dimanche, 08 mai 2016
Sur le
Comment puis-je encore m'illusionner à penser qu'en voyage, en famille, il me sera possible d'écrire dans ces carnets, et même de décrire un site sur le motif ? Ce n'est tout simplement pas possible car je n'en ai pas envie. Une chose à la fois, ce qui me définit assez mal mais s'avère pourtant exact, sur ce point.
Deux journées dans la Brenne, d'une grande richesse, et qu'il faudrait raconter, tout comme je peine à remettre tout ce qui est narratif sur le métier. Ainsi, le séjour wallon, qui s'est achevé il y a à peine un an, j'avais tenté d'en donner une version a posteriori, mais qui n'a cessé de se ramifier sur le tard, et qui est, pour l'instant interrompue.
Il me semble que je n'ai plus envie d'écrire que des poèmes, en revenant par là à mes débuts, à l'enfance de l'art sur papier brouillon. Si je devais me fier à la mémoire et tenter de circonscrire l'essentiel de ce que j'ai retenu des 48 heures passées en Brenne, j'en aurais pour des semaines, et ça finirait, là encore, par déraper, de sorte que je m'en tiens à quelques strophes sur le fil du rasoir, qui paraissent en dire plus long (c'est une illusion).
08:00 Publié dans Questions, parenthèses, omissions | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 07 mai 2016
« Je songeais peu à la Nature...»
D'après un sonnet des Regrets,
Je songeais peu à la Nature
À la brasserie L’Univers,
En sirotant face aux couverts
D’argent et sous l’architecture
Du vent tourangeau (sa peinture
Si souvent a nourri mes vers)
Quelque bière aux houblons divers,
Improvisant à l’aventure.
Soudain il me vint un regret.
L’avouer n’est pas un secret.
Ai-je maté les secrétaires
Pour la libido me friser
Et toujours à moi déguiser
Le vert m’inspire en commentaires ?
11:54 Publié dans Sonnets de janvier et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 06 mai 2016
29 avril, vers matinaux
29 avril, 6 h 52 — 7 h 11
Au petit matin d'avril
refus de prendre le manteau
ne te découvre pas d'un fil
ça me court sur le haricot
Je viens de rater
d'un cheveu
Le tramway
Le froid d'avril en désaveu
Le 1er mai
c'est écrit sur l'écran lumineux
l'effroi dans le feu
ni bus ni tramway
13:43 Publié dans Quatramways | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 05 mai 2016
05052016 / 1346
16:16 Publié dans 5005 pas, Hors Touraine | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 04 mai 2016
Un trajet en tramway avec Jean de Boschère
Mardi, hier, 8 h 31 — 8 h 54
Le soleil radieux
Illumine la laideur
De la triste banlieue
Grise au cœur
Crissement des portes
De la boîte de conserves
Tu t'énerves
À dénicher les âmes mortes
Après l'arrêt Trois-Rivières
Je poursuis cette lecture
Le soleil s'aventure
Sur la page de pluie, Jean de Boschère.
La page sur le hongreur
Admirable
La banlieue tout de laideur
Dans mon vieux cartable
Le quatrain comme un doux tricot
Ni satin ni calicot
Cette voix m'asticote
Annonce Mi-Cote
Guitare lourde
En moi place Choiseul
Je flaire la grosse bourde
On se retrouve seul
Le soleil dans sa brillance
Éteint sur la Loire
Le vol de cormorans
Et ma mémoire
Loin les sternes tulipe
Devant l'amphi Thélème
Café crème
Jeune hipster fumant la pipe
10:04 Publié dans Quatramways | Lien permanent | Commentaires (2)
mardi, 03 mai 2016
Premières terrasses
On a doux le soleil les premières terrasses
Qu'avant la fin de l'exam les tudiants se cassent.
Croivu-je avoir faisi un sujet trop facile
Qu'on n'est pas lu leur truc übermégadébile.
16:30 Publié dans Chèvre, aucun risque, Distiques ribéryens, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)
03052016 / 1533
Pas atteint à 15 h 33 (3:33 sur la capture d'écran du smartphone, opportunément calé sur le système anglo-saxon), en surveillant le partiel de fin de semestre d'Aide à la réussite, en salle 413, cette espèce de semi-amphi (je me comprends) avec sa vue magnifique sur le haut des peupliers et platanes de bord de Loire, avec, à la main, le lisant par saccades, le roman dont l'auteur est une collègue arrivée depuis peu à la B.U. et dont j'ai découvert ce livre, par hasard, il y a 26 jours, chez Gibert.
15:35 Publié dans 5005 pas | Lien permanent | Commentaires (3)
lundi, 02 mai 2016
02052016 / 1552
23:16 Publié dans 5005 pas | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 01 mai 2016
9 x 12
les effilochures du store
& les pépiements des moineaux
est-ce enfin l'hiver qu'évapore
un peu le bleu des fourneaux
le froid sur le ciment redore
autant le gris des anneaux
nos yeux sont délavés au chlore
ils sont loin les vols d'étourneaux
le muguet sonne le glas
des anoraks et le lilas
va bientôt casser la baraque
est-ce ce regard que tu as
par lequel aussi tu tuas
l'automne éternel patraque
21:22 Publié dans Sonnets de janvier et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 30 avril 2016
Distiques ribéryens du 30 avril 2015
On est vraiment failli tomber de la loggia
France 2 qu'Alain Minc justifir le plagia.
On a dur ! on horrible ! Et j'avoir au supplice
Si les enfants veulont téma “L'Aile ou la cuice”.
L'anémone qu'elle a un unique orifice
Alors chiut où elle est mis le dentifrice.
L'anémone de mer parmi que ses haillons
En fait son calebard s'appelut un bâillon.
On est réalise very soudainement
Ç'a pareil la diarrhée et le vomissement.
13:53 Publié dans Distiques ribéryens | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 29 avril 2016
29042016 / 1232
23:17 Publié dans 5005 pas | Lien permanent | Commentaires (0)
De la sphère à la liane
Hier soir, tard, j'ai mis en ligne la trente-septième de mes traductions sans filet, que, vu son numéro d'ordre, j'aurais pu (dû ?) consacrer à mon département d'adoption...
Cette traduction, d'un poème en apostrophe et hommage à Thelonious Sphere Monk, je ne m'en avise qu'après coup, est un clin d'œil involontaire, par le patronyme, à ma traduction, publiée sur le site Zazipo, d'un poème d'Ian Monk choisi pour l'oulipien de l'année.
Peut-être, après amélioration, l'archiverai-je dans mes Darts on a slate.
08:23 Publié dans Ecrit(o)ures, Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 28 avril 2016
Ton empire de cocagne
Sonnet grand-lièvre 5, 27 avril
Ton empire de cocagne
Dis ce n'est pas la prison
Ni la prison ni le bagne
ne protègent du poison Ga
ré ici en double file
Tendre j'attends les raisons
T'étais-tu fait de la bile
Pour qu'un jour nous écrasons Les
Premiers feux sous la mitraille
Le désarroi nous travaille
Et notre passé s'esbigne
C'est le supplice du pal Veux
-tu vieux que là on s'indigne
en mirlitons de Cingal
13:48 Publié dans Sonnets de janvier et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 27 avril 2016
27042016 / 1447
20:18 Publié dans 5005 pas | Lien permanent | Commentaires (0)
Vélodrome
Ce matin, j'ai écrit sur FB que je comptais consacrer au moins une partie de la journée à la reprise des chantiers d'écriture et aux vidéos.
Ça paraît assez mal engagé, déjà parce que, ce matin, donc, j'ai enregistré une nouvelle vidéo de traduction improvisée, et que le tout — formatage et montage compris — m'a bouffé deux heures. Ce système n'est pas viable, car je ne peux pas consacrer autant de temps à une seule traduction. J'avais pourtant choisi un poème d'une petite vingtaine de lignes, pas trop difficile. Si je l'avais traduit par écrit, à l'ancienne, ça m'aurait peut-être pris une demi-heure, et là, pour présenter et traduire, je me retrouve avec une vidéo de plus de 19 minutes, que je “monte” ensuite afin de couper trois minutes de silences et divers bégaiements, et de rendre la chose moins indigeste pour mes cinq téléspectateurs. Comme avant, le son est médiocre, ma tronche coupée, mon regard totalement à l'ouest.
Maintenant j'ai envie de profiter de ce beau soleil pour aller faire une petite promenade digestive, mais vais d'abord tenter d'écrire deux ou trois textes, histoire de ne pas être complètement déçu de ne pas arriver à la cheville du programme que je m'étais fixé.
Le vert du cognassier est magnifique, le froid cinglant sous le soleil aussi. Mais enfin, tous ces atermoiements, c'est d'un pénible...
13:37 Publié dans Nathantipastoral (Z.) | Lien permanent | Commentaires (1)
mardi, 26 avril 2016
26042016 / 1715

Pas atteint à 17 h 15, après une journée assez vagabonde, finalement, et face au fauteuil où dort la chatte, et que nous recouvrons d'un hideux plaid panthère afin de le protéger des poils abandonnés par le félin.
20:25 Publié dans 5005 pas | Lien permanent | Commentaires (0)
)ourde
ter
re l
ou
rde
que
rel
le s
ou
rde
au m
omen
t du
dé
part
cogn
omen
en rem
part
what
's in
a na
me
cous
sin pou
r
l'ag
ame
lé
z
arde
17:17 Publié dans Sac en rente | Lien permanent | Commentaires (0)
soleil / sur le
soleil
sur le
masque songye
& sur le
tissu du
fauteuil l'
ombre tremblante
de la sta
tuette mumuye
dédoublée
comme
sa parole
a
l
i
g
n
é
e
10:15 Publié dans Sac en rente | Lien permanent | Commentaires (0)
Deux quatrains animaliers de fin avril
Souventes fois, j'ai un rictus
Si de génie l'on me taxe.
Un gros bouffeur d'eucalyptus
Vient de débarquer en Saxe.
Lorsque je tonds la pelouse,
Je ne me crois pas au Nascar.
Bientôt le zoo de Mulhouse
Met à l'honneur Madagascar.
09:30 Publié dans Quatrains conversationnels | Lien permanent | Commentaires (0)
Poème à caresse
Sonnet grand-lièvre 4
Dans ce couloir de fortune
Où le conquérant s'apprête
Tu monterais à la crête
Pour y piquer de la tune Car
Passé sous le drapeau prune
Tu t'étouffes sur l'arête
D'un magicien un peu bête
Merlu mérou poisson-lune A
langui sous les projecteurs
tu calculais les vecteurs
accablé par le cambouis
de ton vélo dans le beurre Est-ce
trop lourd ce Vélociti
qui plafonne à trente à l'heure
06:28 Publié dans Sonnets de janvier et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 25 avril 2016
Du grand banditisme
Raté le moment où le podomètre indiquait 1177 pas, pour m'être arrêté, près de la statue du Monstre, discuter brièvement avec ma collègue S.G. Finalement, cette contrainte s'avère peut-être la plus difficile de toutes celles que j'ai inventées jusqu'ici, alors que ça n'avait l'air de rien : une capture d'écran, une photo prise au même moment, et une phrase d'illustration. Il faut “choper” le moment précis, et cela est très délicat.
12:15 Publié dans Autres gammes, Moments de Tours, Ping-pong, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 24 avril 2016
Hâtes de Hasenclever
Ce dimanche, la promenade — par un temps très frais, pas du tout aprilien (à moins de décider, une fois pour toutes, qu'avril est le mois le plus cruel) — aux jardins des Prébendes, pour le marché des bouquinistes, a donné sa moisson, restreinte mais curieuse :
- un livre de Roland Dubillard en collaboration avec Philippe de Cherisey (acheté pour Dubillard, et pour sa quatrième de couverture)
- un roman de Pirandello, Feu Mathias Pascal (je ne savais même pas qu'il avait écrit des romans, c'est vous dire mon inculture)
- une mince plaquette de vers allemands, qui m'a intriguée, dans un bac dépenaillé de bouquins abîmés à 1 euro pièce, Der Jüngling de Walter Hasenclever, éditée à Leipzig en 1913
Ce dernier volume s'avère sans doute le plus marquant, non seulement car trouver ce genre de rareté pour un euro à Tours n'est pas chose courante, mais surtout parce que, si j'ai choisi de l'acheter en partie pour montrer à mon fils aîné la graphie gothique et aussi en dépit du caractère plutôt académique — à ce qu'il m'avait semblé — des poèmes, j'apprends en fin de compte que son auteur est un poète et dramaturge certes du second rayon mais tout de même compté parmi les figures de l'expressionnisme allemand.
Né en 1890, il a connu un itinéraire assez proche de celui d'Apollinaire au début de la Première Guerre mondiale, avant d'enchaîner plusieurs pièces théâtres (dont une adaptation en 5 actes du Gobseck de Balzac !). Considéré comme “dégénéré” par les nazis, il fuit l'Allemagne en 1934 après avoir vu ses livres arrachés aux bibliothèques et brûlés publiquement (comme tant d'autres). Réfugié en France, du côté de Nice, il finit par se suicider en juin 1940, après la victoire de l'Allemagne sur l'armée française et l'annonce de la capitulation française.
À première vue, je l'ai dit, les poèmes brefs de la plaquette achetée aujourd'hui n'ont rien de très révolutionnaire... rien qui rappelle Trakl ou Heym, par exemple. Toutefois, il y a d'étranges poèmes de treize vers, de forme non fixe mais presque systématiquement dérivés de la forme sonnet. J'essaierai peut-être d'en traduire un ou deux, et, à coup sûr, d'écrire des sonnets-Jüngling (comme j'ai publié, ces derniers jours, trois sonnets-grands-lièvres*) : faut-il cependant les nommer sonnets ou treizains ?
Le nom de Hasenclever, aussi, est plutôt singulier, ou me semble tel. En tout cas, il pourrait donner lieu à un onzain de la série des Zézaiements.
Je me sens plutôt déprimé, en friche, ces temps-ci... On peut se raccrocher à peu, hein...
* Pas le temps d'expliquer ce qu'est la forme du sonnet-grand-lièvre. Voici en tout cas la liste des trois publiés à ce jour (seuls les deux derniers sont techniquement de véritables “grands lièvres”) :
22:07 Publié dans Ecrit(o)ures, Moments de Tours, Pynchoniana, Questions, parenthèses, omissions | Lien permanent | Commentaires (2)
samedi, 23 avril 2016
VCV (Sonnet-grand-lièvre III)
sur les stèles de la nuit
j'ai posé mes cathédrales
dis attendais-tu le graal
la biche qui s'est enfuie Vois
le foin qui dort dans la balle
& la pluie qui tombe en suie
pour te ramener à l'huis
te faire oublier le bal Comme
un soldat dans son rempart
mordrait le soir conquérant
& le soleil en carnage Vers
les six heures tintamarre
d'ennemis la déferlante
(les vers sont des lions en cage)
21:44 Publié dans Sonnets de janvier et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 22 avril 2016
Cinq quatramways, un jour en allant aux Deux-Lions
7 h 14 — 7 h 51
Pour changer je prends
Le tramway au départ
Terminus à l'envers
Long corridor désert
Parfois la courbe sinueuse
Épouse ma rêverie
Fer fratrie
Parfum d'yeuse
Cette fois sur la Loire
Domine le bal des sternes
Volte-face & heure de gloire
So nah und in der Ferne
Travaux partout
Moitié sud de la ville
Arrêt Liberté tranquille
Avant de jeter son va-tout
Passé le Cher
Nous voici arrivés
L'arrêt des 2 Lions
A aussi sa chanson
.
14:54 Publié dans Quatramways | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 21 avril 2016
Ta/Fou
Y aurait-il un remords
dans ta tête de volcan
oui je sais tout fout le camp
lorsque s'acharne le sort Ta
tunique en astrakhan
chaude un peu pour ce dehors
te ferraille comme un mors
peut-être mais jusqu'à quand
Cette vie d'héliogabale
de course folle en cavale
n'a pas une once de sel Fou
rré dans ce guêpier
tu redemandes le miel
qui collera ton papier
18:41 Publié dans Sonnets de janvier et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)
Sonnet fatrasie (Qu'est-ce que ça veut dire 1)
Le silence des agneaux
dans l'alcool et dans le sang
la liqueur qui se répand
sur la dalle du tombeau
Cette ruelle est funèbre
à donner des soubresauts
chaufferais-tu tes vertèbres
à la pointe du lasso
Rien n'est pire rien n'est mieux
que la cendre que consume
la paille dessus l'enclume
avec Benjamin Crémieux
Et l'océan se retire
enfin qu'est-ce que ça veut dire
15:02 Publié dans Sonnets de janvier et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)











