samedi, 17 décembre 2005
Ecrire, enfin
Une fois que, le début du mois de janvier passé et quelques gros retards de travail comblés, j'aurai pris mes bonnes résolutions pour 2006, je me trouverai face à un semestre sans cours (mais avec tâches administratives), avec la traduction d'un gros pavé difficile pour l'été, quelques articles de recherche à écrire, mais, tout de même, enfin (et contrairement à ce qui fut le cas depuis deux mois environ) le temps d'écrire des notes pour ce carnétoile.
11:18 Publié dans Ecrit(o)ures | Lien permanent | Commentaires (6)
vendredi, 16 décembre 2005
Le Père Noël est dégueulasse
La débauche de cadeaux, d'achats, d'endettements, mais aussi de gavages et de fausse bonne humeur que représente bien souvent Noël, cela suffit à gâcher une bonne partie du plaisir, en particulier quand, comme depuis quelques années, le mauvais goût l'emporte toujours plus.

Rien ne justifie ces immondices déposés en tous lieux. L'autre soir, après une promenade en ville, nous nous sommes arrêtés devant la vitrine des Galeries Lafayette, la seule à proposer quelque chose d'un peu joli. En effet, la décoration de la rue Nationale, du pont Wilson, tout ça est à vomir. Les cabanes du marché de Noël, boulevard Heurteloup, ne seraient pas laides, s'il n'y avait pas des guirlandes d'un mauvais goût atroce et un "accompagnement" sonore parfaitement répugnant.

J'en veux pour preuve que mon fils n'avait d'yeux que pour les bus, dont il aime lire les chiffres et aussi observer si ce sont des accordéons ou pas.

19:55 Publié dans Moments de Tours, Où sont passées les lumières? | Lien permanent | Commentaires (4)
A bas Noël
Comme deux de mes groupies m'ont fait savoir, de vive voix, que c'était un scandale* que je ne publie pas de note aujourd'hui, comme je l'avais initialement prévu, je vais me contenter de pousser un coup de gueule, déjà esquissé ailleurs, pour déplorer combien, chaque année, les prétendues décorations de Noël enlaidissent les villes par leur clinquant plastique.

Le comble de l'horreur, ce sont les Père Noël en caoutchouc accrochés aux fenêtres. Sont-ce des pendus ou des cambrioleurs ? Non : ces rougeauds ridicules sont le signe du conformisme ambiant. Il faut avoir ces horreurs à sa fenêtre pour montrer que l'on est comme les autres, que l'on dépense du pèze pour des conneries en fin d'année, que l'on va à Auchan, dans les galeries marchandes e tutti quanti.

La magie de Noël, mon os ! Les supermarchés qui ouvrent le dimanche (comme Carrefour, qui vient d'annoncer par ailleurs la suppression de mille emplois (et tout le monde semble avoir oublié qu'il y a six mois le golden parachute de l'ex-PDG démis pour incompétence, dans les 30 millions d'euros, avait défrayé la chronique)), les ménages surendettés qui gavent leur chariot à ras bord de jouets fabriqués par des gamins de six ans dans les pays pauvres... vous voulez que je les trouve rigolotes, moi, ces grosses bouses rouges dégoulinant le long des crépis.

* Oui, je sais, Irène : je déforme tout ce que tu dis. Mais je le fais exprès.
15:30 Publié dans Indignations, Où sont passées les lumières? | Lien permanent | Commentaires (14)
jeudi, 15 décembre 2005
35
Un vieux glouton de Château-la-Vallière
Tous les jours, à grands cris, réclamait la salière.
"Si je vivais au Havre,
Aimerais-je le poivre ?
Et la moutarde si j'habitais Chamalières ? "
13:20 Publié dans Album de limericks ligériens | Lien permanent | Commentaires (8)
34
Un jeune ingénu gynopolitien
Pour "beau canidé" disait "jolitien" ;
Son défaut de prononciation
Echappa à votre attention,
Car la graphie fait tout mot politien.
11:40 Publié dans Album de limericks ligériens | Lien permanent | Commentaires (0)
33
Un agriculteur de Veretz
Vouait un vrai culte à Ceretz.
"Déesse des moissons,
Même pris de boisson,
J'aimerais voir mes champs toujours faire floretz ! "
10:00 Publié dans Album de limericks ligériens | Lien permanent | Commentaires (0)
32
Un homme de La Ville aux Dames
Aimait beaucoup jour aux dames.
Un jour, pour lui clouer le bec,
On lui sortit un jeu d'échecs,
Ce qui surprit cet homme de La Ville aux Dames.
08:20 Publié dans Album de limericks ligériens | Lien permanent | Commentaires (1)
31
Un paysan de Crissay-sur-Manse
Avait une verge immense.
"Même bras ballants,
Ce qui est râlant,
C'est de gaspiller tant de semence."
06:40 Publié dans Album de limericks ligériens | Lien permanent | Commentaires (4)
mercredi, 14 décembre 2005
Joyeux Anniversaire, Delphine !
Voici une célébration pas du tout improbable : aujourd'hui, pas de note, certes car je suis lessivé, mais surtout pour vous inviter à laisser un petit message ci-après en l'honneur de ma sœur aînée, Delphine, qui fête aujourd'hui son anniversaire.
Il n'y a pas que des moments faciles, yet I'm pretty sure everything'll turn out for the best, sis'...
10:00 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (11)
mardi, 13 décembre 2005
Saint-Pierre dehors, 6

Comme un passage pour piétons
Cette image nous émiettons.
16:00 Publié dans Où sont passées les lumières?, Sites et lieux d'Indre-et-Loire | Lien permanent | Commentaires (2)
5 : Saint-Pierre encore

Comme quoi ce corridor, sans doute, ne saurait être embelli...
14:40 Publié dans Où sont passées les lumières?, Sites et lieux d'Indre-et-Loire | Lien permanent | Commentaires (1)
... des corps ... (quatre)

"Splendeur de la treille" (Guillaume Cingal)
Cette photographie est dédiée à Philippe[s], Bordelais et vénitien.
12:55 Publié dans Où sont passées les lumières?, Sites et lieux d'Indre-et-Loire | Lien permanent | Commentaires (3)
St Pierre des corps / 3

Les jeux d'ombre et de lumière me paraissent souvent transfigurer un lieu sordide ou pas très beau, à moins que ce ne soit le prétexte fallacieux d'un photographe amateur pas très inspiré, ou braqué sur son quota d'images par jour.
(Dimanche 11 décembre, à 15 h 15 : Marignan)
10:50 Publié dans Où sont passées les lumières?, Sites et lieux d'Indre-et-Loire | Lien permanent | Commentaires (0)
Saint Pierre : décor [2]

Leurs ombres, comme un passage rayé de la grille à l'escalier. C'était un couple d'étudiants (dimanche).
C'est la 900ème note...
09:25 Publié dans Où sont passées les lumières?, Sites et lieux d'Indre-et-Loire | Lien permanent | Commentaires (3)
Corpopétrucienne, 1

Aujourd'hui, mardi 13 décembre, journée (peut-être) sans limericks, est placé sous le signe d'une gare que le monde entier nous envie : la gare de Saint-Pierre des Corps qui, comme l'a dit Valsador Dali, est le trou du cul du monde.
(Question urbanisme, il y a peu de coins aussi laids que les alentours de cette gare, et la gare elle-même.)
07:46 Publié dans Où sont passées les lumières?, Sites et lieux d'Indre-et-Loire | Lien permanent | Commentaires (2)
lundi, 12 décembre 2005
La triste vérité, II

I.
G.
I.
G.
I.
G.
23:30 Publié dans Autoportraiture | Lien permanent | Commentaires (3)
30
Une demoiselle de Ferrière-Larçon
Etait, par-dessus tout, douée au cheval d'arçon.
Un jour, elle devint sceptique
Et cessa toute gymnastique
Pour aller, de par les rues, courir le garçon !
21:45 Publié dans Album de limericks ligériens | Lien permanent | Commentaires (3)
Récréation
« Toute la création est fiction et illusion. La matière est une illusion pour la pensée ; la pensée est une illusion pour l'intuition ; l'intuition est une illusion pour l'idée pure ; l'idée pure est une illusion pour l'être. Dieu est le mensonge suprême. »
(Fernando Pessoa. Traité de la négation.)
............
N.B. : Encore le même lien temporel entre cette note et la précédente.
20:50 Publié dans Lect(o)ures | Lien permanent | Commentaires (10)
Est-ce ce palmier-là ?

" De nouveau à la F.I.A.C., hier soir, avec Jean et Philippe. Beaucoup de choses m'avaient échappé dans la cohue de l'inauguration, et par exemple un paysage avec un palmier de Jawlensky, de 1914 semble-t-il, qui est certainement pour moi la merveille de la foire, l'objet de fantasme par excellence, comme l'Udalzowa de chez Gmurzynska, l'année dernière."
(Renaud Camus. Journal Romain (1985-1986). 11 décembre 1985)
19:35 Publié dans BoozArtz, Flèche inversée vers les carnétoiles, Lect(o)ures, Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (0)
Suite de l'énigme : Abel Tasman
Quel est le lien entre la note précédente, un improbable limerick, et Abel Tasman, le célèbre navigateur qui fut, notamment, le premier Européen à accoster en Nouvelle Zélande ?
Indice : c'est le même genre de lien qui unit la citation d'Avicenne et ma découverte d'Antoine Antoniol.
Autre indice : le point commun, au sein de chaque paire de notes, est le temps. (Vague, mais ça devrait aider.)
17:15 Publié dans Flèche inversée vers les carnétoiles | Lien permanent | Commentaires (6)
29
Un boucher de Pocé-sur-Cisse
Ne savait faire les saucisses.
" Ce n'est pas faute d'essayer,
Mais dès qu'on veut les essuyer,
Aussitôt elles durcissent. "
16:03 Publié dans Album de limericks ligériens | Lien permanent | Commentaires (1)
Le village cuirassé
Comme je m'en ouvrais récemment à Simon sur le blog de Marione, les journalistes écrivent de plus en plus mal, sans connaissance réelle de la langue française ni, ce qui est plus grave, de joie du verbe. Il me semble que tout journaliste travaillant dans la presse écrite devrait avoir le plaisir des mots, des phrases bien tournées, ce qui ne nuit d'ailleurs en rien à l'objectivité ou au respect de la déontologie. Bien écrire, pour un journaliste, c'est déjà respecter, à mon sens, l'un des principes cardinaux de la déontologie journalistique. Evidemment, avec l'évolution des grands quotidiens français depuis quelques années, nous sommes loin du compte.
Je voulais seulement signaler, en page 9 de l'International Herald Tribune, aujourd'hui, un article remarquable de Frank Rich ; nous n'avons pas beaucoup de plumes de cette qualité dans nos journaux...!
12:55 Publié dans Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (6)
Le temps, d'après ibn Sînâ
" Le temps fait oublier les douleurs, éteint les vengeances, apaise la colère et étouffe la haine ; alors le passé est comme s’il n’eût jamais existé." (Ibn Sînâ, a.k.a. Avicenne)
***
Quel est le lien entre cette note et celle qui la précède ?
11:45 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (8)
Antoine Antoniol
Ce n'est pas souvent qu'une photographie de presse me plaît. Aujourd'hui, dans le International Herald Tribune (que je reçois gratuitement à mon domicile depuis deux semaines, merci Delphine...!), il y a une très belle photographie d'un certain Antoine Antoniol. La recherche via Google n'a pas donné grand chose : il s'agit apparemment d'un jeune photographe dijonnais, qui a réalisé une série dans un hôpital bourguignon, mais également quelques sujets dans le milieu de la mode. Ce qui est certain, c'est qu'il est doué d'un vrai regard. J'espère qu'il trouvera sa place et fera son chemin.
A suivre...
10:37 Publié dans Où sont passées les lumières? | Lien permanent | Commentaires (4)
28
Il était une dame, à Luynes,
Qui n'aimait pas du tout la bruynes.
"Je promène mon enfemps
Dans sa poussette, tout le temps,
Et dès qu'il pleut, il faut qu'il chouynes."
08:39 Publié dans Album de limericks ligériens | Lien permanent | Commentaires (0)
Ecrit il y a cent quatre-vingt-dix ans
« Votre éminence le métropolite de Novgorod et de
(Le tsar Alexandre Ier, Lettre au métropolite de Novgorod.)
04:00 Publié dans Célébrations improbables | Lien permanent | Commentaires (0)

