dimanche, 25 novembre 2007
Métro
Trois dames à tricorne napoléonien croisent des mains pareilles à des tentacules. Trois dames à voilettes vertes de dimensions différentes, et dont les visages se vêtent de reflets, nous regardent sans sembler savoir qu'elles ont des voisines. La plus timide est la muette. La plus audacieuse est la moins belle. La plus douce est embarrassée par ses quilles.
Rauchen verboten.
Un carrousel au fond inaugure l'espace.
20:10 Publié dans Un fouillis de vieilles vieilleries | Lien permanent | Commentaires (0)
Toile, été, volet
19:50 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (0)
Dans le leurre de Seuilly
Comme il est encore question sur le site de F (comme il aime à signer de sa seule initiale, je poursuis la tradition), de l'abbaye de Seuilly (avec des photos stupéfiantes), je poursuis le dialogue en rappelant ici un billet de mai dernier, et en publiant des photographies inédites.




17:27 Publié dans Flèche inversée vers les carnétoiles, Sites et lieux d'Indre-et-Loire, Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Ligérienne, Photographie
Maman les p’tits guerriers
Outre qu’il y aurait beaucoup à s’interroger sur une société dans laquelle les principaux media ne semblent rien trouver d’anormal à parler de la « maman » du Président de la République,
on peut aussi noter que la présence de cette dame (contre laquelle je n’ai aucun grief particulier) en Chine et aux frais de l’Etat est passablement problématique.
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Ajoutons aussi que la visite en 25 minutes chrono du mausolée de l’empereur Qin en dit long sur les goûts et les pratiques culturelles du natit qui nous gouverne. (Douche comprise ?) Reste une question : pourquoi les figures de pierre ont-elles l'air si humaines ?
14:25 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (14)
Palilalies de Huntington
Entre autres chantiers multiples, dans mes deux carnétoiles ou ailleurs affaissé dans l'écriture, il y a les Mots sans lacune, vieille et maigre rubrique de ce site-ci. Elle me revint sous la plume à l'heure même où je lus, hier soir, cette phrase :
Les murs ocre qui entourent le domaine et les toits qui dépassent d'eux ne me sortent pas plus de l'esprit que Coré l'absente ou Corée l'absente, ce qui prouve bien que l'architecture peut être un objet de battologie au même titre que la poésie, et qu'il existe une palilalie visuelle autant que langagière.
Renaud Camus. Corée l'absente. Paris : Fayard, 2007, p. 249.
Pour le substantif battologie, le Robert culturel propose une citation, tout à fait réjouissante d'ailleurs, de Raymond Queneau, alors que, pour palilalie, la définition n'est pas accompagnée :
PALILALIE. n.f. < 1908, A. Soques ; du grec palin "de nouveau" et lalein "parler", cf palikinésie >
Pathol. Répétition involontaire d'un ou de plusieurs mots, observée dans la maladie de Parkinson et dans d'autres maladies du système nerveux.
Il se trouve que, sans être involontaire, la palilalie (du simple rabâchage au style itératif) est une figure essentielle de l'écriture de Renaud Camus, notamment dans les Eglogues (au secours, Madame de Véhesse !), mais plus généralement dans le reste de l'oeuvre. Ainsi, les pages 229 à 241 de Corée l'absente en présentent plusieurs cas ; par exemple : "Il a fait toute la journée un temps magnifique. Il a fait toute la journée un temps magnifique. Je croyais avoir facilement le vertige, mais Pierre est bien pire que moi." (p. 229)
10:10 Publié dans Corps, elle absente, Lect(o)ures, Mots sans lacune | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature, Langue française
samedi, 24 novembre 2007
Alex sans drain
23:55 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (0)
Pageries d'automne
Il y avait déjà, en cours, Moby Dick (à petites doses, d'autant plus impressionnantes), In the American Grain (j'ai lu ce matin, dans le jardin, "Red Eric", quatre pages d'une durable puissance), Bruno Schulz (qui m'ennuie), les premiers mois de Corée l'absente, sans compter les lectures en vue du colloque Poets & Theory (Lew Welch, Sylvia Plath, Philip Larkin) et désormais, puisque C. travaille sur Le Tour d'écrou, se pencher sur les deux traductions empruntées mardi dernier (donc se replonger dans la novella en V.O.), et lire en anglais les nouvelles de jeunesse qu'elle lit en français, moi qui connais surtout, de Henry James, les nouvelles des années 1880-1910.
Tout cela explique pourquoi je n'ai pas encore écrit une ligne au sujet des Drift Latitudes, dernier roman paru de Jamal Mahjoub (en 2006).
17:47 Publié dans Lect(o)ures | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Littérature, écriture, Ligérienne
Pawking metaws
Pas trouvé le film de Warhol, les 8 minutes montrant Dylan fidgety, assis nerveux dans le fauteuil peluche, et dont François Bon parlait hier soir (ainsi que dans sa biographie de Bob).
Mais sur youTube j'ai tout de même dégotté le scopitone original de Subterranean Homesick Blues, un immense classique (paroles ici), et aussi la parodie de ce même "clip" par Weird Al Yankovic, sur un texte entièrement constitué de palindromes assez savoureux.
13:41 Publié dans Autres gammes | Lien permanent | Commentaires (6)
L'Esthétique de la résistance
"Finalement, j'appartiens bien à la littérature française contemporaine : je fais du surplace."
(François Bon, hier soir au Livre).
Présentation émouvante, avec la lecture de beaux passages de son Bob Dylan. Les anecdotes que François a racontées ensuite ouvraient des chemins digressifs infinis, à grands renforts de phrases interrompues. Je crois d'ailleurs qu'il y a eu un malentendu, car Martin Arnold lui a bien posé cinq questions, mais François n'avait pas compris qu'un temps, dans la soirée, était réservé aux questions du public. Toutefois, peu importe... il semble que, s'il évoque aussi peu les deux dernières décennies de la comète Dylan, c'est qu'il est moins convaincu par ce versant de l'oeuvre, mais aussi qu'il avait déjà écrit 450 pages et était, de toute manière, en retard pour rendre son manuscrit ! Good enough reasons... point taken !
Au cours de sa présentation, François a dit, avec une lueur de malice dans le regard, qu'il faudrait que quelqu'un écrive un livre intitulé Esthétique de la résistance. Comme il avait fait la même vanne avec le rhizome et le pli un quart d'heure auparavant ("mais c'est Deleuze, non ?" me glissa, déconcerté, mon voisin), j'en ai conclu qu'il y avait effectivement un livre qui se nomme ainsi. Ignare que je suis ! (J'ai pu vérifier cela sur les rayonnages de littérature allemande*, au cours du vin d'honneur qui s'en est suivi.)
Quand faut y aller, faut y aller... (D'autre part, on peut s'interroger, avec François Bon, sur le rire de résistance et la question des droits réservés à l'ère du Web 2.0..)
* Tiens, j'en profite pour écrire ici que je ne suis pas d'accord avec François Bon quand il se moque (gentiment) de Laurent Evrard et Martin Arnold parce que leur librairie est la seule de France où les rubriques ne sont pas signalées au-dessus des rayonnages. Je préfère, moi, être momentanément désorienté, car c'est ainsi que l'on flaire des archipels inattendus. Une librairie n'est pas une bibliothèque. (A bookshop is not a library.)
12:01 Publié dans Résidence avec Laloux | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Ligérienne, Littérature
vendredi, 23 novembre 2007
Léger excès de bleu

P.-H. de Valenciennes (1750-1819). L'Orage au bord d'un lac.
Le léger excès de bleu dans la couverture de Sommeil de personne ne frappe que moi, apparemment. (Corée l'absente, p. 136).
You can say that again.
La couverture est un détail du tableau. Les couleurs du tableau ne sont en rien si bleutées, ni la nuée entre terre et ciel si verdâtre, ni la forêt si violette. Ou est-ce la reproduction du site de la RMN, ci-dessus par moi reproduite, qui n'est pas assez bleue / verdâtre / violette ?
19:50 Publié dans BoozArtz | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Art, Littérature
L'Instant propice
Amplement temps reprendre chantier. Un peu de rouge dans la titraille [...] n'aurait peut-être pas été mauvais.* C'est toujours l'instant propice, et ce n'est jamais le bon moment.** Que dans ces parages les hachures zébrées de vermillon tiraillent à hue et à dia, c'est beaucoup pour le regard, et c'est peu demander au peintre. Savez-vous que deux étudiantes qui font partie du comité de blocage du site des Tanneurs ont clairement dit l'autre jour qu'elles trouvaient que la "culture" n'avait pas "sa place à l'université" ? (N'esayez pas de leur expliquer que ce sont des idées d'extrême-droite : ils ont décidé une bonne fois pour toutes que le facho, c'était vous.)
Enfin bref amplement temps reprendre chantier. J'ai traîné, j'ai perdu du temps, je ne me suis pas assez botté les fesses.*** Alors la milice m'envoie ces quatre drilles joyeux et colorés se dandinant comme des ectoplasmes aux corps mordus et dont l'un a deux têtes, et je pense soudain que c'est la milice des écrivains, alors que je n'ai pas bu le calice, et je pense soudain que c'est la milice du macadam, alors que je n'ai pas ouvert la boîte de Pandore, et je pense soudain qu'il suffit d'écouter Off Minor et Epistrophy en se fermant au bruit du monde, alors que le vent se lève, la pluie déchante, que se passe-t-il ?
* et *** Corée l'absente, p. 117 et 113.
** Celui qui marche devant, 3ème strophe.
16:09 Publié dans Un fouillis de vieilles vieilleries | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Ligérienne, Art, écriture
Violence verbale & inculture des bloqueurs, suite (hélas)
J'avais donné rendez-vous à mes étudiants, ce matin, afin de voir s'il était possible de faire cours, ou, à défaut, de répondre aux questions diverses qu'ils se posent et qu'ils me posent par voie électronique.
Le "comité d'accueil" très agressif qui nous attendait, les quelques étudiants venus prendre quelques conseils et moi, ce matin à neuf heures devant la B.U. ne donne, une fois encore, pas une très bonne image du mouvement de blocage. Trois "bloqueurs" m'ont traité de "débile", un autre m'a dit que "faire cours c'[était] inciter à la haine", et un autre enfin m'a déclaré droit dans les yeux : "vous allez en pâtir". Quand j'ai répliqué que c'était une menace, un autre m'a répondu que ce n'était pas une menace, mais un "conseil".
Pendant quelques secondes, je me suis demandé si on était en train de tourner un remake du Parrain aux Tanneurs, mais apparemment non : dire à quelqu'un qu'il va "en pâtir" après l'avoir traité de "débile", c'est lui donner un conseil. On admirera aussi par quelle captivante tournure d'esprit faire cours revient à "inciter à la haine".
Heureusement que deux étudiants de l'IUT de journalisme filmaient la scène... c'est intéressant pour la suite.
Toutefois, j'étais très heureux de revoir enfin des étudiants dans un contexte de travail. Pour le premier groupe, sur un total de 40 inscrits, il y avait quinze étudiants. Pas assez pour faire cours, donc, d'autant que les bloqueurs se montraient menaçants. Les quinze étudiants ont travaillé en bibliothèque, et j'étais présent pour répondre à leurs questions et demandes d'éclaircissement sur tel ou tel point. Finalement, je faisais ce que j'aurais fait, de toute manière, par e-mail, si ce n'est que la conversation à plusieurs et de vive voix est toujours plus enrichissante et permet de lever plus rapidement les éventuels malentendus.
Pour le groupe de thème de L3, il y avait onze étudiants, sur une petite trentaine d'inscrits. Là encore, pas de cours à proprement parler, mais l'occasion de parler de problèmes spécifiques de syntaxe et de diverses subtilités lexicales.
13:25 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : Ligérienne
Impressions en zigzag
08:00 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 22 novembre 2007
Crimp ne paie pas
... où on misa ...............
Récemment encore j'ai évoqué cette pièce, mais avec qui ?
Peu importe : j'ai, dans mon bouquet, ce jour, Corée l'absente.
23:40 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (3)
Berlue

21:35 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne, Photographie, Poésie
Blocage, ça continue...
... mais ce sont surtout les étudiants qui restent chez eux, pour leur grande majorité, à flemmarder - alors que, dans la mesure où l'accueil n'est plus du tout tenu par les piqués piquets de grève, ils devraient tous être présents, au moins à la bibliothèque.
Du coup, je reprends mes cours : dès ce matin, le master 1, et le reste va suivre.
13:10 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (42) | Tags : Ligérienne
mercredi, 21 novembre 2007
Tasmanie alphabets

............ il épingla telle une médaille sur ma poitrine une Tasmanie rose, flamboyante comme le mois de mai,
et un Haidarabad où fourmillaient des alphabets étranges, enchevêtrés ...................
Bruno Schulz. "Le printemps", IV. In Le sanatorium au croque-mort, traduction de T. Douchy.
23:20 Publié dans Lect(o)ures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature
Ascèse double

Eglise de la Madeleine, Châteaudun.
20:20 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Ligérienne, Photographie
Araucaria à la dérive
Aucun des quatre billets publiés le 21 novembre 2006 n'a reçu de commentaire : il y a des jours où même les quarterons n'attirent pas les foules.
Ce matin, dans l'ouvrage d'entraînement à la version et au commentaire de traduction de Sébastien Salbayre et Nathalie Vincent-Arnaud, j'ai lu un texte dElizabeth Jane Howard, extrait de son roman Confusion (que je ne connaissais pas) et où se trouvait l'expression monkey puzzle, que je ne connaissais pas non plus et qui désigne, semble-t-il, l'araucaria.
Le soleil a fini par se lever, le feignant des bureaux d'obsèques. (Cette apodose ferait, pour Bruno Schulz, un bon titre. Jean Dubuffet me souffle que c'est l'essentiel, quoique je sache désormais que je dois me méfier de ses dires, et plus encore de ses pinceaux ou de son fil à tailler le polystyrène.)
Dans The Drift Latitudes, le fils de Rachel saute sur une mine. (C. n'a pas aimé la troisième partie ; je me tâte.)
......... où Villandry signe blanc .........
15:15 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf, Le Livre des mines, Lect(o)ures, Moments de Tours, Un fouillis de vieilles vieilleries, Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Ligérienne, Photographie, Littérature
Faune sauvage

Yeux clos, je m'extasie, comme sorti d'un roman de Kobo Abe, non pas perché en haut d'un arbre et ne voulant plus en descendre, mais étouffé moi-même de branches, sanglotant des feuilles, barbe de pédoncules et tresses de frondaisons. Au milieu du chaos, dans la forêt de mots embrouillés, je garde les yeux clos.
11:33 Publié dans Hors Touraine | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Ligérienne, Photographie
mardi, 20 novembre 2007
Parzenthqèses, éqcritzures
..... parzenthèsqe pas rezferqmée ...
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Cela dure depuis trop longtemps, avec les funérailles d'antan, les bûchers sur la route. Sur la route de Châteaudun, aujourd'hui, je vais continuer de m'interroger sur les mannequins et surtout la figure nommée en anglais paraprosdorkian. (Une chute ?)
Ce n'est pas en passant en contrebas de Montigny-le-Gannelon que je vais calmer mes ardeurs : déjà j'anticipe. (Si j'ajoute que j'écoute Radio pirate en écrivant ça, tout le monde s'épate...)
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........ on parla éqcrituzre automate ....
15:00 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (1)
Pas de dragon

12:20 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (5)
L'ail me voyeur
Sur Citronvertcâble (euh, pardon... Limewire), on me propose d' "ouvrir un torrent".
I'd rather open a stream, really...
08:30 Publié dans Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Langue française
lundi, 19 novembre 2007
Considérations sur la clepsydre des cercueils
Figurez-vous qu'on approche du 5555ème commentaire... Grâce à Zvezdo, j'ai pu me plonger avec délices dans la longue histoire d'une phrase complexe, qui peut servir tant en sémantique qu'en sémiotique ou en traductologie. (Bien entendu, il n'y a pas de traduction possible de la phrase aux dix bisons en français, pour une seule raison : l'absence, en syntaxe française, du pronom relatif elliptique.)
Tout ça pour dire que, si j'ai relié ça à l'approche feutrée du 5555ème commentaire, c'est que ça m'a rappelé le débat oulipien autour de l'alexandrin le plus court. Perec (ou Roubaud (mais je crois tout de même que c'était Perec)) avait suggéré
WWWW
et j'ai échafaudé de mon côté, il y a déjà longtemps (dix ans ? ça passe !)
!?
avec diérèse sur le premier hémistiche.
Rassurez-vous : quand j'aborderai (si ce maudit blocage prend un jour fin) God's Grandeur et Le Gallienne en séminaire de sémiotique, we won't go to such lengths.
En attendant, je suis patraque. Dans le même état, peu ou prou (météo humide et nuageuse comprise), que lorsque je lisais Wasabi d'Alan Pauls. Les livres sont des états, comme les êtres : je fais à l'aise (à lire à haute voix, syncopé). Là, c'est Le sanatorium au croque-mort qui m'accompagne (avec Moby Dick toujours et The Drift Latitudes, bientôt terminé), et je n'ai pu m'empêcher de remarquer que, à en croire le titre original de ce livre, croque-mort se disait klepsydra en polonais, ce qui est bien étonnant. Aussi remarqué que, s'il y avait quatre traducteurs, ils s'étaient partagés les 13 textes de ce roman composite. (Quand je songeais à cela, tout à l'heure, dans le faux Voltaire, je me suis souvenu de mon lointain désir d'écrire un article sur la tentation du composite novel en Afrique du Sud : Breytenbach, Wicomb, Tatamkhulu Afrika. Il faudra y revenir.)
Quatre traducteurs, pourquoi pas ? Mais, dans le cas d'un roman composite (ou d'un cycle de récits, cycle de nouvelles (la Chaminadour de Jouhandeau peut servir d'approximation première)), ne risque-t-il pas d'y avoir une dissolution des motifs. Le risque est que, si les traducteurs sont sérieux, ils passent plus de temps à se concerter et à traduire l'ensemble que si le recueil avait été confié à un seul bon traducteur dès le principe...
Tout ça vasouille, c'est le temps humide. Retenu la description très frappante du joueur d'orgue de Barbarie dans le premier texte ("Le Livre"). Curieux comme l'évocation de l'exaltation rituelle et singulière du Livre avec un L majuscule débouche sur la vision de l'enfant perdu dans les feuilles éparses et déchirées d'un trivial catalogue publicitaire, plus du côté de Rimbaud que de Mallarmé.
23:00 Publié dans Ruses de Sioux | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Littérature, écriture, Ligérienne
Intrusion d'abstrusion
...... où inabstrus on ne fut .......
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"Parties", la seconde des Gatsby Etudes de John Harbison, lorgne du côté du jazz, et singulièrement de Cole Porter (Anything Goes), puis va baguenauder dans les soupentes des Bilder keiner Aufstellung.
22:30 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Musique, Ligérienne
En écoutant le Trio n° 2 de John Harbison
L'exemplaire d'un des livres de Bruno Schulz que j'ai emprunté ce matin à la bibliothèque universitaire date des années 1960, et ses pages ne sont pas massicotées ; j'en serai donc le premier lecteur.
Au retour de la FNAC – où l'employé du service après-vente a commis deux fautes en transcrivant le patronyme de ma compagne, qui ne compte que six lettres et que je lui avais épelé – Les Amours jaunes étai(en)t fermé(es).
Le premier mouvement énonce les coups d'aile larges et violents des cormorans. Nombreuses conversations de couloir.
J'ai passé près d'une heure à conseiller une étudiante inscrite tardivement et qui – trop timorée face aux affirmations du service de la Scolarité , où elle s'était entendu dire que rien ne servait de s'inscrire pédagogiquement tant que l'autorisation administrative n'était pas prononcée – n'a pu, en toute bonne foi, encore suivre aucun cours. Je vais la mettre en relation avec les collègues, mais aussi avec des étudiants, pour qu'ils puissent la "dépanner". Je lui ai aussi fait visiter la bibliothèque, et notamment le troisième étage.
Conversations de travail, encore, nombreuses. Il fait un peu trop chaud dans les bureaux.
Une chape de nuages gris bas pèse sur la ville. Le second mouvement du Trio est vif, emporté, pareil aux promenades dans l'air glacé.
Vais encore, après le déjeuner, jouer les taxis, mais avec plaisir, de mon propre chef, pour raccompagner une collègue parisienne.
Ce que le traducteur d'Alessandro Baricco ne saura jamais, c'est qu'il serait possible d'être schizophrène sans être enragé. (Matthieu MeMo n'en doute pas.) Rumors & Reports : ce que l'on rapporte, à présent, n'est pas le frottis de la vindicte, alors que la notion même de report, en traductologie, m'échappait jusqu'à ce long échange que j'ai eu avec une étudiante d'Angers (merci à Jean Delisle et Yannick Le Boulicaut). Justement, la question du nom propre et de ses traductions (possibles, interdites) me taraude depuis longtemps. L'alto se venge.
Tout cela va achopper en énigmes, sans les variations.
12:25 Publié dans Autres gammes | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Musique, Ligérienne, écriture

