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mercredi, 12 février 2014

Une mésange

Une mésange à longue queue, le 12 février, fait mille acrobaties dans le néflier au moment où j'écris ces lignes et note qu'il y a vingt-et-un ans que mon arrière-grand-mère mourut.

samedi, 08 février 2014

Un son de sax alto

Ce matin, écoutant encore une fois le disque d’Issam Krimi, j’ai enfin trouvé ce que me rappelait le jeu du saxophoniste, Han Sen Limtung : le son d’un autre saxophoniste, Guillaume Orti, sur le CD Pression, de Kartet, cet album que j’écoutais en boucle autour de l’an 2000 – je me revois notamment, avec un baladeur (oui, oui), sur le quai de la gare de Dijon après une séance d’École Doctorale. Et, après cela, je me suis acheté, au fur et à mesure de leur parution, divers disques de Benoît Delbecq, mais jamais, il me semble, d’autre disque de (avec) Guillaume Orti.

mercredi, 05 février 2014

Podagre

 

Ce n’est pas rien, cet orifice

Où je colle mon œil mutin

De minuit au petit matin,

Attendant le feu d’artifice.

 

Me lançant quelque maléfice,

Une sorcière un peu catin

Me balança un picotin

D’avoine, et mon vain sacrifice

 

Fut, le jour et la nuit, de braire.

La vache qu’on essaie de traire

Et le feu qui dévore un champ

 

Furent la suite de l’année,

Et je médite, en me couchant,

Sur la paille et sur l’avoinée.

mercredi, 29 janvier 2014

Briar Rose

 

D’un trou béant dans la clairière

Où la plaie n’avait pas d’issue,

J’ai déchiré ce vain tissu

Pour m’en faire une chambrière.

 

Tout m’échappe, et devant derrière

Habillé d’espoirs trop déçus,

Par ce fouet que je ne reçus

Pas pour traverser la rivière,

 

Je me suis piqué au rouet

Et, endormi près de mon fouet,

Ai cauchemardé des miracles.

 

Ô toi dont l’âme est assagie

Par les années, et qui te racles

La gorge, apporte une bougie !

samedi, 25 janvier 2014

Météo

 

Des déluges

Prennent le pas

Sur les songes

Les tracas

Foultitude

Et embarras

Dans les Abruzzes

Sont à ça

 

De mettre le feu aux poudres

De flamber même la foudre

 

Un temps pour tout

C’est certain

 

Un temps pour rien

Que le dégoût

 

mercredi, 22 janvier 2014

Rondes

 

Il tourne, le derviche,

Et sur lui-même enfin

N’a plus début ni fin —

Il tourne, le derviche !

 

Tu frises, mon caniche,

Et ta crotte dégueu

Plus vive que tes yeux

Ne parfume ta niche.

 

Un infernal rouquin

A posé son bouquin

Sur le trottoir brûlant

 

Tandis qu’à tous égards

Aussi prestes que lents,

Nos derviches hagards

 

Dansent en reculant.

mercredi, 15 janvier 2014

Larmes

 

Rumine tes fredaines,

Ô fillette d’idiots !

Fredonne à la radio

Courir la prétentaine.

 

Il prétend, ce petiot,

Te pondre des poèmes –

Du brouet pour des crèmes

Selon d’autres ratios.

 

Ici ou ailleurs mêle

À d’autres embuscades

Son parfum de tilleul.

 

Toi, dans ton monde seul,

Une cloche se fêle

En larmes par saccades.

samedi, 11 janvier 2014

vire le

test

de paterni                                té

                                               pour

qui enfonce                             un

regard                                     noir

                                               brun

noisette                                   ainsi

qu’attablé au                          coin

du feu on fait                         saut

er                                            les

châ                                          taignes

dans la poêle                          à trous

pour un test                            de

paternité chavire                     il

pleut des marasmes                il

a raison de se                          mé

fier le bougre                          aigre

le test tourne au vi                  naigre

la feuille test a                         cramé

.

15:58 Publié dans Factotum | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 10 janvier 2014

Wikidistiques : quelques rois arméniens

D'apprendir arménien l'on a un peu craquant
Le prince Gagik Ier de Vaspourakan.

Surprendu-je-on ne pas si les yeuk je me batte
De ne pas savoir prononcir le nom de Smbat.

Golri-je avec Hugo télé de mater “Cars”
Même si lui m'ont parlé de Մուշեղ Կարսի.

Nom de roi que j'aime il est un alexandrène :
Ariobarzane Ier d'Atropatène.

Migraine-je beaucoup si que j'essaie connaisse
Quoi que c'est sur le roi Vonon ou Vononès.

Où le club V.I.P. j'allons avec nœud pap
Si Zarmandoukht c'étut la veuve du roi Pap.

Mal-j'ai de la nausée à prendir l'Hépatoum
Si j'a dû apprendir le règne de Héthoum.

Hugo qu'il est oublié dans le palmarès
D'a dit à moi le nom du roi Axidarès.

 

gagik.jpg


jeudi, 09 janvier 2014

Quelques cas rares

À rebours.

—Les enfants avaient écrit « Bonne Année » dans le sable, non loin du bunker enfoncé.

——Le désœuvrement las, près de minuit, ne justifie pas tous les néologismes (indignatoire ?).

———Le texte publié le 9 janvier 2008 n’est pas daté, mais, dans la mesure où je me trouvais dans les Landes, il est évident qu’il n’a pas été écrit ce jour-là. Très foisonnant, je n’ai rien à en dire. (Asyndète. (Il faudrait composer un recueil d’asyndètes.))

————Un de mes plus grands regrets, plus que la détérioration (déplorable) de pas mal des toiles de Nico Nu sur le site Tanneurs, est la disparition totale, de la Toile, de Simon, que je n’ai pas totalement perdu de plume, ni de vue (16 septembre 2013). Je réécoute, en hommage, “Speak No Evil”, mais en version compressée (ces sons qui, paraît-il, ont commencé à réduire les capacités auditives des jeunes générations (ainsi dit C***, qui ne m’a toujours pas donné les références de l’article lu)), et m’interroge sur ma propension à la titrologie calembouristique et aux néologismes rétrospectivement incompréhensibles (goguenitatifs ?).

—————On clôt le 9 janvier en beauté. La Vierge florentine de Chenonceau est une de mes épiphanies les plus mémorables. Il faudra que je n’oublie pas de saluer Mino da Fiesole au moment opportun (à la lettre M, je suppose). Toutes ces surfaces de signes que je fais remonter à la surface, toutes ces profondeurs enfouies que je colle à fond de cale, sont à graver dans le marbre, Horace m’est un soutien.

mercredi, 08 janvier 2014

rimes mutines

terre

térébenthine

sainte

byzantine

pognon

dans la tontine

un gnon

de la tantine


la route

on piétine

l'œil se

ratatine

mirage à

la rétine


mardi, 07 janvier 2014

3232 — Lucernaire enfin vengé

Sur cinq billets publiés un 7 janvier au cours des neuf années d’existence de ce carnétoile, il y en a un que je ne comprends pas du tout. Même les commentaires, qui semblent montrer que la référence était alors (il y a quatre ans) limpide ou quasiment telle pour certains lecteurs, ne m’aident pas à ressaisir.

En revanche, je suis étonné de découvrir que ça ne fait que huit ans que je fréquente le marché de la place René-Coty (l’étudiante se nommait Capucine, je crois — mais je ne cesse de confondre visages et noms). Avoir pris le temps d’expliquer les photographies “pré-post-Kiarostami” était une bonne idée. Et, pas si loin de Bill Evans, j’étais plongé ce matin même dans le trio d’Alban Darche.

 

Enfin, je m’aperçois que ma fascination (momentanée – j’aurais été infoutu de redonner les définitions des trois acceptions) pour le nom commun ‘lucernaire’ est sans doute liée à sa proximité avec le patronyme Lacenaire.

Théorèmes

L'étudiant qui était arrivé, le bec enfariné, avec un quart d'heure de retard, a quitté la salle d'examen avec une demi-heure d'avance.

Cela n'est pas sans m'évoquer la célèbre théorie de ma mère au sujet des automobilistes, et énoncée par mon père sous la forme suivante, en distique élégiaque inversé :

 

Le Théorème de Mylène :

J' te prends la route au nez, je tourne à la prochaine.

.

toi le tissu

toi

tu dors fais                              le

                                                mort

ça m’évoque                           en

un flash                                   la

                                                mort

l’amorce                                  maussade

de tous ces vers                      froids

sans vibration                         ni

âme                                         qui

rêve                                        cœur

qui vibrait                               au rythme

des échos                                — vol

le temps que rêveuse              ta

paupière trouve                      un

chemin moins obscur              moins

obstrué                                   pris

par les ronces les                    toiles

d’araignée — toi : le              tissu

.

13:35 Publié dans Factotum | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 06 janvier 2014

ris le ciel

ris                                              

de cette                                         fable

                                                 lourde

qu'engendra                                        un

enfant                                        tendre

                                                     sûr

de son                                          talent

persuadé                                        même

d'être tenu                                        de

dire                                                 la

belle                                             aube —

cette fable                                        t'étonne

envisage                                    une

autre rebelle Est-ce                            entre

le poulailler                                  du

cerveau et le fu                          mier

des paroles —                               ton

étonnement gla                           cial

qui stupéfie même                     le ciel
                              

16:22 Publié dans Factotum, WAW | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 05 janvier 2014

Factota

Comme, à l'inverse de ce qui pouvait encore arriver le 1er avril 2007, par exemple, je suis à peu près seul ici, je fais vraiment et absolument ce que je veux.

Donc, dans ce billet-ci : écrire le mardi, et publier au dimanche précédent, histoire de faire croire que chaque jour de janvier aura été productif.

Ou : le mardi, donc [oui, nous sommes le 7 janvier], écrire ces quelques phrases pour expliquer le nouveau genre poétique, le factotum qui doit son nom au roman de Bukowski publié en 1975

poème de 19 vers en deux colonnes, 75 syllabes, structure inventée hier en fait (donc lundi 6 janvier - faut suivre) ou plutôt copiée sur la disposition des étudiants dans l'amphithéâtre

à l'Université (à la fac)

en surveillant un examen (il y avait 75 étudiants sur deux colonnes et 19 rangées)

 

Voyez comme on s'amuse. Dimanche, en fait, il plut. On joua. On regarda un Buster Keaton. Et quoi et quoi d'autre et tant autre chose.

Codicille —▬— Le mot factotum occupe une certaine place dans l'œuvre de Robert Pinget.

13:09 Publié dans Factotum | Lien permanent | Commentaires (1)

samedi, 04 janvier 2014

Signets peints

Essayant de rester concentré sur la Deuxième de Mahler (par Abbado, toujours le coffret), je lisais le livre XXXV de l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien (très instructif *), la chatte sur les genoux — et figurez-vous que cette andouille de bestiole, qui semblait profondément assoupie, calée entre mes cuisses et mes genoux, n'a rien trouvé de mieux que de prendre le signet du Pléiade, qui ballait mollement non loin de son museau, pour un fil de pelote et donc de s'y attaquer, elle qui est si peu joueuse. Il va de soi qu'elle s'est coincée une griffe dans le dit signet tout en le lacérant. Après avoir décoincé la griffe de la demoiselle (sur un violent passage cuivré), j'ai repris ma lecture, en veillant à maintenir le signet (en partie effiloché) entre ma main et la couverture du Pléiade.

 

* Il serait tentant (mais cela n'a-t-il pas été tenté ?) de proposer, pour chaque tableau signalé par Pline, la plupart d'entre eux n'étant pas véritablement décrits et beaucoup étant perdus, une version imaginaire, esquissée, dont le titre serait, à chaque fois, et par exemple

ASTYANAX par Callimaque

— (titre imaginaire).

vendredi, 03 janvier 2014

Le Jardin d'hiver

Au tréfonds du Jardin d'hiver, sorte de long estomac déformé, gros intestin pas grêle, boîte ou conteneur équivoque, deux fillettes faisaient un boucan de tous les diables, se couraient après, aucun adulte, et tandis qu'une paparazza me flashait (ma célébrité ne connaît plus de limites dans le monde de l'art), je méditais sur les trapèzes et losanges, sur ce long texte même pas géométrique, amorcé il y a si longtemps, désormais boursouflé, ténu intense et délavé comme une texturologie sur laquelle serait tombée la pluie des mois durant, les fillettes couraient, ça tapait fort, ça résonnait, peut-être que cette attitude peu muséographique aurait foncièrement plu à Dubuffet, peut-être aurait-il détesté ça, il n'avait pas non plus cette espèce de cucuterie que l'on trouve dans certaines déclarations de Picasso, et puis la pose, il s'en foutait, seul comptait l'agencement des bosses (parfois des tavelures), des losanges cabossés, des trapèzes tordus, Dubuffet (que j'ai le sentiment de mieux comprendre et de moins étreindre au fur et à mesure que je fréquente ses oeuvres comme ses textes (si beaux, si forts)) avait tout du prestidigitateur en somme, mais travailleur sans être besogneux, je l'entrevois désormais tenant la petite baguette d'un triangle et faisant résonner le toc plâtreux de tant d'édifices admirables ou prétendus tels, les fillettes se poursuivent encore, je suis peut-être dans un film où le ralenti se prolonge, le flash suspend son vol, bref je m'y abrutis.

jeudi, 02 janvier 2014

3225 -- Distiques ribéryens pärisîens

On a dur le Franprix on n'ont pas un kopeck 

Où que je suis entru le chapeau de Popeck.

 

Golri-je le doodle Saint Sylvestre potache

C'étut le "1" jaune un gros phallus à moustache.

 

Peut être que d'avec le billet ukrainien

J'avons froid de me faire un gros étui pénien.

 

On a doux photo de ne voir ce qui dérange

Prendu par une Japonaise au Pont-au-Change.

 

Golri-je le reunoi fougueux Kalamazoo

Lui qu'il étut vêtu comme un tainp de zazou.

 

On a bien au CP dur comme un coup de trique

Lire "oenochoé étrusco-géométrique".

 

Golri-je que pigeons goélands et corbacs

Jardin des Tuileries après la rue du Bac.

 

mercredi, 01 janvier 2014

du vent 2014

du vent

dans l'

âme

blême

 

souffle

contre

signé

par les

 

volutes

frissons

de glace

 

miettes

sur la

table

 

en papier

où long

temps

encore

 

j'écris

mardi, 31 décembre 2013

Cristal finnois folcoche

22 décembre 2013.


Finir (hopefully) la journée avachi en écoutant pour la seconde fois la 1ère de Bruckner, sur un navire fantoche, avec une âme folcoche, le cerveau en sacoche.

Commencer la suivante dans le noir, en ayant rêvé d'avions, de tégénères et de ressac.


Je n'avais jamais écouté/entendu le dernier mouvement de la 4ème de Sibelius comme aujourd'hui. Moment de cristallisation.

Le Prétexte Sylvestre

Le camion d'éboueurs vert remonte lentement, dans l'obscurité, le bras gauche du V qui me fait face, un peu moins de dix minutes après qu'une ambulance l'eut descendu, s'arrêtant au feu rouge, ouf, rien d'urgent. Des bus quasi vides se croisent à ce même endroit. L'autre rue, qui forme même, en se prolongeant par-delà le boulevard, à ma gauche, la branche d'un X, connaît beaucoup moins de trafic.

Entre la cabine téléphonique (double) et le conteneur vert pour le recyclage du verre, deux clochards se rabibochent.

Des gens passent, sous des parapluies.

Personne n'entre dans la brasserie, ni n'en sort.

Du bus est descendu, tout près des deux clochards, un très grand jeune homme qui portait un chapeau un peu archaïque, vert bouteille m'a-t-il semblé.

Chacun des deux clochards va son chemin.

Bien que ce soit le 31 décembre, une lumière s'est allumée, à huit heures précises, au premier étage du lycée trapézoïdal.

Un bus accordéon passe, précédé d'un autre, qui arbore une publicité idiote -- LES HITS TRES HOTTE. Les lampadaires éclairent aussi cette jeune fille pressée, et chargée, en imperméable, avec son sac à dos jaune clair et son gros carton blanc, qu'elle porte à l'aide d'une poignée, de la main droite. On ne voit plus les clochards, et, devant le kebab fermé, il n'y a plus de baston.

Incroyable, le nombre de fourgonnettes (ambulancières ou non) qui descendent le bras gauche du V ; presque toutes doivent attendre au feu rouge avant de poursuivre leur chemin. (Les bus, non ; certains passent directement.)

Au-dessus de la brasserie, au premier étage, une lumière s'est allumée derrière les rideaux de voile. On devine une présence, une figure, quelqu'un qui va de pièce en pièce, à pas pressés -- réveil tardif ? recherche frénétique d'une paire de chaussettes introuvable ? danse originale au rythme d'une musique commerciale ?

Dans la brasserie au nom idiot, des clients commencent à occuper les places près des vitres. L'autre brasserie, que je ne vois pas (je serais obligé de me lever toutes les trente secondes), sert de prétexte à cette page. Un bus passe, un autre camion d'éboueurs.

lundi, 30 décembre 2013

Maderna

Façon escargots

la flûte le hautbois

vos irrumabo

dit-il en désarroi

.

dimanche, 29 décembre 2013

Un vendredi, à écouter les Caprices de Frescobaldi

Aux cotés d'Oméga qui fait son puzzle Tiptoi du zoo, je regarde le livre sur Aillaud. Dehors il fait un vent à tout décornarder. Alpha lit un des bouquins du 25 (Pierre Gay). Deux Chaplin dans la musette (canapé rouge). Le 27 décembre est souvent mon jour préféré.

« Un Ernst, un Fautrier, un admirable Staël » (II, 256)


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Il n'y eut pas seulement Frescobaldi.
Le Rakastava suivit, puis une bonne dose de Mary Halvorson.

On n'a pas peur des contrastes, en Touraine, surtout pas les jours où on ne voit pas le soleil de la journée.


“She seemed always to have seen him through a blur—first of sleepiness, then of distance and indifference—and now the fog had thickened till he was almost indistinguishable. [...] During the laughing relation of this manoeuvre, Selden had time for a rapid impression of Miss Bart, who had seated herself opposite to him in the golden afternoon light.”

samedi, 28 décembre 2013

Une partie de décembre

Pendant cinq jours, Alpha ne va pas faire de saxophone. Ce sera la première fois, depuis qu'il a commencé les leçons, en septembre 2011, qu'il passera plus de deux jours sans faire son quart d'heure quotidien.

Hier, il a plu et fait gris presque sans discontinuer. 

Avant-hier, il faisait très beau, et nous n'étions pas les seuls à avoir eu la (mauvaise) idée de descendre en centre ville en bagnole pour aller visiter l'exposition (remarquable) de photographies de Vivian Maier. Écrire un billet.

 

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Hier soir, Une partie de campagne de Depardon ; quelques facilités dans le montage, mais le témoignage demeure, très vivant. On s'étonne que VGE ait désavoué “son” cinéaste. Il ne s'attendait pas à ce film, mais à quoi s'attendait-il ? Tout a l'air tellement mis en scène, à commencer par ce candidat (Ministre d'État, tout de même) qui conduit lui-même sa 504 sur les boulevards parisiens et les routes de France ! Depardon a dû refuser de filmer VGE aux commandes des bimoteurs, mais c'est tout juste.

Ce qui frappe particulièrement, c'est le flegme impressionnant du présidentiable, jamais pris en défaut. Que, durant l'annonce des résultats du second tour (et au cours de l'heure entière qui précède), il soit seul en face du téléviseur, voilà qui n'est pas concevable, qui est nécessairement bidonné ; toutefois, la vérité profonde de VGE semble transparaître dans cet homme nonchalant qui n'a, pour autre antienne, à l'heure de son élection, que de répéter à plusieurs reprises à son correspondant téléphonique (Poniatowski) combien il trouve « assommant » que D'Ornano, à qui il l'avait expressément défendu, se soit rendu sur un plateau de télévision.

Les belles images de Paris, dans la dernière scène, m'ont permis de vérifier ce que je ne savais plus, ou n'avais jamais su, à savoir que le Ministère de l'Économie et des Finances avait, jusqu'au début des années 90, son siège au Louvre.

vendredi, 27 décembre 2013

Cauchemar rue Mariotte

Donc, dans la nuit du 26

au 27, deux cauchemars, dont le premier

d'une précision narrative

et d'une complexité

rarissimes chez moi,

angoissant,

film de David Lynch,

il faut croire.

 

Il faut croire

le souffle du vent dans la rue

quand il nous ramène

bouffées de souvenirs,

qu'il fait tomber les nèfles,

les laisse s'écraser

dans la boue humide de leur

putréfaction.