Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 12 mars 2011

Haute littérature

Lu chez le coiffeur :

Lissage douceur et brillance bonheur,

un look qui s'adapte au gré des humeurs.

vendredi, 11 mars 2011

D'aucuns en cherchent la sortie

10 mars 2Vitraux du déambulatoire, cathédrale Sainte Marie. Bayonne, vendredi 6 mars 2009.011.

Le vice-diable dit : Il trempe dans le chaudron*. Dans quelle mesure peut-on affirmer que le prénom Ödön est identique au prénom Odon ? deux trémas, tout de même, ce n'est pas rien, et on pourrait tremper (brûler) toute une année dans un chaudron sans avoir résolu cette épineuse question. Vous sentez le fagot. Vous sentez le fagot ? Diable, grave question. Les astérisques sont le signe d'un reste, d'un manque, d'un deuil, d'une disparition. Le roi cependant, conformément à ses résolutions, dirigeait sa marche vers Philadephie.**

Les astérisques sont le signe d'un reste, d'un deuil, orange puis jaune puis, dans le mouvement confus, la mêlée des corps, rose vert et rouge encore. Lucile (qui n'est jamais Lucille) lance : Emile sera fou de joie, il est en train de faire la cuisine***. Dans le chaudron, tu parles, sentez-vous le fagot ? Elle a filé son bas. Elle a filé son bas, en lisant Le Don paisible. Les titres sont le signe d'une disparition, et les prénoms la trace d'un remords, d'une perte, d'un deuil. Vert et jaune respectivement, les deux diablotins (qui ne sont que de la petite bière, à côté du vice-diable) entourent et terrassent l'homme vêtu de vieux rose. Oger et Arnoul s'étaient couverts d'un tapis, et Frumold s'était fait une cache sous des faisceaux de branches, et ils attendaient ainsi la mort.**** Les prénoms dérangent, aux étranges couleurs. Pourtant, on pourrait délibérer sans fin sur l'épineuse question ; il n'en demeure pas moins qu'Ödön n'est Odon (ou Eudes) de Bayeux ? Détail de la façade de la Cathédrale Notre-Dame de Bayeux, 22 juillet 2009. pas Odon, de même que Peter n'est pas Pierre, ou que Domenico n'est pas Dominique. (L'autre lascar, regarde-le, lui qui sent le fagot.) Pourtant, aussi, ou en un autre sens, on peut s'en sortir en disant qu'Ödön est plus proche d'Odon que de Pierre ou de Domenico. La matrice ne se cache pas dans les trémas, ni sous des faisceaux de branches.

Un astérisque renvoie, par le moyen d'une longue flèche au tracé compliqué, au prénom le plus étrange de tous ceux qui furent alors mentionnés. Le roi dirigeait sa marche vers Philadelphie. Où sont les frères ? Où les frères sont-ils passés ? Où les fils de Charles sont-ils passés (trucidés) ? Mais où sont les frères ? Diable, grave question. Cependant dirigeait sa marche. Direction Odon de Bayeux, armé d'un gourdin (Tapisserie de Bayeux)rien.

jeudi, 10 mars 2011

Mamie Nova tue : Télérama s'embrouille

Synecdoque involontaire, couverture de Télérama

 

Télérama, il n'y a que toi qui puisses faire ça !

19:46 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (3)

D'un chronotope poignant

Hier soir, j'ai eu l'occasion de me promener quelques instants dans le vieux Tours, vers sept heures et quart et donc à la nuit tombante, voire tombée. Il est très rare que je me trouve dans le centre de Tours à la nuit, car je vis à Tours-Nord et ne sors pas souvent le soir. Or, je me faisais la réflexion que, si j'ai, de très longue date, une affection particulière pour la rue Briçonnet, le lieu que je préfère certainement à Tours (avec la promenade des bords de Loire rive gauche), c'est la place Saint-Pierre le Puëllier, et plus précisément quand, quasi déserte, elle revêt, dans la semi-obscurité, un charme encore plus poignant qu'à l'accoutumée.

 

mercredi, 09 mars 2011

Hiver avait

Mardi Composition LXI, Arcachon (18 février 2008)8 mars 2008.

L'archive à Arcachon ne vaut pas Volpone à Valparaiso. Pourtant, sans aucunement me cacher, je vous l'avoue et je l'assume (c'est assommant, pour l'amour du ciel), voilà tout ce que j'ai trouvé, de bêtes rayures oranges en diagonale. Ne biaisez pas avec moi, Monseigneur ! Nous avions déjeuné fort rustiquement, de langue en gelée et de rognons, le tout accommodé de quelques belles lampées d'un petit vin d'Anjou qui nous avait mis Composition LXI, Arcachon (18 février 2008)de belle humeur. Mais que faites-vous à Arcachon ?

Mais que faites-vous à Arcachon ? Monsieur Domenico avait manqué une marche.* Quel lascar, tout de même, emberlificoté dans son costume de maquereau, à rayures. Aucun rapport, même mutatis mutandis côté mec, avec un strict tailleur croisé aux fines rayures parallèles. Ils forniquent. Elles forniquent. Disque rayé, tu me niques je te nique. Oui, ça baise dans tous les coins. Fumigations de sexe, de stupre, de ce que vous voudrez. Une devise, un blason, et défendre haut ses couleurs : MARRON ET NOIR, ORANGE Composition LXI, Arcachon (18 février 2008)DE TOUS LES CÔTÉS. Haut la main. Western de pacotille. Film X de pacotille. Marine de pacotille. Armée en guenilles, rébellion de pacotille. Pfffff. Je dis : pfffff.

Mais ça ne fait rien, madame Carossa, on reviendra*. Retour à Carossa ? tu penses, la fée n'est pas née. Lucille ne vient jamais, Karine a du coeur**. Le fait mort est. Le fémur n'est pas disposé à ouvrir la porte de la cage, que les lémuriens se débrouillent. J'ai exercé jusqu'à la fin 1956 et puis j'ai pris le maquis. Oh, ça déménage. Oh, tout en variations (j'ai pris le maquis), ça déménage -- qu'il faudrait écrire enunseulmot : çadéménage ! Oh, oui, ça déménage. Brouhaha, de la friture sur la ligne. Pourtant, tout avait si bien commencé, avec les marches qui montent devant le casino d'Arcachon. Et tout est parti en quenouille (armée, littérature de pacotille (s'interrompant sans cesse, en fin de phrase, sur des parenthèses)). Tout barre en boucle. Mireille et moi avons passé l'après-midi à essayer de régler un problème de boucle dans Apogée. Que la mouche du coche vous donne des brioches..... si vous avez faim.

Elle a ouvert la huche et elle déclaré qu'il n'y avait presque plus de pain.* Chênehutte n'est plus si loin, je ne veux pas finir mes jours en cabane, ça suffit déjà de passer tant d'années en cavale. Que la mouche du coche vous donne des brioches..... si vous avez faim. Je dis : pfffff. Les étudiantes investies d'une mission d'étude pour le CUEFEE ne sont pas venues. je ne m'ennuie jamais quand on me pose des lapins. Dix heures, onze heures, tout m'est un. Alors j'écris, je me rappelle la forteresse de Bouillon. Nous voici encore en cavale.

Puis elle retourne à la cave et rouvre le carton* où se trouve un roman dont l'action se passe à Arcachon. Du même auteur : des poèmes écrits à La Flèche. Tout ça n'est pas bien bandant. Arcachon, tout de même ! Alors, de désarroi, on descend à la salle des archives, et on range... on range... on range...!Composition LXI, Arcachon (18 février 2008)

Oh, pour l'amour du ciel, Passaïc, Paterson, Bloomfield, Orange -- lance la jeune lectrice (Claire), d'un accent écossais à tomber raide. Ce n'était ni à Carthage, ni à Passau. Et que j'en ai plein le dos de ces négations en cascade. Ce canard n'est ni la nette ni la sarcelle (... et que j'en ai plein le dos de ces négations en cascade), et je pourrais scruter encore longtemps les divers recoins marécageux du bassin d'Arcachon. Marécageux ? Êtes-vous fous ? La question crève l'écran. Oh, par pitié (pour l'amour du ciel), j'ai mal au crâne. . . . . . . . . . . . . . .

 

mardi, 08 mars 2011

La glace prend...

7 maBabel (Beaulieu-sur-Dordogne)rs 2011.

Notre périple n'avait pas duré trois journées que déjà nous nous disputions.

Les uns se courbent dans l'espace et tournent autour d'un nombre ancien. Alors là, vous m'épatez. Alors, là vous m'épatez. Cette tour de Babel renversée ne serait qu'une nouvelle variation sur le thème éculé de la « galerie ». C'était la crème des hommes, et le voilà démon ! Un orme superbe, seul au milieu du parc, avait été ébranché, puis étêté, son orgueil d'arbre jeté à bas. De cet orme était née une rêverie, qui s'était muée en poème, et de là en roman, pour finir en apothéose (prix Nobel). Toujours le périple s'interrompait, sans péril, sur des parenthèses -- autant de fins provisoires. Que fais-je au trente-quatrième étage du November Hotel ? April is not Avril Fresques peintes, XIVe s. Collégiale St Emilion (Gironde), 10 avril 2010. (le plus cruel mois). Que fais-je tout en haut du November Hotel, et où poussera, dans ces parages froids, la vigne ? Une de ses grosses tours, vue de côté, pourrait être d’une bibliothèque à Ninive, ou bien sûr à Babel.

Dans le drapé des os, j'entends le grondement de l'océan. Ou plutôt : dans le mot océans, tel que le chante le bienheureux chasseur, pour la première fois j'ai entendu distinctement le mot os. Nous regardons à la télévision la soirée de remise des Oscars : un présentateur annonce les présentateurs qui annoncent les résultats. C'était aussi un lundi, je crois, mais le monde n'était pour rien. Philibert n'est pas Hubert Huertas. La Flèche (Sarthe), 22 novembre 2009.Hubert. Là, vous m'épatez. Philibert n'est pas Hubert ; alors là vous m'épatez. Maldoror suce un os. Aurélie a bon dos. Etc. Et dans ce périple, non sans péril, nous prenons nos aises, après avoir manqué être écrasés par le car de tourisme tunisien, d'un vert clair, et qui arborait, sur ses flancs, divers dromadaires élancés. Nous n'avons rien à dire à ceux qui s'égarèrent du côté de ChêneAu Vieux Chênehutte. Suèvres était bien loin déjà. Suèvres était bien loin déjà ! Nous n'avons rien à dire.

Sur les deux corps nus et figés la sueur commence à se refroidir, les glaçant. Babel peut attendre. Babel peut toujours attendre. La glace prend, Babel peut attendre.

Grouloulou

 

Anthony Perkins, portant le plateau, se dédouble dans la vitre. L’acteur a 38 ans, moi 36. À moitié moins, peut-être.

« On comprend mieux, écrit Murielle Gagnebin, l’angoisse qui saisit tout spectateur devant les détritus d’un Bettencourt comme face aux figurines spongieuses d’un Dubuffet. » (Fascination de la laideur, édition de 1994, p. 208)

Même après avoir lu ce qu’elle en dit, je ne comprends pas mieux. Et, spectateur moi-même, y revenant encore et encore, je ne suis pas plus angoissé, si ce n’est d’avoir lu le texte de Murielle Gagnebin et de m’imaginer anormal de ne ressentir que joie et hilarité, et pas l’ombre d’une angoisse.

5 h 15. Crise d’éternuements, ou plutôt grand besoin de me moucher, encore et encore.

 

lundi, 07 mars 2011

Clown géant, explorateur

Cirque Amar, Saintes, 7 mars 2009Livres achetés le vendredi 7 mars

Autres 7 mars. Le temps passe.

Nenni, l'aneth

6 mars 2011.Figure rouge au nez débusqué (Josselin, Morbihan, 18 août 2007.)

SANS NEZ LES RAPPORTS SONT CHANGÉS. De vitesse, il l'a prise. La traversée, à pied, du département se faisait sans virgules ni points de côté. Ce canard n'est ni la nette ni la sarcelle. (Un nain le saurait d'emblée.) D'emblée, il l'a prise -- la route, la vitesse -- fendre l'air n'est pas son fort. Ce canard n'est ni la nette. C'est vraiment du chinois, Greek to me, blessed be the meek.

Tout de même, Châteaulin n'est pas Josselin, avec ses piliers qui s'effritent. Une ambassade occupe aujourd'hui la maison. En bas, de vitesse, le doigt sur la sonnette, il a pris le pilier (en pleine poire, s'entend). Bien sûr, vous n'avez pas oublié exprès votre sonotone, mais la sonatine est, à elle seule, un concert fauché dans la fleur de l'âge (et même avant : dans la fleur de l'âge). Il finissait toutes ses phrases par des parenthèses, s'insurge l'éditeur. Il finissait toutes ses phrases par des appositives, s'insurge l'auteur d'apostilles. il achevait toutes les soirées par des diapositives, s'insurge encore, vingt ans après, l'homme qui a coupé les ponts. Dans l'estuaire, passer à gué. Roméo n'appelle pas Juliette. La figure camuse, déçue de rien, il vous a pris de vitesse, vous a doublé dans le virage : vous pouviez rêver de Josselin, vous qui n'étiez qu'à Suèvres... Il vous a dépassé prestement (de vitesse, il l'a prise), et ne semblait pas transpirer (d'une lippe maussade).

Il finissait toutes ses phrases par des parenthèses, s'insurge l'éditeur. Il ferait beau voir.

Ne serait-ce pas lui, toutefois, que l'on vit, plus tard, bien plus tard, bien plus loin que ce virage au sortir de Suèvres, décrocher son appareil photographique et capturer un détail d'un car tunisien ? Le dictateur dort sur ses deux oreilles.

 

dimanche, 06 mars 2011

Légende yorouba

Kokoro lori igi koriko.

Odelette en bout de Loire *

Je lui ai dit : "Au zénith surfons,

Ma belle du Breil-sur-Mérize ! "

Elle répondit : "Ce vol n'est,

Par Saint-Michel-de-Chavaignes,

Pas une loque née."

L'habile Coudrecieux,

Cerf-volant formé d'un violoncelle,

Prit son envol à Ecorpain

Tout son corps peint,

Et, au-dessus de Maisoncelles,

Vit les nuages coudre cieux

Tandis que l'abbé de Saint-Mars-de-Locquenay,

Pugiliste hors de pair, lui flanquait des châtaignes

Sur la route de Volnay :

Qu'on virgilâtre ou homérise

Dès lors, au fin fond de Surfonds !

 

 

 

* Poème composé à partir de la liste des communes limitrophes de Bouloire (WP), et selon le schéma palindromique ABCDEFGHHGFEDCBA que depuis si longtemps je veux faire adopter à la multitude rimante. (The story of my life...)

 

Mélange timbré item 223

garbo.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Prends mon pion dans ton circuit

Garbo XW Machine

Prends mon pion dans ton circuit

J'aime tant ta froideur féminine

 

 

 

(H.-F. Thiéfaine)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 . . . . . Hubert-Félix, si vous pouviez, pour votre prochain album, en écrire une sur Ava Gardner... genre "Le Touquet juillet 1925"... vous voyez, quoi...

samedi, 05 mars 2011

Félonie complexement anachronique

 

Oméga, déguisé en chevalier templier : « Je vais tuer Jésus ».

 

vendredi, 04 mars 2011

Dimanche : troïka ou haïku

Je cuis au soleil.

L’odeur capiteuse des jacinthes d’Eric m’étourdit.

Brève est la prégnance du rêve.

 

jeudi, 03 mars 2011

Communes limitrophes de Conflans-sur-Anille

Saint-Calais

Berfay

Rahay

Montaillé    *

 

 

* Ce quatrain hétérométrique bref, constitué de rimes embrassées, est le premier d'une série de textes composés à partir de copiés-collés de la Wikipedia francophone. Les quatre toponymes qui composent ce quatrain se trouvent énumérés, tels quels, dans la rubrique "Communes limitrophes" de l'entrée Conflans-sur-Anille ; seul le geste consistant à les présenter sous forme de bref poème relève ici du poète (= moi). Une fois adopté le principe de partir d'éléments bruts trouvés dans les pages de la WP, on peut imaginer bien des variations... Affaire à suivre, dans cette rubrique-ci...

mercredi, 02 mars 2011

Assassinat d'un prince (ou presque) dans l'église Saint-Donat

Le 2 mars 1127, Charles le Bon, comte de Flandre, fut assassiné dans l'église Saint-Donatien (ou Saint-Donat), par un de ses vassaux, ou par des tueurs à la solde d'une famille bourgeoise.

Plus tard, toujours plus tard, je saurai ce qu'en écrit Galbert de Bruges.

 

(J'écris ce bref billet, résurrection brève de la rubrique mal-aimée des Célébrations improbables, non le 2 mais le 7 mars, car, après publication de Nenni, l'aneth, j'ai eu beau chercher, je n'ai trouvé aucun événement marquant qui eût eu lieu le 7 mars 1127. Fallait-il l'inventer, ou céder aux charmes de la rétropublication ? Cette dernière me permet au moins de prétendre avoir publié quotidiennement dans ces verdures, depuis le 19 février.)

 

------- En écoute, le 7 mars : Pigmee (encore).

mardi, 01 mars 2011

Caille en terrain pierreux

 

Tout part d’un chiasme boiteux : Pierre est un aigle, et la perdrix est en caillasse. Tout poète qu’il soit, il n’a pas appris à se méfier des chiasmes, ni des anaphores ou hyperbates d’ailleurs. On le prend en photographie, on le filme en train d’écrire ; ses moindres mouvements sont décomposés lorsque le film passe au ralenti, pour une salle de cinéphiles qui n’ont jamais vu son profil, jamais lu une ligne de lui, jamais entendu son nom, jamais (peut-être) ouvert un volume de poèmes. Lui, qui regarde aussi, se fait l’effet d’une lingère en train d’étendre des torchons sur un fil, entre un poteau lisse et un troène. Il ne sait pas pourquoi cette image lui vient à l’esprit – il sait à peine qu’il la gardera pour lui et n’en fera jamais état dans un poème. Certaines choses sont trop douloureuses, même pour le lyrisme. Alors, ni une ni deux, ni chiasme ni épitrochasme, le poète croise les bras, affiche une mine perplexe. Et si enfin l’inspiration revenait, pour peupler des pages vertes ? Si les doigts crochus alignaient de nouveau d’ineptes pattes-de-mouche ? Ce serait trop beau, n’effrayons pas les parenthèses – deux sortes de pierraille : chemin de la Mâture, chaos de Nîmes-le-Vieux. Alors, le regard de l’apôtre vous fixe de très haut, un point dans le ciel qui ne demande qu’à descendre en flèche sur l’alouette amoureuse, ou la gourde du pèlerin.

 

lundi, 28 février 2011

Plain-chant

Au fonds de ceste baye y a un achenal qui asseche aussi de basse mer, autour duquel y a nombre de prez & de bonnes terres pour cultiver, toutesfois remplies de quantité de beaux arbres de toutes les sortes que j'ay dit cy dessus. Cette baye peut avoir depuis l'isle Longue jusques au fonds quelque six lieues. Toute la coste des mines est terre assez haute, decouppée par caps, qui paroissent ronds, advançans un peu à la mer. De l'autre costé de la baye au suest, les terres sont basses & bonnes, où il y a un fort bon port, & en son entrée un banc par où il faut passer, qui a de basse mer brasse & demye d'eau, & l'ayant passé on en trouve trois & bon fonds. Entre les deux pointes du port il y a un islet de caillons qui couvre de plaine mer. Ce lieu va demye lieue dans les terres. La mer y baisse de trois brasses, & y a force coquillages, comme moulles coques & bregaux.

dimanche, 27 février 2011

D'autres 27 février

Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire), 27 février 2007.Médiathèque François Mitterrand, à Tours : autoportrait et détail de la façadeEglise Saint-André. Sauveterre-de-Béarn, 27 février 2009.27-février 2010, HP 067

Quelques figures. Danse, danse avec ta jambe. Un chanoine, une tronche de jambon. Des chiffres (le parfait 1111). Une colonne sèche, la fumée remonte des souvenirs. Le chanoine contemple cinq chapiteaux, à la fois, vaillant petit prieur.

 

samedi, 26 février 2011

Au "sculpteur aveugle"

Pris de nausée, le peintre cracha une peau de regard.

vendredi, 25 février 2011

Sauve-qui-peut-en-Morvan

Où l’enfant se sera-t-il enrhumé, et où le vieillard ?

Quand l’œil se sera-t-il bistré, et quand la paupière ?

Autant de questions que pose, à notre regard, le grain stérile qui fait rigole. Les traits d’union, que moi-même je persiste, par lapsus systématiquement corrigés (au point de faire sourire narquoisement, et je les comprends, mes étudiants), à nommer tirets, forment une cartographie à part, mais pas sur Google Maps.

Il souffle, sur nos frimas, un vent de mort.

jeudi, 24 février 2011

Etirements (du sens)

19 février 2011.

On dirait plutôt une épuisette ! ------ Il se trouve que, ce jour-là, au dixième étage d'un bâtiment somptueux, à l'architecture ô combien sobre et aux meubles et décors luxueux, j'ai pu avoir une très longue conversation avec une collègue de l'une des universités d'Adelaide (le bled où est allé Trevor, tandis que j'allais à Sydney et Wollongong), cela avant une après-midi très dense, un vin d'honneur très networking, et avant de m'apercevoir que mon costume s'était soudainement mué en un ensemble presque clochard, formé d'un jean's effiloché et d'un pull-over de tennis à grosses tresses blanches, au col en V, vert, ou peut-être turquoise que je trouvai du dernier moche (mais j'ai mauvais goût). On dirait plutôt une épuisette ! Guy Boyd (1923-1988). Australian Tennis Player. The University of Melbourne Art Collection. Law Building, U. of Melbourne, Friday, May 7, 2010.La sculpture de Guy Boyd n'annonçait pas encore l'année Boyce. Avec le nombre 1711, formez des paires de sonnets. Tandis que ma collègue éminente m'expliquait des subtilités étonnantes sur la mentalité des jeunes étudiants australiens, je me rappelais cet article hilarant sur la Nouvelle-Zélande qui sollicitait globalement d'accéder aux allocations chômage australiennes à la suite d'un tremblement de terre qui avait rapproché l'île des kiwis de trente centimètres de la côte Est, et avais, dans ma ligne de mire, de riches tapisseries, des murs polis, des drapés insensés. Coule le luxe. On dirait plutôt une épuisette ! Coule le luxe. Les Turcs de Beauvais ne peuvent en dire autant, même le gamin qui faisait tourner sa gourmette en racontant ses participations à de juteux trafics.

mercredi, 23 février 2011

Quelques guingois II

Guingois du jour des Morts 019Guingois du jour des Morts 015Guingois du lundi (Driving to work) 004Guingois du lundi, 3.01.2011 014Guingois du lundi (Driving to work) 003

mardi, 22 février 2011

Dinguet Flibuste

 

Quoique je n’aie pas vraiment lu ce que Vialatte a écrit au sujet de Dubuffet, je ne laisse pas de m’étonner de la formule « la forme inhumaine de l’Australie », peut-être parce qu’enfant, j’étais toujours consolé, ou apaisé, ou heureux, en regardant le quart sud-est (en bas à droite, c’est ça ?) de la mappemonde qui était accrochée au-dessus de mon lit (et où se trouvait l’U.R.S.S. etc.). Encore l’histoire de l’œuf et de la poule : la flemme de chercher si le roman de Pinget, Graal Flibuste, est postérieur ou antérieur à Dinguet-Flibuste de Dubuffet. Graal Flibuste est l’un des rares textes décevants de Pinget, mais je m’en souviens trop mal pour savoir encore pourquoi.

Ai-je d’ores et déjà une mémoire en papier mâché ?

(Il y a vingt ans, peut-être, ma mère a cessé de crever les points noirs sur les marouflures de mon visage. L’œuvre et la foule |||L’Emploi, mode de vie.)

 

lundi, 21 février 2011

Libération de Mutabar Tojibaeva

19 février 2011.

Station Boulainvilliers, RER C, 2 juin 2008 : avant le départVice-consul de troisième classe. J'attends, je ne fume pas -- et, mal coiffé, échevelé, tapotant des bribes incohérentes sur ma vieille bécane, je pense qu'il serait terrible de mourir maintenant. Baule n'est pas La Baule ; Courbouzon n'est pas Montbazon (où je vois s'envoler des poules d'eau). J'en ai plein les bottes. Un bourgeois me lance vulgaire "j'en ai plein les bottes". Pourtant, ce ne sont pas les fratries qui m'intéressent. Du ras de ma plume encore je me décoiffe, mais pour quelles aubades, quel manque de classe ou défaut de coffre ? Ah, du panache ! Gilbert Gadoffre compose, chastement ou pas on s'en fout, ses petits chapitres, menus paragraphes, et a peur d'être déjà trépassé. Les lecteurs doivent quitter la rame. Et de quelle façon opérer un départ, entre les uns et les autres ?

dimanche, 20 février 2011

Quelques guingois

Guingois du lundi : pavois / Pavois du lundi : guingoisGuingois du lundi (Driving to work) 001Guingois du lundi 012Guingois du lundi, 3.01.2011 003Guingois du lundi, 3.01.2011 006