samedi, 27 octobre 2007
Admonestation
François, je t'y prends, à surfer sur les blogs, au lieu de réviser tes cours d'histoire de l'art gothique !
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P.S. 1 : Si tu vas dans les bois, prends garde au léopard !
P.S. 2 : On a dû remplacer le De Gaulle cassé par une saloperie de trois centimètres, mais le Givry fut sauvé.
P.S. 2 bis : Dreams where the umbrella is folded...
P.S. 3 : Pourquoi le cirque Hart / La Piste aux étoiles a-t-il dû plier chapiteau ? La Nouvelle République ne le dit pas.
P.S. 4 : René Descartes n'est pas très branché gangbang.
17:20 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : Ligérienne
vendredi, 26 octobre 2007
Un oiseau dans / dans la main
Crumb Begging Baghead des Babyshambles : c’est très bien, mais tout à fait un décalque – riffs, rythmes et déconstruction – du premier album des Pink Floyd (époque Syd Barrett), quarante ans après. Curieux, d’ailleurs, comme j’ai laissé aux étudiants de mon séminaire de sémiotique (master 1) la possibilité de choisir, pour le devoir final, le ou les textes et – notamment – de proposer une analyse de paroles de chansons, ils se sont engouffrés dans cette possibilité, et qui de vouloir étudier un texte des Beatles, qui une chanson du Velvet Underground... autrement dit, alors que je m’attendais à ce qu’ils me fassent découvrir des artistes pop récents (« de leur âge », pourrait-on dire vieuxschnockement), ils me servent la soupe qu’écoutaient mes parents quand j’étais au berceau (et même avant).
Au demeurant, ça ne me gêne pas : dans le cadre du séminaire, on aura étudié e.e. cummings, Dana Gioia, Gerard Manley Hopkins, un extrait des Falls de Peter Greenaway, un texte de Richard Le Gallienne, et même un extrait du premier discours officiel de Gordon Brown premier ministre (!), et toujours, jusqu’à présent, avec leur participation enthousiaste et de nombreuses remarques perspicaces, car je crois tenir là une oligarchie très ramassée d’étudiants fins.
Sinon, je découvre avec un an de retard – et en même temps que je lis le Dylan de François Bon – le dernier album du grand Bob, Modern Times (2006), que je trouve excellent. Ce que je vais dire – la raison pour laquelle j’ai ouvert ce troisième paragraphe – rejoint mes éternelles préoccupations de sémiotique. En effet, je constate une fois encore que la bizarrerie de certaines formules désarçonne, déroute au point de passer à l’as pour une majorité d’auditeurs/lecteurs : ainsi, dans la quasi-totalité des versions disponibles sur le Net, les transcripteurs du très mélancolique Ain’t Talkin’ proposent, pour le dernier vers du huitième refrain
Walkin’ with an ache in my heel
alors que Dylan dit, de toute évidence (et ce que confirme la version du site Expecting Rain) :
Walkin’ with a toothache in my heel
Que le marcheur puisse, à ce moment précis, dire – littéralement – qu’il marche avec un mal de dents aux talons, c’est bizarre... mais c’est ce qu’il dit. Dylan, jamais banal, ne dit pas qu’il a mal aux talons, ni qu’il a mal aux talons et aux dents. Je ne sais s’il faut comprendre qu’il a, en marchant, mal aux dents au point d’en ressentir une douleur aux talons, ou que la douleur qui lui monte des talons est semblable aux élancements gingivaux, ou autre chose encore. Mais je sais qu’on ne doit pas banaliser un texte étrange.
18:20 Publié dans Résidence avec Laloux | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Ligérienne
Essai scénographique avec tirets proliférants, & thème anglais
Onze heures, à peu près.
Par les baies vitrées de la salle 128, je contemple – de l’autre côté du puits d’air – le va-et-vient des étudiants entre les amphithéâtres de l’Extension et deux cages d’escalier. La salle où je me trouve – à surveiller un partiel – est située à l’entresol, ce qui fait que mon regard surplombe légèrement le proscenium des amphithéâtres 2 et 3, tandis que je dois lever les yeux pour apercevoir ce qui se passe devant les amphithéâtres 4 et 5. Accessoirement, je suis censé surveiller – mais les étudiants sont à un par table, à peu près, et la triche, sur ce genre de devoir, est impossible ou, après coup, criante – ce partiel de thème dont le sujet est tiré de cet article :
Chasseurs d’eau à SydneyLa sécheresse, de plus en plus présente dans les villes australiennes, contraint les citadins à aménager leur quotidien pour préserver l’eau.
Elles ont des rondeurs et des couleurs de berlingots. Dans cet entrepôt d’une banlieue de Sydney, sont exposées des dizaines de citernes que viennent acheter les habitants de la ville pour conserver l’eau de pluie. Non pas des forcenés de l’environnement mais des gens convaincus qu’il est désormais impossible d’échapper à la sécheresse qui semble s’être installée de façon tendantielle en Australie depuis plusieurs années. Une calamité évoquée presque tous les jours par la presse australienne.«Vous avez vu la télé, hier soir ?» Frances frissonne encore au souvenir de ces moutons, bondissant comme des lapins enragés, se piétinant pour envahir un champ et dévorer des herbes jaunes sous les yeux d’un fermier épuisé : «Ma récolte de blé est foutue, alors autant que les moutons en profitent…»(Florence Decamp. Libération, 23.10.2007.)
Les étudiants de 3ème année ont une heure pour composer, ce qui est bien généreux de ma part si on considère que je viens, pour ma part, de traduire ce texte en sept minutes. ---- Cliquer ici pour une proposition de corrigé avec ajout de variantes et de 3 notes pour expliquer les jeux de mots. ----
On considère en général que l’enseignant doit pouvoir faire le sujet en 2/3 du temps imparti aux candidats pour les concours, et en 1/3 pour les examens de troisième année. À cette aune, j’aurais dû leur laisser vingt-cinq minutes : j’aurais eu droit à une belle révolution... !
Un agent passe le balai éponge près des baies du deuxième étage, tandis que deux garçons – l’un très chevelu – échangent des propos fort vifs, et sans doute d’une haute teneur intellectuelle – politique ou historique –, devant l’amphithéâtre 2. Le plus maigre agite son écharpe, puis rit.
Il y a, dans la salle 128, trente et un étudiants – sept garçons et vingt-quatre filles. Un gaucher et quatre gauchères. (La proportion de gauchers est supérieure, dans ce groupe, aux 8-12% habituellement observés.) Le ballet des stylos, des feuilles, des glissements du blanco sur le papier, et des yeux posés à la dérobée sur les montres – ou les écrans des téléphones portables, qui devraient être éteints –, est d’une irrégularité qu’aucun chorégraphe ne saurait imiter.
Dans la cage d’escalier, le balai embrase l’espace.
15:00 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Ligérienne
jeudi, 25 octobre 2007
Air du rossignol
Bien sûr j'ai la tête explosée et les yeux à côté de la plaque. Mais je poursuis mon sillon.
.............. Heart burning, still yearning
In the last outback at the world's end.
Le thé russe m'aide (on a le Xanax qu'on peut) à suivre ce sillon curieux entre signifiants polymorphes, visages hâves, réservations de salles, inattendues discussions...
Oh oh oh oh oh oh oh Jokermaaaaan !
16:00 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
mercredi, 24 octobre 2007
... ce que tu as ...
L'ami raccompagne Nolot en lui disant, exaspéré : Vraiment, ce que tu as bonne mine.
Il y aurait ces dizaines de phrases de Linda Lê, démineuse devant l'éternel. Ici au moins je prends date. On attend aussi The Return of the Killer Tomatoes.
{ ... ce que nous voyons, ce qui nous regarde ... } Une valse lente, Mingus toujours.
17:50 Publié dans Le Livre des mines | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Fiction, Littérature
L'autobus, 15 mars 1961
Ils sont quatorze, comme les vers d'un sonnet, et presque comme eux disposés : le chauffeur et le passager debout forment une sorte de distique final écartelé, tandis que, six de chaque côté, les figures hâves et déconcertées des autres voyageurs inventent de nouvelles tortures pour les quatrains.
En rouge brun : EAU MINE
RALE
GRANDE SOURCE
Le cerceau à barres bien en main, le conducteur emporte tout ce beau monde vers l'Opéra, dont, dans le bruit des moteurs, la cohue des voix, le tohu-bohu des aisselles, tout le monde (il faut bien l'écrire) se contrefout. Hagards, les regards s'élèvent déjà vers le pinacle, mais comme en dedans : d'allure, ces visages regardent fixement le vide face à eux. Les roues s'enfoncent dans les flaques de boue.
On ne peut pas imaginer que cette momie figée debout que l'on voit infiniment se tortiller pourra s'extirper à temps de l'autobus.
15:20 Publié dans Un fouillis de vieilles vieilleries | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Art, écriture
Grattures, friselis etc.
13:50 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (0)
The All Blacks' quarter-final exit
......................
Ah, parce que exit, c'est du latin ?
Euh, oui...
Comment on peut savoir que c'est du latin ? C'est une langue morte, on connaît pas.
On peut le savoir quand même. En l'occurrence, c'est intéressant, parce qu'en anglais, exit ne signifie pas, à tous les coups, "sortie". Ici, c'est plutôt la défaite ou l'élimination. On peut traduire par "l'élimination des All Blacks en quart de finale de la Coupe du Monde".
Oui, enfin, "la sortie de la Coupe", ça se dit.
Peut-être, mais c'est un usage abusif du nom "sortie". En registre familier, on peut dire qu'ils "se sont fait sortir de la Coupe", mais sortie pour élimination, non.
(Par ailleurs, comme je l'ai suggéré à certains étudiants en sortant de la salle, on peut très bien manger des pizzas en kimono sans connaître ni l'italien ni le japonais. Leur hilarité, à en croire C., viendrait du fait qu'ils se sont imaginé leur professeur en train de manger une pizza en kimono. Bon, si on peut rien dire...)
11:11 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Langue française, Ligérienne
October // The summer / Is over
C'est à la Ritournelle - ça ne s'invente pas - que j'ai entendu une chanson de Dolores O' Riordan, inconnue.
Chez le disquaire, j'ai découvert que l'album solo était sorti en mai dernier, alors qu'en septembre encore C. me disait n'en pas trouver trace sur le site de la fière Amazone. Une poule a trouvé un peigne. Et ce matin, après avoir lu le chapitre de son Bob Dylan que François Bon consacre à Joan et Mimi, je reçois un spam dont l'auteur est Leanna Baez.
(All this makes sense, you know.)
09:50 Publié dans Moments de Tours | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Ligérienne
mardi, 23 octobre 2007
Poudre à ...
..... où on s'offre soutanes .....
06:00 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (4)
lundi, 22 octobre 2007
Ce que, de Gizeux, vous n'aviez pas vu

22:00 Publié dans Zestes photographiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Photographie, Ligérienne
dimanche, 21 octobre 2007
Mondanité XXVIII
Vous savez bien, c'était à ce mariage, cette noce. À ce banquet où les gosses ne pouvaient pas s'endormir.
La famille du marié avait joué une parodie du Parrain, à laquelle le père s'était prêté de bon coeur, endossant l'habit du chef de famille mafieuse. Les frères et la soeur de la mariée avaient aligné quelques anecdotes soi-disant gênantes sur l'épousée du jour. Il y avait eu d'autres saynètes. À chaque fois, on demandait l'attention des convives. Disons que certaines étaient plus réussies que d'autres, et ça passait toujours le temps entre les plats.
Au moment du bal, ce fut un déchaînement d'harmonies gestuelles. Les soupeurs d'avant minuit, subitement transformés en citrouilles, prenaient des mines éberluées, empruntaient des attitudes interloquées, et tout ce beau monde valsa, puis pasodobla puis rockaya vaguement sur Partenaire particulier.
Dans un coin, un enfant épluchait le catalogue jouets de la Grande Récré.
Il y avait des conversations privées, et des chuchotements suivis de fous rires dont on pouvait imaginer que les vins, tout autant que la figure hideuse d'un monsieur assis non loin, les avaient provoqués. La syntaxe se perdait dans les falbalas des danseuses accoutrées et les flonflons à deux sous. Tous ces gens aux traits marqués noirs imbriquaient leurs visages les uns dans les autres et se perdaient dans les lueurs rouges des spots. La grande salle explosait de foule peut-être imbibée.
On dansait, autant dire.
14:40 Publié dans Un fouillis de vieilles vieilleries | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Art, écriture
vendredi, 19 octobre 2007
J.D. sculpte au fil chaud un bloc de polystyrène
La photo se trouve partout, ou presque ; dans presque chaque ouvrage consacré à Dubuffet on la trouve. Le long visage au crâne entièrement lisse médite attentivement, les lèvres pincées, fumerolles en vol devant le front, sur le geste suivant. La prise de la main droite sur l'équerre est sûre, que l'on devine dénuée de tremblements. Ce n'est pas le lieu des atermoiements.
Sur le bloc se lisent les traces laissées, comme d'un marbre déjà buriné, par les premiers passages du fil. L'une est un début de crevasse. D'autres ont dessiné, sur la base inférieure, des pentes neigeuses qui ne manquent pas de suggérer quelque combe heureuse.
Les chutes, au sol, sont des crachats, ou des albatros morts, à tout jamais au repos. (Ce sont des chutes de polystyrène, à faire pâlir tous les Rorschach.)
Le texte aussi respire, façon bruine.
Par les errements que le fil a connus, on devinera aussi la destination du bloc, son potentiel figuratif, mais jamais au point de savoir si ces chutes ont permis l'éclosion de l'Accueillant, du Bel costumé, de Papa la cravate, ou d'un autre encore. De même, ils sont nombreux, qui ont décliné les variations possibles du substantif hourloupe... mais qui a perçu la poule rousse, ou son chant enfantin, au sein de cet enchevêtrement proliférant ?
16:15 Publié dans Un fouillis de vieilles vieilleries | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Art, écriture
@ arrobas
..... Où ça causa courb(at)ures .....
16:00 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 18 octobre 2007
Pianiste
Son corps coloquinte est pareil à la fovéa qui me dilate l'oeil. Des traits dans la brume, pas de train en vue, le pianiste joue. Si les quais déserts soudain se sont remplis d'ectoplasmes, ce sont les mouchetures qui décorent la portée. La tête de travers, je ne me rappelle presque rien des détails, sauf que dans ce rêve encore tout est détail, même le profil de travers devant les portées de notes, les doigts démesurés graciles et le corps coloquinte, paareil à la fovéa qui me dilate l'oeil. On a suggéré une autre répartition des mouchetures sur la page, d'autres possibilités de chiner parmi la poussière du bric-à-brac, mais c'est revenir aux mouchetures, leur à-propos, leur aplomb, l'appétit que nous avons d'elles (que j'ai d'elles (que j'ai d'ailes)). Icare seul laissé sur le quai voit s'éloigner les signaux sonores.
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Repris de justesse, regard de raccroc : la toison émincée ressemble aux masques boules de Derain. Cela que je n'avais pas vu saute aux yeux. Il y a aussi le fil de fer qui soutient le tabouret du pianiste. Maintenant je me demande pourquoi (ou je fais mine de) j'ai parlé de bric-à-brac, ce qui revient toujours au fouillis de vieilles vieilleries, en partie identifié.
18:32 Publié dans Un fouillis de vieilles vieilleries | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Art, écriture
Helvète erinnern
Il s'en passe de belles à la une de La Tribune de Genève...
(My sister loves practical jokes, doesn't she ? La blogosphère, c'est de la balle, comme dirait Zvezdo.)
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Pendant ce temps, Tinou, qui n'a plus accès à ses anciens carnétoiles, se promène ici.
16:11 Publié dans Flèche inversée vers les carnétoiles | Lien permanent | Commentaires (7)
mercredi, 17 octobre 2007
Coterie...?
Si vous voulez pleurer un bon coup et/ou corriger les centaines de fautes d'orthographe, de syntaxe et de français d'une nouvelle primée par la Coterie poétique du Chinonais (?), c'est ici.
Ah, c'est bien, tout de même, de "valoriser" les illettrés.
13:20 Publié dans Words Words Words | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Langue française
Titraison ignore
Charme des 61 titres dans la tempête de mazout vert clair :
- Enoncé il y a un jour
- La Femme des sables
- 9840 cauchemars (tant et plus)
- I'll Sleep When I'm Dead
- Chat botté
- Gourmand (o) Gaden
- La vérité sort du marqueur des enfants
- Aber wo ist doch Nathan der Weise ?
- La Montagne aux Ravines
- L'Âne égaré
- Le Voyageur sans boussole
- Etopmoc etocmop
- Afrique des abri-bus
- Scène de chasse
- Chouettes pépées
- Incréments
- Arracher des récits
- Mise en tropes
- Hold-up
- Stage hypnotist Willie Single
- Back in 1717
- Chainsaw at Sousa's Funeral
- Cogitation
- " thinkative "
- Sisyphe
- Clic !
- Zabrachezumeuneur
- Ça ne s’invente pas
- Fiat lux
- La Possonnière, face endormie
- 1707 - Pont Wilson
- Andrew Varney strikes again
- Roderick Random for Dummies
- Hapax
- Ici ou à Espalion, ambitionnons l'impulsion !
- Il fait toujours beau
- Pan dans les dents !
- Cherchez l'erreur
- Surtout
- Sustine et abstine
- L'informatique, parfois, ça m'échappe
- Chant(e)re(lle)
- Ah, ça sent le sapin...
- 1694 - De saison
- Extension, suite
- "Planté une fleur / Comme un girasol"
- Par la peau
- Froggy indeed...
- Better this than Uriah Heep !
- I'm Ireland !
- Jeudi finissant
- Lys d'anus
- ... rêvent de prendre un fusil ...
- À la chaîne
- En maintien... en sursis ?
- Du vert ligérien
- La honte !
- Félix, 2 avril 1818
- Rondins & fientes, petites coulées
- nico nu / descendant l'escalier
- 96
11:11 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Blog, Ligérienne, écriture
Solario (portrait)
Je veux un jour descendre les marches, l’une après l’autre – sans me presser, esquiver mes responsabilités ni fuir mes fautes – et découvrir, dans une cave sans lumière, l’Arlequin solaire. Je veux consoler ses regards apeurés de pierrot triste, dynamiter sa légende et rapiécer un peu mieux les pendeloques de son costume. Ses guenilles pleurent dans la nuit bleue, et je veux, sans tible ni tenora, trouver le chemin des arènes où depuis des temps infinis il gît enfermé, à croupir dans la lueur violente de sa peau. À force de se triturer les joues, il pense être vêtu d’un masque. À force de se passer la main dans les cheveux, il se croit affublé de trois bérets empilés l’un sur l’autre, sinistres galurins. À force de se gratter sous ses guenilles, il ne sait plus où il est. Je veux un jour – ou une nuit, qu’importe – descendre les marches précautionneusement et aller délivrer de sa cellule l’Arlequin solaire.
09:57 Publié dans Un fouillis de vieilles vieilleries | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Art, écriture, Ligérienne
mardi, 16 octobre 2007
Iohio
23:30 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
Carambolages, le hérisson

Nico Nu (ré)invente l'affiche à colorier soi-même...
(Mouais...)
16:10 Publié dans BoozArtz | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Ligérienne, Art
lundi, 15 octobre 2007
Grosses légumes
............... Où l'on vit les cornichons de
Montlouis prendre vie ............
(spéciale dédicace à François, dont je sais combien il aime cette rubrique)
18:40 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (1)
B.S.S.L.
Tout écouter, chaque note de The Black Saint & the Sinner Lady, et puis rendez-vous au grand pylône ! On entre en transes sur ces morceaux de bravoure, et puis rendez-vous au grand pylône !
(On n'en parle plus, et puis boufniouze...)
16:40 Publié dans Jazeur méridional | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Jazz, écriture
La Tour de bambou
Dans la cosmogonie des Madi, en Ouganda, Ori est le dieu créateur de toutes choses. Doué d'ubiquité et d'omniscience, il ne se préoccupe guère de ce que font les hommes. Il vit dans les cieux ; c'est là que vivait aussi l'homme, autrefois.
Un jour, pour une raison obscure, l'homme et la femme furent expulsés du ciel. (Selon certaines versions du mythe, ils ont trébuché.) Une fois sur la terre, ils se sont mis à engendrer une nombreuse descendance. Les dieux ont alors fabriqué une corde en cuir de vache pour maintenir les liens ; de temps à autre, les dieux venaient festoyer et danser chez les hommes, et vice-versa.
Cela dura jusqu'au jour où l'hyène coupa la corde avec ses dents.
Les hommes tentèrent alors de retrouver le chemin des cieux en construisant une tour en bambou, mais la tour, trop haute et trop fragile, s'effondra.
(Adapté de : "Ori and the Rope of Cows' Hide" .
In Harold Scheub. A Dictionary of African Mythology. Oxford University Press, 2000.)
12:19 Publié dans Affres extatiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Afrique, Mythes, Ligérienne
Tout ça pour ça...
Désormais, la capacité de stockage des comptes électroniques GMAIL augmente à toute banane.
08:56 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
Le Vif argent
Ce fumeur de pipes collectionne les tableaux. Derrière lui, pourtant, on trouve plutôt, accrochés aux murs, divers diplômes et titres. Il se gratte la boudine d'un air circonspect.
Sans doute est-il possible d'imaginer - à condition d'avoir bu au préalable, plusieurs verres d'alcool en sa compagnie - d'autres usages possibles pour ces tableaux et diplômes : livres de comptes, lettres de maîtresses éplorées, photos des enfants à divers âges de l'enfance, morceaux de chandail et de veston arrachés à ses ennemis, cure-dents posés sur la table, lorgnons volés à des antiquaires, pédaliers de vainqueurs du Paris-Tours...
08:05 Publié dans Un fouillis de vieilles vieilleries | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Art, écriture

