lundi, 07 janvier 2013
Pluie battante, depuis octobre
M'expliquer ici de ces séries de photographies que je prends, par temps de pluie, sur de petits trajets urbains. Aujourd'hui, il ne pleut pas, il fait gris, on nous rannonce le froid, on annonce le retour de froid. Ce que je vole avec mon regard, je peux aussi le voler avec ma mémoire, ou la mise en mots, qu'importe. Tous les flacons ont leur revers.
Donc, depuis trois ou quatre ans, je prends, à intervalles (très) irréguliers, et en conduisant, des photographies du paysage urbain traversé. Les photos sont toujours prises à travers le pare-brise, après avoir pris soin de déconnecter les essuie-glaces. (Je crois qu'il ne faut jamais de s à “pare-brise”, et un s au pluriel d'“essuie-glace”. Laissons les puristes vérifier, et trancher.) Double infraction au code de la route : une main ne tient pas (ou pas toujours – on peut commander un appareil photo ou un smartphone et le volant d'une même main) le volant, et la pluie bat la vitre sans que l'essuie-glace n'intervienne. Pourtant, je croise pas mal d'automobilistes qui n'ont pas du tout leurs lumières, ce qui ne fait jamais l'objet d'une contravention et est pourtant très dangereux.
J'ai dû prendre les premières photos de ce genre début 2008, et je me rappelle que quelqu'un (Eric ?) m'avait appris que j'imitais Abbas Kiarostami. Du coup, il m'arrive d'employer le tag « Kiarostami » quand je mets ces images en ligne sur Flickr, afin de brouiller les pistes du plagiat par anticipation.
En décembre, j'ai pris souvent de telles séries, on peut dire que j'ai renoué avec ce genre. C'est, pour moi, une manière de garder une trace, bien sûr, de telle journée particulièrement pourrie, de marquer tel trajet particulièrement anodin ici transfiguré par la grisaille, mais aussi d'effacer – ever so briefly – la mocheté de ces zones périurbaines qui entourent le quartier où je réside, et que je nomme, avec une bonne dose d'affèterie, « le quartier des sçavans ».
Effacer la mocheté en la soulignant, en la rendant plus coulante, plus morne, plus grise et déprimante encore – c'est en partie ce que j'avais commencé à essayer de faire en créant cette rubrique des Kleptomanies überurbaines, il y a six ans. À l'époque, nous habitions rue Guillaume-Apollinaire. Si je veux renouer avec ces pages, il va falloir autre chose que des clichés.
14:31 Publié dans Kleptomanies überurbaines, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0)
Hautes résolutions
“La liberté de l'art est un mythe. Certes il est permis à l'artiste de chercher, comme idéal, à donner l'impression de cette liberté, comme Nijinsky, à la fin du Spectre de la rose, donnait au public l'impression de s'envoler librement dans l'espace tandis que dans la coulisse ses deux soigneurs le recevaient sans bruit, l'entouraient d'une couverture et l'aidaient à reprendre haleine. Dans tous les arts, le triomphe est de forcer la matière à témoigner pour l'esprit. Mais la matière, violentée spirituellement, ne l'est pas physiquement. Et les contraintes combinatoires sont tout aussi inviolables. Quel que soit le purisme esthétique dont on veut construire le mythe, l'art n'est pas de chercher l'impossible, mais d'user des lois du possible.” (Etienne Souriau. Clefs pour l'esthétique. Seghers, 1970, p. 165)
09:09 Publié dans Pynchoniana | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 06 janvier 2013
De Rome et de canicule
À ma lyre aujourd'hui j'exulte,
Desdichado inconsolable.
« Le lionceau appendra adulte
Que ces marques sont inviolables.»
Je vous aime, ô chastes vestales,
Du grand Amour les vraies aïeules.
« La mère crocodile installe
Les bébés au fond de sa gueule.»
Toi que l'amour fou innerve,
Je chante ton feu de glace.
« Le guetteur mangouste observe
L'attitude du rapace. »
Vesta, bien sûr, n'est pas Eros,
Ce garnement au profil morne.
« Karanja le rhinocéros
Est reconnaissable à sa corne. »
Souvent, si je fais fomec,
Terré au sol, c'est en rampant.
« Le vervet lance un cri sec
Pour se prémunir des serpents. »
La vestale est sans remords
Au souffle du dieu moqueur.
« Sur le tronc d'un arbre mort,
Liaram dépose son odeur. »
.
09:00 Publié dans Quatrains conversationnels | Lien permanent | Commentaires (0)
Pot-pourri de distiques divers
Que je ne pas savoir pourquoi que Apollon
Il ont la jupe courte et la lyre un peu long.
Tu veux ou tu veux pas que Marcel Zanini
Echanger avec moi images Panini.
Que restau italien prier Sainte Rita
Mangir le top du top : une margherita.
Cingal que fesit quintils inspirés Pétrone :
Mary s'en foutre (étions-elle de sur le trône ?).
Hugo que lisut Aïgui poète tchouvache
Et je que faire train meuh meuh et tchou-tchou vache.
On a triste d'avir hiver envie de fraises
Et que Sylvestre ç'a déjà 2013.
À force de jeter mon coeur dans un micro
On a dur oublier manger qu'on a les crocs.
Je croive envier Gazza hôtel d'avoir vécu
Sautir piscine emmaillotté de papier Q.
Disant vestiaires que Hugo trop golri
Le 7 de sur mon maillot ç'avait mon Q.I.
Golri-je que de vu femelle phacochère
Sur ses marcassins on a mou qu'elle chière.
04:32 Publié dans Chèvre, aucun risque, Distiques ribéryens | Lien permanent | Commentaires (3)
samedi, 05 janvier 2013
Difficile journée
Ô le temps qui nous fuit,
Vieillir force la dèche.
« Ta chemise de nuit
N'est pas tout à fait sèche. »
.
22:18 Publié dans Chèvre, aucun risque, Quatrains conversationnels | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 04 janvier 2013
Dix quatrains conversationnels
Je jouais au Monopoly avec les garçons. Ma femme lisait Que Choisir ?, parfois à voix haute. J’ai donc composé quelques quatrains conversationnels, dont le principe – déjà mis en œuvre sur Facebook lors de visionnages de documentaires animaliers – est d’utiliser la citation pour les vers 3 et 4, et de composer les vers 1 et 2 à partir de cette deuxième moitié.
Pour emballer lors d’un rencard,
Je déconseille l’orgelet.
« Encore une fois, c’est Picard
Qui a les meilleurs surgelés. »
Hollande, le chef de l’Etat,
N’est pas vraiment un héros.
« La nouvelle Prius est à
38.200 €. »
Le danseur soufi est en transe
Et fait des cercles exaltés.
« La petite Yaris made in France
Est tout à fait bien notée. »
Le chien montrant sa lippe
Dardait des yeux de fou.
« Les bulbes de tulipes,
Mais qu’est-ce qu’on s’en fout ! »
L’attente du printemps
A tout instant me hante.
« Marque ‘lait hydratant’
De Carrefour Discount ! »
Soleil, que ta splendeur éclate
Au zénith écarlaté !
« Sardines à la tomate…
On n’en a pas acheté. »
En relisant L’Astrée
J’éprouve la frénésie.
« Les bébés porcs sont castrés
Mais sans anesthésie. »
Ma plainte monte au ciel
En accents empruntés.
« Le miel Lune de Miel
Est vraiment bien noté. »
Sous les ors du jour finissant
Les chênes se noient de rousseur.
« Le meilleur adoucissant
Est Le Chat Lait de Douceur. »
L’aurore imperturbablement
Déroule ses nuées entre orange et turquoise.
« Dix mille écoliers allemands
Se sont intoxiqués grâce aux fraises chinoises. »
12:18 Publié dans Hors Touraine, Quatrains conversationnels | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 03 janvier 2013
Quintil pétronien, 2
De retour de Saubusse
(Chevaux et hérons
A nos regards robustes
Se déroberont)
Je suis Obéron.
18:45 Publié dans Quintils pétroniens | Lien permanent | Commentaires (0)
Quelques recherches de rimes...
Qu'on doivent avoir dur pour jouir au tennis
Comme le varan de l'avoir hémipénis.
Un jour je suis été au carré VIP à Nice,
Endroit que j'aime aller mais sans hémipénis.
Aux sondages d'avoir Marine Le Pen hisse
Aussi Gilbert Collard tronche d'hémipénis.
10:03 Publié dans Distiques ribéryens | Lien permanent | Commentaires (1)
mercredi, 02 janvier 2013
L'iguane nous regarde
Gourgandines : la ruée.
Un râle goguenardise.
Dénigrerons auge alu.
Enroulerais dune gag.
Ouïr grand-angle usé.
Nid, rage langoureuse.
Dangereuse a lu groin.
Dérangeais nul orgue.
Douanières, leur gang.
Nageur en gaudrioles.
18:44 Publié dans Lézard rame, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (2)
mardi, 01 janvier 2013
Pour bien commencer l'année
On a dur au Musée dimanche qu'on s'amuse
Où que golri-je beaucoup la péloméduse.
Vomir presque et que blanc autant que de la couenne
Cage que j'aime pas voir et caguer l'iguane.
Golri dinde aux marrons on a lourd que digère
Promenadons Musée et ara d'Illiger.
00:05 Publié dans Distiques ribéryens | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 31 décembre 2012
Carillons, vrais sauniers
Pour l'intelligence de ce qui va suivre, quelques explications au sujet de la Saunerie sont nécessaires sur ce qu'on appelait la gabelle et les faux-sauniers.
Ce nom de gabelle fut d'abord commun à plusieurs taxes. Plus tard, il fut uniquement appliqué à la taxe du sel, dont le monopole constituait un des plus gros revenus de la monarchie. «Autrefois, dit Boullet, qui nous fournit ces renseignements, le roi avait seul le droit de fabriquer et de vendre le sel, ainsi que d'en fixer le prix. On était, en outre, obligé d'acheter au roi une quantité déterminée de sel, avec défense de revendre ce qu'on avait de trop; de là l'impopularité qui, tant qu'elle dura, s'était attachée à cette taxe inique et vexatoire.
Et il tenait ferme à son monopole, ce bon roi de France, tant et si bien qu'il faisait pendre tout pauvre diable qui se laissait pincer en contrebande de sel. C'était le procédé dont usait la monarchie pour attaquer son monde en concurrence déloyale.
Voilà pourquoi le grand-père de Pancrace, faux-saunier qui était jadis tombé entre les mains des gens du roi, avait été accroché à la maîtresse branche de l'arbre qui abritait la maisonnette où il cachait son sel de contrebande.
En 1800, époque du présent récit, il y avait dix ans déjà que le monstrueux impôt avait été aboli.
Tout en parlant de la mort du grand-père de Pancrace, le policier n'avait pas quitté des yeux la branche qui avait jadis servi de potence à l'infortuné faux-saunier. Que voyait-il?
18:31 Publié dans Lect(o)ures, PaperPestPaste, Pynchoniana | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 30 décembre 2012
Décembre finissant
Décembre finissant
Prend la couleur des chimères
Et notre âme à tous rayons se soulève
18:10 Publié dans Valaoritides | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 29 décembre 2012
Aux sources du Nil
Des enfants jouent à la pala
Et les jours encor rétrécissent.
La panthère hisse un impala
Tout en haut de l'arbre à saucisses.
Mes lacets me lassent. J'espère
En revenir aux velcros.
L'araignée loup couleur terre
En tue une autre avec ses crocs.
Quand je me sens vaseux,
En bâillant je feule.
Des buffles, cul bouseux,
Se foutent sur la gueule.
Je picole à mon hanap
Un pion de gueuse lambic.
Souvent les élands du Cap
Font route avec les dik-diks.
Je suis féru d'odalisques
Taillées dans le zirconium.
Mettant bas, la damalisque
Bouffe aussi le myconium.
Je suis de ces esprits que mord
D'Apollon le souffle aérien.
Du jeune damalisque mort
Le lion ne laissera rien.
Clairs comme de l'eau de roche,
Mes quatrains plaisent aux enfants.
Le daman est le plus proche
Parent de l'éléphant.
21:50 Publié dans Quatrains conversationnels | Lien permanent | Commentaires (0)
Bongo de l'Île
Man darf sagen, dass die deutsche Leistungsfähigkeit in Barzahlung direkt ihr Mass findet in der Bewertung des Dollars an der Berliner Börse. It piqued Oleron a little that his friend, Miss Bengough, should dismiss with a glance the place he himself had found so singularly winning. Après avoir quitté mon « voleur », j'allai retrouver Zanzibar et me mis à confectionner le banjo que je lui avais promis. Bartolomeo : circa cinquant'anni, ex maestro di ballo : tipo comico : porta delle scarpine senza tacco e in testa un berretto ben ricamato.
(PaperPestPaste, xi)
09:36 Publié dans PaperPestPaste | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 28 décembre 2012
La Tanzanie, toujours
Je ne danse pas la samba
À la porte cochère.
« Kigori, la soeur de Wamba,
Repère un phacochère.»
J'ai bousillé les essieux
De la caravane.
« Le petit autruchon gracieux
Explore la savane.»
Je trouve que ça sent bon,
Le vin de Bourgogne.
« L'hyène emporte le jambon
Du lion en charogne.»
J'espère qu'on ne dira mot
De ma métrique fluette.
« La girafe arrache un rameau
De sa langue violette.»
22:00 Publié dans Chèvre, aucun risque, Quatrains conversationnels | Lien permanent | Commentaires (0)
Six Days Ago
18:10 Publié dans Autoportraiture | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 27 décembre 2012
Les Formidables aventures de l'Ara d'Alliger
21:08 Publié dans Lézard rame | Lien permanent | Commentaires (0)
À la bourre
"Le délégué interministériel à la Sécurité routière affirme dans le JDD que l'interdiction de l'alcool au volant pourrait être discutée, notamment pour les jeunes." (Libération)
Ainsi, un des plus hauts responsables travaillant sur cette question tient des propos qui tendent à confirmer la sagesse populaire : rouler bourré, hein, c'est une question d'habitude... Quand on est jeune, zéro gramme, après — quand on l'habitude — on verra.
Pa-thé-tique.
17:49 Publié dans Aphorismes (Ex-exabrupto), Chèvre, aucun risque, Indignations | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 26 décembre 2012
Quatrain sur le couple d'agames
17:46 Publié dans Mirlitonneries métaphotographiques | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 25 décembre 2012
Distique de Noël
Je n'a pas comprésu comme l'enfant Jésus
Couché la paille on a doit lui pique le cul.
00:44 Publié dans Distiques ribéryens | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 24 décembre 2012
Romans numérisés
« Si donc il faut en croire le calendrier Maya, la fin du monde se produira dans quatre jours. Personnellement, je m’en fiche, tous mes romans sont maintenant numérisés. »
(L'Autofictif, #1770)
Ce n'est pas très grave en effet. De plus, nous savons depuis longtemps que Chevillard finira centenaire.
Sur le clavier, Oméga joue les Charly Olleg.
09:06 Publié dans Flèche inversée vers les carnétoiles | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 23 décembre 2012
Quintil pétronien, 1
Graisserons périmés
Lucques oxydées
Vieux poulet castamé
Potage avarié
— Vais-je dégueuler ?
...........................................................................................................................
(Encore une énième forme poétique, le quintil pétronien. Il compte 27 syllabes, selon une alternance ABABB, que miroite l’alternance métrique 6-5-6-5-5. Son sujet n’est pas obligatoirement alimentaire. Le recours à la police Old English Text MT est optionnelle.)
20:35 Publié dans Quintils pétroniens | Lien permanent | Commentaires (0)
« Elle me vend du saucisson »
Ce matin, dimanche, le fromager du marché n’était pas là. J’ai composé un haïku en son honneur.
Le caissier de la station-service du Leclerc m’a demandé si, « à tout hasard », je ne connaîtrais pas quelqu’un qui recherche « un monospace Toyota essence ». Non. J’ai payé 59,95 € pour 42,25 litres, palindromes qui me ravissent.
Pris une photographie d’Oméga dans l’embrasure d’une sorte de fausse porte, paroi de béton rouge – qui paraît rose, sur l’image. Anorak orange. Les alentours de la benne destinée au verre à recycler, sur le parking d’Auchan, étaient très propres, à l’exception d’une assiette (en faïence) brisée.
Toujours pas arrêté dans le « bois » du Mortier. Mon regard happait tout – lisérés des portillons EDF, griffures sur les boîtes à lettres, arabesques des merdes de chien sur le trottoir de la rue de Jemmapes. Oui.
Such is the stuff days are made of.
11:21 Publié dans Kleptomanies überurbaines, Moments de Tours, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0)
Conclure provisoirement
« All conclusions and confusions are mine alone »
(Jamal Mahjoub, Travelling with Djinns)
Se replonger dans un grand livre qui vous accompagne, bon an mal an. Là, pour le travail, malgré les 600 copies en souffrance.
(Autre parenthèse : à quoi sert le crochet ?) —— D'ailleurs, cette citation ira aussi dans le Livre.
08:10 Publié dans Aphorismes (Ex-exabrupto), Le Livre des mines, Questions, parenthèses, omissions | Lien permanent | Commentaires (0)
Being E(a)rnest
“ Papa, t’es un chausson, parce que Papa ça fait 2 syllabes et chausson ça fait 2 syllabes.”
04:38 Publié dans ... de mon fils | Lien permanent | Commentaires (1)
samedi, 22 décembre 2012
Le Feu & les mots
De hautes collines formées à rien
S’échappant, interminables, offraient le spectacle éteint de leur déroute
Face au feu du soleil serpent.
Même soleil féroce
Prend la défense du brouillard carton plein dans la fougère
Pour rien dire
Toutefois, ce rien n’est pas rien
Si j’estime qu’on a sacrifié la parole (du vent), que l’essor l’envol des collines
Est tout pour le poème
Tout et rien, ça nous fatigue
On préfère toujours poser l’œil sur le ciel et sur les collines, les beautés
Du langage riches fécondes.
18:42 Publié dans Sonnets doucement internationaux | Lien permanent | Commentaires (0)








