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vendredi, 08 mars 2013

Soupault traduit par William Carlos Williams

Si tout à coup nous avions rencontré un être sans vie gisant sur le trottoir, baignant peut-être dans son sang ou appuyé contre un mur, nous nous serions immédiatement arrêtés, et cette nuit aurait été terminée.

(Philippe Soupault, Les dernières nuits de Paris, 1928, I)

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If all at once we had encountered a lifeless form lying prostrate on the pavement, bathed perhaps in his own blood, or propped against a wall, we should have come immediately to a halt, and that night would have ended.

(Last Nights of Paris - traduction de William Carlos Williams, 1929)

 

Voici donc une pierre dans le jardin de ceux qui prétendent que les grands écrivains font nécessairement des traducteurs farfelus, et que le culte de la littéralité est une invention récente, post-structuraliste en quelque sorte. Giono traduisant Melville, oui, c'était un peu le grand n'importe quoi. Mais ne pas généraliser.

jeudi, 07 mars 2013

Ode à la ligne 29 des autobus parisiens

roubaud.jpgGrâce à Facebook, où j’avais publié en cours de lecture quelques images reproduisant telle ou telle page du poème en question, je peux dater ma lecture de l’Ode à la ligne 29 de la fin novembre. Je lisais ce petit livre à la couverture grise et aux pages colorées (Roubaud est, avec Butor et Danielewski, un écrivain qui fait de polychromie un principe formel aussi exigeant qu’excitant), au lit, mais aussi, je m’en souviens, dans la salle d’attente de l’école Louis-Pergaud, où Oméga suit ses leçons d’éveil musical, le mercredi matin.

L’Ode est – outre un de ces ouvrages empilés près de mon bureau dans le but d’en écrire un jour quelques phrases – un très beau poème narratif et lyrique, autobiographique et mélancolique, novateur tout autant que passéiste.

On lit les vers de Roubaud avec une exultation de métromane, et aussi une forme de fascination lexicographique. En fin de compte, c’est de ma relecture récente de L’Année terrible que je pourrais le mieux rapprocher ma perception de cette Ode. Comme Hugo, Roubaud ose – va de l’avant, suit son fil, trace sa voie. On le suit, ou on le délaisse. L’un comme l’autre m’emporte.

mercredi, 06 mars 2013

Punography > Les galants bourrent

Punography.jpg

Source : Mur Facebook de Lisa Hinson Bailey.

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(work in progress)


En essayant d'attraper le brouillard, j'ai seulement réussi à choper un mauvais brume.

Je trouve que les blagues sur les Grecs, franchement, ce sont l'Epire.

Comment appelle-t-on un ancien soldat qui conduit une Citroën ? un vétéran chevronné.

Je connais un type qui se saoule au liquide de freinage. Il dit qu'on peut arrêter brutalement.

Comment les spationautes font-ils le thé ? ils le laissent en fusée. *

Je suis en train de lire un livre sur l'apesanteur. Il est si passionnant que je n'arrive pas à le poser. **

Après le test pour déterminer mon groupe sanguin, le laborantin m'a dit : « À plus ! » — Pourtant, je suis O +.

Je n'ai rien contre les blagues sur la menstruation, mais bon, il faudrait des règles.

Pourquoi les Indiens ne se sont-ils pas imposés ? ils avaient des réserves...

Avec l'école, on va visiter une laiterie spécialisée dans le gruyère. J'espère qu'il n'y aura pas d'exercice avec des phrases à trous.


On vient d'arrêter le lapin Duracell. Il est accusé de volt.

Les infections de la vessie, il n'y a pas pis.

Je ne comprenais pas pourquoi la balle de baseball n'arrêtait pas de grossir, et puis ça m'a sauté à la figure.

Si ton crayon est cassé, tu as mauvaise mine.



* Suggestion de Corinne B. : 

- Comment tu fais pour faire boire du thé à Moïse ?

- Oh, juif'ais infuser. 


** Suggestion de Lucie R. : je n'arrive pas à le laisser tomber.


mardi, 05 mars 2013

Fragment XLI

On ne comprend pas les tourelles.

On ne saisit pas les donjons.

Sur les ronds-points, particulièrement, fleurissent ces nouveaux donjons.

 

Foulques Nera se démène, s'agite, affreusement défaits ses rictus. Il marche en crabe, patauge.

 

On ne comprend pas mes tourelles, mes écrouelles.

Alors, du côté de Floirac ?

Non !!!

lundi, 04 mars 2013

Après Vigny

Dans l’herbe meurt

un souvenir d’hiver ... demeure

pensée gracieuse

ni verbe chair ver marteau à feutre

Au loin dans ma mémoire creuse

Au loin là une vache meugle

étonnée d’être au souvenir

sur la taupinière herbeuse

à la dernière neige de mars qui rameute

un souvenir d’hiver. ....... (demeure)

 

« Rien de plus con que Glee »

(Près de la machine à café. Trois jeunes filles assises.)

 

 

– Attends, tu regardes qu’un épisode sur 10 tu vas rien comprendre.

– C’est pas comme Desperate.

– En plus je l’ai en entière. C’est la saison, c’est ze saison quoi.

– T’as vu que Meredith.

– C’est ze saison, vrai.

– T’as vu que Meredith en plus elle était enceinte.

– Oui.

– Du coup elle adopte son petit garçon c’est trop bien.

– T’imagines qu’y a des gens de 25 ans qui regardent Glee.

– Attends.

– Y a rien de plus con que Glee.

Sept colonnes

Cloîtré dans le bureau – il y fait trop chaud – je poursuis ma trace, mes tâches. Depuis six semaines, la maladie (banale mais défigurante) a creusé l’épuisement, de sorte que je me trouve sans ressort, capable seulement de faire ce que j’ai à faire au coup par coup, et au prix, à chaque fois, d’un effort de volonté qui, le reste du temps, semblerait ridicule et disproportionné. Je dois me dire qu’en écrivant ici ce paragraphe, je tente de reprendre pied – symboliquement ? En tout cas, tout m’épuise.

 

La nuit dernière, j’ai bien dormi. Bien, profondément. Au réveil, vers six heures, je me sentais reposé. Même si cette impression n’a pas duré, il était déjà essentiel de la ressentir. Et, à présent, je dois m’arracher à ce bureau (paperasses, relectures, lettres professionnelles) pour aller marcher au soleil, trouver le soleil.

 

Peut-être qu’après tout – après tout ça (j’en rirai ?) – il ne sera pas tout à fait trop tard pour adopter enfin l’emploi du temps.

 

samedi, 02 mars 2013

En mission à Pietermaritzburg (11-16 février 2013)

Voici un copié-collé (pour raison de sauvegarde - je doute que cette page Web soit éternelle sur le site d'UKZN) de l'article paru le 1er mars à propos de notre mission de cinq jours en Afrique du Sud. Je corrige juste deux ou trois inexactitudes, par rapport à l'original. [Oui, j'utilise ce blog aussi comme archivage professionnel et autobiographique. Touraine sereine et moi sommes de vieux amis, on se passe toutes nos fantaisies.]

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CALS — Feb 15, 2013.jpg

Two visiting French academics, Professor Philip Whyte and Dr Guillaume Cingal of the University of Tours, addressed staff and students at a UKZN seminar at the Centre for African Literary Studies (CALS) recently. CALS held an informal lunch for the two visitors who were invited by Professor Bernard DeMeyer of French Studies and also a member of CALS Board.

The main purpose of the visit was to discuss the partnership between the two institutions which involves staff and student exchange and joint research among other co-operation and thus the visitors met the French discipline on the Pietermaritzburg campus, the English Discipline, International Relations and the Dean and Head of the School of Arts, Professor N Zulu. 

They also held a meeting with two University of Tours exchange students who are at UKZN this semester.

Informal discussion at the seminar included ideas on the sort of student, staff and research exchanges that could be arranged in future between UKZN and the University of Tours involving English literary studies.

Whyte formerly co-ordinated the MA programme at the University of Tours and his field of specialisation is postcolonial theory and literature in West Africa. He has published a book on Ayi Kwei Armah and about 20 articles on African writers, Ben Okri of Nigeria, Kojo Laing of Ghana, Syl Cheney Coker of Sierra Leone, Syl Bendele-Thomas of Nigeria, Abdulrazak Gurnah of Zanzibar and Kofi Awoonor of Ghana.

Cingal is the co-ordinator of first-year Applied Languages and is the former Head of the English Department. His fields of specialisation are postcolonial literatures, semiotics and translation studies. He wrote several articles on Nuruddin Farah, Breyten Breytenbach, Arundhati Roy, as well as on Jamal Mahjoub.

In his presentation Whyte gave an overview of the history of West African writing in English while Cingal analysed two South African poems, including Jeremy Cronin’s poem, Who. He emphasised the need to provide the historical and social contexts to poems when teaching them to French students.

The French visitors were very impressed by the collection of books at CALS, especially the Onitsha market literature, and the newly archived unpublished materials. They found several items they had previously been unable to locate. "Each shelf cries out for a conference about its holdings," said Dr Cingal. "Future research exchanges will certainly provide the opportunity to take this challenge further."

 

/ Source de l'article original : UKZN.

mercredi, 27 février 2013

Une énigme de ballet

Grande innovation ce soir dans le Swan Lake :

Six grands coups de tuba suivis d'un rattlesnake.


mercredi, 20 février 2013

Comme un vol de Milan hors du charnier natal...

Comme qu'on avait croire à le Barça bang bang

ç'a Milan qui marqut le but par Boateng.

 

* * * * * * *

 

Cartonnu que ç'a dur rital de safari

Dix minutes la fin patata Muntari.


dimanche, 17 février 2013

Duplex

Le TGV Duplex haut on a doux ça m'aille 

Sauf que lors ça grouillut de toute une marmaille.

samedi, 16 février 2013

Philip & moi en Afrique du Sud

madiba.jpg

Nelson Mandela Capture Site, 16 février 2013.

Photo : Bernard De Meyer.

vendredi, 15 février 2013

#37

Une donzelle de Mâron

En a assez de son daron.

« Quand il m’aura poussé à bout,

C’est sûr, je mettrai les bouts

Et j’irai loin, loin… au Menoux ! » *



* Note : Il y a 43 kilomètres de Mâron au Menoux.

jeudi, 14 février 2013

« Careful with that axe, Oskar »

Je n'y ai pour de rien si en bouffant des champ'
Pistorius bousillut sa meuf (la Steenkamp).

#36

Un obsédé de Lourdoueix

Dit à tous qu’il a un gros soueix.

Quoique son membre apocope

S’accommode du microscope,

À tous il va disant qu’il a un très gros soueix.

mercredi, 13 février 2013

Six alexandrins ribéryens

Comprendu-je ne pas qu'avirons eczéma

Regardir comme que spectral est Benzéma.


Tellement qu'on ne voir pas Rimka balle à terre

Je croivis qu'il avait restu dans le vestiaire.


Et qu'il avons sortu remplacé par Higuain

Rimka plus mauvais foot que chanteur le Fugain.


#35

Un mendiant de Crozon-sur-Vauvre

Refuse qu’on le dise pauvre.

« Nous autres, berrichons,

Somm’s point trop maigrichons ! »

— Ah, je vais finir par me jeter dans la Vauvre !

Balivernes déplorables

Charles Gould assumed that if the appearance of listening to deplorable balderdash must form part of the price he had to pay for being left unmolested, the obligation of uttering balderdash personally was by no means included in the bargain.

(Nostromo, I, 7)


J'ai cru me revoir pendant mes trois années à la direction du département d'anglais, quand je devais rencontrer certains collègues qui se prenaient pour des pontes, ou lors de certaines réunions.

(Philippe Vendrix et Bernard Buron, les rois du "deplorable balderdash")

mardi, 12 février 2013

... je crois ...

Déjà 22 heures dans les transports, je crois, et on n'est pas au bout.

Tout ça pour 4 jours sur place, je crois.

Cette nuit, au-dessus du Sahara, j'ai dormi, on and off, quatre heures, je crois.

Le premier sourire, sur le territoire azanien : celui de l'hôtesse qui a enregistré la valise de P. Première boisson : une Windhoek bien fraîche. Premier billet tendu : un lion (R50). Premier billet rendu et aussitôt converti en pourboire : un mouflon (mouton ? chèvre ? --- R10). Airport announcements getting on my exhaustion.

Nihil novi sub sole.

Je crois avoir distingué Gaborone, puis d'abruptes collines (falaises), avant la descente sur Jo'burg.

Pas besoin d'aller utiliser les prayer facilities, je crois.

#34

Un vieux poète de Crevant

Toujours marchant, s’en va rêvant

Aux œufs en couille d’âne

Et autres mets anglomanes

Dont on est friand à Crevant.

lundi, 11 février 2013

The Great Holiday

Now a holiday has no connection with using a man either by beating or feeding him. When you give a man a holiday you give him back his body and soul. It is quite possible you may be doing him an injury (though he seldom thinks so), but that does not affect the question for those to whom a holiday is holy. Immortality is the great holiday; and a holiday, like the immortality in the old theologies, is a double-edged privilege. But wherever it is genuine it is simply the restoration and completion of the man. If people ever looked at the printed word under their eye, the word "recreation" would be like the word "resurrection," the blast of a trumpet.

A man, being merely useful, is necessarily incomplete, especially if he be a modern man and means by being useful being "utilitarian." A man going into a modern club gives up his hat; a man going into a modern factory gives up his head. He then goes in and works loyally for the old firm to build up the great fabric of commerce (which can be done without a head), but when he has done work he goes to the cloak-room, like the man at the club, and gets his head back again; that is the germ of the holiday. It may be urged that the club man who leaves his hat often goes away with another hat; and perhaps it may be the same with the factory hand who has left his head. A hand that has lost its head may affect the fastidious as a mixed metaphor; but, God pardon us all, what an unmixed truth! We could almost prove the whole ease from the habit of calling human beings merely "hands" while they are working; as if the hand were horribly cut off, like the hand that has offended; as if, while the sinner entered heaven maimed, his unhappy hand still laboured laying up riches for the lords of hell. But to return to the man whom we found waiting for his head in the cloak-room. It may be urged, we say, that he might take the wrong head, like the wrong hat; but here the similarity ceases. For it has been observed by benevolent onlookers at life's drama that the hat taken away by mistake is frequently better than the real hat; whereas the head taken away after the hours of toil is certainly worse: stained with the cobwebs and dust of this dustbin of all the centuries.

G.K. Chesterton. Utopia of Usurers (1917).

samedi, 09 février 2013

De la musique avant toute chose

Murrayfield samedi oreille encor ne m'use 

On a dur supportir bordel de cornemuse.

 

 

Basic-construction-of-bagpipes.jpeg                    Rob Harley.jpg

 

Je préférerus crois-je à lire des bouquins 

Plutôt que 6 écossais être uber-rouquin.


mercredi, 06 février 2013

Grippe, grêle

La grippe – la première depuis treize ans – aura eu raison de l’emploi du temps, car, après, il a fallu bricoler la communication, puis se vider du peu d’énergie restant pour le colloque.

Désormais, dans la série « dossiers en retard », ce sont les étudiants sud-coréens et australiens qui vont plomber les journées, avant le départ pour la mission en Afrique du Sud (Pietermaritzburg et Durban, où, entre autres joyeusetés, visites de campus, réunions de travail, je dois assurer 45 minutes de séminaire (jeudi prochain, me semble-t-il) sur je ne sais pas quoi encore). Rappel de l’immuable règle : quand le deuxième semestre s’annonce beaucoup plus léger que le premier, il paraît souvent pire, une fois au pied du mur.

J’espère tout de même avoir le temps, de mars à juin, de mettre en place mon nouvel emploi du temps, et notamment traduire les trois essais de Chaudhuri, la nouvelle de David Francis, et peut-être reluquer du côté de Parker Bilal (dont, en coup de vent, j’ai eu le temps de discuter avec Jamal hier, Jamal apparu in extremis pour une communication qui a tapé pile dans le mille, et a ouvert des dizaines de ramifications dans ce qui avait été dit jusque là – vertigineusement même).

Me suis rarement couché aussi épuisé qu’en ce moment. Entre autres choses, chantiers en souffrance, je devrais, pour ces carnets, rassembler mes notes ou souvenirs relatifs aux différents moments forts de la résidence.

——— La grêle contre les vitres, la grippe contre l’être.

vendredi, 25 janvier 2013

Aux ennuyeux mandarins

Ligué avec la musaraigne, le muscardin ne comptait pas s'en laisser conter. Tous deux se relayaient pour qu'il y en eût toujours un qui veillât, et de sorte qu'on ne pût plus les confondre avec des loirs. Dormir comme un loir, je vous en foutrai, moi — ainsi parlait le lérot, discret, mais, au printemps, tapageur dans les greniers, sorte de hooligan mal embouché, ne s'étant pas défait de ses habitudes de bûcheron rustre. Dans le froid enfin sec, au grand soleil de janvier, il hibernait encore. Un merle hivernait. Le lérot ne savait que penser, dans des rêves complexes. Ligués ensemble, la musaraigne et le muscardin, yeux grands ouverts, voyaient passer les caravanes. On patauge dans la mélasse, cela ne fait aucun doute, on patauge dans la purée, on sirote des heures etnières qui filent comme ça, tchazam !, et plus rien après. Ainsi, les lexicographes le surent, et les lexicologues ne voulurent rien entendre : la mélasse lasse. Calfeutrer les encoignures des fenêtres avec ce résidu gluant n'est peut-être pas une bonne idée. Penser à le dire aux architectes.

 

Sur la porte de l'Université, une main couleur abricot avait inscrit ces mots :

IL EST INTERDIT DE POSER DES QUESTIONS


Le lérot, piqué par une abeille, s'éveilla, commença avec trois mois d'avance son tapage dans le grenier.

Penser à déménager.

Aux ennuyeux oligarques Jean-Louis Duchet, Claire Charlot, Serge Ricard, et alii

La Crasse bitumineuse

Vieux restes de fruits pourris, excroissances, chewing-gums écrasés et en voie de décomposition, morceaux de sac en papier de fast-food déchirés et collés par la pluie… depuis le temps que je voudrais m’en saisir… C’est là un des sens possibles de la texturologie : un fragment banal de sol, ou d’une surface quelconque, est généralement complexe, dense, hétéroclite. Le plus difficile est de rendre l’impression de fondu, de masse informe, en n’appuyant pas trop sur les contrastes. Par le film ? la vision de biais ? toujours, à défaut, reste l’écriture, qu’on emporte partout avec soi.

jeudi, 24 janvier 2013

Interminable, labil

Un jour j'en eus assez.

Regarder la nappe blanche, les oreilles dressées posées dessus... quoi ? Alors, j'ignorais ce qu'étaient l'obèle et la cotice. Une belle guibole.

Je relis Alice, parce qu'Alpha, qui n'aime pas, l'étudie en sixième. (Lui préfère L'Ours de Pastoureau et Zoos de Baratay.)

Un jour j'en eus assez de relire, relier et même d'écrire.

Quand ce jour advint, j'aurai eu des problèmes avec le temps. On en reparlait dans quelques années.

Bref.

Nappe blanche, petites torches de couleurs différentes, empilements sur les carreaux froids, ras-le-bol quoi.

Quoi ?