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mardi, 06 septembre 2016

Prendre gorge langue

6 septembre 2015

 

oui c'est pour demain l'embargo

à gambader dans un champ d'orge

ah je vous ferai rendre gorge

chanter à la proue du cargo

 

se noyer à Boucau au Porge

sur fond d'un sehr langsam largo

il neige on se croit dans Fargo

mais c'est un poème de Norge

 

vous êtes la belle sirène

en bois dont parfois on carène

à la lame d'autres tonneaux

 

c'est pour demain la sécheresse

le mât avec ses jambonneaux

fades dont naîtra ma détresse

 

dimanche, 28 août 2016

Hors de sa gangue

vas-y repique la saucisse

à la fourchette gaougnan

ne t'a-t-on pas appris feignant

à accommoder l'écrevisse

 

qu'on repasse par Aubagnan

avant de pointer à Aurice

ce n'est pas de te rendre service

adichats Sévigné Grignan

 

que je te ponds hors de sa gangue

un vilain sonnet matchehangue

& Castelner tu crois pentu

 

la poétique qui s'embègue

à force de parler pointu

je tu il — oui : on → arroumègue !

 

vendredi, 08 juillet 2016

charrette à bras

ça semble un enfant au cerceau

& ce serait un charretier

pas rue du château des rentiers

où dort le mort dans son berceau

 

d'un épais trait d'encre de chine

tel pour le croquet les arceaux

dépenaille tous les pinceaux

le diable veille à sa machine

 

ton regard hautain pas altier

s'abstient d'embrasser les chantiers

pour y dénicher la bobine

 

d'un trait d'encre de chine épais

tel que sous la télécabine

on prend le forfait au rabais

dimanche, 03 juillet 2016

CN4—790-1

Un chevreuil broute, à découvert, en plein milieu.

Je cherche, en regardant, à savoir ce qu'il broute —

Mon regard et mon odorat sont en déroute.

Malgré l'insomnie, j'aurais dû rester au pieu.

 

Comme une berline stoppée par son essieu,

Ou comme la City frôlant la banqueroute,

Comme l'alopécien lorgnant sur la moumoute,

Insomniaque on ne peut s'en remettre à Dieu.

 

Pourtant, il a fallu que, sagace, mon œil

Aperçoive, broutant attentif, un chevreuil,

Non dans la forêt mais sur la page fugace

 

Où, selon le léger crémeux du papier bible,

L'incroyant s'en remet au hasard insensible

En niant toujours Dieu, dont son esprit s'agace.

 

samedi, 02 juillet 2016

la paupière, parole

In memoriam Yves Bonnefoy

(vidéo aussi ici)

chaque fois que la pierre

a heurté notre regard

blessé notre paupière

pour nourrir la parole fière

 

chaque fois que le fard

a changé notre lumière

pour un poème bâtard

un bégaiement hagard

 

la pierre maquillée

dans l'ombre déshabillée

de la montagne en juin

 

juillet épousant le seuil

a gravé au fond de l'œil

la parole sans fin

mardi, 21 juin 2016

... on voit que ça barde .......

c'est parti pour la ribouldingue

& le safari des connards

je débrancherai mon sonar

tout cela me sort par le fingue

 

le poème qui se déglingue

crache à ta face salonnard

(s'il le pouvait, ah quel panard)

et te massacre la meringue

 

aujourd'hui on voit que ça barde

d'une métrique furibarde

ma tchatche bam comme au bowling

 

& dans la lumière blafarde

d'un été en aquaplaning

livre un combat d'arrière-garde

lundi, 20 juin 2016

....... pour les durs à cuire ...

Laisse ton monde pour celui

de la neige et de la tempête

de la fièvre ou bien de la fête

sans doute l'espoir s'est enfui

 

Dans les nausées de la défaite

peut-être qu'une flamme a lui

Dans le labyrinthe de buis

déjà l'ancien festin s'apprête

 

Poème pour les durs à cuire

tandis qu'intérieur agonise

Un tango tout en entrechats

 

Ce n'est pas la brosse à reluire

ni votre dernière dialyse

Qu'on essuiera sous les crachats

vendredi, 17 juin 2016

Quelle féerie d'erreurs

(14 juin, entre Coppée et Christ-Roi)

Quelle féerie d'erreurs

Le temps qui ment à sa monture

le vent démêlant l'encolure

Le spectre l'amour les labeurs

 

& les labours l'agriculture

Les fous qui sèment la terreur

J'aimais ton souffle vendangeur

Toi qui n'es pas ma créature

 

Dans le tramway auriez-vous l'heure

Votre corsage comme un leurre

Et la sonnerie du départ

 

Ma voix n'a rien qui me rassure

Sosie qui vous sert de rempart

En bafouillant fait des ratures

 

mardi, 14 juin 2016

Surveillance de salle 70

J'étais dès 7 h du mat

devant le parvis de la fac

avant d'installer 8 rangées

de tables (salle d'examen)

 

Je n'y ai pas sali mes mains

vaches ne sont pas enragées

faut qu'ça s'fasse, d'ac ou pas d'ac

au rattrapage échec et mat

 

aux feuilles bleues et 8 par 8

à faire entrer toutes les 10

minutes les candidats

 

Je préférerais dans les draps

bien sûr la tendresse des lys

& tête à tête le coït

 

dimanche, 12 juin 2016

Sonnet vaguement gastronomique

Ah, que c'est bon, l'oignon grelot !

— Et délicieux l'ail en chemise !

Voyez-vous, c'est partie remise

À devoir tirer le gros lot :

 

Voulez-vous qu'on économise

Sur ce qui me remet à flot ?

Franchement, ce serait ballot,

Et ma bouche y est insoumise.

 

De tout l'oignon est l'origine

Dans la quiche ou dans la tagine,

À en savourer son fricot.

 

L'ail, jaune, rose ou rocambole,

M'enhardit sous le calicot

Pour un poème en parabole.

 

vendredi, 10 juin 2016

“Des ombres sur les lam...”

Des ombres sur les lam-

Padaires, sur les orbes,

Dans un manque d'allant

Pour cultiver l'euphorbe

 

Et dire à ce chaland

Qui jouerait du théorbe

Que mon rêve s'élan-

Ce vers ce qui l'absorbe.

 

Ô, n'était-ce ce rê-

Ve illuminé de nuit,

De terreur qui s'enfuit

 

Face à ce qu'écrirait

Pour vaincre mon courage

Ton œil dans son ombrage.

 

 

mercredi, 11 mai 2016

CN4—707

Il m'est venu une satiété de lire

Et même d'arpenter l'encre des grands voiliers,

Sur le pavé des rues, sous les mornes piliers

Où l'on graffite à tout crin l'ombre d'un navire.

 

Il m'est venu un épuisement à réduire

Au bouillon de la nuit le blanc du batelier

Scindant sa silhouette au creux d'un bouclier,

Et à entretenir la Madone hétaïre.

 

Pourtant, l'obscurité offre ces beaux volumes

À mes doigts tâtonnants d'aveugle dans les brumes.

Un temps pour tout ! Miserere ! Quel faux combat !

 

Je marche sous la lune, et son œil acéré

Me salue dans ma course. Un saule qu'on abat,

Et assez m'est venu d'encre. Miserere !

 

mardi, 10 mai 2016

CN4—701(3)

Personne dans les rues, en ce jour de Noël.

Il est loin, le chaos de nos voix magnanimes

Du temps où nous pensions, pour accéder aux cimes,

Façonner les quatre visages d'Azraël.

 

Désormais, le futur n'est qu'un vague écho él-

Evé du gouffre profond où d'autres pantomimes

Se jouent, pour des salauds qui versent vingt centimes.

Et même le hugolien crie “Allez l'O.L. !”

 

À peine ai-je entendu la flûte des rois mages

Et je pars, pèlerin, aveuglé d'enfumages,

Encensant le vieux temps des vieilles euphories.

 

L'adolescence est morte... Oh, ce n'est pas nouveau,

Et quoique mon huile admette quelques scories,

Je vais m'affaler entre un mulet et un veau.

 

lundi, 09 mai 2016

CN4—666

Nous ne sortirons pas, comme hier, dans la nuit.

Le lilas a repris sa couleur de lavande

Et ton regard sur moi ramène son amande

Et ta langue sa fraise. Est-ce d'un autre bruit,

 

D'une autre solitude aux appétits de fruit,

Que notre âme se repaît de ce qu'elle scande,

Petit budget, peut-être, ou bien liberté grande ?

Dans la nuit, ton regard amandier me poursuit.

 

J'ai aperçu hier le renard en maraude

Attentif au moindre souffle qui le taraude

Et malgré ça débusqué par ta fantaisie.

 

Le vert de la forêt comme seul héritage

Et aux lèvres les notes de Chambres d'Asie,

En rêve j'entrevois notre obscur équipage.

 

dimanche, 08 mai 2016

CN 4—701 (2)

Jour de fête, me dis-je à moi-même, tout bas.

Le temps a passé vite, en fanfare et en flèche,

Sans nul besoin de foulard ni de chèche.

On sent dans sa mémoire l'odeur des repas.

 

Nous avons pris date à des festins d'abadèche,

Entièrement nus sous nos djellabas,

Sans désespoir ligoteur au fond du cabas

Ni d'huissier litigieux pour nous foutre la dèche.

 

Est-ce étonnant, alors, cet armistice russe

Et ta gaudriole, infernal gugusse !

Est-ce gai ! Est-on fier de pousser des tacots

 

Pour finir raplapla, maboul ou bien cinoque !

Nous prenons date pour des festins de tacaud :

Vivement qu'on soit déglingué ou vioque !

samedi, 07 mai 2016

« Je songeais peu à la Nature...»

D'après un sonnet des Regrets,

en conservant les rimes

 

Je songeais peu à la Nature

À la brasserie L’Univers,

En sirotant face aux couverts

D’argent et sous l’architecture

 

Du vent tourangeau (sa peinture

Si souvent a nourri mes vers)

Quelque bière aux houblons divers,

Improvisant à l’aventure.

 

Soudain il me vint un regret.

L’avouer n’est pas un secret.

Ai-je maté les secrétaires

 

Pour la libido me friser

Et toujours à moi déguiser

Le vert m’inspire en commentaires ?

 

dimanche, 01 mai 2016

9 x 12

les effilochures du store

& les pépiements des moineaux

est-ce enfin l'hiver qu'évapore

un peu le bleu des fourneaux

 

le froid sur le ciment redore

autant le gris des anneaux

nos yeux sont délavés au chlore

ils sont loin les vols d'étourneaux

 

le muguet sonne le glas

des anoraks et le lilas

va bientôt casser la baraque

 

est-ce ce regard que tu as

par lequel aussi tu tuas

l'automne éternel patraque

jeudi, 28 avril 2016

Ton empire de cocagne

Sonnet grand-lièvre 5, 27 avril

Ton empire de cocagne

Dis ce n'est pas la prison

Ni la prison ni le bagne

ne protègent du poison                Ga

 

ré ici en double file

Tendre j'attends les raisons

T'étais-tu fait de la bile

Pour qu'un jour nous écrasons             Les

 

Premiers feux sous la mitraille

Le désarroi nous travaille

Et notre passé s'esbigne

 

C'est le supplice du pal                  Veux

-tu vieux que là on s'indigne

en mirlitons de Cingal

mardi, 26 avril 2016

Poème à caresse

Sonnet grand-lièvre 4

 

Dans ce couloir de fortune

Où le conquérant s'apprête

Tu monterais à la crête

Pour y piquer de la tune                    Car

 

Passé sous le drapeau prune

Tu t'étouffes sur l'arête

D'un magicien un peu bête

Merlu mérou poisson-lune                   A

 

langui sous les projecteurs

tu calculais les vecteurs

accablé par le cambouis

 

de ton vélo dans le beurre               Est-ce

trop lourd ce Vélociti

qui plafonne à trente à l'heure

 

 

samedi, 23 avril 2016

VCV (Sonnet-grand-lièvre III)

sur les stèles de la nuit

j'ai posé mes cathédrales

dis attendais-tu le graal

la biche qui s'est enfuie                      Vois

 

le foin qui dort dans la balle

& la pluie qui tombe en suie

pour te ramener à l'huis

te faire oublier le bal                          Comme

 

un soldat dans son rempart

mordrait le soir conquérant

& le soleil en carnage                          Vers

 

les six heures tintamarre

d'ennemis la déferlante

(les vers sont des lions en cage)

jeudi, 21 avril 2016

Ta/Fou

Y aurait-il un remords

dans ta tête de volcan

oui je sais tout fout le camp

lorsque s'acharne le sort                                    Ta

 

tunique en astrakhan

chaude un peu pour ce dehors

te ferraille comme un mors

peut-être mais jusqu'à quand

 

Cette vie d'héliogabale

de course folle en cavale

n'a pas une once de sel                                    Fou

 

rré dans ce guêpier

tu redemandes le miel

qui collera ton papier

 

 

Sonnet fatrasie (Qu'est-ce que ça veut dire 1)

Le silence des agneaux

dans l'alcool et dans le sang

la liqueur qui se répand

sur la dalle du tombeau

 

Cette ruelle est funèbre

à donner des soubresauts

chaufferais-tu tes vertèbres

à la pointe du lasso

 

Rien n'est pire rien n'est mieux

que la cendre que consume

la paille dessus l'enclume

avec Benjamin Crémieux

 

Et l'océan se retire

enfin qu'est-ce que ça veut dire

mercredi, 20 avril 2016

Un sonnet. Les palombes —

Je n'en ai plus écrit

Depuis des plombes --

Un sonnet. Les palombes

Avec ce parti pris

 

Trillent de Tours à Paris.

Dans le piège tu tombes,

Vallons et combes :

La neige fond, le temps s'enfuit.

 

Déjà tu te sens libre

De ce nouveau déséquilibre.

Ton squelette rétamé

 

Prend son envol fragile ;

Le poème que tu as entamé

Rend la larme facile.

mercredi, 16 mars 2016

la plomberie du tintamarre

mardi, 15 mars 2016

Sonnet écrit dans le bus 2.

Sonnet écrit dans le bus 2.

C'est le premier vers du poème

Dont voici déjà le troisième.

Vraiment je fais ce que je veux.

On passe devant Vaucanson.

Je n'aime pas le café crème

Ni le canard faisant carême

Ni la ferraille canasson.

Ce matin je me suis pelé

Le jonc pas exclusivement.

Voilà l'arrêt Aérogare !

Ce sonnet ne ressemble à rien ?

Le bus dans le petit matin

Est le descendant des gabares !

lundi, 14 mars 2016

Sonnet en PI — pour le jour de PI

Sonnet en Pi

à lire ici

car Haut & Fort fait des ennuis

au symbole du jour

(tant pis)