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jeudi, 26 décembre 2013

Moments “post”

J'avais cru voir, sur le réveil à aiguilles phosphorescentes, qu'il était six heures et demie, et en fait, c'est cinq.

Toujours ce bruit au niveau de l'aération des toilettes du rez-de-jardin, et qui, dans le placard de la salle d'eau de l'étage, se confirme en bruit de fuite, sans que je comprenne rien aux différents robinets de raccord qui y sont situés, sans déceler surtout la moindre fuite.

╩╦╩╦╩╦╩╦╩

Hier après-midi, promenade dans le quartier, et une maison banale mais jamais remarquée, rue François-Viète, peut-être.

mercredi, 25 décembre 2013

Carambolages

Dans le nanard que nous vîmes avant-hier, pour Alpha mais aussi, vu ses quintes de rire, pour mon père, le personnage de flic anciennement milicien (ou gestapiste ?) incarné par Michel Serrault lance une espèce d'analogie avec “le 14 juillet, le 13 mai”. J'avoue ne pas avoir saisi, sur le coup, ni après coup, d'ailleurs.

Or, ce matin, en attendant que s'éveille la maisonnée, je lisais Le Temps immobile 3, et j'ai compris que le 13 mai, c'était la tentative de coup d'État à Alger en 1958, et l'appel lancé à De Gaulle par les parachutistes et les généraux. Le film était de 1963, un beau nanard, Carambolages. Toutefois, son titre est, ici, très opportun.

Au demeurant, parmi ses nombreuses qualités (sa configuration, son dispositif — notamment), le journal-mobile de Claude Mauriac réactive pour moi certains noms, certains événements de l'histoire de France.

 

mardi, 24 décembre 2013

#binturong

vous le savez

le binturong

quand il fixe

votre visage

échappe toujours

toujours nous

échappe vous

le savez lui

aussi nous vous

c'est pareil

lundi, 23 décembre 2013

hulurle)

Que fait la sirène

alarme voiture?

On ne peut dire

elle hulule

et encore moins

qu'elle hurle.

Que dire alors?

Vagir machine

ou rugir robot?


dimanche, 22 décembre 2013

10 & 29, deux listes

N’étant pas du genre à refuser les défis, surtout idiots et littéraires (ce n’est pas incompatible), je réponds donc à ceux de mes contacts Facebook qui proposaient une liste de dix ouvrages les ayant le plus marqués, dans l’ordre chronologique de lecture.

Toutefois, je me permets à la fois de tricher et d’approfondir le jeu, en donnant ci-après deux listes, en l’occurrence celle des dix premiers ouvrages à avoir vraiment compté dans ma vie de lecteur, puis celle des 29 ouvrages m’ayant tant et si bien marqué que : a) je serais foncièrement différent sans eux ; b) j’en recommande plus que chaudement la lecture à tous mes amis. Cette liste de 29 ouvrages [pourquoi 29 ? allez, je vous laisse deviner] laisse sur le bord de la route un nombre invraisemblable d’auteurs extrêmement importants, mais bon, je ne peux pas aller au-delà de 29…

 

Les 10 premiers ouvrages qui ont vraiment compté pour moi

  • 1.      Olé France (un livre sur l’équipe de France de football, offert par un grand-oncle à l’été 1982, lu et relu des dizaines de fois entre 1982 et 1989)
  • 2.      Exercices de style (offert par mes grands-parents quand j’étais en CM1, je crois)
  • 3.      la collection complète des revues La Hulotte
  • 4.      La Fée des grèves (lu vers 1983 ?)
  • 5.      Topaze (lu et relu des dizaines de fois entre 1983 et 1987 – jamais vu au théâtre – découvert le film avec Fernandel beaucoup plus tard)
  • 6.      Cyrano de Bergerac (lu et relu des dizaines de fois entre 1984 et 1987)
  • 7.      le tome 1 des Œuvres complètes d’Éluard (mon premier Pléiade, pour mes 10 ans)
  • 8.      Les Misérables (acheté en 1985 à Saintes d’occasion dans la 2e édition Hetzel, dévoré)
  • 9.      le théâtre de Hugo (les 2 Pléiade, entièrement lus en 4ème)
  • 10.  L’Île verte de Pierre Benoît (circa 1986)

 

Les 29 ouvrages primordiaux, par ordre chronologique de découverte

  • 1.      Exercices de style (Queneau)
  • 2.      la poésie de Guillevic
  • 3.      le théâtre de Corneille
  • 4.      Les lubies d’Arthur (Guibert)
  • 5.      Les Regrets (Du Bellay)
  • 6.      Le pur et l’impur (Jankélévitch)
  • 7.      L’Inquisitoire (Pinget)
  • 8.      la poésie de Donne
  • 9.      Marin mon cœur (Savitzkaya)
  • 10.  Memory of Snow and of Dust (Breyten Breytenbach)
  • 11.  Macbeth
  • 12.  La voix d’Orphée (Maulpoix)
  • 13.  Great Expectations (Dickens – indissociablement de l’essai bouleversant que Belletto lui a consacré)
  • 14.  Les Démons (Dostoïevski)
  • 15.  la poésie de Cummings
  • 16.  The Web and the Rock (Thomas Wolfe)
  • 17.  la trilogie de Céline
  • 18.  Blood in the Sun (la 2e trilogie de Nuruddin Farah)
  • 19.  Der Untergeher (Bernhard)
  • 20.  Boomerang (Butor)
  • 21.  la trilogie de Beckett
  • 22.  L’Inauguration de la Salle des vents (Renaud Camus)
  • 23.  Wittgenstein’s Mistress (David Markson)
  • 24.  Le Voyage vertical (Vila-Matas)
  • 25.  les textes en prose de Woody Allen
  • 26.  les Microgrammes de Walser
  • 27.  L’Invention du beau regard (Nganang)
  • 28.  Kotik Letaiev (Biély)
  • 29.  The Enigma of Arrival (Naipaul)

3212╠ Un tour du monde à vol d’oiseau

Un tour du monde à vol d’oiseau

 

╩ 19 quatrains animaliers ╦

 

 

Le dauphin commun
Sait ce qu’il faut savoir du monde sous-marin.
    Et que j’aime les embruns
Qui viennent hydrater mon énorme tarin !

°

 

Bien sûr, j’ai quelques rondeurs :

Il faut voir comme je dîne.

En plongeant en profondeur,

Les fous mangent les sardines.


 °


Je ne suis pas Mallarmé,

Pas même Léon-Paul Fargue !

Chaque année, les grues cendrées

Survolent la Camargue.


 °


J’ai la mémoire qui flanche

Et je perds un peu la raison.

Le pygargue à tête blanche

Dépèce un gentil oison.


°

 

Vendre, pauvre, mes vers à l’encan

Serait-il ce qui m’échoit ?

Une colonie de pélicans

Arrive, attirée par les bancs d’anchois.


°

 

Ce jour, il faisait froid

Et le ciel était clair.

On ne sait pas pourquoi

Les raies volent en l’air.


°

 

Si je pinte du Gamay,

Je suis plein comme un seau.

Les grues n’oublieront jamais

Le château de Chenonceau.


°

 

Dans le vin chaud, n’oubliez

La badiane ni les agrumes.

Le balbuzard, trempé,

Doit se sécher les plumes.


°

 

Certains, dès qu’ils sont debout,

Se gavent de cacao.

De son bec, le macao

Lèche les parois de boue.


°

 

L’avez-vous vu, sur mes portraits,

D’un boxeur, je n’ai pas la carrure.

Le pétrel vole tout près

Des otaries à fourrure.


°

 

Savez-vous ce qu’elle a glané,

Ma Muse, loin de floréal ?

Aux adeptes du vol plané,

Le Grand Canyon est idéal.


°

 

Dans cet univers, esseulé,

Tout me transit et tout me glace.

La Grande aigrette laisse les

Autres travailler à sa place.


°

 

Tandis que l’été bat son plein

Dans l’hémisphère Nord,

Soudainement je me souviens

Qu’il reste une côte de porc.


°

 

Je flagelle des genoux

En faisant face au Yéti.

Chaque année, 500 000 gnous

Traversent le Serengeti.


°

 

Mes quatrains sont une légion ;

C’est une vraie calamité.

Tous les grizzlis de la région

Prennent part aux festivités.


°

 

Je suis un prince magnifique

Qui roule phaéton, carrosse !

Le kéta du Pacifique

Est singulièrement féroce.


°

 

Avez-vous vu le Père Ubu

Affublé de son duffle-coat ?

Vraiment très vilain, l’urubu

Sautille comme un pégot.


°

 

De mes poèmes les détours

Ne sont jamais, jamais oiseux !

Encerclées par les vautours,

Les tortues enterrent leurs œufs.


°

 

Ma Muse sort endommagée

De ces quatrains pyramidaux.

Les grues du Japon, soulagées,

Ont atteint l’île d’Hokkaïdo.

 

samedi, 21 décembre 2013

On a mal des Fleurs : nouveaux distiques ribéryens

Golri-je la tempête et œuf frit de l'archer

Qu'on a l'aile géant et l'empêche marcher.

 

Endroit qu'elle me prend souvent comme une mer

Zahia qu'elle a plafond de brume ou vaste éther.


On a dur de perdir et on a vert de rage

Où ma jeunesse elle a d'un ténébreux orage.

 

Que si j'avons choisi Bayern et pas Milan,

On a dur souvenirs que si j'avais mille ans. 


Hugo m'est dit ma gueule ont la charogne infâme

Et rappelir l'objet que nous on voir mon âme.

 

La très chère était nue, et qu'on conna mon cœur

Elle m'a bien pépon vive les footballeurs. 

 

 

Le Petit chaperon vert

« Le plat, c'était du chaperon et des haricots verts.

Tu parles d'un repas de Noël !... »

 

Oméga, au CP.

vendredi, 20 décembre 2013

Ribéry Meets Nabilla

 

On a piquant Nabilla si par du pinard

Elle mettit du piment dans les épinards.

 

Comme qu’elle croyit le Qatar pas par Q

Commençut, elle s’a fait refire le Q.

 

Si nous Bayern Munich on se pelut le jonc

Nabilla dit l’aigle ça pas vole pigeon.

 

On a bourré d’avoir victorieux et bien cuite

Comme guerre mondiale de 78.

 

Golri-je beaucoup elle se croive bombasse

Où qu’a dit Clara Morgane n’a pas trop classe.

 

On a boxeur toujours qu’il étont sur le ring

Et Nabilla son phone elle l’a que son string.

 

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N.B. : Ces six distiques sont inspirés de vraies répliques de Nabilla Benattia.

ndre ce

détails

d'ombre

portée

sur le

clavier

de tant

passé

à atte

ndre ce

retour,

immense

terrain

de jeu

troué

d'où le

vague

à l'âme

ce soir

perdu.


jeudi, 19 décembre 2013

15/12

Par moments

ça foisonne

mais que se passe-t-il

Le néflier

frissonne

— la neige

ou le grésil ? —

Y a-t-il

maldonne

l'hiver

qui nous bâillonne


mercredi, 18 décembre 2013

Gassies

le fauteuil rouge avec ses accoudoirs

la droite de l'image

4 bandes bleues constituent le fond

teintes différentes

arêtes des murs

(agace)

mardi, 17 décembre 2013

Ayaux... taïaut !

« Promenade en forêt de Senlis : le sous-bois est jaune de jonquilles. Je n'avais jamais vu un tel déploiement d'ayaux. »

(Claude Mauriac. Le Temps immobile I [1974], Livre de Poche, 1983, p. 58)


Butant sur ce dernier mot, j'évoque rapidement, in petto, quelques hypothèses.

Puis je cherche. Robert culturel, TLFILittré... même Google, employé avec circonspection et doigté, ne me donne pas d'indication.

Régionalisme ?

Coquille ?

Je lance donc un appel, ainsi qu'une bouteille à la mer.

lundi, 16 décembre 2013

si nul rien

si tous ces “now”

sont flippants

(oui, une boule de

flipper me fait

flipper,

tilter : “NOW”),

dont acte nul,

je ne me réponds plus de rien.

dimanche, 15 décembre 2013

400 coups

coups


(la rue

lampe

siffle

le vin)


qu'on

donne

en latin

ici 400


trop de

signets


(marque

la page

on sait

comment

) — rue


lampe

le bec-

de-gaz


Claude Mauriac, l'approvisionnement

Hier, donc, sont arrivés deux volumes en français : Toutes les femmes sont fatales (édition originale, pages non coupées (ce qui est l'occasion de découvrir que les livres publiés par Albin Michel dans les années cinquante ressemblaient beaucoup aux Corti des années 1990)) et le troisième tome du Temps immobile, édition originale aussi mais ouvrage plus abîmé.

Par ailleurs, j'ai eu confirmation, par l'excellent Patrick Chartrain, que le dernier tome de la tétralogie romanesque, L'agrandissement, n'avait jamais été traduit en anglais (en tout cas, pas de traduction publiée). Dès que je mettrai la main sur les éditions anglaises du premier tome, je saurai s'il y a bel et bien deux traductions distinctes, ce qui ferait une étrange symétrie : 2 - 1 - 1 - 0.

samedi, 14 décembre 2013

l'insecte

tari

puits

creusé


ralentir

marasmes


marécages

interdits

vaseux

glisser

swish


luge

lâche

libère

lugubre

les

lieux


creuse

le

puits

net

sec


vendredi, 13 décembre 2013

pro cras

J'ai face à moi

tous ces volumes dont

je fais

indéfiniment traîner

la recension depuis

des mois, des mois, des mois,

des semaines, des mois.


jeudi, 12 décembre 2013

riff de fin

finir

sable

étale

l'arc

forte

brise


finis

terre

qu'on

creuse

plate

puits

l'eau

plate

aussi

étale

1 son

creux


faims

l'arc

boyau

pour

finir


mercredi, 11 décembre 2013

montades

rodomontades

facettes

reculades

disettes


je parlais des déserts

aussi des oasis

personne n'est amer

le vert est sous la vis


un jour

À la recherche du Dialogue intérieur

Chercher à se procurer des ouvrages de Claude Mauriac par les sites marchands est une expérience troublante. Tel de ses livres, pourtant dûment répertorié suite à une requête “Claude Mauriac”, est attribué à André Gide ; tel autre porte la mention “1er janvier 1500” comme date de publication (cela aurait plu à l'auteur du Temps immobile, je pense).

 

Chercher, pour corser le tout, à se procurer les traductions anglaises des romans du Dialogue intérieur, c'est véritablement la quadrature du cercle. Par exemple, je n'ai toujours pas réussi à savoir si le quatrième tome, L'agrandissement était tout bonnement le seul à n'avoir jamais été traduit, ou si c'était difficilement dénichable (moi, j'ai provisoirement renoncé, en tout cas). De même, il existe, apparemment, deux traductions différentes de Toutes les femmes sont fatales, sauf que je subodore que les deux titres distincts correspondent à une seule et même traduction, commercialisée sous un titre au Royaume-Uni, et sous un autre aux Etats-Unis... Le doute demeure toutefois, car l’une semble être de Richard Howard, et l’autre d’un certain H. Wolff… L’enquête continue.

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Les Polysoliloques

Facebook, tu crois être au centre de plusieurs boucles, t'es dans un trou de souris. Twitter, tu crois soliloquer, eh bien tu soliloques.

Quelqu'un a-t-il songé à faire un Brèves de Twitter ? Bien sûr, pas besoin de googler.

En fait, ce n'est pas dit.

Pheed, tu es dans une oubliette, avec tout de même trois repas par jour. Expérience renversante et contradictoire. Ne pas abuser.

mardi, 10 décembre 2013

ici très

très

aisée

comme

on voit

cette

forme

fixe

telle

une lampe

dont l'éclat

déborde

à chaque

assaut

chaque

étape

tape

dans

le vif

sape

le roc

ici

lundi, 09 décembre 2013

Rue de Buci

Entre autres ouvrages — mais j'ai du mal à assurer un train assez conséquent en ce moment — je fais mes délices d'un roman de Claude Mauriac, La marquise sortit à cinq heures, le troisième d'une tétralogie intitulée Le Dialogue intérieur. J'ai lu, il y a bientôt (ou plus de ?) vingt ans deux tomes du journal de Claude Mauriac ; il fait, depuis lors, partie de ces écrivains dont je ne cesse de me dire qu'il faudrait que j'y revienne.

Le roman est un collage de paragraphes qui correspondent à des bribes de monologue intérieur émanant d'une quinzaine de personnages, dont le point commun est qu'ils se trouvent tous aux alentours du carrefour de Buci entre cinq et sept heures, un soir d'été. Dans le principe, le texte est très proche d'expérimentations du Nouveau Roman, lorgnant surtout du côté de Butor, mais pas si éloigné que cela, non plus du Perec topographe. L'organisation métonymique en cycles de romans penche du côté d'un autre Claude, que j'aime beaucoup, Claude Ollier.

Dans la forme des discours, l'influence du modernisme anglais (Woolf, sans doute, mais plus encore Ford Madox Ford — Claude Mauriac a-t-il pu lire Ford Madox Ford ?) est très présente, peut-être aussi par le prisme de deux autres écrivains généralement estampillés Nouveau Roman, Nathalie Sarraute et Robert Pinget. [Je ne sais pas si une étude comparée entre la géographie polydiscursive de Mauriac ici et le territoire faulknérien imaginaire de Pinget a été tentée ; toujours est-il qu'elle est tentante. [Je signale beaucoup, dans ce qui précède, quels auteurs ou projets romanesques ce roman m'évoque. C'est un point de départ, évidemment.]]

Aucune étude n'ayant été consacrée à la traduction de l'œuvre de ce Mauriac-ci, je compte me procurer les trois autres volumes de la tétralogie susdite, mais aussi les traductions anglaises, autant que faire se peut, afin d'examiner certains points. J'ai déjà en ma possession l'édition anglaise, The Marquise Went Out at Five. Ce sont les points suivants qui me frappent particulièrement, à mi-chemin (et je les note ici, c'est aussi commode) :

    • structure du discours et intertextualité avec le modernisme anglais
    • parler populaire / traduction des phrases fautives
    • le citationnel
    • les amplifications du rythme ternaire (cf l'incipit par exemple)

 

La raison pour laquelle je me résous à poster ces bribes d'un début de chantier ce soir, c'est en raison d'une double coïncidence. ╩╦ Mon épouse a acheté aujourd'hui un album des BB Brunes dont la sixième chanson s'appelle “Rue de Buci” ; elle a attiré mon attention sur le poème de Prévert, que j'avais oublié, pour le dire pudiquement, “La rue de Buci maintenant”, que j'ai donc lu et qui doit relever, versant Mauriac, d'une intertextualité délibérée.

sens entier

expérimenter

sur la forme

inajustable

sans de sens

impérieux

est un défi

mince tenace

une aubaine

(peut-être

un pari intenable)

avec le sens


dimanche, 08 décembre 2013

Un dimanche de décembre

Étrange nuit.
Il se passe d'étranges choses pendant la nuit.

╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦

« Je venais de chanter de fort jolies moutonades, dont mes amis étaient dans le ravissement... » (Mlle Clairon, citée par Claude Mauriac).

╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦

Dans la rue de la Milletière, à Tours, les pouvoirs publics, comme on dit, ne font rien, puisque les fauteuils roulants et poussettes sont quotidiennement embêtés, voire mis en danger, puisque les cyclistes sont contraints à de délicates manœuvres, puisque les piétons font carrément des détours pour éviter cette rue, donc on va témoigner.

╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦

« C'est une anatomie du cœur humain, et non simplement le récit inutile des actions d'un homme : les idées venaient en foule ; elles m'accablaient. » (Restif de la Bretonne, à propos de Monsieur Nicolas, in Les Nuits de Paris - “Bouquins”, p. 1037)

╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦

54.jpgAprès-midi ensoleillé 
Course aux poinçons
Cousinerie



╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦ Une assemblée de professeurs de classes préparatoires mécontents qui menace de tenir des “conseils de classe muets” et de boycotter l'opération des Cordées de la réussite, ouh la la, ça doit leur faire très très peu-eur au Ministère !!! ╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦


╠═╚╬╦═╬╩    ‘I thought of myself as something unmoving and silent living in the middle of my own mind and body, a grain of sand in Bloomsbury or in Connacht that Satan’s watch fiends cannot find.’

(citation de Yeats trop longue pour Twitter)

╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦╩╦

Tout de même, il est vrai que je fais trop paraître.