, c’était le dernier cours de Littératures postcoloniales et de la diaspora de L3. Impression un peu mitigée car j’ai fait passer un peu à l’abattage les 8 dernières présentations orales (en moyenne, il y en avait plutôt 3 par cours, soit beaucoup de temps pour questions, échanges et reprise), mais c’était le dernier cours avec un groupe d’étudiant-es globalement très vif, très dynamique, assez poil à gratter parfois, mais de façon stimulante. Chose rare, il me tarde presque de corriger leurs copies. C’est aussi une promotion dans laquelle se trouve une demi-douzaine d’excellent-es anglicistes.
Après-midi : conseil d'UFR, dont deux heures perdues à discuter du sexe des anges de l'emménagement partiel sur le site Lesseps à partir de 2025.
Soir : bonne idée, vraiment, d'aller acheter des feuilles quadrillées pour O* juste avant l'heure de la fermeture à la FNAC. Outre que les seules marques vendues là coûtent la peau des nèfles, pas pu résister à acheter deux disques, dont le dernier Oumou Sangaré. / Soir, plus tard : émission de La Grande Librairie avec Annie Ernaux. Pendant l'entretien, je me suis pris à refeuilleter le magnifique Quarto, et à commencer la lecture de La Femme gelée. Quelle écriture exceptionnelle. Deux analogies me sont venues, inattendues, difficiles à assumer ou approfondir totalement : le même creusement à partir des mots que dans les derniers livres de Sarraute ; le même creusement d'un matériau familial / générationnel que les romans de Bergounioux dans les années 80 (mais en beaucoup moins ennuyeux).
22:50 Publié dans 2022, Lect(o)ures, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 03 mai 2022
03052002
Ce matin, réunion de département en conseil restreint, assez poussive, dans laquelle nous avons enfin réglé son sort à une question qui empoisonnait les débats depuis trois réunions. Un vote formel de rejet a eu lieu, à une écrasante majorité, et j’espère qu’on ne reviendra pas me faire perdre un temps fou avec cette histoire encore et encore. Sinon, dans la foulée, j’ai été réélu directeur du département pour les 2 années à venir (j’étais le seul candidat).
Une ancienne lectrice qui a enseigné chez nous de 2003 à 2005 m’a contacté pour me demander si je pouvais rédiger une attestation d’emploi avec détail des cours enseignés pendant ces 4 semestres, ce que j’ai fait, bien entendu ; elle m’a félicité de ma « promotion » car elle venait de découvrir qu’en cherchant le nom du ou de la responsable de département the name more than vaguely rang a bell… Je lui ai évidemment expliqué que ce n’était pas une promotion et que personne ne voulait s’y coller…
13:25 Publié dans 2022, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 15 janvier 2022
15012022
Depuis quelques jours, mon fil Twitter s’est parsemé – voire encombré – de suites de petits carrés colorés ; j’ai fini par comprendre qu’il s’agit d’un jeu nommé Wordle, ou Sutom (le boustrophédon de « motus ») en français, ou Termo en portugais etc. Comme il n’y a qu’une seule grille par jour, le jeu ne peut pas devenir addictif, mais il ne faut évidemment pas partager la solution, de sorte que ce sont les résultats, sous forme de carrés indiquant le nombre de coups et la progression (lettres mal placées, lettres absentes etc.), qui s’affichent sur les profils des personnes dont je suis le compte ; apparemment, d’ailleurs, ces suites de carrés rendent Twitter absolument abominable pour les mal- ou non-voyants qui se servent d’un logiciel de lecture vocale.
Comme alternative, j’ai commencé à poster des citations contenant le mot à trouver. Il y a aussi plusieurs grilles différentes, comme celle du Queerdle.
Matin : long (dernier) cours de traductologie d'agrégation interne, en visio. Certain-es collègues me demandent de leur réexpliquer des points de grammaire qui relèvent du programme de seconde, ce qui ne laisse pas de m'inquiéter quelque peu.
Après-midi à comater dans le sofa, en lisant de la poésie, en buvant du thé, en regardant vaguement un match de rugby.
Soir : The Draughtman’s Contract, 3e visionnage pour moi. O* a aimé (on va en faire un vrai cinéphile). J’ai vu que Greenaway avait continué à faire des films depuis le dernier vu au cinéma, 8+1⁄2 Women. Envie aussi de me re-regarder The Falls et A Zed and Two Noughts (dont j’avais parlé, je crois, lors de mes premiers mois de blog). Greenaway est gallois ; je l'ignorais.
22:12 Publié dans 2022, Tographe, WAW, Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 29 janvier 2021
Lève-tôt et visiolâtre
Réveillé à 3 h 45 (mais cela signifie que j'ai dormi cinq bonnes heures, d'un bon sommeil), levé à 4 h 15, j'ai résisté à l'appel du bureau, avec cet ordinateur, et j'ai passé les deux heures de l'avant-aurore dans le fauteuil de la bibliothèque, à un mètre à peine, sans écran, à poursuivre ma lecture d'Agir non agir, l'essai capital de Pierre Vinclair, et à finir de lire La saveur des derniers mètres de Felwine Sarr, qui s'achève par deux textes de l'été 2020, avec la pandémie au Sénégal.
Je ne parviens pas à me tenir au rythme quotidien dans ce blog, comme en 2020 (et même si j'ai foiré, alors, décembre).
Ce matin, les deux cours de 2 h chacun, de traductologie L3. La semaine dernière, pour le premier cours du second semestre, j'ai tenté le travail par petits groupes, pendant une vingtaine de minutes, ce qui permet de casser l'effet trop vertical et surtout trop aseptisé de la visio Teams, et ce qui a permis aussi à certain-es étudiant-es de collaborer sans l'avoir jamais vraiment fait avant. Faire connaissance malgré le distanciel, c'est fruste, mais tout est bon à prendre. Il faut que je retente cela chaque semaine ; cela ne retarde en rien le cours, et, la semaine dernière en tout cas, j'ai vu (moi qui peux suivre les débats dans toutes les "salles" simultanément) que l'intelligence collective n'était pas un slogan creux.
Lors d'une des vidéos tournées à bicyclette en novembre, je parlais du fait qu'il faudrait se forcer, après, à sortir des carcans/cocons dans lesquels nous plonge la pandémie ; entre autres, il ne faut pas se prendre au mirage de l'enseignement à distance.
06:29 Publié dans 2021, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 24 janvier 2021
Un dimanche comme d'autres
Passé la journée à corriger enfin mes copies en retard, qui me regardaient de travers depuis plusieurs jours. Il faut dire que j'ai dépensé un temps et une énergie folles pour organiser le tutorat, qui va se mettre en place, on l'espère, malgré les complications administratives, mais pas avant le 8 février, le temps de monter les dossiers (et en espérant qu'un troisième confinement ne va pas venir semer la panique).
Entre midi et une heure, visio Jitsi avec mes parents, et A*, à Rennes : cette fois-ci, la connexion fonctionnait bien pour lui. Ma mère n'arrive pas, depuis une semaine qu'elle essaie, à avoir un rendez-vous pour faire vacciner mon père (qui aura tout juste 76 ans dans trois semaines).
Soirée : deux parties de Munchkin, toutes deux gagnées par O*.
Froid prenant.
22:00 Publié dans 2021, Moments de Tours, WAW | Lien permanent | Commentaires (1)
vendredi, 08 janvier 2021
Polyphonies
Difficile de se tenir à l'écriture quand le reste du travail rend tout cela plus difficile encore. Au moins, j'ai le prétexte, parfois, que le travail m'a empêché d'écrire. Ces jours-ci, je suis accaparé par les signatures de programmes d'études des étudiant-es qui postulent pour un semestre ou une année dans les universités partenaires d'Asie et d'Australie. Est-ce l'effet de l'étouffement ressenti avec les confinements, il n'y a jamais eu autant de candidatures.
J'ai passé une partie d'après-midi à lire, au salon, dans un des deux cabriolets offerts par mes parents, le roman de la romancière tunisienne Hella Feki, Noces de jasmin, paru l'an dernier aux éditions Lattès. Sans l'admirable Ahmed Slama, je n'aurais pas eu vent de ce livre. La structure et le fonctionnement narratif (alternance de 5 narrateurs à la première personne, dont un non-humain (la cellule)) rappelle le roman de Véronique Tadjo autour de la pandémie d'Ebola, En compagnie des hommes.
Il va falloir remettre sur le métier les vidéos.
Il fait un froid mordant. Toute la journée, brume et brouillard.
Depuis hier, j'ai mis en route une séance quotidienne de vélo d'appartement, au sous-sol, dans la chambre d'amis reconvertie depuis août en salon musical, et donc aussi désormais en salle de sport. À chaque séance de vélo correspond l'écoute d'un vinyle, avec pause médiane pour retourner le disque. Ce matin, c'était Africa / Brass de Coltrane, et confirmation que c'est peut-être le seul disque de Coltrane que je trouve ennuyeux, pénible presque.
19:12 Publié dans 2021, Jazeur méridional, Lect(o)ures, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 04 janvier 2021
Un froid de canard sur le site Tanneurs
Pour le billet de ce jour, je vais me contenter de copier-coller mon statut Facebook de ce matin :
Ce matin, rentrée sur le site Tanneurs, pour surveiller un examen de L3.
L'épreuve étant de 9 à 11, mes collègues et moi arrivons dès 8 h 25 pour préparer les amphis. Nous constatons qu'il fait un froid de canard, probablement pas plus de 10°, plus froid même que dans les couloirs et le hall de l'Extension.
Nous avons fait appeler l'Antenne Technique Immobilière : aucun résultat.
J'ai tenté d'appeler deux bureaux différents de la Faculté Lettres et Langues : "l'Université de Tours est fermée, veuillez rappeler le lundi 6 janvier 2020" (oui, vous avez bien lu).
En attendant, les étudiant-es composent en se caillant, et en gardant leurs manteaux.J
ai installé deux radiateurs à bain d'huile dans chaque amphi, ce qui était tout à fait dérisoire : soit que les prises soient condamnées pour ce genre d'appareil, soit que le plan incliné empêche son utilisation, les 4 appareils ne fonctionnent pas (alors qu'ils marchent parfaitement dans les bureaux).
Il n'y a pas que le Covid19 qui tue l'Université : il y a aussi et surtout l'incurie administrative.
EDIT de 9 h 50. À 9 h 45, la ventilation des amphis a démarré. On sent de l'air... froid. Faut-il en conclure que le système de ventilation (primordial contre le Covid) ne fonctionnait pas avant ? que le chauffage n'avait pas été lancé ?
19:00 Publié dans 2021, Indignations, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 05 décembre 2020
Petit erratum à un communiqué gouvernemental
16:16 Publié dans *2020*, Indignations, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 25 novembre 2020
*2511*
Coup de théâtre, Philippe Vendrix a annoncé, dans un mail destiné à tou·tes les étudiant·es et les membres du personnel, qu'il ne briguerait finalement pas de second mandat lors de l'élection de lundi prochain. Le message est très étrange, usant de juxtapositions énigmatiques. On comprend entre les lignes qu'il sait qu'il y a des défections dans ses rangs et qu'il va prendre une rouste, mais il reste possible qu'il s'agisse d'une nouvelle manœuvre, d'une énième manigance pour tenter de confisquer l'élection.
[EDIT du 27.11 : en effet, Claude Ophèle se présente à l'élection. Changement de candidature à trois jours du scrutin, tout ça sent la vieille soupe, les bidouillages en interne, toute cette franc-maçonnerie dont crève l'Université. Cerise sur le gâteau et symbole de leur basse politique, Claude Ophèle écrit, , dans son message qui brasse du vent, "étudiant(e)s", soit une graphie inclusive qu'on n'emploie plus depuis au moins douze ans.]
13:09 Publié dans *2020*, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 20 novembre 2020
Ressacs infinis
Matin : la rue des Tanneurs quasi déserte, à dix heures, en semaine, c'est rare.
Midi : le soleil frappe le linge et le vent le fait onduler. Presque plus une feuille sur le merisier.
De deux à quatre long entretien, par visio, avec J.* L.* qui souhaitait m'interroger car elle fait partie d'une équipe dont le sujet de recherche actuel est la traduction dans l'apprentissage des langues. Discussion passionnante, car elle m'a suggéré de nombreuses pistes et surtout elle m'a conduit, par ses questions, à formuler des hypothèses diffuses jusque là. Autant certains points ont fini par se cristalliser pour moi, du fait de l'expérience accumulée ; autant d'autres étaient pris dans une sorte de nébuleuse. Cela fait quelques années que je n'enseigne plus la traduction, en-dehors (et c'est une exception notable, car j'y tente pas mal de choses) du cours pour étudiant-es d'échange, mais j'enseigne la traductologie, d'une façon de plus en plus rigoureuse d'ailleurs ; j'aimerais réenseigner la traduction en première année en 2021-2022, histoire de mettre en pratique un certain nombre d'idées que vingt ans de boulot sur tout ça ont fini par me faire articuler.
Fin d'après-midi, après promenade ballon : documentaire sur les enfants retirés à leur famille pour cause de maltraitance, avec un juge très calme, à l'élocution lente, que j'aurais aimé trouver pleinement sympathique, si ce n'est qu'il ressemblait en partie à De Rugy et à Guaino jeune. Les témoignages de trois adultes ayant vécu l'enfer des violences familiales étaient aussi édifiants que bouleversants.
Soirée : suite des documentaires américains sur l'astronomie, un sur le soleil et l'autre sur les trous noirs. Outre les musiques insupportables et les animations 3D inutiles et même plus spectaculaires à force d'être rabâchées, cette série présente l'inconvénient de répéter certaines informations plusieurs fois, puis de laisser le spectateur faire certaines conclusions par défaut, par recoupement d'informations. D'un point de vue pédagogique, justement, on est proche du zéro.
Ainsi, dans celui sur le soleil, le reportage insistait, dans le premier tiers, sur le fait que certains phénomènes d'explosion solaire pourraient, par projection de gaz, mettre en péril l'alimentation électrique sur Terre, ainsi que les commandes des avions de ligne et des avions militaires ; le reportage présentait alors un centre d'observation de ces phénomènes solaires ; la façon dont cette sorte de monitoring se passe y était expliquée très clairement, la voix off ne cessant toutefois de répéter que, si jamais tel type d'explosion se produisait ce serait très dangereux pour tout appareil de navigation usant du pilotage satellitaire ; on finissait par voir le scientifique chargé du monitoring observer en direct un de ces phénomènes solaires, puis constater que l'explosion majeure n'avait pas eu lieu, donc que l'alerte était terminée. Puis le documentaire passait à autre chose.
Et nous de nous interroger... Un tel phénomène, annoncé avec grands renforts de musique inquiétante, a-t-il déjà eu lieu ? on suppose que non. Si le scientifique avait constaté que ce phénomène était véritablement en train de se produire, quelle était la procédure ? comment faire cesser tout vol aérien, par exemple ? dans quel délai ? pendant combien de temps ? comment pallier la rupture d'énergie induite ? cette rupture d'énergie affecterait-elle la planète tout entière ?
Rien de tout cela. Comme je l'ai dit plus haut, zéro, d'un point de vue pédagogique.
22:20 Publié dans *2020*, Improviser traduire, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 02 novembre 2020
Jour des défunts, grisaille
Malgré les inquiétudes de C*, la journée s'est plutôt bien passée.
O* l'a tout de même trouvée éprouvante. Au lycée, l'hommage à Samuel Paty a glissé comme ça, mais par contre la proviseure (qui s'est fait taper sur les doigts par le rectorat) avait maintenu la banalisation des cours de 8 à 10.
Au collège, dans sa classe de troisième, la discussion avec la prof d'histoire d'O* a duré toute l'heure ; ce qui ressort des témoignages que j'ai pu lire sur les réseaux sociaux, c'est à quel point les élèves, dans leur grande majorité, ne savaient pas ce qui s'était passé, ou ne l'avaient compris qu'à moitié, donc pas du tout.
Pour ma part, je travaillais à la maison le matin, puis j'ai assuré mes cours en distanciel depuis mon vieux bureau 45 du site Tanneurs (un collègue était déjà installé dans le bureau 38, et, vu la très faible fréquentation des lieux, nous n'allions pas nous gêner). Beaucoup de monde dans le bus et le tram, à l'aller comme au retour : il faut dire que ce confinement n'en est pas un ; de notre famille, seul A* est resté à la maison toute la journée sans mettre le nez dehors, alors qu'en mars-avril, nous restions à la maison. Les établissements d'enseignement restent ouverts, et les cours sont toujours dispensés en présentiel de la maternelle aux classes supérieures des lycées (mais pour combien de temps ?), sans compter le nombre important, à ce que j'ai pu voir rue du Commerce, de boutiques qui sont ouvertes sans qu'on puisse y entrer (le fameux click and collect)...
Le site Tanneurs était lugubre, dans l'obscurité et la grisaille. À moitié dépeuplée (mais à moitié seulement), la ville était lugubre.
Au retour, immense joie de trouver dans ma boîte à lettres le livre d'Olivette Otele, African Europeans. An Untold History.
Commencé à le lire, et d'ores et déjà, outre ce que j'apprends et ne savais pas (ou mal), ce qui est passionnant est de voir comment l'expression qui donne son titre au livre est réversible : le cas des mamelouks, par exemple, démontre à l'envi combien l'Afrique s'est européïsée longtemps avant les conquêtes, et combien même les concepts géographiques d'Europe et d'Afrique sont des fabrications.
Plusieurs des citations mises en exergue en tête du livre, dès avant le titre, font valoir combien ce livre est exceptionnel, ground-breaking, et on sent, dès les premières pages, l'introduction et le chapitre 1 en l'espèce, que ce ne sont pas de simples blurbs de complaisance.
Un essai qui promet d'être excitant.
22:20 Publié dans *2020*, Affres extatiques, Autoportraiture, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 16 octobre 2020
Mon trajet pour aller au travail (#infraPerec 38)
Le plus souvent je m’y rendais en voiture, tant que les enfants étaient très jeunes et qu’il fallait les emmener dans des lieux différents (nounou et école puis école et collège) et aussi avant que les transports en commun ne s’améliorent, en 2013, avec la mise en service d’une ligne de tramway et d’une ligne de bus rapide. Dorénavant, il m’arrive encore de m’y rendre en voiture – et de me garer dans le lugubre second sous-sol du site Tanneurs – mais c’est souvent aussi en tram (alors, je rêvasse, je pianote sur mon smartphone ou j’écris des textes à contraintes, comme jadis les Quatramways) et désormais, depuis juin, à vélo, avec le VTT que nous avons acheté pour mon fils aîné mais que je peux utiliser quand il est à Rennes. Comme je mets en général un peu moins de vingt minutes, c’est le vélo qui est le plus rapide (contre 25 à 30 minutes de porte à porte avec bus 2 et tram A), mais faut-il décompter le temps passé à se désaper tous volets fermés dans mon bureau, à sécher ma sueur à la serviette et à remettre du déodorant ?
Au retour, je ne parviens pas toujours – ni souvent – à gravir la Tranchée sans mettre pied à terre. Avant-hier j’ai enfin tenté de passer le premier plateau et je crois qu’à l’avenir je parviendrai en haut de cette côte pentue de 750 mètres sans mettre pied à terre.
Quand je me rends au travail en voiture, c’est l’occasion de rapporter les livres empruntés à la B.U., d’en rapporter plus facilement et sans me déboiter l’épaule, d’écouter des disques ou de me brancher sur France info, ce qui a, en général, l’inconvénient de me déprimer ou de me stresser. Dans le tram, à l’occasion, les réseaux sociaux consultés via smartphone ont le même effet.
À pied, entre l’arrêt du tram et la maison, souvent je chantonne à tue-tête (et je sais que cette formule est contradictoire).
18:20 Publié dans *2020*, Chèvre, aucun risque, Ecrit(o)ures, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 13 octobre 2020
Des mails...
En fait, je suis levé depuis une heure, et, outre le début d'une préparation de cours, j'ai passé 40 minutes à répondre à un étudiant qui m'avait demandé des conseils bibliographiques jeudi dernier et dont j'avais zappé le mail, alors que je m'étais promis d'y répondre ce week-end.
C'est un étudiant qui s'intéresse aux traductions de Poe par Mallarmé, et qui m'envoie aussi une traduction, pas mauvaise du tout, qu'il a faite d'un poème de Pierre Unik.
La honte absolue de ne pas lui avoir répondu plus tôt.
C'est toujours comme ça avec les requêtes complexes : il faudrait écrire immédiatement pour dire que c'est super, qu'on prépare une réponse, en disant surtout à l'étudiant-e de vous relancer au bout de 48 heures sans réponse...
04:46 Publié dans *2020*, WAW | Lien permanent | Commentaires (4)