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jeudi, 25 janvier 2007

Ce que dit le pagure Kenny Craig

Cavere, par le Zeena Parkins Pan-Acousticon, ça déménage ; méfiez-vous des cabots et plus encore des demoiselles qui les promènent. Il y a des livres à un euro à la Boîte à Livres de l'Etranger ; des livres qui valent le coup. Harpe et violoncelle, piano qui se disloque. Il doit faire moins cinq à Tours demain matin. Après une matinée passée à régler des subtilités d'emploi du temps, je vais aller faire le guignol au lycée Jean-Monnet, pour un déjeuner de travail (comme je crois qu'on dit). En revenant de la Poste, j'ai croisé une étudiante qui, me voyant le nez coulant, les yeux injectés, les mains violacées*, m'a souhaité bon courage pour mon rhume, ce qui était très gentil (mais l'hiver seul est coupable). Maudit soit ton nom, Salamine ! Un ami m'a écrit qu'il aurait bientôt, peut-être, un poste à Tours. * On se croirait dans Dracula, ou, allez savoir, dans les Récits de la Kolyma (où les crachats gèlent en vol). Formons des souhaits. À huit heures, sur le pont Mirabeau, la vitre côté conducteur a finalement accepté de se baisser**. Peasant Boy par le trio de Bob James, ce n'est pas mal non plus ; on est sur la route, maintenant, à regarder le rideau de pluie, les affaires empilées à l'arrière du camion (bâché, bien sûr). Dormez tous, je le veux. ** Je sais, il ne faudrait jamais démarrer sans avoir conscieusement raclé les vitres et dégelé l'ensemble des points de vision. Look into my eyes, not around the eyes, look into my eyes. Vous repartez au charbon, mais c'est l'engrais qui ici culmine.

mercredi, 24 janvier 2007

Nivescens hortus

Hic placidam niveo pectore pellit aquam...

(lilia non domina sint magis alba mea;

ut Maeotica nix minio si certet Hibero,

utque rosae puro lacte natant folia)

 

... alia concreti in pruinas aut coacti in nives aut glaciati in grandines...

 

Nix iacet, et iactam ne sol pluuiaeque resoluant,

indurat Boreas perpetuamque facit.

 

Quod nix pati non potest, quia non est tam solida, immo quia fusa est, et non per magnam altitudinem cadit sed circa terras initium eius est: ita non longus illi per aera sed ex proximo lapsus est.

......................... : calido non ocius Austro

nix resoluta cadit nec solem cera sequetur.

 

Dicitur spiritus etiam uentus, res apertissime corporalis, unde illud est in psalmis: Ignis, grando, nix, glacies, spiritus tempestatis.

Nivea plerumque membra sole fuscantur, et corpori pallor excedit.

Toto nix cedidit repente caelo :

albis spectat Horatius lacernis.

 

Cumque die noctuque Dominum deprecaretur, ut vivens plebem suam vastari non cernerit, per visum noctis apparuit ei angelus Domini, qui tam caesariem quam vestem in similitudinem nivis candidam efferebat, et ait ad eum...

Against the Day, reprise

Le salon est envahi par un zoo. Le cyclamen est sur le rebord de la fenêtre, sous les flocons de neige fondue. Des baffles s'écoule le Blues impérial de Joseph Racaille (disque mal connu, pas écouté depuis des lustres*).

Douze pages d'Against the Day lues, dans le cabriolet Régence (ma chère!). Je m'étais interrompu presque trois semaines, après être parvenu à la moitié du roman (marque-pages bloqué longtemps à la page 525, puis 568) et aussi, d'une autre façon, au point de saturation. Dès que je le reprends, ce roman dense et touffu sollicite plus mes dons scientifiques (bien maigres) que littéraires, mais il s'agit aussi de ces textes qui donnent envie d'écrire (et donc, par paradoxe, d'arrêter de lire).

Durant les vacances**, notamment autour du 29-31 décembre, j'avais bien avancé, griffonnant quelques repères, signes abrégés et numéros de pages, puis je me suis plongé plus dans Michaux, Hubert Selby Jr, Cummings, Cendrars. Là, je voudrais recopier certains passages du chapitre en cours (Venise). Comme, toutefois, je n'ai pas trouvé, sur Internet, de reproduction satisfaisante de l'Enlèvement du corps de Saint Marc du Tintoret, je renonce. (Velléitaire.) Préfère écouter le Duel singulier de Racaille, regarder l'installation du chantier, qui, avec ses engins par dizaines, va remplacer le zoo, dûment rangé (panthères et phoques) dans sa caisse.

 

* Drôle, plein d'un pétillant humour noir... mais les orchestrations sont trop "années cinquante" à mon goût. Les ukuluélés et les rythmes latins y font trop l'effet de clins d'oeil au second degré.

** Une étudiante, hier, au milieu de multiples sollicitations, m'apprenait qu'elle m'avait envoyé un courrier électronique, sans que je lui eusse répondu. Comme je n'avais rien reçu (ce qui arrive parfois, en effet), je lui demandai quand elle avait envoyé le dit message. Réponse : "oh, pendant les vacances, il y a une semaine et demie." Je la repris : "Ah, pas pendant les vacances, alors." Cela en dit long sur ce que la plupart des étudiants inscrits en contrôle continu font des deux semaines entre les vacances de Noël et la reprise des cours du second semestre. (Je sais, je suis un vieux schnock.***)

*** Déjà, si tu n'employais pas le mot schnock, tu le serais moins...

Jeudi 18 janvier / La première bande

Dans l’amphithéâtre Thélème, une cinquantaine de pékins (date très mal choisie : la plupart des étudiants pas du tout là cette semaine d’examens pour salariés seulement, pour ne rien dire des collègues n’habitant pas à Tours) venus écouter François Bon, pour sa « conférence inaugurale », dont on pouvait se douter que, certes inaugurale, elle ne serait en rien une conférence, au sens classique du terme, toutefois. L’an dernier, André Markowicz et Françoise Morvan avaient dialogué, en une sorte de porte-à-faux stylisé très heureux.

 

Cette année, François Bon, ordinateur relié à des baffles et à ce que, dans mon ignorance totale, je pense être une pédale de guitare électrique, a lu des – onze précisément – extraits de son dernier livre publié, Tumulte, où se retrouvent les textes publiés au jour le jour dans son blog. La plupart avaient eu, comme point de départ, « ces espèces de faits divers » (Bon himself).

 

Après une présentation élégante et chaleureuse du président de l’Université, Michel Lussault, toujours vestu de noir et écharpé de rouge, François Bon a donc lu cet hendécaèdre de textes, avec des effets d’échos et de soufflé en fond (grâce au dispositif électroacoustique ci-dessus sommairement décrit), et, parfois, une petite présentation du contexte d’écriture, ou des personnages portraiturés.

1. [oublié de noter]

2. accident près de la gare de Saint-Pierre des Corps

3. asile – « En un an, il a perdu des dents » [/// hier, soit quatre jours après la lecture de François Bon, j’ai commencé la lecture de Moravagine]

4. attentat de Londres aux actualités {très beau} « l’onde » / Londres

5. suicide – « Ce sera contre mon gré »

6. exercices sur le rêve – « la paroi du rêve » {sirène des pompiers pendant la dernière phrase et le silence qui la suit}

7. texte du trou aux bruits – « Il n’était plus question de silence nulle part dans les gares. »

8. Présente le fou vagabond tourangeau Quasi et sa langue inventée, son obsession pour le fleuve et le flot des voitures. Parle des photographies, de la topographie des trajets de Quasi. « C’est un des derniers textes du livre et je vous le lirai pas, j’en lis un autre. » {arlésienne, absente de tout bouquet ou point de fuite / le texte sans doute n'est plus en ligne}

9. « une autre tourangelle » – explosion au crématorium

10. le cours sur Rimbaud aux Beaux-Arts – « la poignée de main de Rimbaud », transmise d’écrivain en écrivain, de génération en génération {émouvant}

11. Annonce un texte sur « le 22 h 53 qui autrefois s’arrêtait à Amboise et qui ne s’y arrête plus » – descendu dans la mauvaise ville symétrique {le matin même, François Bon avait sorti de sa sacoche un exemplaire très usagé du Journal de Kafka}

 

Tandis que je recopie ces notes, mardi vers midi, j’écoute l’album Black Vomit d’Anthony Braxton & Wolf Eyes. (Tumulte aussi, limite multiple.)

mardi, 23 janvier 2007

Lorsque Flore / sort / de l'or du bal

Jeudi à peine croisé la Kangoo de mes parents, qui arrivaient dans notre rue alors que je filais à la fac – soir, pluie, grisaille, voitures et vrac partout sur Tours – sur le pont Mirabeau chanter la vitre ouverte encore et encore Lorsque Flore avec la scie musicale et les tintinnabulements d’origine – peut-être même à tue-tête une fois la cassette arrêtée Ce sont les noms des mots maintenant assis sur une marche de l’escalier Thélème – écrivant sur au dos d’une simple carte postale – j’attends le début de la conférence d’ouverture

~~~~~~~~~~~~~~~~~~

J’avais envie de saluer ma mère avant de filer en ville

sans doute à cause du rêve affreux de la nuit dernière.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Mardi donc ce matin, oui à peine au bas de la rue du Nouveau Calvaire cette chanson se lance, s’étend dans l’habitacle, commence – froid hivernal après tant de semaines de douceur, flot discontinu des cars et des bus – sur le pont Wilson me rappeler les milliers de souvenirs liés à cette chanson, depuis onze ans déjà Ce sont les sons des noms maintenant de retour chez moi pianotant – écrivant dans ces carnets toujours compulsivement – je songe à la rubrique Autres gammes, qui pourrait accueillir les fragments souvent rêvés d’une autobiographie aux ritournelles.

Sainte Radegonde, un dimanche après-midi

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Dans un trou de vert bétonné, entre des dédales de ruelles, un tennis recouvert de mousse et sans filet, les piquets tordus et rouillés.

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En face, un bête bloc gris aux quatre paires d'yeux sans facettes. Il ne pleut même pas d'orangeades. Au loin, je suis hanté, et diverses beautés se reflètent quand même, trop loin, par delà les places de parking encore & toujours

 

 

bétonnées.

 

lundi, 22 janvier 2007

Menus fretins à La Ritournelle

Aujourd'hui se changer les idées, changer d'air un peu aussi peut-être, mais à La Ritournelle au moins rires fusains n'ont rien de toc. (De la noblesse au pastel.)

Recherchant, dans ce carnétoile, les occurrences du mot ritournelle (restaurant de Tours ou chansonnette), je retombe sur une vieille page pleine de coquilles (à corriger d'urgence, donc) et sur la série d'images en poupées russes : 1, 2, 3 et 4.

Poupées russes aussi, dans les dédales repeints de la fac, nous serpentons, Irène, Arbor, C. et moi.

... die Mantis wieder im Magen...

Jeudi soir, au Petit Faucheux, première des trois soirées "Carte blanche à François Couturier". En première partie, duo et trio du pianiste avec le clarinettiste Jacques Di Donato et le violoniste Dominique Pifarély. En deuxième partie, sans le clarinettiste, violon et piano s'accrochaient aux mots chantés par le haute-contre Dominique Visse.

Si l'on excepte ce dernier, je connaissais les musiciens, dont je possède quelques enregistrements. La première partie était de l'ordre de ce que, pour rétorquer aux puristes du jazz (un paradoxe, cette expression), l'on appelle souvent "musiques improvisées contemporaines", mais la seconde était entièrement écrite, jouée sur partition, avec même trois lieder très académiques de Toru Takemitsu.

Peut-être était-ce le sérieux guindé des interprètes, leur système pileux, l'ambiance actuelle qui ne se prêtait guère à écouter un spectacle aussi avant-gardiste, ou encore l'impression d'assister à un concert tel que les ont mille fois parodiés les gens qui veulent se moquer de la musique contemporaine... toujours est-il que je n'ai pas accroché.

(Et dire que lors du précédent concert au Petit Faucheux (Paradigm + Riccardo del Fra et ses p'tits jeunes), je n'ai pas publié de billet, alors que j'avais tant aimé...)

Entendu ce soir-là (à vous de deviner laquelle des phrases ne provient pas des textes chantés par le haute-contre mais fut entendue lors de l'entracte) :

... plus d'air encore que l'air ... 

... die Mantis wieder im Magen des Wald...

... comme par une dénudation de la montagne...

... toiser le bleu qui éraille...

... mais la deuxième partie, ça sera pareil ? ...

 

dimanche, 21 janvier 2007

Langsam schleppend

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Pages d'un magazine de botanique.

Pianotages sur ordinateur portable.

Playmobil & camions de chantier.

Pintade à découper.

Avec quatre comparses ainsi occupés, ma mère a bien du courage d'essayer de lire Angst de Hélène Cixous.

samedi, 20 janvier 2007

Personne n'erre

Repartons quelques jours en arrière, et même un mois, pour revoir la Loire automnale.

[pas là]

vendredi, 19 janvier 2007

Ferraillons ferme

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Il y a un moment, dans la septième partie du disque mythique d’Anthony Braxton For Alto, où le saxophone s’approche du son d’une whistling kettle, et tout ce qui suit, tout ce qui précède, justifie totalement cette stridence ponctuelle. Not so yesterday, mais tout le monde n’est pas Braxton.

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Là, je reviens, lessivé, du S.I.L., qui ne s’appelle plus comme ça. Le Salon d’Information des Lycéens (comme naguère il s'appelait) se tient à Rochepinard, l’une des plus hideuses fertiles friches urbaines de l’agglomération tourangelle. Lessivé je suis, car brouhaha, et redire cinquante voire cent fois la même chose. Toutefois, en discutant avec l’étudiante qui nous aidait – et que je n’avais jamais rencontrée –, j’ai appris qu’un(e) collègue était surnommé(e) Capitaine Crochet, et, quoique je n’aie pas réussi à découvrir l’identité du ou de la collègue, l’idée que les étudiants donnent encore des surnoms aux professeurs, pratique pourtant en constant recul depuis trois décennies, m’a réjoui. Me reste à cogiter.

Entre-temps, une étudiante de troisième année est venue souffler à l'oreille de G.I. qu'il y avait des filles peu vêtues en pleine démonstration d'épilation au stand des formations d'esthéticienne. "Ta réputation, lui ai-je soufflé, n'est plus à faire." Comme j'apprenais, toujours par l'étudiante "cafteuse", qu'un autre encore de mes collègues était surnommé l'Obsédé, cela m'a surpris, car, étant donné le désarroi évident (voire les gloussements incrédules et puérils) des étudiants dès que, lors d'une analyse littéraire, l'on cherche à s'interroger sur les connotations sexuelles implicites d'un texte, je pensais que tous les enseignants de littérature passaient pour des obsédés.

 

*********

À l’aller, cinq chansons de Dylan, dans les confitures de circulation, et au retour deux seulement, filons sur le pont Mirabeau (embourbé ce matin, pas permis). Je ne fais pas les soldes, mais un beau pull coloré tout neuf m’est tombé tout rôti dans le bec. Même quand je mens, c’est vrai (titre de Stomy Bugsy, excusez la référence).

jeudi, 18 janvier 2007

Prise de vue & marteau-piqueur

Après une année 2006 en heurts, du fait aussi que l'essentiel de ce que j'écrivais, publiais etc. trouvait sa place dans l'autre carnétoile, je viens de me décider à créer dans ce carnet-ci (pour la première fois depuis des lustres) une nouvelle catégorie, ou rubrique, consacrée à la résidence de l'écrivain François Bon dans l'université où j'enseigne (François-Rabelais, pour ceux qui ont manqué le début (comme on écrivait dans Télé7Jours quand j'étais gosse etc.)). La catégorie WAW, outre qu'elle déborde, me semble peu appropriée, car ce n'est pas tellement moi qui travaille, mais LUI. Ces considérations liminaires affichées, entrons dans le vif du sujet.

*****

 

Ce matin, à dix heures et demie, dans la salle 229 – l’une de celles où l’est le plus dérangé par les travaux du nouveau bâtiment * –, avait lieu la première prise de contact (comme je crois qu’on dit) entre François Bon et les équipes pédagogiques (comme je crois qu’on dit).

Invité à l’Université François-Rabelais comme artiste en résidence pour l’année 2006-2007 (et donc, principalement pour le second semestre, qui commence ce janvier), François Bon va animer un certain nombre de projets, ateliers etc.

 

L’atelier principal fait se rencontrer des lycéens du L.P. Victor-Laloux et des étudiants de master et de doctorat issus de diverses filières de sciences humaines, autour d’un projet de travail lié aux nouveaux espaces urbains (si je ne me plante pas trop). Le deuxième atelier, qui aura lieu sur le site Tanneurs de 18 h 30 à 21 heures un jeudi sur deux (et qui (je le signale à mes étudiants qui me lisent par milliers (Simon, Aurélie, il est interdit de ricaner)) peut compter comme U.E. libre (se renseigner auprès du Service Culturel, à côté du panneau vert de Nico Nu)), s’appelle « La littérature est-elle dangereuse ? », et c’est à celui-là que je compte assister, par curiosité (« toujours malsaine », comme je crois qu’on dit**).

Sinon, cette réunion a été l’occasion de brasser un certain nombre d’autres ébauches de projets. [Ce paragraphe a été retiré à la demande du Service Culturel : Confidentiel Défense] François Bon est très enthousiasmé à l’idée de travailler avec la B.U., le CUEFEE (le centre d’accueil et de formation des étudiants étrangers), le département Arts du spectacle, et même le département d’anglais (more on that later).

 

*********

 

[Où le narrateur, sachant que l’impétrant lira peut-être ces lignes, marche un brin sur des œufs.] Le plus important, pour moi, dans cette matinée, c’est que, pour la première fois peut-être de ma brève carrière, j’ai participé à une réunion où, en une heure et demie, plus de travail a été fait qu’en trois heures de certaines commissions. En l’occurrence, je n’avais jamais rencontré François Bon, dont je connais, depuis un certain temps, l’œuvre, et il est pour beaucoup dans ce dynamisme efficace. There’s no nonsense about him, as Charles D. would have it.

J’ai lu plusieurs de ses livres, dont certains me plaisent moins, mais Sortie d’usine, C’était toute une vie et Mécanique sont de très beaux récits, où la voix de l’auteur trouve son grain, son ton juste, entre fêlures et certitudes. Autant dire que je suis très heureux, captivé même, à l’idée de pouvoir faire quelques lieues de chemin avec lui.

Au cours de la réunion, il s’est montré affable, charmant, précis et rigoureux. Il a aussi balancé quelques piques intéressantes et tout à fait légitimes, qu’il m’est évidemment impossible de rapporter sur ce site public. Je l’imagine assez stakhanoviste ou bourreau de travail, et il avait, outre son ordinateur portable, un petit appareil photo numérique que je n’ai pas immédiatement identifié comme tel.

 

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Pour finir, je ne peux qu’encourager ceux d’entre vous qui ne le connaissent pas à aller découvrir, déjà, son blog, au titre rabelaisien, avant de vous précipiter sur ses livres entiers ou en tiers (et peut-être, si je peux jouir ici de quelque confiance, sur les trois titres cités plus haut en gras). Pour lire et voir les impressions suite au premier atelier straight from the horse’s mouth, c’est aussi sur le blog.

 

 

* Mais Martine (: Pelletier, we’re on a first-name basis here, folks) m’a appris que l’inauguration officielle des nouveaux bâtiments devait avoir lieu le 17 mars, jour de la Saint Patrick, ce qui, je le subodore, n’est nullement une coïncidence, mais bien le fruit d’une machination de la section secrète Irish Studies in Tours.

** Ce qui est pénible avec Cingal, ce sont les parenthèses. ***

*** Attends, tu rêves, t’as pas vu les astérisques.

Pains douceurs, détails de façade

 

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Très rétro, et ne gagnant pas à la photo - les vieillotes scènes campagnardes en façade de l'une des trois officines du célèbre Jacques Mahou, avenue Maginot (Tours).

 

mercredi, 17 janvier 2007

Courbes fourbes

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Ce cadrage dramatique — scène du vin — est apparu une poignée de secondes — juste — avant un autoportrait qui lui fait face — et que — fantomatique — force reste d’imaginer. Le bouchon de mauvais liège — en suspens — témoigne — j’en ai par-dessus la tête — que le vin n’était — c’est le moins à dire — pas très bon. Au loin — derrière la gaze — la Clio sagement garée — s’en balance.

lundi, 15 janvier 2007

Lions du château des Carmes

 

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La Flèche. Ciel bleu.medium_La_Fleche_14_janv._07_074.jpg De petits insectes noirs viennent peupler le ciel comme autant de nuages délicats, imperceptibles.

 

 

 

Les lions de pierre du château des Carmes portent le chiffre de François-René Bertron...

Non ?

 

 

Venons-en au faîte, semblent-ils dire.

dimanche, 14 janvier 2007

Il n’y a pas de Yazanacoris à Panjjuri

… ce fruit vient du Yazanacoris, qui est un arbre égyptien […] et on retrouve ces fresques dans la grotte de Panjjuri, aux Etats-Unis…

samedi, 13 janvier 2007

Tiou ning

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Une fourgonnette comme une autre

(qui me rappelle mon professeur d'arts plastiques de troisième et le boucher chevalin de Dax, quand j'avais six ans)

       ;

 

 

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Voir des éléphants roses, c'est possible aussi, selon que fuse un circulez, y a rien à voir ou que s'éclaircisse le ciel, avec d'autres chariots étoilés.

 

vendredi, 12 janvier 2007

Diptyque de Truyes

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Comme j'ai, d'une part et à ma surprise sans cesse renouvelée, plein de place dans ces carnets, et, d'autre part, promis de me calmer un peu sur les autorportraits, voici deux clichés pris le même jour, le 9 décembre dernier, à Truyes.

 

 

 

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La couleur verte (guère perceptible en raison du contre-jour prononcé) est inattendue ici. Le corps de ferme derrière, sans être beau, ne manque pas de caractère. Les nuages dorment désormais.

 

jeudi, 11 janvier 2007

Esprit rouge du clocher

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L'église de Bréhémont, ce mois de décembre, s'était discrètement vêtue de rouge, pour signaler la présence, bruyante et non loin, du cirque de Noël.

Bien sûr, il ne manque jamais, dans nos campagnes et bourgades, un pylône avec ses fils en suspens. il était deux heures cinq. Bientôt, je vous parlerai du wiki que je suis en train de créer. C'est foutraque, ce billet. Mon fils jouant avec ses Lego me fait penser à ces plans délirants du Caïman, des parquets entièrement recouverts de Lego et la pièce "plate jaune" qui manque obstinamment à l'appel.

Ouais, j' parlais d' société de consommation hier. Belle gueule, ouais...

 

(Tant que j'y suis, reparlons du 11 janvier 2006, voulez-vous...)

mercredi, 10 janvier 2007

Monde de fous

Soldes...

Entendu à la radio une interview d'une dame qui déclarait fièrement s'être tenue près des portes de je ne sais quel magasin dès sept heures moins vingt ! Suivait une analyse d'un psychologue qui donnait un nom scientifique à ce genre de comportement. Ce terme, je l'ai oublié, mais, d'après moi, il existe déjà un mot, plus répandu et facile à mémoriser, pour qualifier ce type de comportement : c'est de la connerie !

Société de consommation...

Hier après-midi, vers la fin d'un examen que je surveillais, une étudiante qui avait rendu sa copie dix minutes auparavant est rentrée dans un état d'affolement proprement terrifiant à voir, s'est précipitée vers ce qui était sa place au cours de l'épreuve, et, dérangeant de nouveau ses voisines, fourragea pour en sortir, d'un air triomphant, un téléphone portable. Si on lui avait annoncé qu'elle venait de perdre un proche, elle n'aurait pas eu l'air plus affligée.

Suivez le lien, vers l'ami Chandelin : Ne pas être heureux : un vrai bonheur.

Bon, je sais que je ne suis peut-être pas un bon exemple, puisque, en ce début 2007, je ne possède toujours pas de téléphone portable, et que je ne fais jamais les soldes. Il doit être possible de "faire les soldes", justement, sans arriver trois heures avant l'ouverture du magasin et sans marcher sur la gueule des concurrent(e)s, mais enfin, le peu de fois où je me suis trouvé dans les boutiques de fringues lors des promotions biannuelles, j'ai plus eu l'impression d'être dans un asile de fous que dans un lieu fréquenté par des adultes ayant toute leur tête.

(Suffit, maintenant !)

 

En écoute : Arthur H, Ma dernière nuit à New York City.

18:26 Publié dans Indignations | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Ligérienne

mardi, 09 janvier 2007

Ni fée ni affaire

Ce matin, entre plusieurs rendez-vous et surveillances d'examen, j'ai réussi (dans l'université presque déserte (après un lundi peuplé, du matin jusqu'au soir, par les étudiants de troisième année de L.E.A.) et avant d'aller me faire doucher sans parapluie) à coincer l'oiseau Nico Nu, affairé à refaire son tableau vert (qu'à part moi j'ai depuis longtemps baptisé (sur le modèle de "l'escalier le formidable") "le vert-igineux") et à déposer un panonceau Interdit de cracher. Comme, contrairement à l'ami Simon, je ne me promène pas avec mon appareil photo sur mon lieu de travail, vous devrez vous contenter de mes mots... et d'attendre ce qu'en dira le Blog Oranginal, toujours sur le pont dès qu'il s'agit d'élucubrations niconuesques. Il se trouve aussi que j'ai rapidement engagé conversation avec l'artiste, après avoir pu admirer enfin de visu (et pas en photo, once again) ses premiers essais de signalétique, que je trouve très réussis, dans le genre loufoque propret.

Bien entendu, tout ce billet ne doit avoir ni rime ni raison pour ceux qui ne connaissent pas le premier mot de toute cette affaire, et à qui je ne saurais trop conseiller de lire les divers textes de Simon, marqués en lien ci-dessus.

 

En écoute : Wayne Shorter Quintet. "Speak No Evil" (Speak No Evil, 1964.)

Quel phrasé, quelle atmosphère en ténèbres & magie glorieuse, comme si un vieillard couvert de givre sentait renaître la vie à fleur de peau ! Ce n'est pas ça ici.

lundi, 08 janvier 2007

Vivresse pour 2007

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[après semaine jachère]

 

 

On va essayer de vivre une année 2007 moins heurtée, et avec des images qui ne soient pas que des autorportraits (pourtant, j'en ai des gratinés dans mes archives), et de bons mots, l'ivresse des profondeurs et des sommets.

 

[difficile, hmmm]

 

 

 

Hagetmau, 1er janvier 2007.

vendredi, 29 décembre 2006

Touraine sereine ™

Cette nuit, entre deux eaux, j’ai rêvé qu’une entreprise – un comité politique ? un organe de presse ? – avait repris le nom de Touraine sereine, et je ne cessais de revenir en arrière et de réfléchir aux possibilités de déposer la marque Touraine sereine. Il y avait, dans mes rêveries, une scène récurrente, au cours de laquelle j’allais voir le responsable (P.D.G., sénateur, etc.) pour lui indiquer que ce nom était une marque déposée et qu’il allait falloir « cracher au bassinet » (il me semble bien avoir employé cette expression, qui n’est pas de celles qui me sont familières). Parfois aussi, je cherchais auprès de quelle instance il fallait faire breveter un nom de marque. Puis aussi les sigles ®, ™, et © dansaient devant mes yeux.

 

Tout cela était tout à fait idiot, mais il n’est pas négligeable de signaler que c’est l’une des premières fois – et peut-être la première – que je rêve de ce carnétoile, d’une manière très métonymique, toutefois.  Je me demande aussi ce que peut bien signifier cette histoire de marque déposée : crainte du plagiat ? Le fait est qu’aucun des textes ni des images que je publie ne sont protégés par un quelconque copyright ; mais il faut bien dire que le risque du plagiat est très minime. (En tout cas, les rares éditeurs à qui j’ai pu proposer certains de mes écrits les ont toujours refusés, avec une belle constance.) Pas de protection par copyright, mais pas même de sauvegarde très minutieuse : certaines pages sont sauvegardées, d’autres non ; tout cela ne me tourmente pas vraiment.

 

 

En écoute: "Serene" (J.-M. Padovani Septet. Tribute to Eric Dolphy.)

17:37 Publié dans Ruses de Sioux | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Ligérienne

mercredi, 27 décembre 2006

Miroir cata

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Après La Flèche, voici Loches (même manteau, mais ouvert).

(On n'a pas plus bref.)

lundi, 25 décembre 2006

32, fillette

 medium__32_fillette_.JPGCelui-ci n'est pas, techniquement ni à proprement parler, un autoportrait, puisque c'est mon fils, cinq ans et demi, qui appuyait sur la détente de l'appareil.

 

C'est une petite photographie en cadeau de Noël à ceux de mes étudiants qui aimeraient voir enfermé cet animal nuisible. (On se tient fort bien debout, dans une fillette. Ce que l'iconographie de la Troisième République n'a pas propagé, comme erreurs...)

dimanche, 24 décembre 2006

Ceux qui pieusement...

L'excellent Chandelin a publié hier un billet intitulé Une terre perdue, auquel je souscris entièrement. Mon incurie informatique aidant (ou plus exactement: obstant), je suis, pour ma part, tributaire des petites publicités et fenêtres bondissantes dont mon hébergeur fait ses choux gras*, mais, à cette impureté près (!), je ne saurais, mieux que Chandelin, dire l'aversion et l'effroi que m'inspirent les vaseux communicants de la blogosphère.

 

* Détournement éhonté d'expression idiomatique.