lundi, 10 octobre 2016
15 saints rares du 10 octobre, vers retrouvés de 2013.
Un vieil érotomane, Aldric,
A, été comme hiver, latric —
Soir, midi, matin,
Femme, fille ou gamin,
Et même quand Giroud a raté le hatric.
Un bourgeois du nom d'Amphiloque
Se vêt toujours comme une loque.
Quoi, toujours nous raillons
L'état de ses haillons,
Nous qui n'avons jamais pondu une symploque ?
Qui fêtions-nous hier ? Cassius.
Quel nom n'est plus donné ? Cassius.
Mon limerick a des cloques
Avec ces symploques
Et sur youTube je vais écouter Cassius.
A gentleman called Cerbonius
Was fond of listening to thenius,
Especially at ten o'clock,
Which wasn't to Archilock
'S taste : “If you're on air, you're nohius."
Mon voisin de palier, Clair,
A vraiment un très gros blair.
Un jour, dans son tarin,
Il stocka du gaz sarin
Et s'envola dans un éclair.
Un Picard très ronchon, Eulampe,
Dit un soir « Éteins-mouâ c'teu lampe ! »
À son épouse, qui, teutonne,
À son tour bougonne
„ Sprich nicht mit mir wie einer Schlampe ! “
Une amie FB, Eulampie,
Vient de m'écrire : « Tampie,
Cingal, je te défrinde,
Car je ne suis pas une dinde
Et tes limericks vont de malampie. »
Un vieux spectre acariâtre, Foulques,
Se prend pour l'incroyable Houlques
Et dit : “Qu'on me nomme Néra
Et qui vivra véra ! ”
(Croit-il qu'il fera peur au capitaine Coulques ? )
Le patriarche Géréon
Tout en jouant de l'orphéon
S'endort doucement,
Et ses gentils enfants
Éteignent alors le néon.
Un fin cuistot, prénommé Loth,
Réussit mieux que tout la queue de loth.
Pourtant, ses marmitons
Disent préférer le thon —
« Ça sent beaucoup moins la culoth ! »
A French rhymer called Mallosus
Thought he was as mighty as Mosus.
“If I strike the rock
I'll never have writer's block
And I'll even find rhymes in -osus ! ”
Un paysan landais, Pinyte,
Aime cueillir les amanyte,
Mais ce qui le ronge,
S'il se trompe d'oronge,
Est pis qu'une péritonyte.
La très sémillante Salsa
Met, en tous mets, la harisa.
Tout le monde feule
« Ça arrache la gueule ! »
Salsa s'y connaît en cuspis dolorosa.
Une vieille femme, Tanche,
La nuit, n'est plus très étanche.
« Il me faut, incontinent,
Un vers moins enquiquinant ! »
S'exclame le poète, un peu tanche.
En Champenois, sainte Telchide
Élève faisans de Colchide
Dans les prés en chantonnant,
Puis elle va mitonnant
Quelques plats savoureux à l'huile d'arachide.
23:07 Publié dans Limericks du martyrologe | Lien permanent | Commentaires (1)
Chats, chasses cyclistes, battes bataves
Je croive les greffiers des baffes qui se perdent
Si la haie serut un vrai cimetière à merde.
*
On a doux les minous même le bruit qu'ils draguent
Mais péniblos dehors de marchir dans leur cague.
*
On m'a parlé que je mourir d'apoplexion
Comme que le jardin ç'a une infexion.
**********
On a dur Paris Tours qu'est dopé au picrate
Si comme on avait parti en chasse-patate.
*****
Croivu-je l'hollandais a café l'aspartam
Qu'on entendre allez les bleus dans tout Amsterdam.
8-10 octobre
21:15 Publié dans Distiques ribéryens | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 09 octobre 2016
▓ what is in store ▓
Si je devais consacrer de nouveau, comme pour ma thèse, une longue étude à l'œuvre de Nuruddin Farah, je pense que je travaillerais sur la notion de suspens (peut-être aussi sur la transgression, mais c'est une autre histoire).
Au tout début de Knots (un des trois romans de Farah inédit en français — il s'agit du deuxième volet de la troisième trilogie, Past Imperfect), Cambara, la protagoniste, vient d'arriver à Mogadiscio et, tout en semblant se méfier, voire se défier, de son cousin Zaak, en particulier à cause de l'haleine et des problèmes dentaires de ce dernier (autre histoire aussi, sujet d'un futur billet), est réticente à répondre à la question initiale : Who do you blame ? Cette question de la responsabilité, déjà centrale dans le dernier chapitre de l'essai sur les réfugiés (Yesterday, Tomorrow), renvoie à ce que Nuruddin Farah nomme la culture de bouc-émissarisation (blamocracy). Ici, Cambara refuse de trancher dans l'urgence :
She is in no mood to answer such a question early in her visit, not until she comes to grips with the complexity of what is in store for her.
(Knots, Riverhead, 2007, p. 3)
Cette phrase qui s'articule autour d'une négation répétée (no mood... not until...) peut être interprétée comme une notation métafictionnelle : la question de Zaak (‘Who do you blame?’) recevra(it) sa réponse au cours du roman. Là où le monologue intérieur de Cambara parle de visite, le lecteur entend récit : il est trop tôt dans le récit pour prendre pleinement la mesure (come to grips) de la complexité de la situation ( = de l'intrigue, du roman, de l'idéologie amenée plus qu'assénée).
Le sort éventuel du personnage (what is in store - catachrèse qui introduit le motif du commerce, et redoutable à conserver en français) s'inscrit dans le texte de ce premier chapitre comme une annonce en suspens, une prolepse ouverte (not until).
La prolepse n'est pas l'autre nom du suspens ; sur le plan narratif, elle en est une des formes.
16:53 Publié dans Seventy-One NonFlowers by/for Nuruddin Farah | Lien permanent | Commentaires (0)
Quatorze saints du 9 octobre
Un adolescent, Andronic,
Etait hypermégabionic.
Il passait, en jeux vidéo
Et en "dam dam déo",
Tout son fric, que sa mère claque en gin tonic.
█▄█
Une infirmière, Athanasie,
Est fort férue d'euthanasie.
Tous ses patients redoutent
La voir au compte-gouttes
Et tombent muets d'aphasie*.
○◙◘
La belle et farouche Austregilde
N'a pas, dans son prénom, de tilde.
(Tilde est masculin :
Certes, c'est malin
De changer de sujet pour omettre Austregilde !)
█▄█
Ton prénom, Deusdedit,
J'ignore comment il se dit :
Rime-t-il avec bite
Ou avec ici-gît ?
Tu n'existes pas, c'est heureux, Deusdedit !
○◙◘
En fumant des pétards, Didyme
Aime danser sur le ridyme.
Il est Marseillais
— Celui qui me plaît —
Et en a assez des rimes à vingt centymes.
█▄█
Un de mes voisins, Diodore
Chante tout le jour Je me dore
Et La nuit je mens.
Porcaire de dire : « Vraiment ?
N'y a-t-il pas d'autre air à pousser sur la mandore ? »
○◙◘
« Ton problème, Diomède,
C'est que tu chantes de la mède ! »
Porcaire n'en peut plus,
Et il aurait fallu
Pour mes pieux limericks aussi un intermède !
█▄█
Immense, colossal, Domnin
A un port altier, léonin.
« Ce que je déteste,
C'est lorsque quelque peste
Pour se moquer de moi me surnomme l'homnin. »
○◙◘
À tue-tête Gemin
Chez lui chante Long, long chemin.
« Où que tu ailles,
Dit Porcaire, mais que tu brailles
Ailleurs ! Bordel, c'est inhumin ! »
█▄█
Un vieillard bien pervers, Goswin,
Collectionnait des photos d'Élodie Gossuin.
C'est à son regard vitreux
Qu'on connaît le libidineux,
De même que le porc au suint.
○◙◘
Un Scandinave nommé Olle
Habite chez moi : pas de bolle !
Les meubles, depuis qu'il est a-
Rrivé, ont viré Ikea —
Même mon verre, mon couteau, ma casserolle !
█▄█
Ce que l'on sait de Ppublia
C'est qu'un jour elle ou-oublia
De signer son non-nom :
Toucher du popognon ?
Heureusement que l'État conconcilia.
○◙◘
Le facteur du quartier, Savin,
Aime excessivement le vin.
Pour ça, pas mal de lettres
Ont bien pu disparettres :
Savin est un vrai sac à vin.
█▄█
Un zoologue, Théofroy,
Ne ressent pas vraiment le froy.
Il ne fait pas plus chaud
Qu'il observe un manchaud
Ou un ouistiti de Geoffroy.
* Oui, c'est un pléonasme.
08:03 Publié dans Limericks du martyrologe | Lien permanent | Commentaires (0)
L'algorithme & la prégnance

Je pense avoir deviné une partie de l'algorithme utilisé par l'application qui génère des nuages de « mots les plus employés sur Facebook ». En effet, je ne l'avais pas mise en route depuis longtemps, et j'ai été surpris de voir apparaître le mot loaded, que je ne pensais pas avoir employé du tout.
Une brève recherche des occurrences de loaded sur mon mur m'a prestement fourni la réponse : j'ai publié en tout et pour tout, depuis 2008, un seul texte incluant ce mot. C'était il y a quatre jours (donc le générateur de nuages privilégie des publications très récentes), dans un pastiche de Gertrude Stein que j'ai publié in extenso, et qui, pastiche de Stein qu'il est, joue sur la répétition des mots et des structures de phrase (donc le générateur de nuages se laisse influencer par une forte répétition dans un seul statut).
Je livre, pour l'occasion, le texte de Robert Duncan imitant Gertrude Stein :
This is the poem they are praising as loaded
This is the poem they are praising as loaded. This is as it is loaded and thrilling. Loaded with death's kingdom which is meaning. Loaded with meaning which is gathering the former tenants. Loaded with the former tenants speaking which brings weeping and fulfilling. Loaded with fulfilling which brings crises and then wealthy associations. This is the poem loaded up without shooting which is an eternal threatening.
The sadness of the threatening makes a poem in the poem's increasing. This is not an increasing in mere size but a more and moreness of pressure and precedence. An explosion that does not come but makes a partial exposure as a disclosure that substitutes for its period.
This makes an imposing poem, an imposter pretending to be what he really is, makes a great poem in collecting. This is the passing of the collection face. An anthology of human beings. A loaded folding up in which history is folded.
Robert Duncan
from "imitations of Gertrude Stein 1953-1955"
in Derivations: Selected Poems 1950-1956
[London: Fulcrum Press, 1968]
samedi, 08 octobre 2016
Saints du 8 octobre
Mon camarade Badilon
Se vante avoir le radis long.
Sa femme lui dit :
« Oui, c'est un radis...
Plût à Dieu qu'il fût un pilon ! »
▄█▄
Un brave noceur, Calétric,
Souffre d'avoir toujours latric.
Même dans la débauche,
Qu'importe s'il embroche,
Il souffre d'être concentric.
▄█▄
Connaissez-vous le fier Évode ?
Il loge dans une pagode
En roseaux tressés.
Pas intéressés ?
Que diriez-vous d'une scène de Ghelderode ?
▄█▄
Insupportablement, ce Grat
Croit être très doué pour le scat.
À chaque fois qu'il beugle,
On se prend des remeugles
— Car, en outre, il mâche du khât !
▄█▄
Une épicière, Palatiate,
En avait gros sur la patate.
« C'est à moi, au volant, de
Me prendre une amende,
Tout ça parce que je roule en Fiate ! »
▄█▄
La très belle Libaire,
Éprise d'un libraire,
Était bien malheureuse,
Car, coïncidence * affreuse,
Les bouquins la faisaient braire.
▄█▄
Pauvrette, ô pauvre Mélarie !
Tout le monde autour la charrie
Car elle a un long nez,
Des yeux chatironnés,
Le poil aussi dru que celui d'un pécarie.
▄█▄
Ironie du sort, Métropole
Habite à la Guadeloupe.
Du coup, c'est affligeant,
Mon limerick loupe
L'occasion d'être dans les normes.
▄█▄
La douce et prudente Porcaire
Voudrait bien s'exiler au Caire,
Lui donnant de l'urticaire
À écouter tout le jour du Cora Vaucaire.
▄█▄
La frêle et maussade Pallade
Tout le jour dit Je suis mallade.
C'est du Serge Lama
Porcaire s'enflamma
En balançant Je n'en peux plus de vos sallade !
▄█▄
Comment a donc fait Pélagie
Pour avoir une pubalgie ?
Le pape François
N'aime pas trop ça
Bicoz la djendeurfihorie.
▄█▄
Elle est si austère, Remfroye,
Qu'elle emplit tous les cœurs d'effroye,
Sauf celui de Macaire,
Qui, chantonnant Cora Vaucaire,
Va répétant « certains lemfroye ».
▄█▄
Une voisine, Réparate,
Commence à chanter : J'ai la rate...
Porcaire dit « Hourra !
Ça va nous changer de Cora ! »
(Je crois qu'elle a abusé un peu du picrate.)
▄█▄
Une garagiste, Thaïs,
Fume des gitanes maïs.
Elle boit comme un trou,
Gambade comme un potorou,
Mais quand elle chante c'est un hypolaïs.
▄█▄
La mélomane Triduana
Aime de Mingus Tijuana
Moods. « Moi, je préfère... »
Lui répond Macaire —
Ah, je vais l'étouffer avec son bandana !!!! **
* Rare synérèse.
** Saurez-vous deviner quel personnage lance cette réplique ?
19:22 Publié dans Limericks du martyrologe | Lien permanent | Commentaires (0)
2+1 distiques ribéryens
8.10.2015
On a vraiment heureux et froh et puis happy r
Ien qu'on est réussi la pesée du tapir.
Croivu-je le véto qu'il est bu du picrate
S'il est pas réussi sexer le suricate.
7.10.2016
Content-je miam miam plus meilleur qu'une cougare
Ce soir qu'est la recette du gloubi bulgare.
07:08 Publié dans Distiques ribéryens | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 07 octobre 2016
Saints du 7 octobre [2013]
Avec son casque en cuir, notre ami Armentaire
S'apprête à embarquer dans un hélicoptaire.
Autour de lui les pales
Vrombissent en rafales :
Voici un limerick quelque peu fragmentaire.
Notre jardinier, Bacchus,
Adore les hibiscchus.
Il soutient mordicchus :
« C'est mieux que les crocchus »
— Remerciez-moi d'éviter d'autres rimes en -cchus.
Ce qu'aime le vieux Canog
C'est un pion de rhum dans son grog.
Dès qu'il a éclusé
Deux trois mugs, le pépé
Se met à frétiller comme Kylie Minog.
Mon professeur de chant, prénommé Elzéar,
Nous impose toujours des trucs de Guybéar.
Sérénade à madame
Ou bien À Amsterdame —
Et que sert que nous le traitions de ringuéar ?
Critiquant tout, certain Ethère
Trouve ma poésie déléthère.
Quoique ma plume soit prudente,
J’ai l’art des rimes décadentes,
Et ne peux point du tout meuthère.
Un ami d'enfance, Gérold,
Est sosie du chanteur de Gold.
« Le prochain qui m'appelle Emile,
Je le balance aux crocodiles ! »
(This line is slightly oversold.)
06:11 Publié dans Limericks du martyrologe | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 06 octobre 2016
L'assassinat dans les bois
Au retour de la course d'orientation, dans le bois de Larçay, mon fils aîné m'a notamment appris que Paul-Louis Courier avait été assassiné, et justement là, qu'il y avait une stèle. Je lui ai appris, sommairement, qui était (ou plutôt : qui fut) Paul-Louis Courier, dont un des titres de gloire serait d'être l'auteur le moins vendu de la fameuse collection Pléiade. Paul-Louis Courier possédait de vastes bois à la lisière de Véretz et de Larçay.
On a fini par partir pour le Conservatoire, avec le cadet cette fois, comme tous les jeudis, et après un créneau très délicat rue des Ursulines – mais la place non payante valait la peine – et déposer le garçon à sa leçon de solfège qui n'est pas exactement l'objet d'un désir fou, me voici à traduire dans un café. Je ne dis pas ce que je traduis, car je suis en pleine prospection, mais enfin j'ai décidé de me remuer un peu, et qu'est-ce que c'est agréable, toujours, de traduire un livre entier. Tyrannie et immense plaisir.
Il faisait grand jour, grand soleil, à cinq heures. Je pense qu'en sortant du café vers 18 h 20 ça commencera à grisailler.
[Ce qui m'advient, aussi, un jeudi soir, en sortant du café rue Colbert, c'est de tomber sur un fourgon de police avec pas moins de cinq flics entourant un clochard au crâne et à la nuque entièrement ensanglantés, après avoir entendu ce qui devait être une rixe. Puis m'éloigner et passer devant la galerie Sanaga, rideau de fer tiré, fermée donc, où la vitrine a encore changé, cette fois avec une incursion de quelques objets peut-être asiatiques ou micronésiens.]
18:56 Publié dans Ce qui m'advient | Lien permanent | Commentaires (0)
Saints du 6 octobre
Mon meilleur pote, Adalbéron,
Est très fan de Martin Veyron.
Les filles l'adorent :
Il est musclé comme une amphore
Et il a les yeux vairons.
Mon autre meilleur pote, Barse,
A épousé une vraie garse.
Vrai, elle lui fait de l'effet —
Il danse devant le buffet
Et joue le dindon de la farse.
Un autre bon pote, Macaire,
N'adore que Cora Vaucaire.
Trois petit's not's de musique,
À la fin, moi, ça me fatique :
Je voudrais m'exiler au Caire.
Je ne vois plus beaucoup Pardoux,
Qui était gras comme saindoux.
Enfin, bref, je m'égare...
Il était chef de gare :
Dis, Pardoux, le train part d'où ?
Un ami breton, Yvi,
A figure de ravi
De la crèche.
Où il crèche ?
Sorry, je ne sais où il vit.
08:58 Publié dans Limericks du martyrologe | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 05 octobre 2016
Un tiers de vie
Au travail, dans l'amphi A, dès 7 h 20, j'admire le travail de la femme de ménage tout en préparant mes dossiers et mes diaporamas, et constate, vu tout ce que va dénicher et pousse le balai, que les étudiants sont des sagouins.
Auparavant, elle m'a fait remarquer, après que nous nous sommes salués, que j'étais matinal. Pas faux. Et m'a demandé si ça ne me gênait pas qu'elle continue. Au contraire, j'avais peur, moi, que ça l'embête que je sois là.
Encore auparavant, dans le tramway, je me suis aperçu que j'aurai bientôt 42 ans et que, comme j'ai commencé ma carrière tourangelle en septembre 2002, j'ai donc passé un tiers de ma vie ici ; j'espère être encore là à 56 ans pour signaler une demi-vie, mais qu'à 70 ans “ils” m'auront laissé filer.
On verra.
07:42 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 04 octobre 2016
Le retour des limericks du martyrologe (saints du 4 octobre)
Un traducteur nommé Amoun,
Disciple de Josée Kamoun,
Traduisait à tour de bras
Même un truc comme Hudibras
Sur le parking du Grand Moun.
Mon ami Audacte
Est autodidacte.
Pour la moindre fouille
À fond il se mouille :
D'ailleurs il habite à Bibracte.
La très prude et jolie Domnine
Est plus menue qu'une ménine
De Velasquez.
Son chien, qu'elle tient en lez,
Est énorme et pue des canines.
Saint Gouria
Criait Gloria
Dans les rues de Kazan,
Vêtu comme un tarzan.
D'admirateurs ? une noria.
Un coiffeur nommé Madalvé
N'est jamais vraiment bien lavé.
Bien qu'il dise « tout baigne » ,
L'est crasseux comme un peigne :
Son shampooing, selon lui, n'est pas désenclavé.
Un vieux constipé, Pétrone,
Passe son temps sur le trône.
« Le poisson a des branchies
Et l'âme ses entéléchies.
Suis-je le seul dont le boyau est asynchrone ? »
Il est si laid, pauvre Quintin,
Que pour la baise il fait tintin.
« Qu'y puis-je si ma face
Est vraiment dégueulace ? »
Son esprit seul est libertin.
———
Versions de 2013
———
Déjà petit garçon, Quintin
Lisait les albums de Tintin.
« Albums ? ne le dis pas :
Dis plutôt “les alba” ! »
— Quintin est devenu professeur de latin.
Un vieux monsieur, Audacte,
Qui voulait visiter Bibracte,
Se retrouva comme deux ronds
De flan sur le Mont Beuvron.
L'archéologie n'est pas pour autodidactes !
Le devinez-vous, Hierothée,
Mon cher ami, vint hier au thée.
Si ce pauvre blaireau
S'appelait Hieràlapéreau,
Il passerait tout son temps libre à sirothée.
Un écrivain nommé Pétrone
Faisait, fort fréquemment, des crises d'acétone.
Pour que sa prose ne soit pas trop monotone,
Son épouse, un peu gorgone,
Lui conseilla de s'acheter un dictaphone.
09:15 Publié dans Limericks du martyrologe | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 03 octobre 2016
KK
C'est affreux ! Quoi? Alep dont les maternités,
Les écoles, les hôpitaux sont bombardés ?
Non ! Alors, plutôt que les fusils et les bombes,
Ces milliers de “migrants” dont la mer est la tombe ?
Non. Peut-être voulez-vous parler du chômage ?
Pas plus. De l'extinction de tant de vies sauvages ?
Non. De la pollution ? Vous n'y êtes pas du tout.
C'est affreux : KK* s'est fait voler trois bijoux.
* prononcer kay-kay (ou pas).
10:18 Publié dans Indignations, Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (1)
dimanche, 02 octobre 2016
▓ trail off ▓
Ceci n'est que la onzième de ces non-fleurs, plus de six mois après la précédente. Je suis un incorrigible feignant.
Dans le chapitre 10 de Sweet and Sour Milk, il y a cette conversation entre Loyaan et le docteur Ahmed-Wellie, dans la voiture de ce dernier, discussion qui tourne à la confrontation — un schéma plus subtil que sa fréquence dans l'œuvre de Farah ne le laisserait penser de prime abord.
Un très léger détail de vocabulaire m'avait, je pense, échappé jusqu'à aujourd'hui.
Le docteur conduit, passe la seconde, accélère quand il est nerveux, passe la troisième etc. (dans l'édition américaine Graywolf Press, p. 159). Lorsque Loyaan, hésitant, émet pour la première fois un doute, voici ce que dit le texte :
“How come you wouldn't tell more easily? You know, I don't believe you. . . .” and he trailed off.
“What? What don't you believe?”
“Never mind what I don't believe.”
(Sweet and Sour Milk [1979], Graywolf Press, 1992, p. 161)
Ce choix du verbe à particule trail off est une métaphore, tout comme la conduite du docteur : une métaphore qui n'en est pas une. Tandis que le docteur, aux commandes, accélère ou ralentit, Loyaan, portant en lui une complexe culture nomade, s'interrompt dans son cheminement (trail = la piste des nomades).
08:23 Publié dans Seventy-One NonFlowers by/for Nuruddin Farah | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 01 octobre 2016
Pour saluer un objet fidèle
Hier matin, en achevant de préparer mon cartable, je me suis rendu compte que je l’avais depuis vingt ans, à quelques jours près. En effet, à mon retour d’Oxford, en juin 1996, l’attaché-case que ma mère m’avait passé en 1991 pour les années de classe préparatoire s’était – sous les sollicitations des trop nombreux livres ramenés – cassé en deux, dans l’avion ou ailleurs en chemin je ne m’en souviens plus précisément.
Pour la rentrée de 1996, je m’étais donc acheté une serviette selon mes modestes moyens de l’époque, un machin fonctionnel probablement en plastique mais vaguement recouvert de cuir, et ce pour la somme, crois-je me rappeler, de 120 ou 130 francs (oui, 18 ou 19 euros). Eh bien, non seulement ce machin a tenu toute l’année d’agrégation, mais il est encore là vingt ans plus tard. Bien sûr, je dois admettre que je ne l’utilise pas cinq jours par semaine, qu’il m’est souvent arrivé d’utiliser d’autres sacoches ou cartables, tel le cartable de cuir que la tante de mon épouse m’a donné quand elle a pris sa retraite, lequel, plus précieux pourtant et mieux fini, n’a pas résisté plus de deux ou trois ans à ma légendaire gahoyerie. Toutefois, il est là, et, bourré de chemises cartonnées et de bouquins, ce vendredi, il m’a encore accompagné au travail.
J’ai écrit ce billet pour le saluer.
21:42 Publié dans Blême mêmoire, Questions, parenthèses, omissions | Lien permanent | Commentaires (1)
Traduire plusieurs allusions à Astérix
Dans le nouveau cours que j'assure cette année, un cours de thème à destination des étudiants d'échange, nous allons traduire la semaine prochaine un article du journal Sud-Ouest au sujet de la phrase de Nicolas Sarkozy sur “nos ancêtres gaulois”.
Ce qui m'a amusé, outre que ce sujet tente de coller à l'actualité et de donner aux étudiants l'occasion de réfléchir à cette polémique très franco-française, ce sont les multiples références à des titres d'albums : « En plein "combat des chefs" au sein des Républicains, il n'en fallait pas plus pour relancer "La Zizanie". » Dans la phrase suivante, Sarkozy est désigné comme « l'ancien locataire de l'Elysée qui entend bien retrouver en mai 2017 et "Les Lauriers de César" et son"Domaine des Dieux" ».
Ce genre d'allusion ne pose guère de problème a priori, surtout lorsque les œuvres ont été traduites et qu'il y a donc un titre anglais préexistant. Toutefois, ici, deux petites difficultés se sont posées. Tout d'abord, le titre anglais de La Zizanie est Astérix and the Roman Agent. Toute référence à l'idée de conflit ou de chaos étant effacée, il n'est pas possible d'intégrer tel quel le titre anglais. Je choisis donc de moduler en déplaçant la référence sur un autre album, Le Grand Fossé (en anglais : The Great Divide).
Autre difficulté, le titre anglais du Domaine des Dieux est The Mansions of the Gods, avec une modulation de “demeure” en pluriel (mansions). Comme l'article de Sud-Ouest croise l'allusion à l'Élysée, qui est une seule demeure, avec le titre de l'album, j'ai dû tricher un peu en modifiant le titre en “godly mansion”, sans quoi il était impossible de traduire le sens du texte — ce qui reste la priorité.
Dernier détail, un peu hors-sujet, pour les fans de Kaamelott qui me lisent par centaines : le dernier mot de la citation de Bruno Le Maire (dans l'article) étant “Burgondes”, je ne résisterai probablement pas à la tentation de faire découvrir ceci aux étudiants d'échange.
16:05 Publié dans Translatology Snippets | Lien permanent | Commentaires (0)
Horizontalement

Le rideau de fer
De Radio Campus,
D'un vert
Plus forêt
Plus métallisé
Que celui que j'avais
Choisi pour ces carnets,
Je m'y reflète
Exprès
Que ma silhouette
Y soit d'un seul trait.
15:01 Publié dans Autoportraiture, Mirlitonneries métaphotographiques, Moments de Tours, Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 30 septembre 2016
“Y avait d'l'ombr' qu'en d'sous du pont”
De retour de ma brève pause déjeuner, avant d'“enquiller”* les trois cours de midi à 16 h 30, j'ai vu cette étudiante qui lisait sous l'escalier de la passerelle des Tanneurs, côté place des Joulins. Il pleuvait — il a plu, la première pluie continue et parfois drue de la saison — enfin !
Comme je n'ai pas encore récupéré le chargeur de batterie de mon Lumix (oublié il y a plus d'un mois dans les Landes — nous avons tergiversé et toujours pas décidé d'acheter un nouvel appareil**), et comme de toute façon au travail je n'aurais sans doute eu que mon smartphone à photos pourries, je n'ai ni osé prendre la photo du bon côté, presque à bout portant, ni voulu rater totalement cette scène, que j'ai donc saisie, trois minutes plus tard, de l'autre côté de la Passerelle, depuis la vitre ouverte de mon bureau, avec le zoom qui rend l'image plus dégueulasse encore.
Puis j'ai répondu rapidement à trois ou quatre emails, et suis allé explorer, avec les étudiants de troisième année, ce qui arrive à Kayo dans son laboratoire.
* Allusion au professeur d'histoire d'Alpha.
** Note pour la postérité : en septembre, le troisième tiers ; en octobre, les taxes foncières des deux maisons ; en novembre, la taxe d'habitation des deux maisons. Bonne raison de ne pas claquer 350 € comme qui rigole.
17:39 Publié dans Flèche inversée vers les carnétoiles, WAW, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (2)
jeudi, 29 septembre 2016
Pythonisse
Ça doive été France 4 et pas Marmiton
Si la télé on vermifugit un python.
(distique du 29 septembre 2015)
(photo du 29 septembre 2012)
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Il me revient, à moi qui ai bientôt quarante-deux ans (est-ce possible), de poser la question : dans quelle mesure les distiques ribéryens sont autobiographiques ?
Non, pas ce soir. Je suis affligé, atterré, distrait, déboussolé.
Impossible de se changer les idées.
mercredi, 28 septembre 2016
Cancanements
Que manque-t-il, sinon cela, le temps de se poser un peu, d'abord à une table rose vif sur un tabouret jaune pétard, puis à l'ordinateur de l'estrade ?
Ce matin, l'amphi était entièrement éclairé, et l'ordi était resté allumé. Bizarre.
Comme j'ai ouvert la porte de secours qui donne, non précisément sur les berges, mais sur le large chemin planté de platanes qui surplombe le chemin des bords de Loire, j'ai fini par entendre des cancanements, ce qui me rappelle qu'avant-hier, en salle 309, de tels cancanements (de colvert femelle) ont été l'occasion d'apprendre à mes étudiants d'échange les mots colvert, cancaner, potins et l'expression “dire du mal de quelqu'un dans son dos” (qui est quasi identique en anglais).
Les trois premières pages de Levins Mühle sont étonnantes.
07:45 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (1)
mardi, 27 septembre 2016
Clay-eaters & péquenots
Lisant l'intéressant hors-série de Courrier international intitulé “Que reste-t-il de la puissance américaine ?”, le traductologue qui ne sommeille jamais vraiment tout à fait en moi fut piqué de lire le début d'un article du Financial Times du 15 juillet 2016.
Donc, ni une ni deux, je récupère l'article original dans Europresse et mets le texte et sa traduction en PJ sous PDF.
Le passage qui m'avait intrigué était : « Les Blancs pauvres ont tour à tour été appelés : lourdauds, parias, péteux, péquenots, ploucs, dégénérés, rustres, nègres blancs et cassos. Aujourd'hui, on pourrait ajouter "électeurs de Trump" à cette liste. »
Je laisse admirer, par comparaison avec l'original, l'inspiration du traducteur anonyme de Courrier international :
Variously, poor whites have been called “lubbers”, “offscourings”, “crackers”, “hillbillies”, “clay-eaters”, “low-downers”, “degenerates”, “red necks”, “white niggers” and “trailer trash”. Nowadays “Trump voter” might also serve.
18:40 Publié dans Translatology Snippets | Lien permanent | Commentaires (2)
lundi, 26 septembre 2016
Quelques commentaires au fil de la vue, de la plume, de quoi d'ailleurs.
Déjà, être une casserole, ça me surprend. Je pensais qu'on traînait des casseroles, mais découvrir que François se dit casserole en se coiffant d'une casserole, ça me lave la scarole (pour le dire poliment).
La pézize est un champignon !
La pézize orangée est un champignon ! (Je me suis exclamé ça en entendant “je ne sais pas du tout ce que c'est la pézize”, avec l'odeur des sous-bois qui remonte dans les narines de la mémoire.)
Élisée, pour Reclus, m'intrigue, vu que j'ai lu L'homme des bois en 2015, et que — « il cause toujours, l'inaudible ? » — à Hagetmau on a un énorme volume de la Géographie universelle, que je me suis colleté à ce terme si gênant de francophonie forgé par Onésime, etc. Donc on va lire ce livre de Giraud, sûr.
Puis, tout ce passage du film où l'audible parle à côté de l'image de l'inaudible, c'est drôle et profond, ça frôle la discrépance (oui, celle d'Isou). L'apparition du livre, la réapparition de l'improvisation. Dans la foulée de la présentation du livre de David Le Breton, la citation de mémoire de Baudelaire est impressionnante, le surtitre a tort d'en regretter la non-abstention. Si on enlève le sujet, qu'est-ce qui parle ? Je n'ai jamais lu David Le Breton, mais y a-t-il un lien avec l'anthropologie type Jean-Thierry Maertens (sur l'inscription, l'incision, la masquilinité etc. — oui, je parle donc ici de mes obsessions, je renvoie un écho à la voix audible que j'entends — en notant cela, je marque durablement ce que je veux creuser de ce que cette vidéo palimpseste m'a suggéré).
................................ il y a vraiment un éditeur qui s'appelle Monty-Petons ??? .............
Alors, comme ça je pourrais fractionner mon commentaire pour atteindre directement les 50 commentaires. Non, je ne fais pas ça. Comme pendant qu'il y a deux livres dans la main de François Bon, il y a trois François Bon, démultiplication à l'écran.
[Loti : je n'ai lu que Ramuntcho et je n'ai toujours pas visité sa maison à Rochefort.]
▓▒░░▒ Pour se lancer dans l'édition, ça se lance ! L'oiseau d'orage, c'est un titre magnifique. Voilà, je vais vouloir emprunter La maison du péché et acheter cet Oiseau — François, il ne faut pas faire acheter des livres comme ça, c'est dangereux pour la damnation.
Les Petits traités de Quignard, que je n'ai pas du tout lus (décidément), je me rappelle l'avoir vu les présenter au tout début des années 90 dans une émission de télévision présentée par Bernard Rapp, avec un roman qui s'intitule Albucius.
La pézize orangée est un champignon !
La pézize est un champignon !
Les tricheurs qui ne cliquent que sur la fin, pour le cadeau, tu les repères avec le nombre moyen de minutes par visionnage, c'est ça qui m'a découragé de poursuivre les traductions sans filet en vidéo, car j'avais 15 vues au bout d'une semaine, avec une moyenne de 2 minutes par visionnage pour des vidéos de 11 à 15 minutes.
Donc voilà même avant le tirage au sort j'ai mérité Perrine Rouillon mais je ne triche pas du tout bien entendu.
dimanche, 25 septembre 2016
Trois distiques hypermercatifs
25.09.2015.
Sept heures de le soir du taf en revenant
On a dur les cassos sur le parking d'Auchan.
Si leur gosse taré comme un footeux se peigne
Les mères cougars en skaï se foutont des beignes.
“Croive”, “voye” et “fais-le pas” qu'est dit la grand-mère
Où comme les cassos offensont la grammaire.
06:08 Publié dans Distiques ribéryens | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 24 septembre 2016
Dix limericks retrouvés
« À part celui sur Coprios où guère ne te foulas la rate, l'ami, je te kiffe trop. » (Florence B., 24 septembre 2013)
Un fort brave garçon, prénommé Anathlon,
Était, par-dessus tout, fana de triathlon.
Toutefois, hygrophobe,
Il sent que se dérobe
Le destin : le voilà vendeur à Décathlon.
Le boucher d'Andelot, Andoche,
Disait toujours : « Pour la bidoche,
Rien de tel qu'un tel prénom,
Qui ajoute à mon renom !
Mais allez faire accepter ça à ma beldoche... »
Un locataire, Coprios,
Avait à cœur d'importuner ses proprios
Pour une fuite d'eau
Ou un double rideau,
L'appart dans un état proche de l'Ohios.
Mon petit cousin, Dalmace,
Est complètement à la mace.
Il chante du Tal
Et du Lemarchal,
Parfois même du Jeannemace.
Mon voisin de palier, Nicandre,
Ressemble à un vieux scolopandre.
Derrière son juda,
Il m'espionne à tout va —
Vraiment, c'est à n'y rien comprandre !
Un gentil damoiseau, prénommé Pacifique,
Ne goûte guère la compagnie de Rustique.
Il dit : « Ta barbe pique ! »
L'autre répond : « Soporifique ! »
On est bien loin, ma foi, de vos amours saphiques.
Vicomte de Marseille, Ysarn
N'était pas natif du Béarn,
Ce que vraiment j'abhorre
Car il n'y a pléthore
De rimes en -arn (barn, Tarn, Troarn, saumondarn).
Quoique fort botaniste, Thyrse
N'a jamais vu lilas ni cirse
Ni même de pâquerette,
De sorte que rien ne l'arrête
S'il veut se jeter dans la Birse.
Un universitaire, appelé Galaction,
Avait surnom plaisant — Professeur Inaction !
Des cours recyclés,
Nulle responsabilité
Mais un CV truffé de cent publications.
Germer de Fly disait à sa femme : « Domane,
Il me fout vraiment les jetons, ton dobermane.
Si tu n'y mets de muselière,
J'irai au fond d'un monastère. »
C'est ainsi que Germer devint moine brâhmane.
10:24 Publié dans Limericks du martyrologe | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 23 septembre 2016
Deux distiques retrouvés
23 septembre 2015
Sept jours après sa mort qu'il allut au coiffeur
Béart j'a dans la tête un refrain énerveur.
Zoonautes qu'ils ont drôlement bouchebé
Si que l'éléphante est bousillu son bébé.
10:21 Publié dans Distiques ribéryens | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 22 septembre 2016
secousses de buée
22.09.2015.
poème écrit dans les secousses
d'un bus accordéon lancé
à vive allure sans penser
au chemin qu'après tu rebrousses
nous n'irons pas à la rescousse
des paradoxes insensés
des cygnes comme dans Manset
la lune est verte pamplemousse
je monte aussi dans ce tramway
les lunettes bleues de buée
& l'inquiétude en bandoulière
buvez du Marbuzet messieurs
incarcérés dans vos meulières
& privés de la vue des cieux
21:43 Publié dans Sonnets de janvier et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)



