samedi, 21 novembre 2009
Midlife crisis (un peu d'après Pavese mais pas dans le style)
Dans les coulisses : vous n'avez rien appris, vous avez sacré, juré vos grands dieux, votre âme est un paysage moisi - et à chaque instant de votre existence désormais vous vous sentirez comme un prisonnier dans les coulisses. À certains moments votre ventre palpitera, vous aurez des frissons de joie, mais ce seront toujours de fugitives impressions captives de certains moments. Pour la parade, frimant, humant, faisant la grande gueule, le type sûr de lui ou la femme que rien ne défrise, vous vous contraindrez facilement, jouerez double jeu, aurez la part belle, ferez noble figure, et plus vous agirez ainsi plus vos nuits deviendront noires, fragmentées, prêtes pour la parade.
Ainsi, si d'aucuns - les étrangers et même les familiers - vous prennent pour un caïd, le roi du bal, le plus éminent émondeur d'huîtres, vous saurez au tréfonds, vous savez déjà pour toujours que vous ne vivotez que dans les coulisses, de sorte qu'en aucune manière, nullement, pour rien au monde il ne faut vous regarder ainsi.
--------------- Autant aller vivre en Australie. (Mais c'est comme si c'était fait.)
17:50 Publié dans Ecrit(o)ures | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 07 novembre 2009
Octosyllabe
Pas même le temps d'un lambeau .
22:53 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (1)
mercredi, 04 novembre 2009
Tout sur le shagya (W.M. 6)
There was a horseman called Abagya
Who owned a beautiful shagya.
Once he had a nightmare,
Dreamt he said to his mare :
"Turn around, I'll shagya !"
05:39 Publié dans Wikimericks | Lien permanent | Commentaires (2)
mardi, 03 novembre 2009
if if if : iPhone
(Dans la glaise j'ai modelé son corps.) Désormais je sais que je passerai trois années non discontinues en Australie. (Lisant Perrudja.)
Mais enfin...... tout de même... en Australie ?!?
L'été austral, c'est ça ?
Pas même !
(En plus, je possède à présent deux iPhone, objets et engins qui sont ce que la technologie contemporaine compte de plus ridicule.)
17:35 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 23 octobre 2009
D'Etterbeek à Woluwe (W.M. 5)
Le très extravagant Hergé
Se gobait des oeufs Fabergé.
Entre Woluwe et Etterbeek
ça le faisait puer du beek,
Tous ces oeufs gobés Fabergé.
19:22 Publié dans Wikimericks | Lien permanent | Commentaires (2)
mercredi, 21 octobre 2009
W.M. 4
La très divine Hildebrand
A lu tous les livres d'Ayn Rand.
Si tel n'est pas votre cas,
Pour la draguer, vous n'avez qu'à
Mieux vous renseigner sur Ayn Rand.
17:02 Publié dans Wikimericks | Lien permanent | Commentaires (2)
vendredi, 16 octobre 2009
Monastères (W.M. 3)
Le saint Grégoire de Narek
A en horreur Jan Garbarek :
Jouez du saxophone
Ou l'anachroniphone
A Gavit, Tegher ou Narek !
06:09 Publié dans Wikimericks | Lien permanent | Commentaires (6)
mercredi, 14 octobre 2009
ELEGUNGUN (circa 1995)
Votre âme, un visage noirci
D'une écorce d'arbre, d'un masque.
Les traqueurs et leurs sagaies
Les rameurs et leurs pagaies :
La lune chante un peu ce soir.
Frissons d'amour, il --
-- Il fait un peu lourd.
Le fleuve retombe sur votre front.
[Répertoire irrésolu, 1995. Entrée E.]
18:45 Publié dans Depuis le temps... | Lien permanent | Commentaires (0)
A Link To Rabble
Retrouvé cet été chez mes parents la chemise cartonnée avec mes quelques traductions d'e.e. cummings (dataient de 1996, les bougresses). Le voisin d'en face nettoie tout au kärcher. Right here, right now ! (Pas d'évanescence s'il vous plaît, les trombones s'évanouissent très bien tout seuls.) Toujours des projets, all bark no bite.
15:29 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (3)
Double Sunrise Over Neptune
Ma myopie est si faible (apparue à l'âge adulte, elle n'a jamais "progressé") qu'aujourd'hui j'ai décidé de ne pas porter de lunettes, ce dont personne ne s'est encore aperçu, ou ce que personne n'a jugé bon de remarquer à haute voix. Cependant, par les oreilles j'écoute en boucle l'album en medium band de William Parker, Double Sunrise Over Neptune, dans lequel le génial contrebassiste-compositeur ne joue pas de la contrebasse, mais, si j'en crois les notes de pochette, du doson'ngoni (dont je présume qu'il s'agit d'une sorte de luth n'goni) et des "double reeds" (ce qui signifie, très vaguement, "anches doubles") : cela signifie-t-il que William Parker joue de tous les instruments à anche double sur cet album, et donc du contrebasson autant que de la chalemie, et du sarrussophone ainsi que du guanzi ?
Passons... Pour la première fois de la journée, face aux caractères trop petits de la fenêtre de saisie H&F, je plisse légèrement des yeux. Le linge s'envole au soleil. J'ai refermé la double fenêtre à cause des odeurs de kérosène. Mes yeux se plissent.
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Pareils aux figures d'une tapisserie, les chevau-légers ondoient, flottent, courent, se plissent, s'étendent, s'éclipsent devant l'horizon lointain et bleu, reparaissent, voilent le soleil.
L'instabilité des continents voisins, dont les rochers se plissent, s'élèvent et s'abaissent en vagues, modifie de cycle en cycle la ligne des côtes.
Par l'eau tremblante du canal,
Tournant leurs coques vers l'aval
Muets, les chalands glissent...
Les nénuphars se plissent,
Des zébrures s'esquissent...
Ces lèvres, qui ne débitaient que maximes austères, se plissent et s’avancent comme pour des baisers.
M. Tatin a pensé que c'était par le carpe qu'il fallait commander le mouvement de torsion venant s'éteindre graduellement près du corps, et pour obtenir avec toutes ses transitions, il avait substitué aux ailes de soie qui se plissent, des ailes entièrement construites en plumes très fortes, disposées de telle façon qu'elles arrivassent à glisser un peu l'une sur l'autre pendant les mouvements de torsion: la fonction de cette nouvelle voilure était parfaite; mais, adaptée au grand oiseau, ces ailes ne donnèrent que des résultats médiocres.
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À quel moment ai-je laissé échapper la proie pour l'ombre ? Même ouvrir un vieux fichier me tire des soupirs. Les conceptions me réjouissent, mais les mettre en oeuvre me fait bâiller. Tout ici est déplacé, confisqué, sans heurt mais sans gloire. Comme une daurade je frétille d'aise.
14:31 Publié dans Jazeur méridional | Lien permanent | Commentaires (2)
mardi, 13 octobre 2009
Archets vengeurs
Du moment que rien ne se passe, il n'y a aucune raison de tirer les garnements par la peau du cou, ni de tirer une flèche vers les cibles qui cachent le soleil. L'invisible nous arrête, mais comment empêcher que dardent les yeux ? Tout de même, l'abeille doit avoir une solution, quand rien ne casse trois pattes à un canard. En tapinois, les petits vauriens dévalent la pente raide. Ils ont été aux myrtilles. Ce n'est pas une raison ! Du moment qu'il ne s'est rien passé, que vous n'avez rien de cassé, que les nids sont à leur place, les pendules solidement accrochées au mur, je vous confie l'air de rien. Et s'abîmer dans l'océan à bord d'un Cessna, ce n'est pas la mer à boire, quand bien même vous seriez engoncé dans votre soutane, ô monsieur l'abbé. Ce n'est pas du tout, mais pas du tout une raison. Lights of Lake George. Circulez...
17:45 Publié dans Ecrit(o)ures | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 12 octobre 2009
Errance à rien
18:43 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 11 octobre 2009
Too-too-too-yoo-too (W.M. 2)
L'éminent professeur Césium,
Grand physicien ad libitum,
Sait prononcer aisément
Le nom de tous les éléments
Mais pas celui d'Ununoctium.
21:30 Publié dans Wikimericks | Lien permanent | Commentaires (0)
W.M. 1
15:16 Publié dans Wikimericks | Lien permanent | Commentaires (2)
... plus vite que le coeur des mortels
Flapi, vêtu de guenilles, sans force pour préparer ce foutu séminaire, m'occupant d'Oméga lui-même un peu patraque (est-ce une fatalité de retourner à l'écriture lors des moments d'avachissement ?), je préfère pianoter. Sur l'étendoir qui, installé devant la porte-fenêtre, obstrue partiellement la vue, la brise berce les gants et les mouchoirs. En faisant du rangement à l'étage, j'ai retrouvé un bic rouge, un crayon à papier muni d'une gomme et une boîte de cartouches d'encre pour stylo-plumes -- le dernier de ces objets me dévisageant tristement en pleurant sur son inéluctable inutilité. Une page du dernier livre d'Orhan Pamuk, D'autres couleurs, m'a rappelé, avant-hier, les photos que j'avais prises en janvier 2008 du chantier de démolition des trois pavillons de la rue Ronsard : l'un d'eux était une belle maison, qui s'est effritée en gravats pour donner naissance à une résidence où a déménagé, il y a quelques semaines, une de mes anciennes étudiantes (et lectrice assidue), devenue cette année ma collègue.
Pendant cinquante ans, je me suis toujours promené dans les mêmes rues d'Istanbul, et quand je vois le site de mon ancienne école, transformé à présent en parking, je me rappelle à la fois mes souvenirs d'école et ma dernière déambulation dans ses salles de classe vides. Au fil du temps, je m'habitue à cette vue qui me frappait comme un coup de couteau les premiers temps. Les ruines d'une ville aident à l'oublier. Nous perdons d'abord un souvenir, mais comme nous savons que nous l'avons oublié, nous cherchons à nous le rappeler. Ensuite, le souvenir même de cet oubli finit par s'effacer, et la ville est impuissante à nous rappeler son propre passé. Finalement, les sites démolis, qui sont pour nous des plaies béantes où l'oubli creuse son lit, deviennent pour d'autres la source de nouveaux rêves.
(Orhan Pamuk. D'autres couleurs. Traduction de Valérie Gay-Askoy. Paris : Gallimard, 2009, pp. 94-5)
14:29 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (1)
samedi, 10 octobre 2009
Trois ?
Rien publié en septembre : est-ce une raison pour publier trois billets le 10 octobre ???
23:58 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (2)
Pas de répit pour les escargots
Toujours pour d'excellentes raisons (dont je vous épargne l'énumération), j'ai remis à demain la préparation de mon séminaire de lundi sur les Sonnets from the Portuguese. (Les autres cours roulent tout seuls, en quelque sorte : une fois les brochures préparées pour trois semaines, ce qui peut prendre du temps, évidemment, les notions et les contenus sont tellement connus de moi que je passe facilement en mode "improvisation". (Il n'y a pas à dire, le fait que le niveau des étudiants ne cesse de baisser finirait presque par contraindre à ce mode de semi-improvisation : sans cela, on ne peut se mettre à leur niveau et mener un cours un tant soit peu interactif. Il y a aussi que les nombreuses tâches administratives empêchent, quoi qu'il en soit, de préparer de façon approfondie les cours les plus anodins.)) Si j'ai choisi les 44 sonnets les plus connus d'Elizabeth Barrett Browning, cette "sonnet sequence" si élaborée et si belle, c'est pour de multiples raisons, mais aussi parce que, dans le coin rêveur de mon cerveau qui continue d'échafauder des projets dont une autre partie sait d'ores et déjà, au moment même de leur conception, qu'ils resteront lettre morte, j'avais envisagé la création d'un carnétoile spécifique, une sorte de S/Z quotidien (oui, S/Z : tant qu'à bâtir des châteaux en Chalosse, autant se prendre pour Barthes). Mais la barque du quotidien etc. (enfin, ce n'est pas encore le suicide, hein)
Comme je rouvre ces pages vertes, une fois tous les quatre matins, autant y noter d'autres brimborions banals et sans importance : commencé à lire Barchester Towers / terminé Passage des larmes / trouvé enfin le bon dosage pour réussir les coings au four / découvert avec intérêt que les quatorze escargots qui couraient en tous sens hier soir à onze heures were nowhere to be found ce matin à neuf.
(Et aussi : bien sûr, je devrais* me mettre à ce S/Z. Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Tout de même, la prolifération des parenthèses et l'amincissement progressif de la taille des paragraphes ne sont-ils pas de cruels symptômes ?)
* Qu'attribuer, comme formule-type, au bartleby cingalien ? "Je devrais m'y mettre." (De vrais bonheurs d'écriture.)
23:25 Publié dans Ecrit(o)ures | Lien permanent | Commentaires (0)
Thay of winking
Stop being influenced by fools ?
Je crois plutôt que je devrais essayer de commencer.
18:49 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (1)
mercredi, 07 octobre 2009
Au Trianon comme ailleurs
Roulent les bolides (poussières de vent). On s'intéresse encore aux statues équestres. Le grand combat n'est pas fini, ça se saurait sinon.
................... À quel moment le ressort s'est-il cassé ?
Quand la glèbe s'est-elle mêlée, sournoisement, sinueusement, de jus de navet ?
Pourquoi parfois revenir pour donner des coups de pied dans le cadavre ?
Autant de questions qui n'ont que trop de réponses ......................
[Mieux vaut retrourner dans son passé.]
07:16 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 30 août 2009
L'écrivain n'est pas lexicographe (heureusement)
June 21st, 1831 – The only talk now is of black women. Can and Leek spruik their foul and immoral stories by the fire at night and the rest of the men grow excited and the mood of the camp becomes restless.
Tim Winton. Shallows (1985). London: Picador, 1991, p. 107.
[D'après l'OED, la première occurrence écrite de spruik date de 1916.]
16:01 Publié dans Lect(o)ures | Lien permanent | Commentaires (1)
samedi, 25 juillet 2009
Avenirs d'égotisme
. . . . Voiture doublement en panne : autant dire, des liasses et des liasses de billets dans le caniveau. Le séjour, toutefois, continue (et je continue de n'écrire pour personne).
Hier matin, outre l'achat d'un panachage de textes contemporains traduits de langues diverses pour ma mère à "Brouillon de culture" (quel nom de librairie, et quelle piètre librairie d'ailleurs*), j'ai acheté plusieurs livres de poésie dans une merveilleuse librairie d'occasion, près de la place Saint-Sauveur -- notamment L'Âge de craie de Pieyre de Mandiargues, en NRF-Poésie : j'en ai beaucoup lu hier, et je me demande si ça ne me plaît pas plus encore que ses textes plus tardifs (Porte dévergondée par exemple). Du point de vue des proses poétiques, en voici un qui, comme Gracq, a subi l'influence de Rimbaud et Breton, mais s'en est affranchi de manière beaucoup plus joueuse, et tout simplement moins ennuyeuse (sujets et rythmes). Bon, je n'ai jamais été très adepte de Liberté grande, mais tout de même, je crois ne pas écrire n'importe quoi, pour le coup. C. a acheté une anthologie de poésie espagnole contemporaine, et, rien qu'à la feuilleter, il me prend des frénésies de découvertes, des boulimies d'achats, des regrets de ne pas connaître l'espagnol.
Sinon, cela fait plus de deux jours que j'ai fini de lire Le Miroir qui revient et que je voudrais, sans l'avoir fait encore, noter dans ces carnets quelques passages marquants. Au reste, voilà quelque chose que je songe souvent à faire et ne fais presque jamais. Velléité**, tel est mon maître mot. On pourra inscrire sur ma tombe le distique fameux (ou est-ce fumeux ?) :
Lui qui fut si velléitaire
Désormais va devoir*** se taire.
Pour me faire mentir, autant que me secouer la couenne, je copie ci-après, tout de même, un passage du Miroir qui revient (p. 208) :
Tout cela c'est du réel, c'est-à-dire du fragmentaire, du fuyant, de l'inutile, si accidentel même et si particulier que tout événement y apparaît à chaque instant comme gratuit, et toute existence en fin de compte comme privée de la moindre signification unificatrice. L'avènement du roman moderne est précisément lié à cette découverte : le réel est discontinu, formé d'éléments juxtaposés sans raison dont chacun est unique, d'autant plus difficiles à saisir qu'ils surgissent de façon sans cesse imprévue, hors de propos, aléatoire.
* Sujet de composition philosophique : comment un libraire qui appartient à un réseau de librairies dites "de qualité" peut-il afficher des posters vantant Anne Gavalda ?
** Une prime coquille donnait à lire : "Veilléité". Le veilleur velléitaire, voilà qui m'irait assez bien (avec la pointe de grandiloquence auto-ironique que les sots ne comprendraient pas ?).
*** (Ou est-ce "pouvoir" ?)
05:44 Publié dans Hors Touraine | Lien permanent | Commentaires (1)
mercredi, 22 juillet 2009
Coupesarte
00:10 Publié dans Autoportraiture, Hors Touraine, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (5)
lundi, 20 juillet 2009
De l'importance des italiques
Le Passé m'attend sur ma table de chevet.
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11:53 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (0)
Fendaison
Lors de l'un des trois ou quatre séjours que je fis à Cambridge entre novembre 1995 et mai 1996, l'émotion esthétique la plus forte fut, sans conteste, la visite de St John's, avec ses couloirs mi-obscurs, ses enfilades de quads, ses grenadiers, ses voussures. À l'époque, je pris peut-être huit ou neuf photos, le comble de la débauche en ces temps argentiques.
En lisant les pages que Valery Larbaud consacre dans son Journal, en octobre 1919, à son bref passage (dans le cadre de ses recherches sur Samuel Butler), "a peu que le coeur ne me fend"*.
"Bon, mais il faut partir." **
* Villon
** Larbaud, p. 541
06:48 Publié dans Blême mêmoire | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 19 juillet 2009
Centon caennais
La Madone du futur. ¤ Patti Smith, land 250. Canisy. Picasso et les maîtres. Qu'est-ce que l'art abstrait ? ¤¤¤¤¤ Nous qui désirons sans fin. L'invention de la nature. Les Jardins. La porte des Larmes. ¤¤¤¤¤¤¤¤¤ Emaux du Moyen-Âge occidental. Alfred Hitchcock. ¤ Nouvelles du monde. Adios. Chronique de la ville de pierre. ¤ Avec le temps. Léger. Walter Benjamin, une vie dans les textes. Entrée en matière. ¤¤¤¤¤ Les étoiles froides. Les cinq sens. Lipstick traces. L'hérétique. ¤¤¤ Journal. Jane Austen et le révérend. Avedon An Autobiography. ¤ Picasso et les maîtres.
16:11 Publié dans Un fouillis de vieilles vieilleries | Lien permanent | Commentaires (0)
Nourri, parcimonieusement
L'an 2000 appartient au présent.
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Dans le salon de la maison caennaise, attablé assez inconfortablement à une grande table qui sert de bureau et où sont empilés en vrac documents, papiers et ouvrages divers (dont une demi-douzaine de catalogues raisonnés qui me font sérieusement de l'oeil), je pianote, tandis que la sieste des uns suit son cours, et les élucubrations fantasmatiques de tel autre.
(Longtemps, j'ai aimé les hyperbates : Il est mort, et ma mère.)
Je n'ai plus de lecteurs, donc je n'ai plus à me contraindre, à me sentir forcé de rien. Un faible rayon de soleil perçant la froidure, je lézarde en hibernation normande, et me laisse aller. Sur ma gauche, il y a trois livres : deux que je lis en ce moment (Le miroir qui revient et La fille qui hurle sur l'affiche), et un dont je n'ai toujours pas découpé les pages : Canisy de Jean Follain.
(Longtemps, j'ai hésité à accumuler plusieurs séries de deux-points dans une seule et même phrase. Longtemps, je n'ai pas su que couper les pages d'un livre se disait "découronner". Je n'ai plus de lecteurs, à quoi bon me forcer.)
Propositions relatives ! Mais tout est relatif, surtout les craquements de l'escalier, l'encombrement de l'évier, le noisetier quasi centenaire qui fait se disjoindre les briques de la murette. Tout relaie, tout dilue. Tout se dilate, les yeux défalqués en flaques quand on pleure pour rien (pour ne rien dire). Caen est une ville attachante, mais mes maigres souvenirs de l'été 1983 (peut-être) ne m'y avaient-ils pas soudé ? Faut-il être soiffard, tout de même... Toi, là-bas, tu rigoles. (Eden, Hadès, même combat.)
Souhaiter que la sieste d'Oméga dure. Qu'Alpha en marchant élucubre.
(Longtemps, j'ai aimé les rimes internes.)
((Les assonances.))
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Le jeu n'en vaut plus la chandelle, l'an 2000 est encore loin.
14:12 Publié dans Hors Touraine | Lien permanent | Commentaires (3)






(hélas) pour personne.