lundi, 11 janvier 2010
Pastiche ?
Rentré du travail vers onze heures, car, demi-grippé, je pensais me sentir mieux à la maison pour accomplir mes diverses tâches (dont la correction des derniers devoirs (exécrables) de 1ère année, allongé même, si difficile autrement), mais me retrouve à baguenauder sur le Web, et notamment, pris à la longue par le remords (et parce que David Farreny, excellent photographe et webmestre plus accompli encore, m'a gentiment relancé), à contribuer enfin à l'Index général Renaud Camus, dans lequel je me suis engagé à renseigner les noms de personnes et de lieux du Journal d'un Voyage en France, ouvrage que j'aime énormément et que je me retrouve à feuilleter avec plaisir. Il se trouve aussi que, mieux qu'en lisant, je bouche les innombrables trous de ma pauvre culture ; ainsi, le vicomte Joseph-Alexis Walsh, qui n'a pas même une entrée dans la Wikipedia, m'a donné du fil à retordre. Ce fut plus facile avec Sam Wagstaff, que, par coquille redoublée du texte et de l'index, Renaud Camus orthographie Wegstaff. (Or, si la mauvaise orthographe résonne de manière très germanique, la bonne graphie du patronyme, plus anglo-saxonne déjà, est assez hilarante : le verbe wag signifie "agiter, remuer", et staff peut se traduire par "bâton". (Je m'avise d'ailleurs qu'un passereau, probablement la bergeronnette, se dit wagtail, en anglais.))
Voilà à quoi fuit la fin de mon lundi matin... C'est sérieux, je vous jure.
(Oui, c'est sérieux.)
12:22 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (10)
vendredi, 08 janvier 2010
Notations, seulement
Notations seulement. Pas la force pour mieux.
Finir d'abord le livre jaune et le livre rouge, avant d'arpenter des territoires encore encombrés.
Rêver d'écrire mon voyage en Tasmanie maintenant.
Linottes gourmandes, à proscrire désormais : joue de veau à l'émulsion de citron, absolument dégueulasse. En voilà qui sont tombés bien bas.
Au moins, le carnétoile reprend du galon.
Notations seulement. Pas la force pour mieux.
Tu erres.
...
21:55 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 07 janvier 2010
Nécrologie / Obituary

19:10 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (7)
mercredi, 06 janvier 2010
Dormir sur la neige, tel un renne
C'est un Philip Roth pas même commencé qui sert à tenir ouvert le livre de Golovanov pour que je puisse recopier la phrase qui suit, et qui m'évoque tant de choses, dans le domaine du rêve, dans les territoires de la linguistique, dans les souvenirs de Norvège (en juillet pourtant), dans les balafres de la banquise, et dans la lignée du long appesantissement poétique autour de l'argile (p. 170) :
Pas un seul morceau de viande qui n'ait sa fonction, pas un seul morceau de peau qui ne soit transformé en niouki recouvrant les tchoums, en toboki (ces hautes cuissardes de fourrure attachées à la ceinture) ou en malitsa, ces longues tuniques en peau de renne avec mitaines et capuchon intégrés qui enveloppe[nt] l'homme en hiver et dans laquelle il peut dormir sur la neige, tel un renne.
(Eloge des voyages insensés, traduction d'Hélène Châtelain. Verdier, 2007, p. 185)
...............
17:30 Publié dans Lect(o)ures | Lien permanent | Commentaires (0)
Croissants & stries, pour janvier
11:21 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (2)
lundi, 04 janvier 2010
L'Autre demeure (un seul reste)
Tu fais fort bien de ne pas prendre de bonnes résolutions de début d'année, puisque, dès ébauchées elles se trouvent brisées . Ainsi, ce soir, il a commencé à lire The Other House, un James qui semble bien mordant, alors que certain Golovanov trouvé sous le sapin était parti aux étincelles hier dans la journée.
Peut-être le soleil sur la Loire... peut-être le déjeuner rieur... peut-être le plaisir de retrouver la plénitude de la demeure... ou le froid qui s'exprime............
20:01 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (1)
dimanche, 03 janvier 2010
Deux mil dix
Aujourd'hui, c'est le 72 novembre. (Ainsi parla le chat de bois.)
Miaou !
Est-il possible de reprendre ? Une décennie s'achève, le doyen des Français s'est éteint sur la côte landaise : l'avant-veille, Sud-Ouest célébrait son anniversaire - s'achève une décennie.
Sur le bureau : une pile de livres à rendre, des factures à payer, une vieille photo jaunie (lunettes de montagne impératives), Vassili Golovanov, une enveloppe, un avis de la compagnie d'assurances, un pot à crayons, une pièce de cinq centimes, un caillou (ramassé sur une plage par mon fils ? quand ? où ? pourquoi là ?), une carte de stockage de photos, les documents en vue de la prochaine réunion de département, une orchidée Cyrène, Le jeu du mort. Bonne année, bonne année ! Va-t-on reprendre ?
Lançons les dés en l'air, nous serons le 43 mars. (Le chat de bois tremble d'effroi.)
13:57 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (1)
mercredi, 09 décembre 2009
Hommage à Lautréamont


17:56 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (2)
mardi, 08 décembre 2009
Un V incurvé arrondi inversé
Des dents lui sortent des lézards --
Ou sont-ce des orvets, des ser-
Pents sur la pente du hasard
À ne connaître aucun dessert ?
(Tout un monde de griffes douces, une symétrie comme ailleurs. Bien sûr, la pierre n'a pas la peau glissante du reptile, et l'héraldique hiératique investit la blancheur de coutures plus friables. Pas la queue d'un serpent : pattes rédhibitoires (griffues).)
11:27 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 28 novembre 2009
Ratatiné ?
C'est dommage, tout de même...
Bourrasques brusques de pluie froide, novembre finissant.
Ce serait dommage, tout de même...
Du lapsang souchong, et un pauvre imbécile affalé sur son canapé, à lire, à regarder le vent, la pluie, les nèfles maintenant pourries -- qu'elles choient de l'arbre, ou pas.
Dommage, tout...
Ce n'est pas la montagne brûlante l'été, pas du tout la page 133, le bain au milieu des sorghos.
C'est dommage, de même...
Et ce mal de dos à tout rompre, même ramasser la roulette du caddie de toile rouge était un supplice.
C'est dommage, tout de même...
Ce n'est pas la canicule, ni la plage, ni la longue étendue de neige blanche recouverte de milliers de fourmis, qu'on voit dans son sommeil, rien plus ne vous abuse :
Tout de même, c'est dommage !
15:47 Publié dans Ecrit(o)ures | Lien permanent | Commentaires (2)
mardi, 24 novembre 2009
Un écho
Pas même la force d'être autrement qu'en lambeaux.
21:55 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 23 novembre 2009
... c'est un leurre"
Avec une seule voiture, on doit entièrement réorganiser la vie quotidienne de la famille, et notamment - pour l'un d'eux - se lever presque une heure plus tôt, prendre le bus, remonter la pente de souvenirs proches (Fil Bleu il y a quelques années, voire moins) ou plus lointains (années d'étudiant, quand je me levais toujours trop tôt, de crainte de rater un bus, et où j'arrivais toujours avec près d'une demi-heure d'avance dans la cour intérieure du lycée Montaignne, côté cours Victor Hugo. Là, j'ai fait très fort : en négociant, à pied, le rond-point des Tanneurs, j'ai vu le gardien ouvrir les portes du hall Thélème et dus être le premier "extérieur" à fouler le linoléum rouge qui mène de ce hall au couloir de la salle polyvalente. (Je me comprends.)).
Prêter plus d'attention, dans le bus ou en marchant, à la vie des autres, des rares autres aussi tôt levés que vous. Voitures qui passent trop vite (les fous, les chauffards, mes semblables mes frères), un chat a traversé juste au ras des roues de l'une d'elles, pfffff ! tu as eu chaud. Feuilles de platane amassées contre la parapet surplombant les bords de Loire, et dont les supérieures voltigent. La Loire qu'on ne voit pas bien, qu'on distingue à peine dans le brou entre loup et chien, paraît dormir, c'est un leurre.
Il commençait à pleuviner quand j'ai négocié le rond-point. Quelques minutes auparavant, en face des pompes funèbres, un cycliste que je n'avais pas du tout entendu arriver m'avait dépassé comme une flèche. Tout dans mon bureau semble dormir, à part moi qui ai rangé quelques papiers, ai imprimé des documents, me suis fait du café (tout au secrétariat semblait dormir, à part la photocopieuse et la machine à café, justement).
Je sens encore, sur mon épaule gauche, le poids de la sacoche où dormait Cy Twombly.
07:49 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (2)
dimanche, 22 novembre 2009
No swanage here
SWANAGE (pl.n.)
Swanage is the series of diversionary tactics used when trying to cover up the existence of a glossop (q.v.) and may include (a) uttering a highpitched laugh and pointing out of the window (NB. this doesn't work more that twice); (b) sneezing as loudly as possible and wiping the glossop off the table in the same movement as whipping out your handkerchief; (c) saying 'Christ! I seem to have dropped some shit on your table' (very unwise); (d) saying 'Christ, who did that?' (better) (e) pressing your elbow on the glossop itself and working your arms slowly to the edge of the table; (f) leaving the glossop where it is but moving a plate over it and putting up with sitting at an uncomfortable angle the rest of the meal; or, if the glossop is in too exposed a position, (g) leaving it there unremarked except for the occasional humorous glance.
(See here)
19:20 Publié dans Blême mêmoire | Lien permanent | Commentaires (0)
Versants
Moins de mouchoirs (vichy, tabaqués) sur l'étente à linge de la buanderie.
Du temps qui passe sans contrastes.
Feuilles de néflier désormais totalement jaunes brunes et racornies.
Envers du décor.
09:09 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 21 novembre 2009
Midlife crisis (un peu d'après Pavese mais pas dans le style)
Dans les coulisses : vous n'avez rien appris, vous avez sacré, juré vos grands dieux, votre âme est un paysage moisi - et à chaque instant de votre existence désormais vous vous sentirez comme un prisonnier dans les coulisses. À certains moments votre ventre palpitera, vous aurez des frissons de joie, mais ce seront toujours de fugitives impressions captives de certains moments. Pour la parade, frimant, humant, faisant la grande gueule, le type sûr de lui ou la femme que rien ne défrise, vous vous contraindrez facilement, jouerez double jeu, aurez la part belle, ferez noble figure, et plus vous agirez ainsi plus vos nuits deviendront noires, fragmentées, prêtes pour la parade.
Ainsi, si d'aucuns - les étrangers et même les familiers - vous prennent pour un caïd, le roi du bal, le plus éminent émondeur d'huîtres, vous saurez au tréfonds, vous savez déjà pour toujours que vous ne vivotez que dans les coulisses, de sorte qu'en aucune manière, nullement, pour rien au monde il ne faut vous regarder ainsi.
--------------- Autant aller vivre en Australie. (Mais c'est comme si c'était fait.)
17:50 Publié dans Ecrit(o)ures | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 07 novembre 2009
Octosyllabe
Pas même le temps d'un lambeau .
22:53 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (1)
mercredi, 04 novembre 2009
Tout sur le shagya (W.M. 6)
There was a horseman called Abagya
Who owned a beautiful shagya.
Once he had a nightmare,
Dreamt he said to his mare :
"Turn around, I'll shagya !"
05:39 Publié dans Wikimericks | Lien permanent | Commentaires (2)
mardi, 03 novembre 2009
if if if : iPhone
(Dans la glaise j'ai modelé son corps.) Désormais je sais que je passerai trois années non discontinues en Australie. (Lisant Perrudja.)
Mais enfin...... tout de même... en Australie ?!?
L'été austral, c'est ça ?
Pas même !
(En plus, je possède à présent deux iPhone, objets et engins qui sont ce que la technologie contemporaine compte de plus ridicule.)
17:35 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 23 octobre 2009
D'Etterbeek à Woluwe (W.M. 5)
Le très extravagant Hergé
Se gobait des oeufs Fabergé.
Entre Woluwe et Etterbeek
ça le faisait puer du beek,
Tous ces oeufs gobés Fabergé.
19:22 Publié dans Wikimericks | Lien permanent | Commentaires (2)
mercredi, 21 octobre 2009
W.M. 4
La très divine Hildebrand
A lu tous les livres d'Ayn Rand.
Si tel n'est pas votre cas,
Pour la draguer, vous n'avez qu'à
Mieux vous renseigner sur Ayn Rand.
17:02 Publié dans Wikimericks | Lien permanent | Commentaires (2)
vendredi, 16 octobre 2009
Monastères (W.M. 3)
Le saint Grégoire de Narek
A en horreur Jan Garbarek :
Jouez du saxophone
Ou l'anachroniphone
A Gavit, Tegher ou Narek !
06:09 Publié dans Wikimericks | Lien permanent | Commentaires (6)
mercredi, 14 octobre 2009
ELEGUNGUN (circa 1995)
Votre âme, un visage noirci
D'une écorce d'arbre, d'un masque.
Les traqueurs et leurs sagaies
Les rameurs et leurs pagaies :
La lune chante un peu ce soir.
Frissons d'amour, il --
-- Il fait un peu lourd.
Le fleuve retombe sur votre front.
[Répertoire irrésolu, 1995. Entrée E.]
18:45 Publié dans Depuis le temps... | Lien permanent | Commentaires (0)
A Link To Rabble
Retrouvé cet été chez mes parents la chemise cartonnée avec mes quelques traductions d'e.e. cummings (dataient de 1996, les bougresses). Le voisin d'en face nettoie tout au kärcher. Right here, right now ! (Pas d'évanescence s'il vous plaît, les trombones s'évanouissent très bien tout seuls.) Toujours des projets, all bark no bite.
15:29 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (3)
Double Sunrise Over Neptune
Ma myopie est si faible (apparue à l'âge adulte, elle n'a jamais "progressé") qu'aujourd'hui j'ai décidé de ne pas porter de lunettes, ce dont personne ne s'est encore aperçu, ou ce que personne n'a jugé bon de remarquer à haute voix. Cependant, par les oreilles j'écoute en boucle l'album en medium band de William Parker, Double Sunrise Over Neptune, dans lequel le génial contrebassiste-compositeur ne joue pas de la contrebasse, mais, si j'en crois les notes de pochette, du doson'ngoni (dont je présume qu'il s'agit d'une sorte de luth n'goni) et des "double reeds" (ce qui signifie, très vaguement, "anches doubles") : cela signifie-t-il que William Parker joue de tous les instruments à anche double sur cet album, et donc du contrebasson autant que de la chalemie, et du sarrussophone ainsi que du guanzi ?
Passons... Pour la première fois de la journée, face aux caractères trop petits de la fenêtre de saisie H&F, je plisse légèrement des yeux. Le linge s'envole au soleil. J'ai refermé la double fenêtre à cause des odeurs de kérosène. Mes yeux se plissent.
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Pareils aux figures d'une tapisserie, les chevau-légers ondoient, flottent, courent, se plissent, s'étendent, s'éclipsent devant l'horizon lointain et bleu, reparaissent, voilent le soleil.
L'instabilité des continents voisins, dont les rochers se plissent, s'élèvent et s'abaissent en vagues, modifie de cycle en cycle la ligne des côtes.
Par l'eau tremblante du canal,
Tournant leurs coques vers l'aval
Muets, les chalands glissent...
Les nénuphars se plissent,
Des zébrures s'esquissent...
Ces lèvres, qui ne débitaient que maximes austères, se plissent et s’avancent comme pour des baisers.
M. Tatin a pensé que c'était par le carpe qu'il fallait commander le mouvement de torsion venant s'éteindre graduellement près du corps, et pour obtenir avec toutes ses transitions, il avait substitué aux ailes de soie qui se plissent, des ailes entièrement construites en plumes très fortes, disposées de telle façon qu'elles arrivassent à glisser un peu l'une sur l'autre pendant les mouvements de torsion: la fonction de cette nouvelle voilure était parfaite; mais, adaptée au grand oiseau, ces ailes ne donnèrent que des résultats médiocres.
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À quel moment ai-je laissé échapper la proie pour l'ombre ? Même ouvrir un vieux fichier me tire des soupirs. Les conceptions me réjouissent, mais les mettre en oeuvre me fait bâiller. Tout ici est déplacé, confisqué, sans heurt mais sans gloire. Comme une daurade je frétille d'aise.
14:31 Publié dans Jazeur méridional | Lien permanent | Commentaires (2)
mardi, 13 octobre 2009
Archets vengeurs
Du moment que rien ne se passe, il n'y a aucune raison de tirer les garnements par la peau du cou, ni de tirer une flèche vers les cibles qui cachent le soleil. L'invisible nous arrête, mais comment empêcher que dardent les yeux ? Tout de même, l'abeille doit avoir une solution, quand rien ne casse trois pattes à un canard. En tapinois, les petits vauriens dévalent la pente raide. Ils ont été aux myrtilles. Ce n'est pas une raison ! Du moment qu'il ne s'est rien passé, que vous n'avez rien de cassé, que les nids sont à leur place, les pendules solidement accrochées au mur, je vous confie l'air de rien. Et s'abîmer dans l'océan à bord d'un Cessna, ce n'est pas la mer à boire, quand bien même vous seriez engoncé dans votre soutane, ô monsieur l'abbé. Ce n'est pas du tout, mais pas du tout une raison. Lights of Lake George. Circulez...
17:45 Publié dans Ecrit(o)ures | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 12 octobre 2009
Errance à rien
18:43 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (0)




