dimanche, 19 juillet 2009
Tempus fugit
08:58 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 16 juillet 2009
Sans fard
. . De temps à autre, les grêlons viennent nous rappeler que l'éphémère aussi dure.
21:41 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 15 juillet 2009
What's in a name ?
. Dans l'exemplaire de La Reprise que je vais rendre aujourd'hui à la B.U. se trouvaient, outre la classique fiche de format A6 portant mon nom et les conditions de prêt, deux fiches semblables, l'une entre la couverture et la page de faux-titre, l'autre entre les pages 108 et 109, et toutes deux au nom de Kasereka Mutisyano.
Sur ces fiches de format A6, qui ne sont insérées que dans les ouvrages archivés en magasin et commandés par voie informatique, je gribouille souvent des notes prises en cours de lecture, des numéros de pages, tout un système d'abréviations dont je ne fais rien en général, si ce n'est garder les dites fiches dans un autre livre une fois restitué l'ouvrage emprunté. Ainsi, il peut m'arriver de retrouver, dans un volume de poèmes italiens, une fiche attestant que j'ai lu -- et même griffonné quelques notes à ce propos -- telle pièce de théâtre russe du dix-neuvième siècle.
Trouver, dans un roman qui n'est (assez pesamment d'ailleurs, à sa lynchienne façon) que sosies, doublures, échanges, transferts de personnalité et surtout vertigineux dédoublements narratifs, deux fiches signalant que la même lectrice (car le nom de Kasereka Mutisanyo me semble indubitablement féminin, quoique plus douteusement japonais) a emprunté ce livre consécutivement les 21 février et 6 mars 2003, a de quoi troubler un pauvre dément de mon espèce. Cela m'a aussi rappelé un épisode de mes premières années tourangelles : au printemps 2004, interrogeant un trinôme de classes préparatoires (activité dans laquelle je m'étais laissé embarquer pour dépanner une amie mais que j'ai abandonnée après dix mois, tant les "colles" sont répétitives et ennuyeuses), j'avais échafaudé tout un univers romanesque formel autour du seul nom d'une des candidates : elle se nommait Silithone Phothirath, et était, de surcroît, très jolie.
Les noms Kasereka Mutisyano et Silithone Phothirath ont en commun (outre leur caractère censément évident d'étrangèreté orientale) leur léger déséquilibre numérologique, qui est ce qui les rend particulièrement obsédants pour moi :
Silithone Phothirath : 9 + 10 = 19 (nombre premier de rang 8)
Kasereka Mutisyano : 8 + 9 = 17 (nombre premier de rang 7)
Il se trouve, après quelques rapides recherches, que le nom trouvé en double exemplaire dans La Reprise ne serait ni japonais (ce qui, effectivement, me paraissait sujet à caution), ni féminin : il s'agit, selon toute probabilité, d'un nom d'homme africain, peut-être congolais ou rwandais. Ce qui complique l'enquête, c'est que Kasereka, placé sur les deux fiches en position de prénom, semble plutôt être un patronyme : c'est notamment le nom du garde du corps qui assassina, en 2001, Laurent-Désiré Kabila. Le Service Commun de Documentation s'est-il trompé en inscrivant l'étudiant aux nom et prénom trop exotiques pour être distingués l'un de l'autre ? Pas forcément : il existe au moins un chercheur africain, spécialiste d'ailleurs de Valentin Mudimbe (qui est auteur d'un roman que j'iame beaucoup, intitulé L'Ecart (ça ne s'invente pas)), et dont le prénom est Kasereka (le patronyme Kavwahirehi).
Nul doute que Robbe-Grillet aurait pu tirer un roman fort habile d'un tel écheveau...
11:12 Publié dans Blême mêmoire | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 14 juillet 2009
Faire (toujours) l'épître
Les coups du feu d'artifice claquent dans le ciel, & j'essaie d'imaginer ce que voient d'autres yeux que les miens, là bas près du pont Wilson.
Je me suis relevé, ai installé l'ordinateur (dont la batterie a une autonomie de plus en plus restreinte) au salon, près du bouquet de roses apporté hier par les D***, et, après avoir lu quelques-uns des poèmes en prose d'Abbas Beydoun (dont le volume fait partie de mes emplettes de jeudi dernier et de l'une des piles que je n'ai pas décrites), je m'imagine, comme des coups de vent qui claquent sous les nuages, les ondées de couleurs et les fontaines sur la Loire de ce feu d'artifice du 14 juillet, me demandant ce que voient d'autres yeux que les miens, là bas près du pont Wilson.
Toujours pas eu de calme "isolé" pour écouter les trios de Dvorak -- en revanche, j'ai vu (vingt ans après sa sortie, mais sur le petit écran) Un monde sans pitié, dont Christoph H. (mon meilleur ami des années de lycée), très sous influence Jarmusch, disait alors le plus grand bien. Jadis et naguère...
(À tel propos, je "revivifie", en la ressuscitant, une rubrique qui n'avait aucunement cette fonction.)
23:31 Publié dans Corps, elle absente | Lien permanent | Commentaires (0)
Elle a 24 heures
Arrivée le 13, avec
l'
immense joie d'
élaguer la
neige
où
roulent les sourires.
16:02 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 13 juillet 2009
Chair de poule
Dimanche matin, le sax de Griffin s’envole sous les nuages.
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Elle avait « un véritable tempérament d’artiste », comme disent de certaines pianistes et mezzo-sopranos les rédacteurs de certains journaux mondains, à la suite de certains concerts de bienfaisance. (J’en ai la chair de poule rien que d’y songer.)
Carlo Emilio Gadda. La Madone des philosophes, traduction de Jean-Paul Manganaro. Seuil, 1993, p. 119.
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Vendredi soir, le livre de Gadda (un autre livre de Gadda) était tombé dans le gravier, cour du musée du Gemmail. Les martinets s’en donnaient à cœur joie, et désormais il fait lourd dehors. Ni merles ni martinets.
11:19 Publié dans Lect(o)ures | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 12 juillet 2009
Zi/ ni/ ka
Pluie fraîche d'été, qui réveille la verdure des néfliers.
Ce dimanche (trois semaines après avoir écrit ici la dernière fois (décidément, un ressort s'est, depuis longtemps, rouillé, sinon brisé)), j'aurais voulu faire l'inventaire des piles de livres en cours de lecture ou à lire sous peu : trois piles à la chambre, une au bureau, une dans le salon -- sans compter les ouvrages que nous ont offert C. et D. le 30 mai pour éveiller en nous le goût des choses normandes, et aider à préparer le bref séjour que nous allons faire dans le Calvados, berceau de mes ancêtres, comme le veut la formule.
En fait, le Calvados n'est pas seulement le berceau de mes ancêtres, de toute ma famille paternelle jusqu'à la génération de mes grands-parents (qui sont encore en vie, mais demeurent à Saintes). De Tours à Caen, nous passerons par la forêt du Cinglais, qui doit son nom à un village d'où est issu mon patronyme.
Malheureusement, le manque de temps m'a empêché de trouver à lire certains des écrivains ou poètes qui ont marqué cette région, et, plus particulièrement, pour ce qui est du Cotentinois, Jean Follain (Canisy, acheté depuis plusieurs années, traîne autant qu'il trône sur l'une des piles sus-mentionnées), Michel Besnier, Alexis Salatko et Loïc Herry. Pour ce dernier, les délais d'acheminement des ouvrages via la fière Amazone sont trop longs pour espérer combler les lacunes.
------ Je dois me retenir pour ne pas faire dériver cette notule vers la rubrique William At Work (WAW), tant les divers soucis professionnels m'obsèdent encore ces jours-ci ; je ne prendrai officiellement congé de l'université que le 16 au soir, et dois passer une bonne partie des trois jours ouvrables aux Tanneurs. -------
Il pleut encore un peu. Larges flaques sur la table carrée de métal. Les ombellifères reverdissent. Larges flaques sur le couvercle du bac à sable. Il pleut encore un peu. Regardant la pluie, se plonger dans la poésie d'Elisabeth Barrett Browning, la photographie, les discussions douces, la lecture, l'écriture -- dans quoi se perdre ce dimanche ?
10:05 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 21 juin 2009
Pas même en mappemonde
Du temps pour tarabiscoter l'attente.
Bourdons voletant dans les troènes, abeilles butinant les boutons d'or. Une mobylette au loin pétarade. Assis dans les amas de prunes vertes, tombées longtemps avant d'être mûres, j'essaie d'apprendre à attendre.
I forgot to remember to forget.
Eté, un coup d'épée dans l'eau. Les saisons passent, sans jamais donner de la voix. Nageurs morts, irons-nous d'ahan ?
11:57 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 17 juin 2009
Comment, sinon, tournerait le manège ?
Chaque année, depuis disons dix ou douze ans, je me dis que je n'ai jamais autant travaillé et que ça se calmera à l'avenir. Ce qui est certain, c'est que je n'ai jamais autant travaillé que cette année...
Si, peut-être les années de prépa et d'agrég, mais à cette époque-là, je n'avais pas de vie de famille, et c'était toujours du travail intellectuel et intéressant.
(Peu après la création de ces carnets, j'avais créé la rubrique WAW, William At Work : or, si je travaille, par définition je n'ai pas le temps d'écrire des billets. Plus exactement : si je prends quelques instants de répit dans mon travail pour écrire un ou des billets (et il m'est arrivé d'en écrire douze une journée de dur labeur), ce n'est pas pour parler de mon travail, tout de même !)
17:26 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (4)
dimanche, 14 juin 2009
(...)
Jour de deuil.
11:29 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (2)
samedi, 13 juin 2009
Pinkerton, tinkerin', winkers
En début d'après-midi, une promenade d'une heure en ville -- par un samedi de vrai printemps pré-estival. Pour une fois que je ne me retrouve pas à arpenter fugacement les rues de Tours entre deux rendez-vous, cours, ou réunions, j'aurais dû en profiter pleinement... mais ce ne fut pas le cas... esprit préoccupé, dos en compote, que sais-je...
Sous le cognassier, semi-allongé, j'essaie d'achever la lecture de Pinkerton de Franco Cordelli. Pas vraiment emballé -- fait rare, je confonds certains personnages ; ce que je suis tenté de nommer l'effet-marionnette.
Alpha et Oméga, dont les aventures manquent à certains anciens lecteurs qui m'en ont parlé, jouent dans un bac à sable en forme de coquille Saint-Jacques (bleu vif).
Il faudrait vivre sereinement.
Il faudrait aussi noter ici pourquoi j'essaie de reprendre ces carnets. Le sais-je moi-même ?
16:30 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (3)
vendredi, 12 juin 2009
Jour de Vénus
Sous les saloperies d'avions s'entraînant pour le meeting aérien...
Sous les piqués, sous les loopings...
Sous les saloperies d'avions, je pense que, dimanche, viendront encombrer, de leurs voitures, le quartier afin d'assister à un événement idiot et ultra-polluant, des gens qui ont voté "Europe Ecologie" la semaine dernière...
Mieux vaut penser aux étreintes
(sous les avions ?)
19:56 Publié dans Indignations | Lien permanent | Commentaires (3)
samedi, 06 juin 2009
Rembarquement
On relance le Voyage ?
Quatre ans après un débarquement ?
Près d'un an après sa clôture provisoirement définitive ?
Cinq mois après avoir créé un autre carnétoile mort-né ?
En écoutant Moanin' mambo par le Mingus Big Band ?
Dans la fièvre, le doute, dans quoi encore...
17:51 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (4)
mardi, 13 janvier 2009
Nouveaux horizons
Celui-là sera peut-être plus dynamique en 2009, mais celui-ci n'a pas dit son dernier mot.
Meilleurs voeux !
G.C.
13:13 Publié dans Flèche inversée vers les carnétoiles | Lien permanent | Commentaires (3)
dimanche, 14 décembre 2008
500 heures sans dormir
Dans le noir, Alpha et moi suivions l'actuel propriétaire, en marchant dans de vraies flaques de purée de nèfles. Sous la pluie, nous relevâmes les compteurs, avant passage devant notaire mardi soir. M. C*** se perd ensuite dans les détails -- placards, clefs, néons neufs, trappes d'accès...
Demain, il faut rendre l'exemplaire des Poésies de George Meredith, et Le Rouet des brumes. Manqué de temps, comme à l'accoutumée. Je me demande tout de même s'il ne faudrait pas que je relise Bruges-la-Morte, que j'avais tant admiré en 1994 ; les nouvelles du Rouet m'ont paru, à quelques passages près, de bien fades petites choses. Récemment, C. essayait de lire Le Livre des fuites, dont je lui avais dit qu'à quatorze ans il m'avait ébloui. Comme, depuis, Le Clézio m'est devenu insupportable, j'avais de nouveau emprunté ce Livre des fuites, auquel je n'ai même pas eu le temps de jeter un oeil, afin de voir si c'était un amour de jeunesse ou une pierre égarée dans l'oeuvre. Some other time...
Alban m'a parlé de Touraine sereine. Non, je ne tiens plus de blog, plus aucun d'ailleurs. L'Horloger de Tavernier : vu il y a longtemps, aucun souvenir, mais Alban en parle avec tant de passion... Les traboules dans la nuit et l'air glacé, d'excellents gras doubles à la lyonnaise ("a munching in a cork"), et une soirée vraiment inoubliable - index et majeur pile où il faut.
Le colloque, faut-il le dire, m'a plutôt relancé, un paradoxe en ces temps de désastre.
Longs trajets en train, sans ordinateur ; la neige dans le Morvan, et la gare rose de Chauffailles ; au retour, j'ai lu presque intégralement Muttersprache de Josef Winkler dans la traduction de mon collègue Bernard Banoun. La verdure se vêt toujours de jaune.
Dimanche aussi, E. m'écrit qu'il a pleuré deux fois en écoutant le Fidelio de Jonas Kauffmann.
21:44 Publié dans Ex abrupto, Hors Touraine, Lect(o)ures, Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (6)
dimanche, 23 novembre 2008
Bardes gallois
(the opening of a new hall in the art gallery ; the prize-giving at an eisteddfod)
[...] She was hoping for something more personal, something more toothsome.
(Diary of a Bad Year, p. 191)
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Elle se retira dans une maison religieuse, sur le prétexte de changer d'air. (La Princesse de Clèves)
(Cf ce que Renaud Camus écrit, sur "hors de pair" et "hors pair". In Le Royaume de Sobrarbe.)
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Nor less these lays are yours but more,
In memory of the Eisteddfod floor
You flooded with a choral throng
That poured God's praise a whole day long.
(From : A Celtic Psaltery, by Alfred Perceval Graves, 1917)
...................... Aussi .......................... : "Rabbit is good, very good," the ancient quavered, "but when it comes to a toothsome delicacy I prefer crab." (Jack London. The Scarlet Plague.)
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Ces jours-ci, je travaille autour de Naipaul, et je creuse la poésie de Meredith, dont on célèbrera le centenaire de la mort en 1909 (en mai, je crois). Dans un beau poème de George Meredith, ce matin, j'ai découvert le substantif ouzel. D'après l'OED : "The (European) blackbird, Turdus merula. More fully (Eng. regional) black ouzel. Now arch. and regional." (C'en est fini du centon dominical.)
21:33 Publié dans Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 20 novembre 2008
Tours, place Anatole France
Je ressuscite Touraine sereine,
juste le temps de rendre hommage aux manifestants de ce jour,
contre les lois Darcos-Pécresse qui sont en train d'achever de détruire l'école républicaine
& l'Université française,
et parce que, quand on me dit qu'on veut se voir sur Touraine sereine,
je prends au mot !
22:11 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (3)
dimanche, 14 septembre 2008
Désirs en archipel
À en croire les différents sites consultés, il n'existe aucune traduction (ni en anglais ni en français) des romanciers latino-américains Wilson Bueno, Douglas Diegues et Jaco Terron. Pourtant, moi qui ne lis guère l'espagnol et le portugais (et moins encore le portuñol), je découvrirais volontiers ces morceaux de continents.
11:51 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (15)
mercredi, 14 mai 2008
1978 - ???
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04:44 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 13 mai 2008
1979 - Pierre Assouline, plomb de Numes
Le plus gênant est dans la prétention à faire de ces notes à leurs dates pleines de rumeurs un document de référence pour l’Histoire.
Rassurez-vous : cela ne veut rien dire. Même en lisant ce qui précède, et l'ensemble de l'article, on ne comprend rien à cette phrase. Tant mieux pour le ruisseau de flammes.
[17 juin]
23:55 Publié dans Indignations | Lien permanent | Commentaires (0)
Bad marks
En lisant cet article*, au demeurant fort instructif et pas du tout surprenant**, je m'interroge sur la construction syntaxique et la cohérence d'une phrase :
They found plagiarism was twice as common in less selective universities than smaller, more popular ones.
La journaliste, Jessica Shepherd, a dû avoir une bonne note quand elle a passé ses examens...
* En cas de "lien mort", voir article copié-collé à la fin de ce billet.
** De ce côté-ci de la Manche, la Licence n'a déjà plus la moindre valeur, quelle que soit l'université, car les équipes pédagogiques sont contraintes de brader les diplômes.
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Universities accused of awarding undeserved marks
Jessica Shepherd. The Guardian. Tuesday June 17, 2008
Prof Geoffrey Alderman, who used to be in charge of safeguarding standards at Britain's largest university, the University of London, blamed grade inflation on "a league table culture".
He told The Independent newspaper that lecturers were under pressure to "mark positively" to secure a good position in the tables.
"The more firsts and upper seconds a university awards, the higher a ranking is likely to be," he said.
"So each university looks closely at the grading criteria used by its league table rivals and - if they are found to be using more lenient grading schemes - the argument is put about that 'peer' institutions must do the same."
Alderman, who was also head of quality at Middlesex University, said the upholding of academic standards had been "replaced by a grotesque bidding game, in which standards are inevitably sacrificed on the altar of public image".
He said universities were particularly "generous" when they marked non-European Union students, who pay far more in fees.
"Their fees are now a lucrative and essential source of much-needed revenue," he said. "I have heard it seriously argued that international students who plagiarise should be treated more leniently than British students because of 'differential cultural norms'. It is indeed rare, nowadays, for habitual plagiarists to be expelled from their universities."
Alderman said a professor of environmental archaeology at Bournemouth University, Paul Buckland, had recently resigned in disgust when he was told to pass 13 students he had failed.
"It is now apparently possible for Liverpool University students to be awarded first-class honours without having actually achieved a first-class mark in any individual component of their degrees," Alderman said.
Liverpool University denies this.
Alderman's comments, which he will repeat tonight at a lecture at the University of Buckingham, are backed up by research on grades and plagiarism.
The latest statistics show the number of students awarded firsts - the top mark - has risen by more than 100% over the past decade, from 16,708 to 36,645.
In the same period, the undergraduate population has gone up by more than 40%.
Only Cambridge University is thought to have reduced the proportion of firsts and 2:1s in the past decade.
Research published this month by the Higher Education Academy and the Joint Information Systems Committee found that in one year there were 9,229 recorded cases of plagiarism, but that just 143 students were expelled.
They found plagiarism was twice as common in less selective universities than smaller, more popular ones.
Alderman, however, said universities were not the only ones to blame. Students were more interested in "regurgitating knowledge" than learning in depth about their subject, he said.
Prof Rick Trainor, president of Universities UK, said: "The UK model for assuring quality and standards in higher education is sound and well-established. It is also well respected internationally and has informed and influenced parallel developments worldwide. "All courses are subject to regular monitoring and review by universities, including through the external examiner system. Universities' processes and mechanisms are, in turn, subject to additional external scrutiny by the Quality Assurance Agency for Higher Education which is independent of the government. These controls apply to all students whether from the UK or abroad. "In addition, all institutions have comprehensive policies relating to plagiarism and will take disciplinary action against students caught submitting work that is not their own. Many universities are already using advanced anti-plagiarism software to make sure that this is enforced."
23:53 Publié dans Indignations | Lien permanent | Commentaires (0)
1981 - Michel Puygrenier, le génie festivalier
Michel Puygrenier, l'âme des Fêtes Musicales de Touraine, est un être divin aux multiples facettes. Tantôt il est capable, sans se départir de son rictus narquois ni de son chapeau mou, d'asséner de merveilleuses pépites afin d'expliquer à un grincheux pourquoi le Festival l'escroque de soixante-dix euros, en arguant notamment que "ce genre d'incident ne se produit jamais", puis de se retourner vers une des dames patronesses qui lui servent d'escorte en expliquant qu'"on ne rembourse jamais les gens, et puis quoi encore".
Mais il sait aussi présenter somptueusement les artistes qui viennent se produire "dans [s]a Grange" [sic]. Ainsi, le 22 juin, à quatre heures, ne l'entendit-on pas annoncer le quatuor Artémy, et une oeuvre de Kapustain ? Rien de surprenant, dès lors, que le violoncelliste du quatuor Artémis se soit autorisé à lancer au public que "Kapustin [qu'il faut prononcer comme Raspoutine, eh oui, mon vieux Michel] n'était pas du tout connu en France".
Cela n'est pas vrai, très cher Eckart Runge : Michel Puygrenier n'est pas la France. Il est un univers à lui tout seul.
23:50 Publié dans BoozArtz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : michel puygrenier, puygrenier, ligérienne
mercredi, 07 mai 2008
Notule pour "Scanners" de David Cronenberg
Scanners : inversion du mythe d'Abel et Caïn, puisque le mauvais fils - sacrilège et destructeur - est ici l'aîné.
Cela dit, on ne sait si, à la fin, l'un des deux corps réduit en bouillie volcanique, le survivant est "le bon fils", comme il le proclame (I am Cameron), ou si c'est Caïn/Darryl qui a triomphé, sous son vrai visage. L'hypothèse d'une fusion des deux n'est pas à exclure, ni, d'ailleurs, que tout cela soit du parfait Portninwak...
L'un est l'autre, comme dans tout schéma duel (et non dualiste).
09:57 Publié dans Tographe | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : cinéma, cronenberg, science-fiction, bible
mardi, 06 mai 2008
Fac d'empoigne
Entre deux surveillances d'examen, occupé à préparer un sujet d'EHP (je sais, c'est cryptique : je fais exprès), je réponds au téléphone :
- Allô ?
- Allô, ici la Maison de Retraite des Fargeaux [orthographe non contractuelle].
- Oui ?
- Ce serait pour avoir un petit renseignement : quel prix faites-vous sur le melon ?
- Euh, pardonnez-moi, mais à qui pensez-vous parler exactement ?
- Ben, je ne suis pas aux Halles ?
- Non, vous êtes à l'Université François-Rabelais, dans un bureau d'enseignant. Je pense que vous avez fait un faux numéro.
- Ah...
C'est, malgré tout, la saison du melon.
10:28 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (7)
samedi, 03 mai 2008
Alité sonore
Le pépiement des mésangeaux dans le nichoir
--- avec le ballet incessant des deux charbonnières adultes ---
[ Qu'est-ce qu'on entend ? ] C'est la pie qui est sur le toit
aussi : les enfants qui jouent au football, le coassement des grenouilles (chez les Bagarre ou juste après), un air de trompette tout d'un coup ::: j'ai corrigé cinq copies d'agrégation ce matin --- il m'en reste trois pour rester dans la moyenne --- mais je profite là, dans le jardin, de la douceur, du soleil, et des sons - bourdonnements, vrombissements aussi, voix d'enfants - qui bâtissent le samedi,
ce jour, à Tours.
14:02 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (3)
vendredi, 02 mai 2008
Rue du Docteur Blanche

06:59 Publié dans Autoportraiture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, autoportrait, intime




