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mercredi, 09 janvier 2008

Stambouli(t)otes

Sur la jaquette de couverture d’Istanbul, c’est le patronyme Pamuk qui est mis en évidence, alors que, sur la couverture crème, c’est le titre du livre qui ressort en grand. Peut-être est-ce le cas de tous les ouvrages de la collection « Du monde entier », mais cette remarque est particulièrement significative, s’agissant de ce bel ouvrage sous-titré ‘Souvenirs d’une ville’.

Istanbul confirme ce que j’écrivais il n’y a pas très longtemps, à propos de Moby Dick, dans un commentaire et en réponse aux deux François : le fait qu’un livre soit traduit par plusieurs (ici : trois) traducteurs n’est pas bon signe. Ici, il y a de très belles pages, mais aussi des phrases lourdes, voire fautives, sans qu’il soit vraisemblable que les lourdeurs en question soient des effets de style imputables à l’auteur. Soit les trois traducteurs se sont répartis la tâche, et l’un des trois est mauvais ; soit (et c’est plus probable) la traduction a été confiée à un premier traducteur, qui a complètement merdé, ce qui a nécessité la reprise (ou le reprisage) tant bien que mal par les deux autres.

Istanbul rappelle, par certains côtés, les textes autobiographiques de Leiris, que pourtant Pamuk ne cite jamais. Il n’est pourtant pas en peine quand il s’agit de citer les textes d’auteurs français et turcs, qui constituent le soubassement et l’un des motifs essentiels de sa méditation sur la tristesse inhérente à la vie imaginée vécue durant cinquante ans à Istanbul.

Ce qui m’a d’abord attiré dans ce livre – dans la mesure où je n’avais encore pas eu l’occasion de lire des romans d’Orhan Pamuk – c’est, bien évidemment, le mélange subtil et enivrant des textes et des (nombreuses) photographies en noir et blanc, dont les sources et les auteurs sont très divers. Ainsi, plusieurs sont des reproductions de gravures de  Melling, qui datent de la fin du dix-huitième siècle.

Il me revient que Didier Goux avait lancé, comme une boutade, la grande ressemblance entre telle photographie d’Orhan Pamuk publiée dans le Magazine littéraire l’été dernier et ce que je serai moi-même dans vingt ans : or, les quelques portraits de l’auteur à la fin de l’adolescence ne sont pas sans rapport, en effet, avec mon visage photographié sur le coup de mes seize ou dix-huit ans. Affaire à suivre…



[Le texte ci-dessus – ébauche plus que débat – a été écrit le 29 décembre dernier à Hagetmau, sur mon vieil ordinateur portable, remisé sur la planche à tréteaux de la mezzanine ; entre-temps, j’ai achevé, dans les Landes, ma lecture d’Istanbul, et l’ai prêté à ma mère. N’ayant plus l’ouvrage sous la main, il m’est difficile d’en écrire plus : affaire à suivre, vraiment... ? Cependant, j’écoute les Bad Plus.]

Ben Okri / Starbook

Sans doute ai-je tenté pour la dernière fois de lire un roman de Ben Okri. Depuis la polylogie inachevée consacrée aux « aventures » – je place ce terme entre guillemets, car rien, au sens propre, n’advient – de l’abiku Azaro, son œuvre a pris une tournure par trop déroutante. Le précédent opus, In Arcadia, mêlait maladroitement mysticisme animiste et histoire de l’art européen, mais d’une façon qui renouvelait le genre romanesque. Cette fois-ci, le modèle du conte yorouba délayé sur 420 pages ennuie profondément.


D’une grande patience (ou conscience professionnelle ?), j’ai tout de même lu Starbook en entier – j’avoue toutefois avoir lu les 120 dernières pages en diagonale et donc en moins d’une heure. Dans Starbook, Ben Okri ne parvient pas à retrouver le fragile mais splendide équilibre qui faisait le succès de The Famished Road, et, dans une moindre mesure déjà, des deux romans qui en constituaient la suite (Songs of Enchantment et Infinite Riches).


Sur la technique, rien à redire : la structure du roman est très riche et très complexe (200 chapitres répartis en quatre parties d’inégale longueur, selon des multiples de 11 ou de 13 (26 + 78 + 74 + 22 = (8 x 13) + (4 x 13) + (4 x 11) = 200), la manière dont l’histoire du prince malade se noue à la jeune fille de la tribu des artistes est efficacement mené, et les différents ressorts possibles des mythes – ainsi que leurs paradoxes et leurs contradictions – savamment explorés. Toutefois, la sauce ne prend pas, et Okri s’embourbe dans une litanie d’abstractions mystico-kitsch qui le rapprochent plus de Paulo Coelho, hélas, que d’Amos Tutuola. Le long développement sur le vent blanc et les « trous » (gaps) appuie pesamment sur les aspects historiques du mythe (traite négrière), sans pour autant en approfondir les enjeux.


Comme je commençais à avoir quelques réticences à propos de l’œuvre de Ben Okri, j’ai abordé ce livre avec circonspection, mais désireux de voir « ce que ça donnait », « où il en était », car, jusqu’à présent, chaque livre d’Okri recelait de très belles pages, des trouvailles stylistiques, voire des questions irrésolues. Dans Starbook, encore, il y a de belles pages (par exemple, la vision du héron et de la mascarade, pp. 33-43), quelques belles phrases (par exemple, le redoublement de l’emprunt lassitude/malaise dans la description du vent blanc, p. 242), et même des énigmes narratives (comme le rôle du je rare), mais tout cela noyé dans un tel fatras allégorique qu’il n’y a pas grand-chose à espérer des livres suivants.


On peut retenir, comme l’un des thèmes essentiels de Starbook, le lien entre créativité et oubli (qui m’a longtemps taraudé, cf mes années oxoniennes) : “They believed it was important to forget for a civilization to be quantumly creative.” (p. 311)


Okri propose aussi, dans certains chapitres, une vision très puissante de l’art, notamment dans le chapitre II. 46, dans lequel les manque(ment)s de l’art du Mamba permettent de définir en creux l’esthétique des Maîtres :

“It did not have what they called shadow, or dark life, or hidden light. It was substantial, but it did not have the lightness of that which can writhe, coil and move effortlessly. It had power, but not simplicity, or sadness. It had strength, but not weakness, the weakness that all living things have. It had glory, but not heart. It amazed the eye, but not the vision. It did not set the masters dreaming.” (p. 170)



 

Autrement qu’en creux, et au sujet du Maître, le père de l’héroïne, Okri a défini, dans le chapitre II. 42, sa conception du geste artistique :

“The master conceals his work even when the work is evident. The master reveals only that which is the least of him. That which is taken for the works of the master are often his cast-offs, his rejects, his second thoughts, his diversions, his red herrings, his false trails, meant to mislead those who seek only the normal, the evident, the superficial power, the material power, the form and structure of the world, those who seek worldly mastery and fame. These the master traps in the labyrinths of false achievements.” (pp. 162-3)



 

Quoique l’on puisse – autant que dans le reste du livre – s’agacer des tonalités magiques et du style tout en paradoxes et antithèses, il me semble que l’on trouve, dans la conception de l’art proposée dans ces pages, ce qu’il y a de plus intéressant dans l’œuvre d’Okri – ce mélange de retour à l’animisme et d’universalisme déconstruit. Malheureusement, dans Starbook, contrairement à ce qu’il était parvenu à accomplir dans la polylogie inachevée (ou trilogie sans dénouement ?), Okri n’a pas trouvé la juste mesure.

lundi, 07 janvier 2008

41 = 50 + 1

11111111111111111111111111111111111111111111111111

(... cinquante UN ...)

Abattis

[ 5 janvier 2008 : aujourd'hui, le 7, pas une minute.]

 

Ce ne sont pas les nouveaux disques qui manquent ; pourtant, à peine de retour, je replonge dans l’intégrale des enregistrements live de Bill Evans en trio au Village Vanguard, qui m’a accompagné tout l’automne, au soleil comme aux nuages. La version d’Emily enregistrée le 23 août 1968 avec Gomez à la contrebasse et Jack DeJohnette à la batterie me tirerait presque des larmes. A Sleepin’ Bee (13 décembre, avec Marty Morell à la batterie), et je danse la gigue dans le ciel. Je m’amuse du clin d’œil à la Marche turque dans un énième Someday My Prince Will Come (15 septembre, avec John Dentz à la batterie). Curieux, les batteurs de Bill Evans semblent interchangeables, sans personnalité, se fondre dans les harmoniques du leader. (Un compliment pour chacun d’entre eux, je suppose.)

16:39 Publié dans Jazeur méridional | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Jazz

dimanche, 06 janvier 2008

Laïcité, Finkielkraut, limericks &c.

............. où on saura trier ..............

samedi, 05 janvier 2008

Leaves of Grass, 1855

Rentrés hier soir, pas très tôt, nous avons découvert dans notre boîte à lettres – entre maintes factures et de non moins nombreux courriers divers – un envoi des éditions José Corti : l’exemplaire, tout fraîchement sorti des presses, des Feuilles d’herbe de Walt Whitman, dans la version de 1855, traduite et postfacée par notre ami Éric Athenot. Quoique le nez et le cerveau ravagés par un rhume rageant, j’ai passé plusieurs heures, hier soir, à découvrir la postface, mais aussi à lire les très belles traductions d’Éric, qui a su rendre avec maestria les ouragans de voix de l’immense poète américain.

 


J’ai aussi pu constater – comme lors de précédentes lectures d’ouvrages récents (Kubin, Thomas Hardy) – que les éditions José Corti s’enfonçaient plus que jamais, hélas, dans l’amateurisme : coquilles dans la postface et sur la quatrième de couverture, notes de bas de page qui ne figurent pas à la même page que l’appel de notes, incertitude quant à la collection qui accueille le volume (Domaine américain ou Domaine romantique ? les deux peut-être...).

 


En dépit de ces réserves formelles qui n’entachent nullement le travail impeccable d’Éric, je recommande chaudement cette belle édition, qui propose un Whitman épuré de tout l’habituel bastringue accolé en France à la figure du poète.

 

1900 - Décalcopics

    ..... N'allais-je pas me faire lyncher en chaussures de suède bleues ou à Antogny échouer dans échapper à la britpop façon Gi(o)no ou l'air de rien ?

Florence Lespingal, "Meule"(Six proses pour un 5 janvier. Cinq déclics pour rien. Deux ans après.)

 

Illustration : Meule de Florence Lespingal.

Prime jeunesse

1er janvier 2008.

 

Janvier sera très froid, brouillardeux, ensoleillé entre le 12 et le 17.

 

Cette première phrase de 2008 ne restera pas dans les annales.

Le monde taiseux des vieilles baraques recrépies bizarrement se terre entre la cime des pommiers et les taupinières. Marpaps, au nom si sûr, m’avait déçu, lors d’un détour (le 2 janvier 2007, je pense (j’avais aussi visité pour la première fois l’église d’Amou)).

Est-ce que ton personnage a un couvre-chef ?

Des âmes perdues dans les bourgs d’autrefois, il ne reste que les figures mortes entre la cime des pruniers et les topinambours. Le crépi tombe des murailles, breloques de sommeil. Malheureusement la nuit débarrasse trop vite le plancher, je voudrais dormir encore.

 

Il est six heures du soir, tu es levé depuis au moins dix plombes.

On a ramoné la cheminée, coucouroucoucou.

 

Marnie passe à l’as (repas sans peps) ; Hitchcock débloque, entre le vol des goélands égarés et les embruns fracassés.

lundi, 31 décembre 2007

Giving you hell

Pour la Saint Sylvestre, voici un bouquet diabolique, selon ce que Guenièvre promet à Lancelot, à l'avant-dernier chapitre de The King :

The next myth I create will be a hellacious one, of that you may be sure. Something so wicked I can't even imagine it now. I'll have to give it study. (p. 144)

La prochaine légende que je vais créer sera particulièrement infernale, tu peux compter là-dessus. Ce sera si atroce que, pour le moment, je suis en panne d'imagination. Il faudra que j'y réfléchisse.

 

De quoi appréhender l'année 2008 et ses 366 jours. Bonnes embrassades sous le gui !

samedi, 29 décembre 2007

Ecrire, enfin III

[[[ Tout de même, ça me turlupine, autant que les accolades du monstre ou les crochets du vampire. }}}

vendredi, 28 décembre 2007

Au bilan neuf

Je sème quelques pattes de mouche afin de peupler ces pages, vertes d'absence pour une quinzaine.

Books have been written about the influence of stirrups on warfare. Not that I've ever read one. The thing about books is, there are quite a number you don't have to read.

 

Ainsi parle Sir Roger de Ibadan, dans The King de Donald Barthelme (Secker & Warburg, 1991, p. 33). Dix-huit ans après la mort de Barthelme, Pierre Bayard remportait un vif succès de librairie avec Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ?

mercredi, 26 décembre 2007

Enrubanné, pardieu

....... où sombre mire afflue ....

mardi, 25 décembre 2007

Perdubiquités

Coimbra, 15 janvier 1988.

Traduire. Faire voyager l'expression. Et fleurir le génie d'une langue dans le génie d'une autre. Accomplir le miracle de donner l'ubiquité à un texte qui, sans perdre sa force native, parle d'une autre voix.

(Miguel Torga. En chair vive. Traduction de Claire Cayron. Corti, 1997, p. 225)

dimanche, 23 décembre 2007

Jaune était le frigo

.... où l'& est larvé .......

samedi, 22 décembre 2007

Itinéraires, au Château de Tours

D'emblée, j'ai un faible pour les expositions du Château de Tours. Le bâtiment a beau avoir subi les outrages du temps (et surtout des restaurations), il me plaît beaucoup ; il me plaît plus encore en tant que lieu d'exposition. Les salles sont vastes, amples, d'une grande sobriété pierreuse.

Ce vendredi après-midi, je m'y suis donc rendu, pour y découvrir l'exposition de l'association Itinéraires, qui occupe les trois étages et le rez-de-chaussée. Bien entendu, on ne s'attend pas à rencontrer le génie à toutes les cimaises, quand on parcourt les salles d'une exposition consacrée à 39 artistes tourangeaux contemporains : si la Touraine était peuplée d'artistes de premier plan, cela se saurait. Mais il y a tout de même, outre les inévitables croûteleux et ringards à la mode (dont Jean-Claude Loizeau est en passe de devenir le pire), quelques remarquables artistes du second rideau.


Florence Lespingal, "Meule"

J'ai retrouvé avec un grand plaisir les ardoises de Florence Lespingal, qui est de plus en plus inspirée et dont les meules, notamment, nous avaient séduits lors de notre visite de l'atelier. Les dernières en date sont encore plus belles.


Hélène Sellier Duplessis - Plante

Dans un style voisin, j'ai découvert Hélène Sellier-Duplessis, dont les toiles gagnent sans doute à partager la même salle que la kitschissime Malou Ancelin.


Charles Bujeau 1

Charles Bujeau a livré plusieurs grands formats abstraits, tôles peintes qui font grand effet sur les murs.

 


Alain Plouvier (Exposition Itinéraires au Château de Tours)

Les compositions d'Alain Plouvier sont très déconcertantes, et je ne sais trop qu'en penser.


 

Eraldo Buratti - Paysage intérieur avec effet de soleil (21 décembre à 15 h 51)

Après un premier mouvement de recul, je me suis surpris à aimer plutôt la peinture d'Eraldo Buratti, grands aplats de lumières bleues ou jaunes qui portent, si mon souvenir est bon, des titres conceptuels. J'ai photographié le tableau ci-dessus à quatre heures moins dix, alors que le soleil dessinait, à travers les carreaux, de jolies découpures de jour. La photographie, malheureusement, n'est pas à la hauteur de l'épiphanie.


 

Mise en cène ocre (Philippe Phérivong) Philippe Phérivong - Mise en cène (Totems au sol, détails)               Philippe Phérivong - Mise en cène (Totems au sol)

Au troisième étage, il y a aussi la salle conçue par Philippe Phérivong, artiste dont j'ai eu l'occasion de voir naguère des petits formats aux Bons Enfants. Philippe Phérivong propose une véritable installation, une série de toiles et de totems qui portent tous le titre Mise en cène. Le jeu de mots est un rien vaseux, mais la reprise du motif de la Cène est très convaincante. Il y a trois ou quatre grandes toiles rectangulaires, dont chacune représente les treize figures sous une couleur dominante, de petits triptyques, un ou deux Christ isolés, et enfin, au milieu de la salle, alignés, treize totems dont chacun représente deux ou trois apôtres et un verre de vin incarnat.

Nuit grise, eau brune

On peut dire que les vacances commencent bien. Ce matin, réveillé vers quatre heures (pourquoi ? le thé de 5 heures ? l'UPSA pourtant pas vitaminé d'hier soir ?), j'ai tourné dans ma tête un grand nombre de détails futiles et de souvenirs désagréables. J'ai fini par me lever à six heures, et, au risque de réveiller toute la maisonnée, ai préparé du café. La cafetière, cette grande salope (objets inanimés, avez-vous donc une âme ?), doit être totalement entartrée, et a laissé passer, du coup, la moitié du liquide (mélangé de café moulu et donc imbuvable) à côté. Voyant cela, j'ai mis fin à la percolation afin de déplacer au plus vite l'objet du délit vers l'évier : la maudite cafetière a compissé de son eau marronnasse le sol de la cuisine. Maintenant, je dois répondre à divers mails professionnels avant de passer ma journée à corriger des copies. On peut dire que les vacances commencent bien.

 

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Ajout de 7 h 33 : je viens d'entendre une toccatta de Frescobaldi par Francesco Tristano Schlimé. La cafetière est nettoyée ; il faudra la détartrer. Disons que les vacances commencent bien, suffit de le vouloir, hein...

vendredi, 21 décembre 2007

Culbutinage de solstice

Ce matin, j'ai eu la bonne surprise, en parcourant les rayonnages de littérature américaine au S.C.D., de découvrir que deux ouvrages de Lyn Hejinian que j'avais fait commander en vue du colloque Poets & Theory étaient déjà disponibles. J'ai aussi emprunté The King de Donald Barthelme pour ma mère et une édition ancienne de la corespondance de Keats. Bardé de ces ouvrages, je me suis rendu en salle 128, où j'ai surveillé pendant trois heures les étudiants de mes groupes de traductologie et de thème.

Commencé à lire la pièce de Tomson Highway, The RezSisters (dont je préfère orthographier le titre sans espace, afin d'accentuer le jeu de mots, plutôt que la troncation). À cette occasion, je me suis interrogé in petto sur les différences sémantiques entre deux composés adjectivaux proches, heart-broken et broken-hearted.

Père Noël cambrioleur Au cours de la seconde surveillance, j'ai commencé la lecture du long poème de Lyn Hejinian, The Fatalist (qui me plaît beaucoup plus que son autobiographie en prose, My Life, que j'avais abandonnée, désemparé par tant d'inquiétante abstrusion), mais aussi le roman de Barthelme, qui est très drôle (40 pages savoureuses, affaire à suivre), non sans répondre à diverses questions et surveiller les étudiants (ce qui ne sert pas à grand chose : même s'ils trichent, dans ces épreuves, cela n'apporte rien), ni sans jeter un oeil aux différents essais qui constituent le volume de Hejinian, The Language of Inquiry.

Cette après-midi, en ville, diverses courses (notamment rue Nationale, qui grouillait d'étudiants), et visite de l'exposition Itinéraires. 39 artistes en Indre-et-Loire au Château de Tours. Keats ne m'a pas écrit.

19:09 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne, Littérature

Tombe en poussière

..... où l'oeil ose un solstice .....

jeudi, 20 décembre 2007

Ut in silentium descendant nimia bene dicendi cupiditate

        Tatane et l'OM fatal            Comme souvent dans les moments de surchauffe, je suis incapable de ne pas gribouiller quelques inepties, ou de publier vidéos ou photos, histoire de garder le contact avec les quelques lecteurs qui me font l'honneur de venir égarer leurs galoches dans ces vertes pâtures, et qui, parfois, pour être les moins diserts, sont aussi parmi les plus fidèles, comme Irène, qui flippait méchamment, juste avant sa soutenance, quand j'ai photographié ce fragment de la table où je venais de m'installer, fragment dont le sens, le confesserai-je, m'échappe follement, de sorte que je ne voudrais pas, happé par cet énoncé cryptique, oublier le motif de ce billet, qui est d'adresser un amical salut à mes lecteurs, et notamment aux (quasi-)silencieux, dont Irène, depuis presque le premier jour, est l'une des plus chaleureuses   - et, aux ininstruits de son identité, mystérieuses -  figures.

Claqué livide

........ où j'eus l'air liquide ........

Allons-z-enfants

       Un peu daté, amusant ...  mais aussi d'actualité, à l'heure où l'on parle de supprimer tous les régimes spéciaux, sauf celui des militaires, pourtant privilégiés entre les privilégiés .......

mercredi, 19 décembre 2007

Tout a l'air du toc / Tout a l'air tactique / Tu m'as l'air typique / -Ment sans trac

Médusés

lundi, 17 décembre 2007

Ecrire, enfin II

............... où écrire ?

Beau ciel salle 400

                 Irène a soutenu sa thèse avec pugnacité. Bravo !

 

5 figures efflanquées

No need to be down under --- now I may overcongratulate you.


[En photo : les membres du jury après délibération.]

22:00 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Ligérienne

nineteen lines of a recollection

Heurteloup postal

 

 

                   (a recollection) this was after

                   such an inter

                   national flight In my cl

                   ouds //this wasVcl

                   ear water (a recl

                   ection) treading on my shr

                   oud –s– it’s the taming of the shr

                   ew the wandering j

                   ew the turn of the scr

                   ew;ew-nawh-whet:maintenant ça colle

                   said the toddler (a recolle

                   ction) so as I was saying in my clo

                   uds there was water and blood clo

                   ts of birds wounded –they say they fly–

                   /they’re between wingsVthat’s/

                   Victory with fly

                   ing col

                   ours (a recol

                   lection).

1881 - Trampolines du centenaire

(Je n'allais pas, pour l'or du monde, laisser passer le palindrome.)

Hier après-midi, alors que je tournais désespérément dans le quartier du cinéma CGR Centre, à la recherche (finalement fructueuse) d'une place de stationnement, et que je contribuais ainsi (plutôt ironiquement, pusique j'emmenais mon fils aîné voir Le Renard et l'Enfant) à l'émission de gaz à effet de serre, le compteur kilométrique de la Clio a brièvement affiché le nombre 87878, également palindromique. Le jour où je pourrai fièrement annoncer que je suis en train de publier mon 87878ème billet est loin encore, et même, en y songeant sérieusement, une telle perspective fout la frousse.