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mercredi, 13 novembre 2013

Quatrains animaliers oubliés (de septembre)

Vous me traitez de gros tas,

Moi qui fis vos délices ?

Les Euphorbia ressemblent à

Des chapelets de saucisses.

 

Une Nuit sur le Mont Chauve

Est sublime, quoique abscons.

Le bébé du lémur fauve

Se fait bouffer par un faucon.

 

DSK, une fois nu,

Est-il aussi adipeux ?

La cigale à jets continus

Pisse un miellat sirupeux.

 

En ville, quand on glandouille,

On va manger un kebab.

Le Microcèbe léchouille

Le pistil du baobab.

 

Préférez-vous le granité

Au citron ou à la mangue ?

Le caméléon, excité,

Touche la branche avec sa langue.

 

J'arpentai de mes pataugas

Aussi la Corée et la Chine.

La moitié des Siphakas

S'embroche sur les épines.

 

Enfermé entre quatre murs,

Je vis sur mon tas d'immondices.

Dans la colonie de lémurs,

Désormais les bébés grandissent.

 

Le rocher Ferrero

Est propre aux indigestions.

Le Propithèque de Verreaux

Est casse-pieds avec ses bonds.

 

Qu'elle est savoureuse et jolie,

La liqueur qui sort de ma treille !

Le Microcèbe, pris de folie,

Se croque le bout de l'oreille.

 

Quand je me sens boulimique,

Je m'envoie deux ou trois fougasses.

Le caméléon endémique

A deux doigts vraiment dégueulasses.

 

Ne trouvez-vous pas que

Je suis un peu renfrogné ?

Le maki se frotte la queue

À la glande du poignet.

 

Avec mes chaussures Bata

J'arpentai en tous sens la Corse.

Le joli lémur catta

Frotte sa raie contre une écorce.

 

Avec son infect Régilait,

La vioque croque des Wasa.

Est-il un oiseau plus laid

Que le perroquet de Maza ?

 

La chatte vient réclamer

De la pâtée ou des croquettes.

Va-t-elle enfin se planquer,

Cette hideuse Perroquète ?

 

La crème au tiramisu

Est un mets vraiment exquis.

Il a une voix de vieux cul,

Ce Michel Papineschi.

 

François Masran, avec moustache,

A l'air encor plus abruti.

Le Crécerelle malgache

Aime le criquet rôti.

 

Quand l'Aimée déguste des prunes,

Gros danger sur le calcif !

Le mâle de la grenouille brune

Est devenu jaune vif.

 

Sans se laver la raie du cul

On sécrète une odeur immonde.

Le microcèbe est le plus

 Petit primate du monde.

mardi, 12 novembre 2013

I'm 39, so be it

——↨—— When the sotnik entered the dača (or dætʃə, as friends would have it), the children were all gathered around their mother.

Oddly enough, she was wearing a sotana. 

‘No need to be tossy, Lordy’, she solemnly declared.

‘For fuck's sake’, he ejaculated, ‘I'm not dealing in soterology’. —▬←▬→—

Jackoclocks

Something I post not because I'm completely convinced, far from it, but because of the weird words used : “Music that tries to be something that something else has been may be thrown aside as worthless. It will not endure although it may sometimes please the zanies and jackoclocks of a generation.” (Carl Van Vechten)

lundi, 11 novembre 2013

Divas

Dix variations sur la brosse à dents.

Tel saint Thomas, je crois ce que je mords.

Mes mots à la pointe bic bleue,

ça ne sert qu'à mordre.

Toujours mordre.

Et la pâte dentifrice : un artifice.

Feu follet ; chien errant.

Variations.

vendredi, 25 octobre 2013

:

Je note : R I E N .

09:09 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 05 octobre 2013

Rangement

Samedi matin, ranger enfin mon bureau.

Ou plutôt, ce faisant – et c’est pourquoi ça doit toujours prendre du temps – accomplir les menues tâches en suspens qui le laissent en bazar.

Signer et mettre sous enveloppe le TIP des taxes foncières #1.

Signer et mettre sous enveloppe le TIP des taxes foncières #2.

Signer et mettre sous enveloppe le TIP du troisième tiers de l’impôt sur le revenu.

Ranger l’appareil photographique, la carte SD de rechange et les deux clés USB à leur place.

Ranger le volume des sonnets de Mickiewicz et celui, bilingue, récemment, paru, très beau quoique parfois bizarrement traduit, d’Arun Kolatkar. [S’apercevoir qu’il n’y a plus de place sur le rayonnage des « Orphée ».]

Remettre dans le cartable, à destination de mon bureau aux Tanneurs, une petite pile de fiches vierges.

Mettre divers papiers dans le bac du papier à recycler (dont billets de train pour Bordeaux et vieux Courrier international qu’il ne servirait à rien d’archiver).

Ranger deux « Pléiade » à leur place (Michaux III et Jeux et sapience), ainsi que Der Spaziergang, dont je n’aurai décidément pas le temps, d’ici longtemps, d’achever la relecture.

Mettre dans le cartable, afin de les rendre à la B.U., les exemplaires du Livre de corps de policie et de l’Epistre Othea (le premier m’a gonflé, le deuxième – pas lu en entier – est très chouette).

Remettre la batterie dans l’ordinateur portable noir, et ranger dans son tiroir le netbook blanc.

Il reste, sur le bureau, notamment : livres à chroniquer (…), traduction/thèse en cours de relecture/révision, notes manuscrites suite à la réunion avec Manuel.

 

mercredi, 02 octobre 2013

Saints rares du 2 octobre

Un brave Italien, Bacchi,

Est très féru de gnocchi.

Sa femme, Bérégise,

Préfère les saucise,

Les chipolatas, les cnacchi.

 

« — Ce que je vois sur votre orteil, cher Damaris,

N'est pas cicatrisé ! Oh, c'est un panaris !

— Ma chère Eleuthère,

Vous me donnez de l'urtikhère ;

Allez plutôt nourrir vos foutus canaris ! »

 

Mon meilleur ami, Gérin,

Vient d'acheter un véhicule tout-térin.

« Tu ferais mieux de te ranger,

Poète, ô mon ami, Léger :

Ton œuvre, et non toi, durera plus que l'érin. »

 

Le pharmacien Lycomède

Sait un souverain remède.

Du moins le dit-il

D'un air peu gentil.

J'appelle ça tirer des plans sur la comède !

 

Le maître de solfège, Prime,

Souhaite toujours que l'on "s'exprime".

L'autre jour, Saturio

A pondu un oratorio

Qui a enfoncé Prime en profonde déprime.

 

Mon beau-frère, Scariberge,

Adore les canneberge.

Mais son père, Ursicin,

Préfère les ourcin.

Ah, c'est coton, je le dis, quand on les héberge !

.

mardi, 01 octobre 2013

Saints rares du 1er octobre

Un paysan prénommé Aïzan

Aimait mâcher des cachous et du zan.

« Je fais mes délisse

De cette réglisse,

Forte comme un surfeur de Mimizan. »


L'actrice prénommée Arielle

Est quelque peu caractérielle.

Même son Bébert

Ne sait plus quoifert

Pour qu'Arielle soit un peu moins mercurielle.


Un clochard prénommé Bavon

N'empestait pas trop le savon.
« Ce qui enjolive,
C'est le Palmolive ! »
Lui lança un marchand de fragrances slavon.


Une adolescente, Délia,
Se prend quelque peu pour la Dame aux camélias.

Sa mère, furibarde,

Lui dit « si t'es tubarde,

Ferme-la ! » — ce qui humilia Délia.


Un ami Facebook, Vérissime,

Trouve mon œuvre nullissime.

« Après tous tes distiques,

Il fallait bien les limeriques ! »

(La rime ci-dessus, Véri, est rarissime.)


Quoique breton, l'ami Nizier

Déteste l'odeur de lizier.

« Si j'étends un drap

Ça l'empuantirap...

L'odeur de lizier colle au chemizier ! »


Un jour, la belle Montaine,

Se rendant à la fontaine,

Laissa choir le panier d'ozier

Que lui avait offert Nizier.

(Des choix de dernier vers, j'en ai une vingtaine.)


Un jour, un brave garçon, Piat

Se fit traiter de galapiat.

« Bien mal vous eût pris

De me traiter de malappris ! »

(La grammaire était son opiat.)


Ministre de l'Intérieur, Romanos

Vient de lancer « Dehors, les Romanos ! »

C'est pour rouler de farine,

Dit-il, la blonde Marine

En lui donnant, à ronger, un nonos.


Dans l'épicerie de Sabbas,

C'est toujours le branle-bbas.

Sacs et clayettes,

Pochons, cagettes —

Au point que souvent on y perd son cabbas.


Je connais un facteur, Vulgis,

Qui habite à Montargis.

Dès qu'il sort de son logis,

Il se dit "allez, j'agis"

Il distribue le courrier à Ris-Orangis.


Un ami proche de DSK, Wasnon,

Donna rendez-vous à Tristane Basnon.

Juste après un quart vittel,

Il lui proposa l'hottel.

Et elle, tout de go : « mais ça va pasnon ? »


Un poète latin, Suliac,

Rimait en distikélégiac.

« Même pour une épigramme

Il est vrai que je ramme :

Que n'a-t-on inventé le canoë-kaliac ! »


Le très digne et très respectable Virila,

C'est connu de tous, un gros membre viril a.

Un jour, dans son monastère,

Trébuchant, il chut à tère,

Se faisant à lui-même o-soto-gari là.

.

lundi, 30 septembre 2013

Saints rares du 30 septembre

Un vieux Normand du nom d'Ansbert

N'aimait pas trop le camansbert.

Sans être faraud,

Il préférait le Livaraud,

Détestait par-dessus tout la fourme d'Ansbert.


Prédestiné par son prénom, Aristakès

Entre armé dans la banque en réclamant lakès.

Selon sa trogne,

C'est au gomme-cogne

Qu'il est accueilli — Dieu, quel patakès !


Un brave vieillard, Honorius

Etait du signe Aquarius.

« Depuis le berceau,

Je suis recteau-verseau ! »

S'époumonait l'olibrius.


Lycéen dans les Deux-Sèvres, Léry

Rêve d'aller étudier Valéry,

Tacite et Suétone,

Plaute, Ammien, Pétrone

— Mais à Poitiers : il y a Dame Méry !

.

vendredi, 27 septembre 2013

Saints rares du 27 septembre

Aquiline disait à son homme : "Adérit ! 

Si tu ne m'aides pas, je pète une durit ! "

Les tâches ménagères,

Il faut les partagères.

(Mon limerick est-il écrit par Ribérit ?)


Adérit répondait à sa femme : "Aquiline !

J'ai mal partout, il me faut d'la péniciline ! "

Ne trouves-tu pas, dis donc,

Lecteur, cette excuse bisdonc ?

(Mes rimes toujours plus deviennent sibiline.)


Un chanteur, Callisatrate,

Disait "j'ai la rat' qui s'dilate".

Comme il était Breton,

Son argument béton

Etait qu'il étouffait à cause des nitrates.


Un ado métalleux, Caïus,

Aimait à la télé exhiber son anus.

« Franchement, mes parents

Ne sont pas très marents

D'avoir choisi de m'appeler Caïus ! »


Un ténor idiot, Elzéar,

Est féru de Franz Léhar.

Quand il va à la supérette,

Il fredonne ses opérettes

Tout en achetant bonbons et carambéars.


Originaire du Maroc, la brave Hiltrude

Ne rêve de rien tant que d'un climat très rude.

« Ah, la Norvège

Et son ciel de nège ! »

La nuit boréale convient aux âmes prudes.


Quoiqu'elle n'ait que quatorze ans, la belle Hermie

Rêve du jour où elle aura son permie.

Foncer en voiture,

Prendre une biture —

Hermie attend aussi de toucher son hermie.

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jeudi, 26 septembre 2013

Saints rares du 26 septembre

Un arsouille nommé Céran

Etait féru de Saint-Véran.

« L'Aloxe-Corton,

C'est pour les avortons.»

Ainsi allait clamant l'alcoolique Céran.


Quoique dermatologue, mon ami Crescence

A, sur le nez, une vilaine excroiscence.

« C'est un vrai poison

Dont nulle excision

Ne vient à bout — quelle indescence ! »


Le jeune étudiant Eusèbe

Passe son temps sur le Wèbe.

« Bien mieux vaut tweeter

Que l'euhèneter »

Dit-il, aboyant comme un clèbe.


Un doctorant, Gédéon,

Etudiait Michel Déon.

Tout un chacun jugeait

“C'est un piètre sujet ! ”

Il y a pire : Giscard et son accordéon.


Un brave cuistot, Meginhard,

A la passion des épinhard.

Il en met dans les potages

Mais aussi dans les laitages ——

IL en sert même au fond des verres depinhard !


Un boulanger, prénommé Nil,

Est allergique au fournil.

Comme sa femme craint

D'être dans le pétrin,

Elle veut expédier Pomponnette au chenil.


Un collègue, qui se nomme Sénateur,

Passe toutes ses nuits sur l'ordinateur.

Quand sonne le révails,

Je trouve plein de mails

Que m'a envoyés nuitamment Sénateur.



(Bon. Je réclame indulgence. Pas en forme aujourd'hui. Un signe ? je ne me fais pas rire.)

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mercredi, 25 septembre 2013

Saints rares du 25 septembre

Un pâtre du beau nom d’Amance

Avait du goût pour la romance.

Toutefois, ses brebis

Etaient d’un autre avis,

Surtout quand il relâchait sa semance.

 

Un prêtre nommé Aunachaire

Débite, dès qu’il est en chaire,

Inepties et fadaises,

Insanités, foutaises,

Ruant et pestant, plus furieux qu’un phacochaire.

 

Austinde, qui n’était pas vil,

Serait né pile en l’an Mil.

Il a péri à Auch

(Dont se fout Saint Andoche)

D’un empoisonnement au thé de camomil.

 

Un brave cuistot, Céolfrid,

Pour “sur le plat” disait œufs frid.

Et quand un bandit

Le menaçait, pardi,

Il lui tendait la caisse en disant « Voilà l’frid ! »

 

Vous pondre un limerick sur le nom Cléophas ?

Franchement, les amis, je le dis, c’est trophas,

Car, du moment qu’on peut

Tricher, le poéteux

N’a besoin ni d’avant-propos, ni de préphas.

 

Devenu procureur, à son corps défendant,

Il ne put renier son prénom : Défendant.

Avocats et greffiers,

Notaires et huissiers

Gloussaient quand il passait, en disant « C’est fendant ! »

 

Fort belliqueux, cet Ermenfroi

Hurlait partout : « J’ai rarmenfroi ! »

Il n’était pas frileux,

C’est sûr – son corps pileux

Plus velu que son palefroi

 

La suave et tendre Euphrosyne

A toujours, sur les doigts, des taches d’éosyne.

« Jamais ça ne loupe

Et toujours je me coupe

En faisant la cuicui, en faisant la cuisyne. »


D’un tempérament joyeux, le jeune Finbarr

Au collège ou au lycée se tape des barr.

Un jour, trop rigolant,

De quelque gag über-lolant,

Il en a craqué son slibarr.


Quoique belle, Néomésie,

N’a pas d’amant, quelle hérésie !

Voulez-vous donc savoir

Le fin mot de l’histoir ?

Néomésie souffre (un peu trop) d’encoprésie.


Mon ancien voisin, Paphnuce, 

Etait un drôle de guguce.

Tout en répétant « ah ouais »

Il montait à bord des tramouais,

En il n’en descendait jamais qu’au terminuce.


Notre directeur, Principius,

Travaille moins pour gagner pius.

Il fait fi du tramway

Et fonce en béhemway —

J’ai l’air fin avec ma Prius !


Une latiniste, Souzdal,

Dit sans arrêt qu’elle a ladal.

Même devant son écran,

Son estomac à cran,

Elle s’envoie plein de casdal.

.

jeudi, 01 août 2013

De arena in testibus, et autres distiques retrouvés

Lorsqu'on a reviendu de l'océan qui mouille,

On a dur de se désensablier la couille.

 

 

Endroit que j'étais pas besoin de somnifère,

La Pastelière où ça sent bon les conifères.

 

Où qu'en chaussons ou bien qu'alors aussi en tongs

On a dur rattrapir la balle de ping-pong.

 

Golri-je trop beaucoup quand pète la molaire 

La souris a venu de Campet-Lamolère.

 

mercredi, 31 juillet 2013

Distiques ribéryens oubliés (juin)

Qui a remplaci le sucre du Canderel

Et le sujet version de l'autre Zuderell ?


Endroit j'être plus bombasse Kelly Reilly 

Je m'a crevé les oeil avec otsae komi.


On a dur Issoudun lire Paris-Berry

Si poèmes n'ont pas écrits par Ribéry.

samedi, 27 juillet 2013

Un caron pour rien

La cédille sous le C majuscule, comme le háček au-dessus du Z majuscule, me fait l'effet de cet unique cheveu, cette mini-vague que nie mon alopécie.

 

Caron regarda passer l'hirondelle.

 

On ne voit rien. Si c'était un U avec tréma et antiflexe, alors je ne vous raconte pas.

mardi, 23 juillet 2013

Zappa

22 juin 2013.

 

Zappa. Vit, sur la même image, Michel Boujenah, Marianne James, Patrick Sébastien, un vieux prestidigitateur peroxydé et une septuagénaire brune dont il savait que c'était l'ex-femme d'un chanteur de daube ou un truc dans le genre.

Se suicida.

Ressuscita.

Zappa. Vit BHL qui répondait à Elkabbach.

Se resuicida.

dimanche, 21 juillet 2013

L'antilope / oryx d'onyx

L'antilope 

oryx d'onyx 

gazelle à qui le lion fait prendre une gamelle 

bubale de Michaux 

le souffle en cavale 

est comme un calao 

ou cet ara bicolore 

qui mâche des gingembres 

en attendant les nombres

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vendredi, 19 juillet 2013

la tirade le trampoline

la tirade le trampoline 
moucherons les hommages
la brassée d'arbres les guêpes 
j'écris textes instantanés 
que je mettrai
un temps infini à exhumer 
la chatte le guet
rivières les libellules 
le taon qui passe 
près de l'étable c'est forcé 
omelettes froides tourterelles 
airelles rouges opérettes
après l'engoulevent le butor 
pas maintenant plus tard
à la date limite 
à l'heure butoir 
carrioles les abeilles 
une âme une brouette 
l'encre désherbée du smartphone 
valetaille l"embrasure 
et la mort trampoline 
sous les noisetiers la chatte à l'affût 
tas de feuilles tas de ferraille 
je n'ai rien pour vous 
la mine casse

Voir les champs d'orge...

Guillaume Cingal

July 19, 2013 · Hagetmau ·

 

Voir les champs d'orge sous l'orage

Tourner en scolopendres gris

Et les cadavres équarris 

Nous mener au prochain virage,

 

En de précieux charivaris,

Folâtres sabbats dont la rage 

Bat son plein au profond cirage 

(La nuit aux nuages marris),

 

C'est voir le jour par crépuscules

Se dilater en forficules,

Au bord de ce chemin qu'éclaire 

 

La lune orangée du zénith,

L'orgue qu'on ne fera pas taire

Au goût d'ortie et d'aconit.

 

mercredi, 17 juillet 2013

Marfan

Je vis l'égyptologue à tête de harfang

Trouver au fœtus la maladie de Marfan.

lundi, 15 juillet 2013

40

 

Il paraît qu’Ossages, perché entre ses quelques vieilles demeures, avec son cimetière plus peuplé que le village, je n’y étais jamais allé avant, ou, du moins, c’est ce que me dit vivement mon double, qui n’a cessé de demeurer (et d’écrire) dans les Landes natales.

 

dimanche, 14 juillet 2013

39

 

Le jour du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet, appris-je à huit ans, peut-être, ou à treize, et sur bandes magnétiques anciennes, s’il vous plaît.

 

samedi, 13 juillet 2013

38

 

On parlait l’autre jour des étés d’autrefois, des juillets, et même des printemps, chauds, secs, qui duraient. Tennis. Depuis mardi, nous avons retrouvé (l’espace d’un court instant, peut-être) nos juillets de naguère, si ça se trouve : de jadis. Il y avait eu les classiques étés 96 ou 2005, la canicule de 2003, mais sinon, pour les plus jeunes, l’été gascon, ça n’avait plus la moindre signification. Il faisait beau sur le papier. Je me rappelle un été – on devait déjà être installés à Beauvais depuis un ou deux ans – où, à Cagnotte, nous parlions, avec mes parents, jusque tard dans la soirée, sur la terrasse côté Campot, avec, pour seul éclairage, une grosse bougie parfumée à la citronnelle. Nous, on, ça bricole dans le vague. Avant l’arrivée du Tour, j’ai lu le chapitre VII de Ducdame dans le fauteuil en rotin, sous le lagerstroemia, puis, après la séance de piscine, le chapitre VIII sous l’albizia, toujours dans le fauteuil en rotin. L’été 92 a été très chaud, je prenais des leçons de code à Dax, j’écrivais de longues lettres chaque jour, parfois plusieurs fois par jour, je recopiais avec un vieux mastodonte de machine à écrire les cours de Figeac sur les colonies, je ne sais plus quoi encore, enfin si, je sais, mais si je commençais à ouvrir la boîte de l’époque des timbres à 2,30 F, on n’en finirait pas. Je lis aussi l’année 1994, dans le journal de Bergounioux. Le nouveau billet de cinq euros ne vaut pas tripette.

 

vendredi, 12 juillet 2013

37

 

Vos danses macabres, en avez-vous soupé.

En avons-nous dansé, de vos marches funèbres.

Avez-vous dégelé les gavottes.

Vous étiez sous le tuf épais de la Touraine, on acheminait quelques gravats par la poste, le cœur au frais, le monde à nos genoux, et devant vous l’âme de la danse aussi chaude qu’un œuf.

En avons-nous pétri, des idoles de marbre.

Pour rien.

Dégelé.

jeudi, 11 juillet 2013

Des Rolling Stones au Tour de France

On a dur le showbiz qu'un peu il exagère 

Où les cheveux de Mick ont vendi au enchère.

 

TNT pourrie que je n'avoir vu Marion 

Elle qu'on a pas dur de gagnir Wimbledon.

 

Plus abruti que je Gérard Holtz je réclame

Où lui disut Bogota devut être en flammes.


Que quand il enlevut enfin son bandana,

L'être encore plus über-hideux (Quintana).

6-7 juillet

Ï

36

 

Déjà, essayer de se rappeler les gazinières. Toutes les gazinières dont il avait pu se servir, y compris une seule fois, quelque part, ailleurs que chez lui. Mission impossible. Par exemple, à Dungeness : n’était-ce pas plutôt une cuisinière électrique ? Même un monde n’y suffit pas.


[une vie]