mercredi, 31 octobre 2007
1771 - Meet you at the big pylon

No one or a reflection in / a goldeneye when no one knows / just a golden nose staring / only this golden hose flashing at you / this hose with waterfalls into your nose at night / a green portal
Teas or fleas would kill you straight / just a goldeneye staring / scaring the hell out of you / Meet you at the big pylon
No one or a reflection in / a dead end / in a flashlight with / no one knowing / the beauty of your eyes / like a whiplash
18:45 Publié dans Kleptomanies überurbaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Photographie, Poésie
mardi, 30 octobre 2007
KP1 Isoleader

They're just like tumbling blocks
Like stumbling steps a blindman takes
Like flocks of geese in the desert
And camels over in the clouds
They're just like melodies in the oven
Half-baked yet caked with mud and no one knows
How long those tumbling blocks will last
How long those stumbling men will fall
18:40 Publié dans Ecrit(o)ures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne, Poésie, Anglais, Photographie
lundi, 29 octobre 2007
Magnez-vous la fosse à bitume
..... Où on murmura moult mollycoddle,
Mahjoub, M.E.E.T .......
(Cela dit, contrairement à ce qu'a pu écrire François Bon, on peut, sans spip*, faire resurgir une note ancienne en haut de carnétoile. Si je ne le fais pas, c'est par choix. Le duc d'Elbeuf me plaît mieux.)
* Note pour Didier : j'ai bien écrit "sans spip".
21:30 Publié dans Comme dirait le duc d'Elbeuf | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
Lit de débris au pied du mur.
Des papillons s'envolent. Des éclats ! Une odeur enfermée des jours durant à moisir. Des pavillons s'enroulent. Des éclats ! Une odeur enferrée des jours de rang à moisir. Papillons s'envolent. Les éclats ! Un rôdeur enfermé dans les fours d'aciérie à brûler. Des papilles s'emballent. Des éclats ! Une saveur retenue des jours durant à mordre. Des papillons s'envolent. Des papillons s'envolent ! Des papillons s'envolent. Papillons. Des papillons s'envolent. S'en vont. Vont. Des papillons s'envolent. Des papiers. Papillons s'envolent. Des papillons s'envolent. S'envolent. S'en veulent de voler. Des papillons s'envolent. Des éclats !
06:30 Publié dans Un fouillis de vieilles vieilleries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Art, écriture
dimanche, 28 octobre 2007
Emplâtres
La petite fille qui a le bras dans le plâtre, je ne vois pas du tout de quoi tu me parles puisqu'elle n'a plus le bras dans le plâtre.
16:20 Publié dans ... de mon fils | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29 titres, 29 dérobades
Voici les règles d’un « jeu musical » glané sur la Toile (et plus précisément sur le blog Travaux en cours) :
1. Allumez votre baladeur avec toute votre sélection et lancez la lecture aléatoire. (Pour ma part, je n’ai pas de baladeur, donc iTunes pouvait convenir, même si je n’ai pas stocké grand-chose dessus et si ça limite du coup la « représentativité » du jeu.)
2. Appuyez sur « suivant » pour chaque question.
3. Utilisez le titre de la chanson comme réponse même si ça ne veut rien dire. Pas de tricherie !
4. Commentez la réponse en faisant le lien avec la question.
5. Filez le boulet à 4 personnes.
1. Comment vous sentez-vous aujourd'hui ?
« Mira, deh mira... » (L’Orfeo)Oui, c’est assez ça, entre deux on dira.
2. Irez-vous loin dans la vie?
« Portrait of my Mother » (Joachim Kühn)
Plus freudien, tu meurs ; mais je ne vois pas ce que ça signifie, in fine.
3. Comment vos amis vous voient-ils ?
« Dead man, dead man » (Dylan)
Bon : Dylan a toujours raison.
4. Allez-vous vous marier ?
« Talkin’ John Birch Paranoid Blues »
Oui, donc, pour pouvoir écrire I Married a Communist après Philip Roth, mais façon Pierre Ménard reprenant le Quichotte.
5. Quelle est la chanson emblème de votre meilleur ami ?
« Va, Mélisse ! » (Atys)
Est-ce une contrepèterie ?
6. C'est quoi, l'histoire de votre vie ?
« S’Onques Hom Ens Liu S’Asist » (La Chanson de Guillaume, Diabolus in Musica)
Je n’invente rien : trop fort, ce jeu !
7. C'était comment, le lycée ?
« Une star à sa façon » (Cabrel)
Non, en fait, c’est n’importe quoi, ce jeu. (Et qui a mis du Cabrel dans mon iTunes d’abord ?)
8. Comment pouvez-vous avancer dans la vie ?
« Le tigre » (Boby Lapointe)
Ah, l’idée, ce serait de répondre : en bouffant les dompteurs. Mais c’est un peu loin de la réalité.
9. Quelle est la meilleure chose à propos de vos amis ?
« The first day of spring » (Vic Moan)
Si la stochastique musicale et digitale avait bien voulu tirer You don”t love nobody de son chapeau, ç’aurait été aussi bien. (La question, aussi, est très mal formulée.)
10. Quoi de prévu ce week-end ?
« Pacific blues » (Léo Ferré)
Le dimanche tirant à sa fin, il y a un côté très solennel et mélancolique à cette chanson, surtout en réponse à la question.
11. Pour décrire vos grands-parents ?
« Acte V : Ritournelle » (Atys)
12. Comment va votre vie ?
« Paris spleen » (Ferré encore)
Rien à voir, en fait. Touraine sereine serait une meilleure description (mais comme ce n’est pas un titre de chanson…)
13. Quelle chanson jouera-t-on à votre enterrement ?
« The Sad Doll » (Elgar, Nursery Suite)
Peu probable.
14. Comment le monde vous voit-il ?
« C’est la vie » (Ferré)
Je suis la vie ?!? Ouah ! Bon, le monde ne me voit pas, ce me semble. (Les questions se répètent un peu, je trouve.) Distique tiré de la chanson : L’oiseau qui trouve son manger / à la barbe du boulanger.
15. Aurez-vous une vie heureuse ?
« Vieni, Imeneo » (L’Orfeo)
Voir question 4, plutôt.
16. Qu'est-ce que vos amis pensent vraiment de vous ?
« Another Chance » (Pat Metheny)
Ils pensent que je suis guitariste. Ou qu’ils méritaient mieux. Ou que je ne suis pas encore totalement foutu.
17. Est-ce que les gens vous désirent secrètement ?
« Marcelle » (Boby Lapointe)
Oui, bien sûr, pour que je mette du sel aux vermicelles.
18. Comment peut-on me rendre heureux ?
« Marche / Emergency » (Christophe Marguet Sextet)
En écoutant Marguet et certains complices, sûr.
19. Qu'est-ce que vous devriez faire de votre vie ?
(et de ce test je vous dis pas)
« Guy danse » (Sclavis/Romano/Texier)
Cela doit vouloir dire que je devrais devenir photographe professionnel et suivre des jazzmen en Afrique. It makes sense. Mais être Breton, non merci !
20. Aurez-vous des enfants un jour ?
« Researching Has No Limits » (Kühn)
J’adore cette réponse, mais j’ai déjà Alpha et Omega, donc je doute qu’on poursuive avec d’autres lettres de l’alphabet grec (ou autre).
21. Sur quelle chanson feriez-vous un strip tease ?
« Toccata » (L’Orfeo)
Eh bien, ça va secouer…
22. Si un homme dans une camionnette vous offrait un bonbon, que feriez-vous ?
« À mes amis » (Fred de Fred, Lacenaire enfin Vengé)
Je ne pense pas tout de même écrire, pour si peu, une lettre d’adieu et me laisser conduire à l’échafaud. Disons que je prendrai le bonbon, et tchao !
23. Qu'est-ce que votre mère pense de vous ?
« C’est un air » (Ferré)
Elle trouve que j’écoute trop Ferré, ça ne fait pas de doute. (Mais la chanson suggèrerait alors l’inceste. Voir question 2. Redoutable pour les garçons, ce test.)
24. Quel est votre plus sombre secret ?
« Venez, Furieux Corybantes » (Atys)
Voilà mon secret dévoilé : je joue du tambourin en dansant pour Cybèle. La radiation de l’université ne saurait tarder.
25. Quelle est la chanson emblème de votre ennemi mortel ?
« You’re a Big Girl » (Dylan)
Pas d’ennemi mortel, alors je laisse songer.
26. Quelle est votre personnalité ?
« Les musiciens de la lune » (chanté par Alpha)
27. Quelle chanson jouera t'on à votre mariage?
« Dove t’en Vai » (L’Orfeo)
Bon, on aura compris qu’il y a, en tout et pour tout dans cet iTunes, deux opéras. Normal, d’ailleurs, je n’aime pas « repiquer » des opéras, car le livret est essentiel, mais aussi car le son de l’ordinateur, même avec casque, n’est pas suffisamment bon. Je pourrais répondre, plus sérieusement, qu’il n’est pas prévu de mariage, ou alors si administratif qu’on ne jouera rien.
28. Que pensez-vous de ce test ?
« Uten Forbindelse » (Trygve Seim et al.)
J’allais le dire.
29. Quel temps fait-il dehors ?
« Dialogo : Allegretto » (Britten, Cello Suites, par Truls Mørk)
Je refile le jeu des 29 musiques aléatoires à Zette, Zvezdo, Didier Goux, Chloé qui ne fait rien d’autre que se murger en Albion et Tinou pour peupler une de ses nuits d’insomnie (le plus tard possible donc, j’espère).
15:15 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Le Voyageur à la pelisse
C'est long et large délavé comme cancéreux.
Dans ce paysage informe ce sont les flaques d'eau que l'on cherche à éviter, mais qui nous absorbent, comme Bob.
Sur la toile de ce paysage ce sont les mares qui.
Sur la toile de ce paysage ce sont les bavures qui portent des pics, tracent des aspérités.
Comme l'eau se fait pierreuse, à l'océan.
Comme le sable troue l'étendue, dans le long manteau de brume.
Ce sont les mares qui. Ce sont les noms des mots. Ce sont les mots des morts. Ce sont les morts qui.
À la découpure horizontale de la chaîne de montagnes, on voit passer, délavée cancéreuse, la silhouette lourde quoique décharnée du voyageur à la pelisse.
Des averses vermillon ou roses qui.
On se récite des poèmes.
On se fend d'une prose de temps à autre, pour pleurer mieux.
Qui marquent de leur empreinte la silhouette bientôt fanée du voyageur à la pelisse.
13:22 Publié dans Un fouillis de vieilles vieilleries | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Art, écriture
samedi, 27 octobre 2007
Admonestation
François, je t'y prends, à surfer sur les blogs, au lieu de réviser tes cours d'histoire de l'art gothique !
------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
P.S. 1 : Si tu vas dans les bois, prends garde au léopard !
P.S. 2 : On a dû remplacer le De Gaulle cassé par une saloperie de trois centimètres, mais le Givry fut sauvé.
P.S. 2 bis : Dreams where the umbrella is folded...
P.S. 3 : Pourquoi le cirque Hart / La Piste aux étoiles a-t-il dû plier chapiteau ? La Nouvelle République ne le dit pas.
P.S. 4 : René Descartes n'est pas très branché gangbang.
17:20 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
vendredi, 26 octobre 2007
Un oiseau dans / dans la main
Crumb Begging Baghead des Babyshambles : c’est très bien, mais tout à fait un décalque – riffs, rythmes et déconstruction – du premier album des Pink Floyd (époque Syd Barrett), quarante ans après. Curieux, d’ailleurs, comme j’ai laissé aux étudiants de mon séminaire de sémiotique (master 1) la possibilité de choisir, pour le devoir final, le ou les textes et – notamment – de proposer une analyse de paroles de chansons, ils se sont engouffrés dans cette possibilité, et qui de vouloir étudier un texte des Beatles, qui une chanson du Velvet Underground... autrement dit, alors que je m’attendais à ce qu’ils me fassent découvrir des artistes pop récents (« de leur âge », pourrait-on dire vieuxschnockement), ils me servent la soupe qu’écoutaient mes parents quand j’étais au berceau (et même avant).
Au demeurant, ça ne me gêne pas : dans le cadre du séminaire, on aura étudié e.e. cummings, Dana Gioia, Gerard Manley Hopkins, un extrait des Falls de Peter Greenaway, un texte de Richard Le Gallienne, et même un extrait du premier discours officiel de Gordon Brown premier ministre (!), et toujours, jusqu’à présent, avec leur participation enthousiaste et de nombreuses remarques perspicaces, car je crois tenir là une oligarchie très ramassée d’étudiants fins.
Sinon, je découvre avec un an de retard – et en même temps que je lis le Dylan de François Bon – le dernier album du grand Bob, Modern Times (2006), que je trouve excellent. Ce que je vais dire – la raison pour laquelle j’ai ouvert ce troisième paragraphe – rejoint mes éternelles préoccupations de sémiotique. En effet, je constate une fois encore que la bizarrerie de certaines formules désarçonne, déroute au point de passer à l’as pour une majorité d’auditeurs/lecteurs : ainsi, dans la quasi-totalité des versions disponibles sur le Net, les transcripteurs du très mélancolique Ain’t Talkin’ proposent, pour le dernier vers du huitième refrain
Walkin’ with an ache in my heel
alors que Dylan dit, de toute évidence (et ce que confirme la version du site Expecting Rain) :
Walkin’ with a toothache in my heel
Que le marcheur puisse, à ce moment précis, dire – littéralement – qu’il marche avec un mal de dents aux talons, c’est bizarre... mais c’est ce qu’il dit. Dylan, jamais banal, ne dit pas qu’il a mal aux talons, ni qu’il a mal aux talons et aux dents. Je ne sais s’il faut comprendre qu’il a, en marchant, mal aux dents au point d’en ressentir une douleur aux talons, ou que la douleur qui lui monte des talons est semblable aux élancements gingivaux, ou autre chose encore. Mais je sais qu’on ne doit pas banaliser un texte étrange.
18:20 Publié dans Résidence avec Laloux | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne
Essai scénographique avec tirets proliférants, & thème anglais
Onze heures, à peu près.
Par les baies vitrées de la salle 128, je contemple – de l’autre côté du puits d’air – le va-et-vient des étudiants entre les amphithéâtres de l’Extension et deux cages d’escalier. La salle où je me trouve – à surveiller un partiel – est située à l’entresol, ce qui fait que mon regard surplombe légèrement le proscenium des amphithéâtres 2 et 3, tandis que je dois lever les yeux pour apercevoir ce qui se passe devant les amphithéâtres 4 et 5. Accessoirement, je suis censé surveiller – mais les étudiants sont à un par table, à peu près, et la triche, sur ce genre de devoir, est impossible ou, après coup, criante – ce partiel de thème dont le sujet est tiré de cet article :
Chasseurs d’eau à SydneyLa sécheresse, de plus en plus présente dans les villes australiennes, contraint les citadins à aménager leur quotidien pour préserver l’eau.
Elles ont des rondeurs et des couleurs de berlingots. Dans cet entrepôt d’une banlieue de Sydney, sont exposées des dizaines de citernes que viennent acheter les habitants de la ville pour conserver l’eau de pluie. Non pas des forcenés de l’environnement mais des gens convaincus qu’il est désormais impossible d’échapper à la sécheresse qui semble s’être installée de façon tendantielle en Australie depuis plusieurs années. Une calamité évoquée presque tous les jours par la presse australienne.«Vous avez vu la télé, hier soir ?» Frances frissonne encore au souvenir de ces moutons, bondissant comme des lapins enragés, se piétinant pour envahir un champ et dévorer des herbes jaunes sous les yeux d’un fermier épuisé : «Ma récolte de blé est foutue, alors autant que les moutons en profitent…»(Florence Decamp. Libération, 23.10.2007.)
Les étudiants de 3ème année ont une heure pour composer, ce qui est bien généreux de ma part si on considère que je viens, pour ma part, de traduire ce texte en sept minutes. ---- Cliquer ici pour une proposition de corrigé avec ajout de variantes et de 3 notes pour expliquer les jeux de mots. ----
On considère en général que l’enseignant doit pouvoir faire le sujet en 2/3 du temps imparti aux candidats pour les concours, et en 1/3 pour les examens de troisième année. À cette aune, j’aurais dû leur laisser vingt-cinq minutes : j’aurais eu droit à une belle révolution... !
Un agent passe le balai éponge près des baies du deuxième étage, tandis que deux garçons – l’un très chevelu – échangent des propos fort vifs, et sans doute d’une haute teneur intellectuelle – politique ou historique –, devant l’amphithéâtre 2. Le plus maigre agite son écharpe, puis rit.
Il y a, dans la salle 128, trente et un étudiants – sept garçons et vingt-quatre filles. Un gaucher et quatre gauchères. (La proportion de gauchers est supérieure, dans ce groupe, aux 8-12% habituellement observés.) Le ballet des stylos, des feuilles, des glissements du blanco sur le papier, et des yeux posés à la dérobée sur les montres – ou les écrans des téléphones portables, qui devraient être éteints –, est d’une irrégularité qu’aucun chorégraphe ne saurait imiter.
Dans la cage d’escalier, le balai embrase l’espace.
15:00 Publié dans WAW | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ligérienne


